Post-scriptum : Kåramell, bonbons suédois et autres spécialités

La boutique suédoise de bonbons est toujours là, au 15 rue des Martyrs, qui s’est encore boboïsée depuis mon premier passage il y a 3 ans. Ils continuent d’apporter un échantillon gourmand de la Suède dans ce coin de Paris avec un étalage de confiseries au poids qui ravira les nostalgiques. Pour les nordiques tout particulièrement, diverses réglisses salées, peu courantes dans nos régions.

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La boutique propose aussi :

– des livres pour enfants d’auteurs suédois

– des sabots de la marque Moheda

– des trousses et cartables pour la rentrée

– des masques, tiares et tout un tas d’accessoires pour organiser des goûters d’anniversaire ludiques (dont des bougies « Reine des Neiges », si si)

– de la réglisse en sirop, en bâton et sous toutes ses formes pour les cuisiniers, notamment de la marque Lakritsfabriken.

– des objets de déco typiquement suédois (idéal aussi pour le cocooning hivernal)

– et toujours les confitures d’airelle et de mûre polaire.

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Informations pratiques :
Käramell 
15 rue des Martyrs 75009 Paris
Du mardi au samedi : 11h – 20h
Le dimanche : 10h30 – 19h
info@karamell.fr

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(Fan-fiction) Tokio Hotel : Devilish – ou presque

Contexte : a long time ago, in a galaxy far far away… j’écrivais des fan-fictions.

Les humoristiques sont sans doute celles qui vieillissent le mieux et parlent le plus aux lecteurs hors fandom.

Voici donc une petite fan-fiction sur Tokio Hotel, en 2001, du temps où le groupe s’appelait encore Devilish et tentait de se faire connaître dans les clubs de l’ex-RDA.

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Post-scriptum : Umami Matcha Café, 1 an après

Parler des lieux quand ils font le buzz, c’est bien, mais tout le monde le fait. En parler pour voir comment ils évoluent dans le temps, on n’y pense pas toujours.

J’ai fait un article sur ce restaurant – épicerie japonais (tenu par des français nippophiles) en juin 2016. Depuis, conquise par la carte, j’y suis retournée plusieurs fois. C’est une adresse qui ne démérite pas : pour éviter la lassitude (celle du chef et celle des clients), et pour suivre les saisons, ils changent régulièrement la carte – au grand dam des aficionados de leur Tiramisu macha.

Petit panorama en images au fil des mois…

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Ils ouvrent désormais également le dimanche de 11h30 jusqu’à 15h pour une offre de brunch d’un bon rapport qualité-prix et original, dont un végétarien et sans gluten. L’équipe s’est renforcée, le succès étant au rendez-vous. A l’occasion, ils font découvrir de nouveaux produits pour tester l’accueil du public français, et enrichissent ainsi l’offre de leur rayon épicerie.

Lisez aussi cet article de Divinithé pour en découvrir plus sur les fondateurs du lieu.

Carnet de comptoir : bon vivant rime avec tête de vent

A la table voisine, un gars raconte à ses collègues s’être fait voler son ordinateur portable dans le métro. Compassion des auditeurs, c’est terrible la criminalité à Paris, tout ça tout ça.

Le gars raconte : il était 5h du matin, il avait picolé, il rentrait de sa soirée-nuit à rallonge par le premier métro, et avait posé le sac par terre. Quand il a émergé des brumes alcoolisées de son semi-coma éthylique, le sac avait disparu. Evidemment, ce n’est pas la version qu’il a racontée à ses responsables pour obtenir un nouveau portable.

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Comment vous dire?…

C’est pas que c’est moins du vol si tu t’es endormi dans les transports en commun, mais à un moment, il faut quand même être un minimum attentif et soigneux avec tes affaires. D’autant plus si c’est celui le matériel de travail de ta boîte.

Réponse de son voisin de table: « ah oui, il m’est arrivé la même chose en Espagne ». 2 sur une table de 4. Ca défie les probabilité, je crois que c’est une table de boulets picoleurs. Pardon, on dit « bons vivants » ou « fêtards ».

Alors, devinons : commerciaux ou informaticiens?…

La suite de la conversation m’apporte la réponse : manager dans le pôle informatique d’une banque, effectivement. Gagné!

