Devinette : le cygne

Allez, c’est bientôt le week-end et on a mérité une pause… enfin, plutôt, de faire travailler le cerveau différemment, avec une devinette visuelle à compléter… Il y a un texte à retrouver ici, ce n’est pas un rébus car il manque des morceaux… Alors, ça vous inspire quoi? (un indice indirect : aujourd’hui on est?…)

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La réponse :

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Exposition (passée) : Naoki Urasawa à l’Hôtel de Ville de Paris

Tout le monde en avait parlé à Angoulême où Naoki Urasawa était invité pour une exposition exceptionnelle. Celle-ci a ensuite élu domicile pour quelques semaines à Paris, à l’Hôtel de Ville (la classe). Je connaissais en fait assez peu son oeuvre, donc c’était un bon rattrapage express.
L’exposition est notamment composée de plusieurs séries de planches originales groupées par chapitre. Une interview en vidéo de l’auteur explique que c’était sa volonté de les présenter ainsi pour d’une part, permettre aux lecteurs de voir enfin les dessins à leur taille réelle (le format de publication est réduit d’environ un tiers), avec les corrections apportées directement sur le papier. Et d’autre part, de présenter assez de pages à la fois pour donner envie de lire l’histoire, puisque le manga est conçu pour se lire vite.

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Objectif atteint. Je suppose que la boutique de l’Hôtel de Ville, qui vendait pour l’occasion une partie des oeuvres traduites en français, a dû faire carton plein (ils vendent aussi le artbook sur Osamu Tezuka, Manga no Kamisama).

L’exposition avait une double lecture, par oeuvre et par thème- ceux abordés de façon récurrente par Urasawa : l’enfance, l’art, le mal sans visage… Elle explicitait également les nombreuses références qui émaillent ses différents mangas. Ainsi, Pluto se passe dans le même monde que le Astro Boy d’Osamu Tezuka (Astro le petit robot). J’ai particulièrement apprécié les pages de chara design, dont celle où on voit comme Urasawa collait initialement beaucoup au style Tezuka pour le design d’Astro, avant de le rendre plus humain. Et ses carnets de dessin de collégien, avec une nette influence de Go Nagai.

Malheureusement, je l’ai vue un des derniers week-ends et il est donc trop tard pour en profiter, car elle se terminait le 31 mars. Mais je vous invite à vous pencher directement sur l’oeuvre d’Urasawa, dont plusieurs séries sont publiées en français. Car il a touché à différents genres : thriller avec Monster (où un médecin tente d’arrêter un tueur qu’il avait sauvé enfant), 20th Century Boys (des adultes sont confrontés à une secte apocalyptique), SF avec Pluto, sport même avec Happy (mâtiné des démêlés de l’héroïne avec des yakuza), etc…

Pour plus de détails, je vous renvoie à son intéressante interview dans Télérama, qui plaira notamment à Bee Bop puisqu’il y donne sa définition du rock’n’roll.

Balade francilienne : Parc de Sceaux et cerisiers en fleurs

En ce moment, mes pensées sont souvent tournées vers le Japon, et je voulais tenter de célébrer en Ile-de-France le Hanami, la contemplation de la floraison des cerisiers. Un phénomène tellement important là-bas qu’il fait la une des journaux et qu’il existe plusieurs sites estimant à l’avance les dates de floraison (afin de permettre aux touristes notamment de cibler leur destination).

J’ai trouvé sur ce site une petite liste de sites arborant des cerisiers en fleurs. Le Jardin Albert Kahn, je l’ai déjà visité il y a quelques années, dont une fois pour la floraison des cerisiers : un très beau jardin paysager à la japonaise avec pont rouge et jardin de pierre zen. J’opte donc cette année pour le parc de Sceaux pour découvrir un nouvel endroit.

