Gourmandise : Wunderbär – restaurant allemand à Paris

Pour célébrer avec un jour de retard le Jour de l’Unité Allemande (le 3 octobre), faisons un tour dans l’une des plus allemandes des adresses parisiennes.

C’est dans ce que j’appelle désormais Little Berlin (le triangle du 10e arrondissement entre République, le marché derrière la mairie et la Gare de l’Est) que s’est installé il y a environ 2 ans ce restaurant bar dont la devise bilingue est « In Wurst we trust » (« nous croyons en la saucisse »). Son nom lui-même est un jeu de mot, je suppose, entre Wunderbar (merveilleux, en teuton) et Bär, l’ours, qui est sa mascotte (et celle de Berlin).

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Avec ce credo, on ne s’attend pas à de la gastronomie fine. Mais peu importe : on y vient plutôt pour du snacking entre potes. Il y a d’ailleurs à cet effet 2 grandes tablées de 8 en bois brut. Au menu, différentes sortes de bratwurst (saucisse à l’allemande), dont le célèbre Currywurst berlinois : une saucisse découpée en rondelles servie dans une barquette en carton et baignant dans une sauce curry pimentée. A agrémenter de frites ou de Kartoffelsalat (oui, c’est de la salade de pommes de terre, tout n’est pas compliqué dans la langue allemande). Si vous n’aimez pas la saucisse, ils font aussi des tartines, des sandwichs, dont quelques variantes végétariennes.

Évidemment, il y a aussi plusieurs sortes de bière à la carte, ainsi que du Fritz-cola et autres sodas de la même marque. Niveaux desserts, on reste aussi en plein cliché assumé avec de l’apfelstrudel ainsi que de la Forêt Noire (en verrine. Enfin, en verre).

Les travaux de rénovation / décoration sont enfin finis : découvrons l’intérieur. On est en (à la) mode industriel/béton ciré/bois brut, customisés pour évoquer l’outre-Rhin. Les Lederhosen érigés en objet de déco, il fallait oser. Des chopes de bière venues de l’Oktoberfest de Munich complètent le dépaysement.

Informations pratiques :
Wunderbär (+ la page Facebook)
16 Rue Beaurepaire, 75010 Paris
(M) République, Jacques Bonsergent
Horaires :
mardi-jeudi : 12h – 23h
vendredi-samedi : 12h – 00h
dimanche : 12h – 19h

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Café Musée : le Kaffee Bar du Ludwig Forum, Aix-la-Chapelle 

Le Ludwig Forum

Le Ludwig Forum est un musée d’art moderne installé dans une ancienne usine de parapluies, à 10 mn du centre historique d’Aix-la-Chapelle. Cela donne un cachet particulier au lieu, entièrement rénové et repeint en blanc mais conservant quelques poutrelles et verrières d’origine. En outre, son architecture interne biscornue offre à la fois grands espaces pour les oeuvres monumentales, et petits pour les projections de diapos de street art.

Tout comme le musée Suermondt-Ludwig, il est principalement fondé autour d’un legs des époux Ludwig, Peter et Irene. A ce sujet, lire l’intéressant article du magazine anglais The Independant à l’occasion du décès de Peter Ludwig.

 A ce moment, trois petites expositions  temporaires se disputaient l’espace en plus des oeuvres permanentes :

Pop art et hyper-réalisme : patchwork de ces deux styles, avec des oeuvres d’artistes mondialement connus comme Andy Warhol (avec un portrait triple de Peter Ludwig), Jeff Koons (que personnellement je considère comme un des plus grands escrocs du milieu, mais bon…), Roy Lichtenstein et d’autres moins connus mais plus intéressants à mes yeux.

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Interieur et Exterieur : (in Französich in der Text) sélection d’oeuvres représentant des extérieurs et des intérieurs dans différents mediums. (je crois que j’ai mélangé les 2 ci-dessus)

photos d’Armin Linke : peut-être la plus surprenante, car Armin Linke est moins un photographe d’art qu’un photo journaliste, il me semble. De sa longue carrière, des scientifiques, journalistes et artistes ont choisi des clichés exposés ici en grand format, et on peut écouter des interviews (en anglais) où ils expliquent leurs choix. Piste de ski couverte du Ski Dome de Tokyo au Japon (détruite depuis et remplacée par un IKEA…), salle des marchés de BNP Paribas, campement du mouvement Occupy Wall Street, ancien hangar à Zeppelin dont le dôme sera reconverti en centre de loisirs, musée d’histoire naturelle… le spectre est large.