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Et des managers qui ne captent rien à l’anglais : ils ont un Américain à table, et il n’y en a qu’un sur 3 qui fait l’effort de lui traduire une partie de la discussion. Si c’était pour l’inclure autant que ça dans leurs conversations, ce n’était peut-être pas la peine de lui infliger leur compagnie, du coup… Il aurait sans doute trouvé plus intéressant de découvrir Paris tout seul. Enfin, non, c’était dans une banlieue sans intérêt, mais quand même. Au moins, il aurait pu passer sa pause déjeuner sur son smartphone sans être considéré comme impoli.

C’est pas impoli, d’avoir une conversation si peu palpitante qu’on préfère regarder son fil Twitter ou faire une partie de Pokemon Go?

Nostalgeek : le web, c’était mieux avant

HTML, ça se code sous Notepad

Faites le test :

Une page web sauvegardée « complète » en 2000 faisait généralement 200 ko répartis en une dizaine de fichiers : une page HTML de 20 kilo-octets, dont 18 de texte sur le sujet de la page et le reste de balises HTML de mise en forme, ainsi que quelques images. (Vous aurez du mal à faire le test, d’autant que maintenant la fonctionnalité de sauvegarder une page web est bien planquée, signe qu’elle ne sert plus beaucoup. Mais j’en avais sauvegardé pas mal, moi).

 

Une page web en 2017 (enfin, celle-ci date même de 2011) : 1Mo, 10 pages HTML (la principale, qui fait maintenant 200 ko, et x pages imbriquées de pubs/widgets à la con genre fil Twitter, etc), 10 pages css (une par page HTML), 30 fichiers Javascripts (pourquoi, mystère et OSEF), 50 fichiers non identifiés avec ou sans suffixe. Et si vous essayez de la rouvrir dans votre navigateur depuis votre ordi, 2 mois après, 9 fois sur 10, elle refuse de s’afficher parce qu’elle essaie de charger des trucs sur le site d’origine – qui n’y sont plus, ou qui détectent que vous n’appelez pas les ressources en question depuis le site d’origine. L’intelligence artificielle au service de la bêtise crasse…

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Des raisons d’être fan de River Phoenix 

Parfois, on me demande pourquoi je suis fan de River Phoenix.
(Par commodité de conversation, je ne re-discuterai pas ici l’inadéquation du terme « fan ». Disons qu’il occupe plus souvent mes pensées que l’humain lambda)
Parfois, étant, par nature, cynique et allergique au concept d’idolâtrie, je me le demande aussi.

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C’est qu’on n’a pas grand-chose en commun :
– il était humaniste; j’aimerais l’être mais je n’ai aucune confiance en l’être humain donc dans les faits… je suis plutôt misanthrope.
– il était végan; j’aime trop la viande et pas assez les alternatives pour m’en passer.
– on le vendait comme un boy scout new age; cette philosophie me fait plutôt rire quand ses tenants actuels ne m’horripilent pas.
– les collègues de ses frère et soeurs en activité dans le monde du spectacle ont plutôt tendance à me faire lever les yeux au ciel, quand je les croise sur les réseaux sociaux. (Ses frère et soeurs eux-mêmes, ça va. Certes ce sont d’incurables « artistes bohèmes multi-projets », mais ils agissent plus qu’ils ne prêchent. Rain chante dans les hôpitaux. Liberty a fondé une société pour commercialiser des matériaux de construction sains, après avoir perdu un bébé intoxiqué par sa maison. Faute de retrouver des rôles après ses 3 grossesses, Summer alterne les projets, pas toujours dans les médias : boutique de fripes revisitées, décoration d’intérieur… et quand elle parle, elle est terre à terre).

Je n’ai donc pas l’impression qu’on s’entendrait si bien que ça s’il était en vie et qu’on se rencontrait. Quoique, c’est là que je découvre ce commentaire de Gus Van Sant, réalisateur de My Own Private Idaho…

He’d get into shouting matches with people, where they were both screaming `You fucking moron!’ but he’d end up liking them. He liked people who didn’t let him get away with things. »
– Gus Van Sant on River Phoenix

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Fous-toi de ma gueule…

Je ne suis même pas hyper fan de la plupart de ses films. Notez bien que Kirk Douglas s’estimait très chanceux de pouvoir dire qu’environ un quart de ses films était bon. Ca relativise la réussite d’une carrière d’acteur.