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Le château et un bout des jardins de Lenôtre

Depuis Paris, il est facilement accessible (moins de 30mn depuis Châtelet-Les Halles) via le RER B, avec deux arrêts possibles : Parc de Sceaux (c’est mnémotechnique…) et Croix-de-Berny. L’arrêt Parc de Sceaux nécessite un peu plus de marche mais fait arriver du côté du château-musée, pratique si vous voulez le visiter également. C’est aussi le plus proche du bosquet des cerisiers. Inconvénient : il n’est pas systématiquement desservi par les RER de la ligne, vérifiez bien avant de monter donc. L’arrêt Croix-de-Berny est plus proche de l’entrée « à l’arrière », non loin du kiosque de la Grenouillère.

En arrivant au bosquet nord, reconnaissable alors à ses frondaisons roses, je me sens quasiment au Japon : cerisiers en fleurs, son du tambour japonais (taiko), beaucoup de personnes japonaises, et même quelques kimonos en vue… et surtout, la foule que les français expatriés au Japon racontent : tous les cerisiers sont déjà cernés de plusieurs groupes, heureusement que je n’avais pas prévu d’y pique-niquer. Mais aussi, et c’est plus étonnant, des gens en costumes traditionnels chinois, le Hanfu.

 

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En fait, ce dimanche, ce n’était pas Hanami au parc de Sceaux, mais Shangsi : en effet, l’association Boyan d’étude de la culture traditionnelle chinoise y organisait la 4e édition de cette fête chinoise, avec animation musicale, cérémonie du thé etc. Il faudra que je me renseigne sur cette dernière, je n’ai pas bien saisi ce que faisaient les gens sur la photo (je suis arrivée trop tard pour la présentation).

Heureusement, le parc est suffisamment grand pour y trouver un peu de calme et des endroits sans foule, mais ce sera loin des cerisiers. Il y a 3 kiosques répartis près des portes du parc, où l’on peut acheter de quoi se rafraîchir par cette chaleur estivale. Les places en terrasse sont disputées, mais ce ne sont pas les pelouses qui manquent, par temps sec. Pour ponctuer le paysage, un parcours sportif riche d’essences d’arbres et de plantes, les jardins de Lenôtre, quelques pavillons (qui ne se visitent pas, pour la plupart)… bref, de quoi se balader sereinement en faisant le plein de chlorophylle.

(et de Magmar, en ce moment, ainsi que quelques Tarinor du côté de l’Orangeraie – note aux dresseurs Pokemon Go)

 

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A noter qu’après l’événement Hanami d’il y a 10 jours organisé par le Tsunagari Taiko Center, le domaine organise un autre week-end de O-Hanami avec diverses activités les 28 et 29 avril 201, détails sur Facebook et sur le site du domaine. L’événement a été annulé pour raisons de sécurité.

Pour profiter du hanami, il y a aussi la carte (sélective) de My Little Paris sur le Japon à Paris. Et celle-ci (qui date d’il y a deux ans) qui référence d’autres cerisiers parisiens, sur le blog « Ca se passe au jardin » de Paris.fr.

Pour mes lecteurs d’outre-périph : d’autres villes en France où vous pouvez faire le hanami sont référencées en fin de cet article. N’hésitez pas à y ajouter vos propres adresses de cerisiers.

Informations pratiques :
Parc de Sceaux
Adresse : Château de Sceaux
92330 Sceaux
Accès gratuit pour le parc, 3 Eur pour le musée
RER B – gares de Bourg-la-Reine, Sceaux ou Parc de Sceaux
En bus avec les lignes 192 et 197, arrêt Parc de Sceaux
Horaires variables en fonction des saisons, consultez leur site web

J’ai pensé la jouer fine en arrivant par la gare de Croix-de-Berny et en partant par Parc de Sceaux après avoir traversé le parc, histoire de ne pas faire un aller-retour. Mauvaise idée : par ces beaux jours, il y a affluence au parc, et le RER qui dessert Parc de Sceaux vers Paris arrive déjà à moitié plein des badauds embarqués à Croix-de-Berny… Mais ça reste supportable. Evitez peut-être les jours de grève.

Le Petit Bonheur Hebdomadaire #25

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine. Retrouvez le sien et les autres ici.