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Hangar à Zeppelin, Berlin, par Armin Linke

Der Kaffee Bar

Le café du musée se trouve juste après l’entrée. Il partage son espace avec la boutique et un coin pour les enfants avec des jeux. La boutique vend, outre les habituelles cartes postales et des gadgets comme le mug groin de cochon, des objets de design innovants exposés au dernier étage. La petite table en bois qui s’attache sans vis ni fixation à un poteau m’a bluffée. Elle est issue d’un partenariat du musée avec des étudiants en design, dont on voit les résultats au dernier étage (notamment les lampes molles présentées en tête d’article).

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Peu de choix à la carte, en dehors des traditionnels Kaffe/Kuchen, mais ça dépanne dans un quartier un peu éloigné du centre et pauvre en offres culinaires. De surcroît, les prix sont très raisonnables – cf la carte. Le mobilier, à base de bois recyclé, peut être acheté – mais sans doute pas quand on vient de loin… Et en prime et sans supplément, on vous fait une petite tête de bonhomme en cacao sur votre cappuccino. Joie.

Informations pratiques
Ludwig Forum Aachen – art contemporain
Jülicher Strasse, 97-109
Horaires :
Du mardi au dimanche : 10–17h
Nocturne le jeudi : 10–20h
Fermé le lundi
Tarif : 6 Eur
Il existe une carte pour visiter 6 musées de la ville pour 14 Eur sur une durée de 6 mois, la Six for Six- Karte. Permet l’accès aux musées municipaux : Centre Charlemagne, Couven-Museum, Internationales Zeitungsmuseum, Suermondt-Ludwig Museum, Ludwig Forum et Hôtel de Ville.

J’apprends l’allemand (1)

Ayant fait allemand seconde langue au collège et lycée, j’en ai gardé ce que j’appelle le niveau Schtroumpf. Cad que je me souviens assez bien des règles de construction de syntaxe, où se mettent les divers éléments de phrase (ce qui, en allemand, est assez complexe pourtant), et même quelques conjugaisons (là encore… c’est curieux ce qu’on retient par rapport à ce qu’on oublie. Je voudrais d’ailleurs remercier la prof d’allemand que j’ai eue de la 4e à la 1e incluse – c’était la même. J’étais dans une petite ville et l’allemand n’était pas une langue très courue à l’époque, donc la prof assurait les cours du collège et du lycée).
Par contre, je ne me souviens pas d’assez de vocabulaire pour suivre une conversation même basique.
Donc quand j’entends discuter des Allemands, je perçois généralement quelque chose comme ça : Ich schtroumpfe eine Schtroumpfe in der Schtroumpf, aber sie haben die Schtroumpf geschtroumpfet.
Soit : « Je schtroumpfe un schtroumpf dans le schtroumpf, mais ils ont schtroumpfé le schtroumpf. »
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Ce qui ne m’aide pas beaucoup. Certes, un an de cours du soir en bonne et due forme m’a aidé à réveiller de vieux souvenirs, donc il y a du mieux. Mais ça reste insuffisant. Lorsqu’un hôtelier m’a donné 5 mn d’explications en me donnant ma clé, tout ce que j’ai compris c’était Frühstück et Sieben. Cad que le petit déjeuner était servi à partir de 7h. C’était à peu près tout ce que j’avais besoin de savoir, certes, mais on se sent un peu bête et on espère n’avoir rien raté de crucial, tout en opinant avec le sourire « Ja, danke ».
Ça m’arrive d’autant plus souvent que j’essaie de caser quelques phrases en les préparant à l’avance, histoire de pratiquer. Et il semble que je ne prononce pas trop mal, en tout cas cela leur laisse à croire que je maîtrise mieux la langue que ce n’est réellement le cas. D’où un certain nombre de « Mais keskidi? » ou de « … langsamer bitte? » (plus lentement), voire en désespoir de cause quand c’est quelque chose d’important « … in English bitte? ».
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Une parenthèse ici pour tous ceux qui pensent que le secret pour la langue, c’est l’immersion : ça doit dépendre de la personne et de l’âge. J’ai écouté énormément de BO de dessins animés en japonais entre 15 et 25 ans, en apprenant plein par coeur en lisant la traduction, et ça ne m’a pas permis de dépasser le stade où je reconnais kokoro dans une chanson. Ecouter en boucle depuis 2006 du Tokio Hotel agrémenté de Silbermond ne m’a guère fait progresser, à part pour mémoriser quelques termes pas forcément utiles dans les conversations courantes, comme der Abgrund (l’abîme – alors avec la nouvelle orthographe, on peut écrire abime. Mais moi je me souviens que « l’accent circonflexe de cime est tombé dans l’abîme », alors je mets l’accent. Na) ou die Unendlichkeit (l’infini. C’est logique, l’allemand : Un-end-lich-keit = in-fin-(à la)-suffixe de concept). Ou Raumschiffkapitän (capitaine de navire).
Ou encore Zeig mir deine Pflaume, parce que Tom Kaulitz (guitariste, ci-dessous avec la casquette) a un humour au ras des pâquerettes (« montre-moi ta prune ». Non, pas pour écrire un mot).
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Ils ont un humour de merde mais ils sont marrants