Sur les 14 qu’a tourné River, je dirais que 2 sont populaires à juste titre (Stand By Me et Indiana Jones 3), et ont une chance de passer l’épreuve du temps. 3-4 sont connus dans certains cercles où ils conservent une certaine aura (Mosquito Coast, My Own Private Idaho, Running on Empty, I love you to death…). Les autres sont rarement diffusés et deviennent de plus en plus durs à trouver. Quoique certains connaissent une renaissance tardive à l’occasion d’une sortie de Director’s Cut (Jimmy Reardon). Certains sont méconnus alors qu’ils sont pas mal du tout, mais traitent de sujets pas très porteurs en France (The Thing Called Love, Dogfight). Ou ne refont parler d’eux que quand leur réalisateur décède, comme ce fut le cas récemment pour Silent Tongue, écrit et réalisé par le talentueux Sam Shepard

Mais je ne passe pas mon temps à les regarder en boucle. En même temps, j’avais adoré Titanic à sa sortie et je ne l’ai jamais revu en entier. Le film que j’ai vu le plus de fois, c’est Terminator 2, et plus parce que je reste scotchée devant l’écran à chaque rediff que pour l’avoir cherché exprès.

river phoenix polaroid by gus van sant

River Phoenix polaroid by Gus Van Sant

Heureusement, il y a des fans plus dévoués que moi. En l’occurrence, la personne qui tient l’Instagram river.phoenix7. Ou celles derrière les Tumblr Riverphoenixislove et A boy named River Phoenix.

Les trois postent régulièrement, et inlassablement, photos et documents sur River, accompagnés d’extraits d’interviews, de lui ou de ceux qui l’ont côtoyé. Petite sélection ci-dessous, tirées du premier compte.

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Et là, force est de constater que je me souviens. Ce n’est pas seulement le joli minois, c’est le fait que les yeux ne mentent pas : ça cogitait dur derrière. Surtout en mettant en perspective le fait qu’il tenait ces propos dans les années 80-90, à 20 ans. A une époque pas très aware encore, ayant pour l’essentiel oublié les aspirations hippie et pas encore découvert celles des hipsters.

Et puis l’empathie démontrée par les témoignages, soulignée par tous (y compris dans les paroles de quelques chansons des Red Hot Chili Peppers). C’est, bizarrement, un feel good fandom de lire ça… Malgré l’aspect nostalgique. Et je découvre encore des choses, en plus de tout ce que j’ai déjà appris à travers lui.

« Les ombres auxquelles on pense encore dans le monde des vivants, celles dont on honore la mémoire et sur lesquelles on pleure, sont lumineuses. Elles avancent vers le néant imperceptiblement. Les autres, les morts oubliés, se ternissent et glissent à toute allure vers le centre de la spirale. » La porte des Enfers – Laurent Gaudé

River by lance staedler dark

just as long as you stand, stand by me…

Aparté

Il paraît qu’une récente émission télé sur le surnaturel prétend avoir trouvé au Viper Room (le club appartenant à l’époque à Johnny Depp, dans lequel il a consommé le cocktail mortel) le fantôme de River. Qui aurait été coincé là depuis 24 ans, inconscient qu’il était mort, et qu’ils ont pu le libérer en lui expliquant et en déposant une guitare. Chouette fanfic, mecs! Mélo et tout, j’ignorais qu’on pouvait les commercialiser. Vous auriez dû en faire un épisode de The Ghost Whisperer, si la série existait encore.

Je ne m’inquiète pas trop pour le fantôme de River. J’ai l’impression qu’il sait très bien où il est (et dans quel état), qu’il voyage pas mal (l’avantage d’être un fantôme, c’est qu’on peut traverser l’Atlantique avec un bilan carbone nul. Il faut juste trouver des ancres par-ci par-là pour se repérer et ne pas dériver. *), et qu’il n’est pas pressé de partir (même si je ne suis pas bien sûre de pourquoi. Peut-être qu’il attend que ceux auxquels il tient soient eux aussi de l’autre côté. Ca m’arrange, personnellement. *poke*).

anim_chibird_thank you for being you

Bon anniversaire.