La semaine a été longue et pas terrible, en particulier le vendredi.

Silver lining (contour / galon d’argent – vieille expression anglaise disant que chaque nuage a son contour d’argent = annonciateur du soleil) :

  • il a fait très beau, justement, donc moult déjeuners au soleil des petits parcs autour du travail, agrémentés à l’occasion de combats d’arène Pokemon avec ce qui est en train de devenir une tribu de joueurs, ou de la visite de Balthazar (le chat qui se balade souvent dans le parc. Faut suivre un peu. Tiens, au fil des rencontres, j’ai appris qu’une personne ayant appelé le N° sur son collier a eu la propriétaire qui a expliqué que non son chat n’est pas perdu, mais quand il est à l’intérieur il miaule pour sortir, donc elle le laisse se promener dans le parc. A la grande joie de la plupart des gens qui bossent dans le coin).
happiness is cats

Art by Kangel on Deviant Art and Tumblr

  • On parle beaucoup du commerce de proximité, il y a aussi les supermarchés de quartier. Le plus pratique pour moi… j’y vais parce que c’est le plus près, parce que d’habitude, si le patron et le personnel de sécurité sont plutôt aimables, la plupart des caissières sont désagréables au possible. Alors que je suis du genre polie comme cliente (je dis même merci aux distributeurs automatiques, et je le redis, ça vous fera moins rire le jour du Soulèvement des Machines, na). Mais hier soir, miracle : il y a une petite nouvelle qui est 1) sympathique 2) polie 3) a le sens pratique et 4) est rapide. Elle a même pensé à faire passer les articles lourds en premier pour éviter d’écraser les trucs fragiles. Franchement, je ne sais pas si les autres sont aigries ou quoi, mais sachez-le, si vous travaillez dans le service, quand vous avez affaire à des clients mal embouchés : si vous faites bien votre travail et avec le sourire, les autres clients le remarquent et ça leur améliore un peu la vie. Merci.

Freaky Friday / Chanson pour Matsuyama

J’ai raté l’anniversaire de Hyuga (le7 avril), mais cette vieille chanson de Vanessa Paradis a surgi du fin fond de ma mémoire à force de commenter à mon écran de téléphone « Vas-y Matsuyama, prend le ballon! » (my brain works in mysterious ways). Et la chanson a donc été immédiatement transformée par mon cerveau quelque peu phagocyté par Captain Tsubasa ces derniers temps (je le cache bien, hein?).

Pour le contexte pour ceux qui seraient moins fans d’Olive & Tom que moi, Matsuyama (Hikaru de son prénom – prononcer « Hikalou Matsouyama ») est connu dans la version française sous le nom de Philip Callahan, capitaine de l’équipe de la Flynet (Furano en VO). Il a un excellent contrôle du ballon (dixit ses camarades), c’est aussi un super capitaine, un très bon joueur physique et très tenace, un mec sympa et respecté de tous – sauf de Hyuga au premier tournoi, mais ça viendra avec le temps.

Et beau gosse. Ce n’est pas vraiment mis en avant dans la série, mais ça n’aura pas échappé aux spectatrices. Ce n’est pas le plus important, mais ça ne gâche rien.

(suite après la chanson)

captain tsubasa_matsuyama_2

 

Maxou (par Vanessa Paradis) Matsu (par moi)
L’amour plus fort que la mort

C’est dans les livres ça fait fort,

c’est Max!

C’est comme les petits reflets d’or

Dans les miroirs où s’endort Max!

Ô Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou

J’ai des tiroirs à trésors

Où je me cache quand je dors

 

L’amour plus fort que la mort

Je le connais, ça fait fort, c’est Max!

C’est des images découpées que je colle dans mes cahiers blancs

Ô Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou

Il habite à l’est d’Eden.

Il a une vie sans problèmes

Un tout petit maximum (3)

Bien plus grand que la vie

Un tout petit maximum (3)

Bien plus fort que la mort

Dites pas qu’il n’existe pas Maxou,

Il est bien à moi

Il m’aime

Il habite à l’est d’Eden

Il sait bien que je l’aime Max!