L’avantage (si on veut) des Allemands sur les Anglais, c’est que si tu te trompes de mot, les Allemands te le disent. Gentiment, mais ils te le disent. Comme ce chauffeur de taxi qui m’a corrigé sur le fait qu’on ne dit pas « gehen » pour aller en voiture quelque part, mais « fahren », mais quand on n’est pas le conducteur. Gehen, c’est pour y aller à pied. Ou le serveur de pizzeria qui essayait de comprendre ma question, à savoir si leurs pâtes étaient servies sans fromage (je me souvenais de Kase – prononcer Caseuh -, mais c’est en fait Käse – prononcer Caiseuh). Et de me dire qu’il ne fallait pas oublier le Umlaut (tréma).
Alors que les Anglais, tu peux massacrer leur langue autant que tu veux, te tromper de verbe, de conjugaison, d’article (en même temps chez eux c’est plus simple : féminin pour ce qui a des ovaires, masculin pour ce qui a des roubignolles, neutre pour tout le reste) : tant qu’ils te comprennent, ils continuent la conversation. Et tu finis par croire que tu parles vachement bien anglais alors que non, c’est juste qu’eux ne sont pas très

Gourmandise : Spaghettina, la glace allemande à Paris

Le nom de cette petite échoppe est trompeur : on n’y vend pas des pâtes, mais des Spaghetti Eis. Kezako, me direz-vous ? Was ist das?, devriez-vous plutôt demander, car c’est une spécialité allemande. Vous en aurez peut-être découvert l’existence et l’origine dans Karambolage, sur Arte. J’en avais vu à l’occasion de vacances à Cologne.
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Les Allemands sont de grands amateurs de glace, qu’ils consomment à longueur d’année. Il y a des Eis Kaffee un peu partout, qui proposent des coupes gargantuesques. Parmi les classiques, il y a donc ce Spaghetti Eis, qui est, comme son nom l’indique, une glace (à la vanille) servie en forme de spaghettis. Pour parachever la ressemblance, elle est nappée d’un coulis de fruits rouges imitant la sauce tomate, et parsemée de copeaux de chocolat blanc façon parmesan.
C’est conceptuel. Mais c’est bon, amusant, les Allemands en raffolent et ce ne sont pas les seuls. Spaghettina a donc importé ce concept dans ce quartier proche de la gare de l’Est, en passe de devenir un Little Berlin. Ils en proposent plusieurs variantes, toutes servies dans des coupelles faites en pâte à cornet, de préférence à emporter car la minuscule boutique n’a que 2 tabourets et un bout de bar pour la consommation sur place.
Le mono-thème n’étant pas forcément un bon calcul pour un commerce de nourriture, l’équipe allemande vend également des gaufres en bâtonnets (ch’est rigolo et bon *chomp chomp*) et diverses sortes d’Apfelschorle (une limonade à la pomme elle aussi « typisch Deutsch ») aromatisée à la rose ou autre parfums, très rafraîchissante.
Il y a aussi des bonbons et des babioles à l’effigie de l’Ampelmann, « l’homme ampoule » qui indique encore aux piétons s’ils peuvent traverser, dans certaines villes. Cet emblème de l’ex-Allemagne de l’Est est devenu un symbole de Berlin depuis la réunification (lien Karambolage).
Pour rester au courant des changements d’horaires, vous pouvez suivre le blog sur leur site.
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Informations pratiques :
Spaghettina
61 rue de Lancry, 75010 Paris
Horaires :
mardi-samedi : 12h-22h
dimanche et jour férié : 14h-20h