*NDLR : Je vous ai déjà raconté mon rêve de quand j’étais morte? Il date de 20 ans au bas mot, mais je m’en souviens très bien : je me faisais exploser, et après je réalisais que j’étais devenue un fantôme. Si je ne me concentrais pas, j’avais tendance à me « diluer », et la lumière du jour accélérait le phénomène. Par contre, je pouvais flotter au-dessus du sol, moins bien au-dessus de l’eau, et je décidais d’aller en Floride voir comment allait la famille de River… Bon, après ça devient moins « cohérent » : je me perdais en y allant (pas facile de s’orienter en plein océan) et j’arrivais à Londres dans un hôtel pour fantômes, où je tombais sur Josiane Balasko. Ce qui n’avait pas grand sens dans le contexte (je n’avais jamais mis les pieds à Londres et je n’avais pas de raison particulière de penser à Balasko). Jusqu’au jour où j’ai, de fait, rencontré Josiane Balasko au festival du cinéma d’Utrecht, à la projection de Dark Blood, parce que son mari, George Aguilar, avait joué un indien Navajo dans le film – détail que j’ai appris ce jour-là. D’après Wiki d’ailleurs, ils ne se connaissaient pas à l’époque.

*musique de X-Files*

Lundi mon Tag : Music is my life

Je me suis encore faite dragoniser par June. Elle est maso, je ne vois pas d’autre explication – surtout pour un tag *musical*. A moi. Musical. Non mais lol. Tu veux vraiment encore du Babymetal, du Tokio Hotel et des génériques de dessins animés japonais des années 90, June?

Une chanson pour danser

YMCA des Village People. Ca, Beyonce et Babymetal, ce sont à peu près les 3 seuls types de musiques qui arrive à me faire bouger mon popotin.

Une chanson pleine de douceur

Attends, je cherche. Je n’écoute pas beaucoup de chansons douces. Et il est hors de question que je mette une vidéo d’Henri Salvador. Que je n’aimais déjà pas beaucoup avant d’apprendre ses embrouilles avec Jean-Marie Périer.

Oh allez, un peu d’allemand ne nuit pas :

In die Nacht, Tokio Hotel 

Pour la petite histoire, c’est la vision de ce live acoustique pour Europe 2, la Trabendo Session, qui m’a fait basculer de « C’est trop lolilol ce petit groupe, j’aime bien écouter en MP3 même si je voudrais pas qu’on lise ma playlist » à « … Eh mais en fait ils sont vachement meilleurs que James en live Oo Je devrais peut-être aller les voir pour de vrai ».

En live accoustique, elle met bien les poils.

IfRed Hot Chili Peppers

Eh oui, les Red Hot, ce n’est pas que des guitares qui fonkent et des mecs qui font de la scène en chaussette (pas aux pieds, les chaussettes, d’où le singulier…). C’est aussi ça.

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Lecture : les stars – Edgar Morin

Mes fandoms m’auront fait faire des tas de choses improbables. Et mon livre sur le phénomène des fandoms aussi. Notamment, lire un essai d’Edgar Morin. Le sociologue et philosophe. Tellement connu que même moi j’en avais entendu parler, alors que très franchement, moi et les sciences humaines…

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C’est en fait un essai sur les stars, et non sur les fans. Le livre date un peu, il traite surtout des stars de cinéma « construites » par les studios de la grande époque d’Hollywood, alors que maintenant on qualifie de star tout neuneu ayant démontré sa bêtise à l’écran. Celles-là, on les « consomme » à un tel rythme qu’à peine fabriqués ils sont prêts à jeter.

Seuls durent ceux qui ont un minimum de talent artistique, et surtout les pieds sur terre, et qui ne se laissent pas trop modeler par les studios.

Néanmoins, on y trouve une intéressante réflexion sur ce qui fait les stars, leur aura, comment c’est utilisé ou fabriqué, ce qu’on projette sur eux, et notre rapport à eux.

Citations

Le fan veut tout savoir, cad posséder, manipuler et digérer mentalement l’image totale de l’idole. La connaissance est ici moyen d’appropriation magique. Elle ne tend pas à constituer un savoir analytique ou synthétique de là star, mais à happer potins, échos, indiscrétions dans une délectable inglutition.