Ô Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou

J’ai des tiroirs à trésors

Où je me cache quand je dors

Un tout petit maximum (3)

Bien plus grand que la vie

Un tout petit maximum (3)

(Bien plus fort que la mort)

L’amour malgré les frontières

Dans un manga d’foot c’est fort,

c’est Mats!

C’est comme une broderie en blanc

Sur le bandana que porte Mats!

Ô Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu

Il va à l’aéroport

Quand les autres hésitent encore

 

L’amour malgré les frontières

Je le connais, ça fait fort, c’est Mats!

C’est des bulles en japonais dans un manga en noir et blanc

Ô Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu

Il habite à Hokkaido

Il lui manque que Yoshiko

Matsuyama Hikaru (3)

Bien plus grand que la vie

Matsuyama Hikaru (3)

Bien plus fort que la mort

Dites pas qu’il n’existe pas Matsu,

Il est à Yoshiko

Il l’aime

Il habite à Hokkaido

Il sait lui dire qu’il l’aime Mats!

Ô Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu

Il va à l’aéroport

Quand les autres hésitent encore

Matsuyama Hikaru (3)

Bien plus grand que la vie

Matsuyama Hikaru (3)

(Bien plus fort que la mort)

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Le tome 20 (ci-dessus, avec Matsu en bas et Yoshiko en pied) est l’un des 3 seuls que j’avais trouvés en japonais à l’époque où le manga n’avait pas été publié en français. Et ironie du sort (ou les lecteurs du manga n’aiment pas ce tome, peut-être), c’est aussi un des premiers que j’ai trouvés en VF quand l’an dernier j’ai commencé à les chercher. Souvenirs, souvenirs…

Ca m’allait bien parce que c’était un tome qui changeait un peu. En effet, fait exceptionnel parmi ces footballeurs en culottes courtes : il y a un début d’histoire d’amour pas trop empoté. Une des managers (=élève qui aide à l’organisation du club de foot) de son équipe, Yoshiko Fujisawa (Jenny) doit s’en aller aux USA car son père y est muté. Elle n’a osé révéler son amour à Matsuyama qu’en brodant de façon presque invisible « I love you » sur le bandana qu’elle a cousu pour lui, sachant qu’elle en a fait (sans déclaration) pour les autres aussi. Il ne s’en rend compte qu’après la fin de sa demi-finale perdue contre la Nankatsu, alors que Yoshiko vient de partir pour l’aéroport.

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Ils sont pas chous?

Et là, au lieu de rester planté comme un ahuri (ce qui aurait sans doute été la réaction de la plupart de ses petits camarades), il réussit à aller à l’aéroport où il lui dit… bon ce n’est pas une scène torride, hein, ce sont des Japonais et ils ont 14 ans, mais il dit « Ecris-moi, je te répondrai sans faute », ce qui est quasiment une déclaration enflammée, dans le contexte. Ils garderont effectivement le contact et on reverra par la suite Yoshiko à l’occasion. Ca méritait bien une chanson. Quoi, si, ça méritait que je vous pourrisse votre vendredi avec une chanson!

Oh Matsu-u, Matsu-u, Maaaatsu!

Parisienne mais presque : les tendances de la manche

Les questeurs en tout genre s’adaptent eux aussi à un marché en perpétuelle évolution. Y’a-t-il des écoles de marketing de la rue? En tout cas, comme dans les autres domaines, il semble se dégager des modes.

Sélectif :

Au lieu de faire son discours à tout le wagon, il s’adresse individuellement aux voyageuses. Oui, parce que bizarrement, ce genre d’individu, qu’il soit jeune et réservé, ou moins jeune et moins réservé (voire un peu bourré) vise quasi exclusivement les femmes avec son baratin. C’est bien connu, les femmes ont plus d’empathie, elles sont plus faciles à apitoyer. Et moins susceptibles d’envoyer bouler les importuns.