Café Musée : le Bar Museo du Suermondt-Ludwig, Aix-la-Chapelle

Le musée Suermondt-Ludwig

Le musée Suermondt-Ludwig d’Aix-la-Chapelle est conçu autour, d’une part, de la collection de Barthold Suermondt, léguée à la ville en son temps, et d’autre part, à une donation des époux Peter et Irene Ludwig, propriétaires de la firme chocolatière Trumpf. Il est installé dans une ancienne villa bourgeoise de style néo-Renaissance, la villa Cassalette, étendue en plusieurs fois en construisant sur l’ancien jardin d’hiver et en ajoutant des extensions. Le résultat est une architecture biscornue où, sans plan, on n’est pas sûr d’avoir tout vu.
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Les collections comportent beaucoup (trop) d’art religieux, de peintures diverses.  Ce n’est pas ce que je préfère, même s’ils ont de belles pièces (à mes yeux), comme des statues en bois de Tilman Heysacker décorant jadis des églises, ou un curieux diptyque d’Adam et Eve où le serpent tentateur est une femme… Lilith?
L’étage du 19 et 20e siècle est accessible, d’après le panneau en bas de l’escalier, « si le nombre de visiteurs le permet ». Oui, et alors, il le permet?… Ca veut dire qu’il faut être au moins 10 à demander ou qu’il n’y ait personne dans les autres salles? On ne saura jamais.

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J’ai préféré le « cabinet de curiosités », où est entassé « le reste », à la façon de ce qui se faisait dans les demeures des fortunés il y a quelques siècles. Hélas pas très bien mis en valeur, donc, ce qui est bien dommage car il y a plus de variété dans cette seule salle que dans tout le reste du musée. Dont une petite vitrine d’inro, stuba et autres trucs japonais (mais pas de netsuke).
La plupart des descriptifs sont écrits en allemand et anglais, ce qui est déjà bien. Si vous voyagez, il va falloir apprendre une langue en plus du français, hein. Un petit effort.
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Stuba, etc

Ce week-end là, le musée présentait en outre « Blut und Tränen » une exposition temporaire sur Albert Bouts, artiste du 15e siècle dont l’atelier était spécialisé dans la production d’art religieux pour les particuliers. D’où une salle entière de portraits de Jésus et Marie (dont un, au format rond, prêté par le Metropolitan Museum de New York). Ainsi qu’une étrange vidéo de Bill Viola montrant une allégorie du Christ sortant du tombeau : a study in emergence.

Le Bar Museo

Après la culture, la confiture, avec le Bar Museo. Il est installé dans un espace jouxtant le musée et communiquant via un meuble qui sert à la fois de bar au café et d’accueil du musée. Très joli travail d’architecture intérieure aussi avec la petite mezzanine « flottante » desservie par un bel escalier sur mesure. Les murs étaient décorés d’une exposition temporaire des peintures de Béatrice von Hanstein. L’espace sert aussi de boutique du musée, mais les articles en sont à payer à l’accueil.
Au menu, pas grand choix en ce week-end de Pâques où les Allemands restent chez eux. Mais on a fait honneur au cream cake aux cerises et au cappuccino. Une formule Kaffee Kuchen (café gâteau) à 4 eur, la Parisienne pleure.

Informations pratiques

Musée Suermondt-Ludwig
Wilhelmstraße 18, Aix-la-Chapelle
Horaires :
Du mardi au dimanche, de 10h à 17h
Tarif : 6 Eur, gratuite jusqu’à 21 ans

Allemagne à Paris : Käsekuchen de House of 3 brothers et currywurst au Café Titon

Où fêter la victoire de la Mannschaft jeudi prochain?
(un complément à mon article de l’an dernier sur l’Allemagne à Paris)

(comment ça, je suis une mauvaise supportrice?… Ah mais moi, en sport comme ailleurs, je suis pour le choix individuel en suivant son coeur. Mon coeur a tendance à porter au nord-est. Et bien que je suive le foot de trèèès loin, jeudi soir je porterai probablement ce cadeau de quelqu’un qui me connaît bien – et c’est très seyant, en plus : )

ich liebe deutschland
House of 3 Brothers – pâtisserie moderne

Passez donc avant le match acheter le dessert chez House of 3 Brothers, non loin de la place de la République, dans la partie moins gentrifiée de la rue de Lancry (cad pas du côté canal).