Oui enfin ça sonne un peu condescendant quand même. On entend le « contrairement à nous qui sommes des lettrés… » non dit…

Niaiserie sans doute! Niaiserie dont se détourne le grave regard du sociologue, et voilà pourquoi l’on n’ose étudier les stars. Mais nos savants manquent de sérieux en refusant de traiter sérieusement la niaiserie… La niaiserie est aussi ce qu’il y a de profond en l’homme. Derrière le star system, il n’y a pas seulement la « stupidité » des fans, l’absence d’invention des cinéastes, les combinaisons commerciales des producteurs. Il y a le coeur du monde. Il y a l’amour, autre niaiserie, autre humanité profonde…

Ah tiens? Il remonte dans mon estime.

Ici le rôle de la star est « psychosique » : elle polarise et fixe des obsessions.

Noooon, on ne peut pas vraiment dire ça…

… Oui, bon, one point pour le philosophe…

Carnet de comptoir : service non compris

A la base, ça devait être un article de ma catégorie « Gourmandise », sur les bonnes adresses parisiennes. Sauf que, au final, je ne divulguerai ni le nom ni l’adresse de ce restaurant-salon de thé, parce que d’une part, l’offre gastronomique n’est pas incontournable, et d’autre part, j’ai trouvé plus à dire à observer le service et surtout l’écouter.

Et ça ne m’a pas tellement donné envie d’y revenir. Ni de recommander l’endroit.

J’arrive en milieu d’après-midi, j’ai déjeuné copieusement, et pas tellement envie d’un gros gâteau. Je commande donc un café gourmand pour me donner bonne conscience et alléger la dépense en même temps. Premier couac :

« Ah désolé, on ne les sert qu’avec un repas.

– Ce n’est pas indiqué sur la carte.

– Non effectivement. »

Ni désolé, ni négociation possible. Ayant déjà éclusé les autres adresses du quartier, et comme je comptais refaire le plein de potions aux Pokestops voisins, je prends sur moi et commande un thé et une pâtisserie – dans l’idée d’au moins en faire un article. Cela nous amène quand même au-dessus de 10 Euros. La tarte aux pommes est faite maison, de ce côté pas de doute, mais pas exceptionnelle en dehors de ça. Petit rappel que « maison » n’est synonyme de « qualité » que si on a un cuisinier digne de ce nom. Et le thé n’est pas mauvais, mais à 5 euros la théière à peine suffisante pour se verser un demi-mug, il m’est un peu amer.

service non compris

Peu concentrée sur ma pause goûter, je prends des notes des commentaires du patron agité à son serveur. Le lieu n’est pas plein, mais le patron est speed. C’est plus un signe de mauvaise organisation que de manque de bras, en général. C’est dommage : l’endroit est pittoresque et se veut authentique. Je préférerais, je crois, un peu moins authentique et un peu plus professionnel – d’autant que ce n’est pas la première fois que je viens, et que ce n’est donc pas un défaut due à l’inexpérience : ça colle avec mon souvenir, de plat végétarien sec et fade, et de raté sur l’addition (on nous avait donné celle de la table voisine, à peu près le double…). A se demander pourquoi j’ai voulu leur donner une autre chance. Ah oui : le quartier est sympa, et le décor aussi. Là, ça vire au spectacle comique.

« Je ne sais pas ce qu’ils ont les jeunes, je leur dis de s’asseoir là, ils me disent Ah ben tant pis on voulait s’asseoir là, et ben allez vous faire foutre. »

Ca a peut-être un rapport avec le fait qu’il reste plein de tables libres dans ton restaurant, qu’il est sombre, qu’ils étaient 4 et que tu leur as refusé une des rares tables près de la fenêtre au motif que tu pouvais y mettre 5 personnes. Etant donné qu’on est dans un quartier touristique, ils voulaient sans doute aussi profiter de la vue. Donc la table au fond d’où on ne voit rien, ça ne les intéressait pas.

Un peu plus tard, une tablée du milieu s’en va, sans avoir commandé, et tu t’en étonnes également. Leur seul commentaire est un « Non, on ne va rien dire, ça vaut mieux » avec un demi-sourire. Et tu ronchonnes qu’ils auraient au moins pu te dire ce qui les avait piqués.