On en re-discute, de l’éducation qui tend à rendre les femmes moins assertives, plus dans la compassion, la compréhension, l’entraide et l’écoute? Parce que merde, en fait.

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Offensé :

Lassés de se voir opposer un non immédiat, certains ripostent.
– Mais vous ne savez même pas ce que je vais vous demander !
– Si, de l’argent. 
– Mais non, ça va pas, je voulais savoir où était la rue Bidule. Faut arrêter d’être parano, c’est grave! De l’argent, j’en ai. (il fait tinter ses poches)
… alors quand tu as de l’argent, vraiment, tu as plutôt un compte en banque et une carte bancaire, et ça ne fait pas bling-bling dans les poches.

Nonobstant, comme je dis non d’emblée pour épargner mon temps et mon énergie et pas seulement mon argent, je ne réponds pas plus. Je me remet sur mon téléphone, et faute d’interlocuteur pour son passionnant débat, l’outragé repart. 2mn après, un autre gars descendu du square-à-migrant voisin vient lui aussi m’accoster pour me demander de la thune. Parce que je vis dans un quartier où stationner dans la rue plus de 3mn se traduit invariablement par un démarchage de ce type. D’où ma réaction sus-citée. Ce n’est pas du préjugé, c’est de la statistique. Du post-jugé.
Je grommelle et m’en vais, et croise 50m plus bas le casse-pieds précédent, en train de discuter avec 3 potes, stationnaires. Sans téléphone à la main, ce ne sont donc pas des dresseurs Pokemon en goguette. Et pas dans la rue Bidule, ce qui me confirme que l’autre a juste voulu me donner mauvaise conscience.

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Humanitaire :

A la rubrique de la manche, je classe aussi les démarcheurs des diverses organisations caritatives : Croix Rouge, Samu Social,  etc.
Qui vous demandent hypocritement si vous avez une minute, alors que ce qu’ils veulent réellement, c’est non seulement vos sous, mais aussi toutes vos informations personnelles pour les revendre à d’autres organisations, ainsi que vous engager à des dons mensuels.

D’une manière générale, il faut se poser des questions sur le business model d’un organisme caritatif qui paie des gens pour demander des dons. Plus exactement, il faut se rendre compte que C’EST un business model…

fuck multiple

Agressif :

Celui qui t’interpelle dans un quartier touristique « Ah ben pour faire du shopping, on a de l’argent, mais quand il s’agit d’aider son prochain, c’est non! »

Mais ouate de phoque?
Ah oui je te confirme : si je vais au boulot, c’est pour gagner ma vie et le dépenser pour la rendre plus agréable, pas pour entretenir tous les miséreux de la planète. Vu que 1) je le fais déjà avec mes impôts, si ceux-ci sont mal répartis c’est pas mon problème 2) si je donnais 2 balles à chaque mendiant que je croise, j’aurais dépensé tout mon salaire en une semaine et enfin 3) fondamentalement, je n’en ai pas envie. Surtout mon prochain qui m’interpelle agressivement.

anim_Pocahontas the fuck I give

Ambitieux :

Drame de l’inflation: une dame de 60 balais parlant bien a passé 5mn à m’expliquer qu’étant à la rue, elle doit 12 nuits à l’hôtel « pas cher » où elle loge, et que d’habitude elle trouve des gens pour lui payer une nuit ou deux par carte bancaire (60 eur). Mais que le directeur lui a dit que si elle payait en espèces il lui faisait cadeau de 2 nuits (40 eur). Et donc elle me demandait si je ne pouvais pas lui filer 700 eur en liquide. Quand j’ai dit non parce que c’est une grosse somme, elle m’a demandé si je ne pouvais pas demander autour de moi pour rassembler l’argent.