House of 3 brothers, comme son nom ne l’indique pas, c’est une pâtisserie spécialisée dans les gâteaux allemands chers à l’enfance des fondateurs – les trois frères de l’enseigne. Ils font en particulier le Käsekuchen, gâteau au fromage blanc traditionnel, à la vanille ou en variante aux graines de pavot. Ce jour là, il y avait aussi de la panacotta aux fruits rouges sur fond brioché, un cake au chocolat, un au citron et un carrot cake. Leurs petits sablés iront à merveille avec le café.

Dans un petit rayon épicerie pour accompagner leurs gâteaux, ils proposent quelques sirops originaux (gingembre, sureau…), des boissons pétillantes dont ce Belvoir jus de sureau / pétales de rose léger et frais à souhait (marque pas du tout allemande mais c’est pas grave, c’est super bon), existe aussi en version gingembre, et des confitures bio. Côté salé, on trouve des quiches végétariennes.

Le tout servi avec bonne humeur et une grande sympathie, ce qui augmente d’autant l’envie de revenir goûter au reste de leurs spécialités. Et avec des portions plus que confortables. Plus de renseignements sur leurs recettes de saison sur leur page Facebook.


Café Titon

Au Café Titon, 34 rue Titon (au moins c’est facile de se souvenir de l’adresse), on affiche la couleur sur la devanture vert fluo et rouge : « Le Café Titon est un café parisien germanophile, qui vend de la bière allemande et des saucisses de qualité, des plats typiques et des traditions. Deutsch ist schöner! ». Forcément, il fallait que je teste. Mais je venais de déjeuner, alors leur currywurst devra attendre un autre jour.

A la place, j’ai craqué pour une part d’Apfelstrudel, fait maison, servi chaud avec sa cuillerée de fromage blanc, à 5,50 eur. La pâte est bien fine, la garniture aux pommes agrémentée de raisins secs, bref, la tradition est bien respectée.

N’étant, malgré mon amour immodéré pour l’Allemagne, pas très portée sur la bière, je l’accompagne d’un Fritz-limo, limonade de Hambourg aromatisée (4,70 eur). J’ai choisi le goût pomme-cerise. Ch’est vachement bon! J’ai oublié de demander s’ils avaient de l’Apfelschorle, du coup – jus de pommes pétillant auquel j’ai converti mes amis fans de A-ha lors de notre escapade à Mannheim et Francfort.

Le service est là aussi sympathique, quoique moins chaleureux qu’au Ho3B. Il paraît d’après leur site qu’ils sont aussi experts en café, il faudra que j’y retourne.

Un regret: vu la revendication germanophile, ils ont raté l’occasion d’appeler leur bar le Café Teuton (jeu de mots, et 10 francs dans le nourrain).

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Mais aussi (pas encore testé) :

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Voyager en Allemagne quand on n’y connaît rien et on ne parle pas allemand

Quelques conseils élémentaires mais bons à savoir :

– depuis la France, il y a plein de lignes de train qui desservent diverses destinations en Allemagne, en moins de 4h depuis Paris pour beaucoup (Cologne, Düsseldorf, Stuttgart, Mannheim, Francfort…). Pour Berlin et Hambourg, c’est beaucoup plus long, je vous conseille plutôt l’avion. Il est néanmoins possible d’y aller en train, voire en bus. Cette dernière solution est la plus économique, idéale pour les petits budgets, mais il faut se coltiner 9h de route (pour Paris-Berlin)…

– dans vos réservations, si vous prenez le train, sélectionnez la station Ville-Hbf. Le Hbf signifie « Hauptbahnhof », Gare Principale, ça vous dépose donc plein centre. Enfin, sauf si vous logez en périphérie proche d’une gare annexe, bien sûr…

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Les transports en commun en Allemagne :

bus : en allemand, ligne de bus se dit Bus Linie (prononcer « bouss linieuh). Ca devrait être compréhensible même sans connaître la langue, donc.
U, U-Bahn : correspond au métro ou au tram, suivant les villes et les lignes. Il n’est pas rare de passer de la ligne U3 sous terre à la ligne U4 à prendre en surface… Ca peut étonner au début! Donc si vous ne trouvez pas votre quai, pensez à changer d’étage et suivez les panneaux. Comme à Paris, les directions sont indiquées par le nom du terminus.
S-Bahn : correspond aux trains de banlieue ou régionaux, avec beaucoup d’arrêts. Pas très rapide, mais pas très cher. Si vous avez des trajets à faire par ce moyen, attendez plutôt d’être sur place pour acheter vos billets : ainsi ce seront généralement des billets sans horaire (ni réservation) valables sur 1 an, au lieu de billets achetés en France qui sont généralement à utiliser sur un train précis. Ce qui vous enlève de la souplesse sans forcément vous y faire gagner en prix…
R-Bahn : train régional, équivalent du Corail. Le train-normal-pas-TGV. Vous pouvez réserver vos billets sur le site de la Deutsche Bahn, qui a le bon goût de proposer une version française.
ICE : équivalent local et tout blanc du TGV, profilé un peu comme un Concorde sans ailes, l’Inter City Express effectue des liaisons à grande vitesse entre les principales grandes villes. Il est plus cher mais plus rapide et un peu plus confortable.

