Transports en commun : estimez votre temps de trajet à Paris

Métro : compter 1mn30 par station plus 5mn par correspondance et par entrée / sortie.

RER : dans Paris « intra-muros » – « intra-périphos » plutôt, de nos jours -, compter 3-5mn par station, plus 10mn par correspondance.

RER C ou en dehors de Paris : pareil, en comptant 20mn d’attente pour le passage du premier RER, et 20 mn de plus s’il ne dessert pas la branche qui vous intéresse

Bus : compter deux fois plus long qu’indiqué sur le site de la RATP.

metro bingo

Bus de substitution en cas de travaux sur les lignes de RER : compter 4 fois le temps du trajet en RER. Parce que pour être sûr de se taper tous les embouteillages, il va suivre tout le trajet du RER en passant par les petites rues.

Aux heures de pointe : il y a plus de métros/bus, mais aussi beaucoup plus de monde, donc prévoyez 10 mn de plus le temps d’attendre une rame où vous pourrez tasser suffisamment vos congénères pour entrer.

Durant les 2 mois d’été : rallongez ces temps de transport par 2, et vérifiez bien que les trains circulent, afin de prendre en compte :
– l’interruption du RER C sur Paris intra-muros pour les travaux Castor
– l’interruption du RER A sur Paris intra-muros pour les travaux Cascouilles
– l’interruption et les divers changements d’horaires des transiliens pour cause de travaux, de chaleur, de pluie et d’indisponibilité des conducteurs au motif de « pas envie ».
– la diminution de la fréquence des bus et des métros.

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Carnet de comptoir : bon vivant rime avec tête de vent

A la table voisine, un gars raconte à ses collègues s’être fait voler son ordinateur portable dans le métro. Compassion des auditeurs, c’est terrible la criminalité à Paris, tout ça tout ça.

Le gars raconte : il était 5h du matin, il avait picolé, il rentrait de sa soirée-nuit à rallonge par le premier métro, et avait posé le sac par terre. Quand il a émergé des brumes alcoolisées de son semi-coma éthylique, le sac avait disparu. Evidemment, ce n’est pas la version qu’il a racontée à ses responsables pour obtenir un nouveau portable.

anim_I dont know what I expected

Comment vous dire?…

C’est pas que c’est moins du vol si tu t’es endormi dans les transports en commun, mais à un moment, il faut quand même être un minimum attentif et soigneux avec tes affaires. D’autant plus si c’est celui le matériel de travail de ta boîte.

Réponse de son voisin de table: « ah oui, il m’est arrivé la même chose en Espagne ». 2 sur une table de 4. Ca défie les probabilité, je crois que c’est une table de boulets picoleurs. Pardon, on dit « bons vivants » ou « fêtards ».

Alors, devinons : commerciaux ou informaticiens?…

La suite de la conversation m’apporte la réponse : manager dans le pôle informatique d’une banque, effectivement. Gagné!

anim_win pokemon evoli pikachu

Et des managers qui ne captent rien à l’anglais : ils ont un Américain à table, et il n’y en a qu’un sur 3 qui fait l’effort de lui traduire une partie de la discussion. Si c’était pour l’inclure autant que ça dans leurs conversations, ce n’était peut-être pas la peine de lui infliger leur compagnie, du coup… Il aurait sans doute trouvé plus intéressant de découvrir Paris tout seul. Enfin, non, c’était dans une banlieue sans intérêt, mais quand même. Au moins, il aurait pu passer sa pause déjeuner sur son smartphone sans être considéré comme impoli.

C’est pas impoli, d’avoir une conversation si peu palpitante qu’on préfère regarder son fil Twitter ou faire une partie de Pokemon Go?

Quatrain du métro N°53 : Le blues de la note

Quatrains du métro parisien.