Bon déjà, à une époque les SDF demandaient 1 euro ou 2 pour rester propre. Même les plus abîmés et énervés, quand ils parlent de se payer une chambre d’hôtel, disent qu’il leur manque 10 ou 15 eur pour une nuit. Et c’est curieux comme dans ses explications, le prix de la chambre semble varier d’une phrase à l’autre. Mais demander la moitié d’un SMIC en liquide? The fuck? Et y a des gens qui te paient des nuitées? Des gens trouvés comme ça dans la rue? …. (quelques jours plus tard, je l’ai recroisé, elle convaincait un type de venir lui payer une nuitée).

Leçon de vie : ne te fais pas chier à demander petit. Pourquoi quémander 1 eur pour une baguette quand tu peux te faire payer un 2 étoiles?

Filou :

Depuis quelques années, on assiste aux très vieilles méthodes d’extorsion de fonds des rues. Parmi elles, l’arnaque à la bague. Devant vous, un badaud se baisse  pour ramasser une bague avec ostentation. Il vous la montre, un gros anneau bien lourd, et vous indique le poinçon censé indiquer que c’est de l’or. Et il vous indique qu’il ne peut pas le garder, vous l’offre, et demande de l’argent en échange. Ils tablent évidemment sur la cupidité de la victime, et le fait qu’une fois la supercherie dévoilée, celle-ci ne pourra pas se plaindre puisqu’elle avait compté escroquer le badaud en lui échangeant un bijou en or contre de la monnaie…

Comprachicos :

Encore une méthode qui ne date pas d’hier : j’en avais découvert l’existence au collège dans une note de bas de page de Lagarde & Michard d’une lettre d’Arthur Rimbaud. Je croyais la technique reléguée au passé, à la Cour des Miracles. Mais elle est revenue par l’Est. Elle consiste à faire mendier des éclopés, grands brûlés etc. Et vrais ou faux sourds.

Moralité : quand on sort à Paris, il vaut mieux s’isoler dans sa bulle

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Only the Fox God knows news – avril

World tour 2018

Je me rends compte qu’à part en passant dans les petits bonheurs, je n’ai pas dit que Babymetal avait annoncé sa tournée 2018. Certes il y a moins de dates que l’an dernier, mais ce sont des concerts solos et non des premières parties. A priori, l’absence de concerts avant mai s’explique par le fait que les deux benjamines, Yui et Moa, passent l’équivalent de leur bac en ce moment (ou c’est peut-être déjà fait : l’année scolaire commence en avril au Japon). Et que comme on ne badine pas avec l’éducation au Japon, les révisions l’emportent sur la carrière musicale.

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Nouveauté dans les dates annoncées : il y aura une première partie! Je m’en serais passée, à dire vrai. Enfin j’ai écouté un titre de Dream State, je n’ai rien contre, mais à de rares exceptions près, j’ai besoin de déjà connaître les titres pour ressentir autre chose à un concert que « … c’est bruyant quand même », donc… Je subodore qu’on n’y a échappé jusqu’ici qu’en raison du jeune âge des filles, et des législations sur les horaires de travail des mineurs. Au demeurant, c’était sans doute pour la même raison qu’on avait rarement des premières parties aux concerts de Tokio Hotel, et pour ne rien vous cacher, ça m’arrangeait plutôt.

Par ailleurs, on a eu droit à une vidéo officielle qui nous annonce le 7e épisode de la Metal Resistance.

Il reprend la prophétie du Chosen One (Su-Metal? Babymetal en entier? Koba-Metal qui a pris le melon) qui est la lumière qui nous guidera à travers la musique vers la lumière. Suit une partie encore plus cryptique sur la partie « lumineuse » des 3 esprits qu’on connaît déjà, et l’arrivée de 7 esprits « sombres » pour une nouvelle ère. On se pose moult questions dans le fandom, est-ce que Babymetal va faire comme AKB48 (ultra-célèbre groupe d’idols) et se doter d’un groupe spin-off de 7 autres chanteuses issues elles aussi de Sakura Gakuin? Ou bien est-ce que le groupe titre va s’agrandir pour passer de 3 à 7 chanteuses? Est-ce qu’on compte les 4 Kamis dans le lot?