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Au choix, de mon point de vue, c’est soit parce que le service est débordé (ça arrive) et qu’ils n’ont pas encore pu commander. Soit parce qu’ils t’ont comme moi vu refuser les 4 clients pré-cités, et aussi que 5 mn après, tu as donné la fameuse table de 5 à une habituée qui n’avait rien demandé, et qui attendait 2 amis. 2 plus 1, pour autant que je sache, ça fait 3, pas 5. Donc tu as laissé partir une tablée de 4 nouveaux clients dans l’espoir d’y en caser 5, pour au final y installer 3 habitués – qui se fichent de la vue puisqu’ils viennent souvent. Je ne suis pas sûre que ce soit un bon calcul, commercialement parlant. D’ailleurs comme je n’ai pas tout suivi, peut-être bien qu’à ceux qui viennent de partir aussi, tu avais refusé la « bonne » table.

Eh bien figure-toi que vue l’offre pléthorique du quartier, il n’y a aucune raison de supporter d’être placé d’office à une table moins agréable que celles disponibles. Quand on sort, c’est pour passer un bon moment, pas jouer les bouches-trous à la gueule du client. Le client n’est peut-être pas roi, mais il n’est pas là non plus à ton service.

Allez hop, on oublie l’adresse… Ca aura quand même fait un article.

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Lundi mon Tag : Thème : Orange

Lorsque Bee Bop m’a taggée sur ce thème, je suis restée perplexe.

Parce que si je dois parler de ce qu’il y a d’orange autour de moi ou que je convoite, ça va être bref : c’est une couleur que je considère presque aussi immettable que le rose pour les vêtements. Et je ne l’aime guère en meubles non plus (vous voyez la tendance vintage revival années 70 avec ses tabourets en plastique Tam Tam? Elle ne passera pas par moi. Je les ai connus, ces fichus tabourets et ces couleurs psychédéliques – même si j’étais gamine, mais comme on était en province, et que contrairement à maintenant, on ne changeait pas ses meubles « pour suivre la mode », ça a duré…).

orange_tabouret tam tam

C’est pep’s, gai, coloré… pas du tout moi. C’est du rouge à qui on aurait ôté l’agressivité et la profondeur.

Je suis donc sauvée de l’article vide par ma récente conversion au Dieu-Renard – vu que dans nos contrées, c’est en orange qu’on représente le petit animal.

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Comme ce porte-étiquettes pour valise qui m’accompagne dans mes pérégrinations. Et que, en fait et bizarrement, j’avais acheté avant de découvrir Babymetal. Comme quoi, le renard me montrait déjà la voie. Mais là, le orange se justifie par le fait que c’est pratique pour repérer la valise sur le tapis des bagages à l’aéroport…

orange_fox mask oxybul

J’ai aussi acheté, faute de trouver un masque d’Inari à mon goût qui ne soit pas hors de prix, ce masque pour enfant chez Oxybul (c’était les soldes. Le vendeur m’a demandé si je voulais la carte de fidélité. Comment vous dire… C’est comme les vendeuses de chez Claire’s quand j’achète des boucles d’oreilles « flocon » ou un diadème de princesse pour un déguisement de Reine des Neiges – ou une tiare pour aller visiter l’expo Titanic en tenue inspirée « Années Folles »).

Et je m’étais aussi bricolé mon serre-tête oreilles de renard, dont vous trouverez le Do It Yourself ici :

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Ah, et il y a aussi, éventuellement, mon avatar de phénix signé le Tanuki, mais ne parlons pas de ce qui fâche : ce n’est pas foncièrement du orange, c’est flamme.

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*se gratte la tête*

*regarde autour*

Bon bon bon…

Ah si! En orange chez moi, il y a aussi le fournisseur d’accès à Internet qui me permet de poster ceci. Comment ça, ça ne compte pas? J’en profite pour vous signaler, si vous êtes chez le concurrent SFR, l’article de Elricou’s expliquant comment SFR « propose » à ses clients une option pré-activée et facturée entre 3 et 5 Eur/mois… Allez donc vérifiez dans vos options pour résilier celle-ci! (sauf si vous avez l’usage des 8 chaînes supplémentaires).

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Et les chats. Pas à moi (c’est la tête d’un pensionnaire du Café des Chats). Mais les chats oranges sont sympas – eeeen géééénééééraaaaal. 🎶🎵🎺

Bon. Désolée, Bee Bop! J’ai fait ce que j’ai pu!