– N°53 : Le blues de la note

Ecouteurs sur la tête, elle marque le tempo,
Ignorant le jeune couple qui trouve ça rigolo.
Encore heureux qu’ils peuvent s’amuser de si peu :
Une vie sans le comprendre, ça doit être ennuyeux.

Quatrain du métro N°52 : Délit d’affluence

Quatrains du métro parisien.

– N°52 : Délit d’affluence

Un trou bas dans la foule du matin me surprend.
Je m’approche : un vieillard, une enceinte, un enfant?
Que nenni : « Ta deuxième vie commence…  » lit la cruche
Qui sur le strapontin, assise fait l’autruche. 

Quatrain du métro N°51 : Un conseil, deux guerres

Quatrains du métro parisien.

– N°51 : Un conseil, deux guerres

Cinq enfants turbulents font la foire sur le quai.
Le père en rabroue un, la mère veut raisonner :
« Il y a un moment où il faut s’arrêter ».
Peut-être au troisième môme, pour bien les éduquer?…

Quatrain du métro N°50 : Un Sisyphe

Quatrains du métro parisien.

– N°50 : Un Sisyphe

Insistant, il répète vingt fois la même chose.
Sa mère lassée l’ignore, il ne le comprend pas.
L’enfant a quarante ans et ne grandira pas.
Les parents de ceux-là jamais ne se reposent.

J’ai écrit celui-là, par hasard puisque suite à une scène vue dans le métro, peu ou prou au moment de la Semaine pour l’Emploi des Personnes Handicapées.

J’ai hésité à le poster à cette occasion, mais finalement j’ai été prise par le temps et je n’ai pas pu. Mes pensées à tous les « aidants ».

Quatrain du métro N49 : Regard de chien battu

Quatrains du métro parisien.

– N°49 : Regard de chien battu

Son molosse couché au pied d’un strapontin,
Le gars remonte l’allée, demandant de l’argent.
Je détourne les yeux et croise ceux du chien,
Implorant. Soupirant, je donne à l’indigent.

Quatrain du métro N°47 : Subway surfing

Quatrains du métro parisien.

– N°47 : Subway surfing

Sur la ligne 14, la rame a des soufflets,
Qui se plient drôlement et amusent les mouflets.
La gamine s’y installe pour jouer à se faire peur.
Je souris : avant elle, j’y ai fait le surfer.

 

Quatrain du métro N°45 : Au nom de tous les saints

Quatrains du métro parisien.

– N°45 : Au nom de tous les saints

Une dame d’âge mur en robe d’été blanche
entre dans le wagon avec un éventail.
Le dessin m’en intrigue et vers elle je me penche.
Ce sont les chevaliers du Zodiaque de Bandai.

saint seiya old

(et là, je me rends compte que j’aurais dû poster ça le 1er novembre pour doubler la blague…)

Quatrains du métro – Odyssée N°2 : Secrets de mode

Quatrains du métro parisien.

– Odyssée N°2 : Secrets de mode

On loue la Parisienne pour sa folle élégance,
Son talent d’assortir détails et accessoires,
Que ce soit pour courir ou pour sortir le soir.
Mais quel est le secret de ce qui fait la France ?

Mon foulard me protège contre les courants d’air
Lorsque Chantal Lachieuse a ouvert les fenêtres,
Préférant respirer de l’huile de moteur
Et de la gomme brûlée à un peu de chaleur.

Bien placé, il empêche Mourad Stigmatisé
De prendre des photos de mon décolleté.
Imbibé de parfum, il est un bon rempart
Contre l’odeur tenace de Dédé Grospinard.

Derrière mes lunettes noires, quand Gaston la Tremblote
Souffre de Parkinson ou plutôt se tripote,
Je feins de ne pas voir et continue de lire,
Retenant mon envie de tuer le triste sire.

Quand John-Cad Dynamic et ses potes consultants
Cons et condescendants, font des blagues mysogynes
Ecouteurs et musique de chanteur androgyne
Permettent d’ignorer les débiles insultants.