Bref, on n’en sait rien, j’ai envie de dire qu’on verra bien en juin…

Goodies renard

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La librairie anglaise à Paris WH Smith distribue (au sens de « vend », hein, ce n’est pas cadeau) ces choupinous carnets à motif renard, un motif évidemment très apprécié en Angleterre, terre de chasse à courre. Oui c’est un peu paradoxal…

Le Petit Bonheur Hebdomadaire #24

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine. Retrouvez le sien et les autres ici.

Un compte Instagram dont le nom m’a fait rire

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« Cagouilletour » . Dédié au tourisme à la Rochelle, oeuvre de deux étudiants Rochelais, Emma et Nicolas, qui ont aussi un blog et un Facebook.

« Cagouille » est un terme charentais pour désigner les petits escargots communs de la région, que j’avais déjà exhumé de mes souvenirs dans le 18e épisode des Petits Bonheurs.

Mon plus gros succès sur Twitter cette semaine

… était une réponse parfaitement débile à une excellente @nanofiction (compte de Axolotl dédié aux histoires qui tiennent en un seul tweet) :

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Une journée qui commence mal et finit bien

Vendredi je voulais finir ma journée tôt parce que la semaine de boulot avait été particulièrement longue. Du coup évidemment, le vendredi a été pire, et j’ai fini à 19h. Mais en sortant, j’ai vu un raid Pokemon pas loin sur mon chemin, j’y ai rejoint des dresseurs. Une fois le raid fini, l’un avait un bon plan pour le jeu (tip : y’a une quête pour choper un Leveinard rue d’Armaillé près des Ternes / Champs Elysées). On y va, on le chope, on se sépare pour rentrer chacun chez soi, je remonte vers Etoile pour choper le métro… Et que vois-je sur mon radar? La silhouette dodue d’un Ronflex sauvage! Je n’en ai vu que 2 ou 3 fois en sauvage depuis le début du jeu, pour vous dire. Donc je fonce jusqu’à l’endroit indiqué, et plop, après y avoir passé la moitié de mon stock de baies Framby dorées et d’hyperball, dans le pokesac le gros Ronron! Belle bête en plus (IV dans les 70%, c’est peut-être un détail pour vous et un tocard pour les amateurs de 100%, mais pour moi ça me va, surtout qu’il est déjà plus ou moins au max. Prêt à être déposé en arène).

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Gourmandise (et fail et hommage) : Au Thé Gourmand

Alors voilà, j’avais enfin réussi à aller tester ce petit salon de thé sans prétention dans le joli quartier de la Sorbonne repéré il y a fort fort longtemps lors d’un rallye pédestre. Et puis en terminant l’article que je lui consacrais, patatras : je découvre sur leur site Facebook l’annonce précipitée, le 31 mars, qu’ils allaient fermer après 6 ans de bons et loyaux services, et quelques jours après, c’était fait.

Ouin! 😦

Mais comme 1) je n’aime pas gâcher et 2) je n’ai pas le temps de trouver un plan B d’article pour aujourd’hui, ce sera un article d’au revoir et puis c’est tout…

Un thé en pente douce…

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Mea culpa : je chronique des salons de thé / endroits gourmands aux tarifs souvent élevés, pas par snobisme (quoique), mais parce que j’ai découvert sur le tard que comme la qualité se paie, si le prix n’est pas forcement gage d’excellence, c’est compliqué de faire bon et pas cher (surtout dans les quartiers de Paris où on prend plaisir à flâner).

Mais c’est possible : la preuve, mon goûter au Thé Gourmand. Ce petit salon de thé / quicherie se trouve rue Descartes, quelque part entre la Sorbonne et Jussieu, à quelques mètres de l’école Polytechnique. En plein quartier étudiant de carte postale, quoi. Est-ce la clientèle étudiante qui explique les prix doux ? Ou une bonne gestion sans volonté d’assommer le client, mais au contraire de le fidéliser? Mystère.

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En tout cas, clairement, le salon a ses habitués de tous âges, dont le personnel connaît la santé ou les habitudes. Il y a également un chien, un bouledogue papillon (je crois) prénommé Grizzly, qui ne sort pas de son petit box mais quémande câlins et douceurs aux clients qui lui prêtent attention.

La déco est un joyeux bric-à-brac accueillant qui a des airs de vacances – peut-être l’influence du soleil, ou des tables de jardin ? Ou des livres disposés ça et là qui invitent à prendre son temps.

Côté carte

Un vrai bon choix de thés, ça ne rigole pas : du noir, du vert, du sencha, du rooibos, du blanc… Tout au prix de 4,50 euros la théière. Mon thé vert est parfumé et à la bonne température. Pour accompagner la boisson, une mini-merinque (<3), des gâteaux maison, comme la tarte au citron ou le moelleux au chocolat (2,50 Eur), des madeleines…

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On peut pouvait aussi acheter sur place du thé et des accessoires pour le préparer chez soi (bouilloire, sachets etc).

Pour suivre les futures aventures des responsables,Pamela et Muriel :

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Le blog (avec la carte)

Exposition : l’Art du Pastel de Degas à Redon au Petit Palais

Rattrapage pour ceux qui n’ont pas pu y aller, car elle vient de s’achever.

Après 3 tentatives infructueuses en week-end où j’avais reculé devant la longueur de la file d’attente, j’ai profité de la dernière nocturne pour enfin aller voir au Petit Palais l’exposition l’Art du Pastel de Degas à Redon.

Je ne regrette pas d’avoir persévéré, même si du coup, on se marchait un peu sur les pieds (toujours éviter les premiers et derniers jours d’une exposition quand on peut…). Cette exposition permet de voir la grande variété des styles possibles avec ces petits bâtons de couleur : aussi précis et détaillé qu’une peinture académique, ou vaporeux comme un rêve… ou un cauchemar.

Doté d’un fort pouvoir réflecteur, le pastel conserve une luminosité impressionnante qui donne l’impression de touches d’or sur certains dessins. Et n’étant pas verni, ses couleurs ne sont pas jaunies et foncées par le temps qui passe – à condition de le protéger soigneusement des frottements et de la lumière. Ceci explique la rareté de ces expositions, et leur faible éclairage. Le pastel, matériau fragile, oblige à la délicatesse, bien qu’il puisse aussi exprimer toute la vivacité d’un mouvement ou d’une lumière.

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Les pastels ont aussi été une des techniques de prédilection des peintres du courant Symboliste, que j’affectionne. L’exposition leur consacre une bonne place.

Une salle met en avant l’adéquation du pastel pour retranscrire les nuances de peau et en particulier « la suavité des chairs féminines ». Pourtant au mur, ce qui retient l’attention, ce sont les yeux bleu anis de la Sauvagesse de Caroline Bailly.

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L’art du Pastel – la non moins fascinante Sauvagesse

Autre regard frappant, dans la salle d’en face : celui de la jeune Ernestine, saisi par Eugène Vidal, n’a rien à envier à Arya Stark.

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L’art du Pastel – la fascinante Ernestine

En arrivant dans l’une des dernières salles, j’ai la bonne surprise de redécouvrir l’un de mes premiers coups de coeur artistique « en vrai », quand nouvellement arrivée à Paris de ma province, j’ai commencé à visiter des expositions dans des musées : le triptyque de sanguines flamboyantes de Lucien Lévy-Dhurmer consacré à Beethoven et 2 de ses oeuvres- un fan-art du 19e siècle, en quelque sorte ! Et en particulier cette sublime Appassionata. Elles étaient alors, si ma mémoire ne me trompe pas, exposées au petit musée Hébert, fermé depuis plusieurs années.
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L’art du Pastel – Appassionata de Levy-Dhurmer

Bref : c’était très beau, et apaisant, et parfois intrigant, et exactement ce que j’attends d’une exposition d’art.

(Parce que par contre, pour les « messages » qu’on vit dans un monde moche, méchant etc, je ne suis pas complètement aveugle ni idiote, je n’ai pas besoin de témoignages d’artistes dessus).

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