Tarifs :

– ils sont grosso modo équivalents à ceux des transports en France. Néanmoins, si vous voyagez en groupe à partir de 6 personnes, regardez bien car il y a souvent des tarifs avantageux, pour lesquels vous n’avez pas à justifier d’être famille nombreuse, ni moins de 26 ans ni quoi que ce soit d’autre. Ce sont des tarifs utilisables par tous, donc familles, amis, collègues, groupe de potes, etc.
– il existe aussi la RailCard, qui permet de voyager sur tout le réseau pendant une période donnée. Pour les grands voyageurs!

– Pour réserver vos billets de train intra-Allemagne, voir les tarifs et les horaires, le site de référence c’est la Deutsche Bahn – qui, ô joie, propose diverses langues dont le français.

A-ha à Mannheim et Francfort

Pas de long article, c’était le même concert qu’à Paris, à peu de choses près, y compris, hélas, les basses trop fortes qui envoient des pulsations façon massage cardiaque. Apparemment dans la fosse à Francfort ça ne se sentait pas, mais moi qui étais dans les gradins de fond de fosse, je les ai senties (certes moins fort que quand j’étais au 3e-4e rang excentrée dans la fosse, à gauche au Zénith, à droite à Mannheim). J’en conclus que ce n’est pas un problème de balance mais un choix artistique d’utiliser des caissons de basse qui rendent le concert inaudible aux gens qui sont dans un périmètre de 15 m autour. Dommage.

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Plus de photos sur Facebook – Fan Actuel

Et même de loin, j’ai trouvé les effets visuels assez nuls et répétitifs. On dirait que les images de synthèse ne sont pas finies, loups mal fichus, les mannequins de The Sun Always Shines on TV ressemblent à des foetus ou aux enfants monstrueux du premier « clip »… Là aussi c’est une question de goûts, mais je préférais nettement ceux de 2010.

En première partie, c’était les deux fois Marcel Brell (aucun rapport avec Jacques) accompagné de deux potes, pour une pop-rock assez marrante, pour le peu que j’ai compris de ses speechs.

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Marcel Brell

La principale différence tient à l’organisation et aux gens autour : pour celles qui ont fait la queue, le personnel de sécurité a géré ça avec une rigueur toute germaine (« Vous restez en rang 2 par 2 et vous avancez sans courir. Si on vous prend à courir, on vous ramène en fin de queue » – oooh, ça me rappelle quand les files d’attente des concerts de Tokio Hotel étaient gérées par les VSD de Saki! D’ailleurs ça devait être les mêmes…), escortés jusqu’à l’intérieur de la salle, puis envoyés déposer leurs sacs trop gros à la consigne.

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3 octobre, fête de l’Allemagne : l’Allemagne à Paris

Il ne vous aura pas échappé, si vous êtes un lecteur ou une lectrice régulière, que j’ai une affection particulière pour l’Allemagne. Aujourd’hui, 3 octobre, c’est le Jour de l’Unité Allemande, devenue la fête nationale allemande depuis 1990, suite à la réunification.

C’est l’occasion pour moi de récapituler où fêter l’Allemagne, ou en retrouver un petit goût, à Paris.

Déjà, pour la première fois cette année, l’Oktoberfest de Munich s’importe à Paris. Direction le Paris Event Center, Porte de la Villette (19e), du 8 au 18 octobre 2015, pour boire de la bière en chantant « Ein Prooooosit, ein Prooosit » en regardant passer des serveuses à couettes ainsi que des danses bavaroises.
Pour être tout à fait honnête, j’ai un gros handicap pour quelqu’un qui aime l’Allemagne : je n’aime pas la bière. Je sais, je sais : tout un pan de la culture germanique m’échappera à jamais. Enfin du coup, je ne suis pas tout à fait sûre que j’irai à l’Oktoberfest, qui est quand même dédiée à ce breuvage. Mais comme, inversement, la bière est le principal attrait du pays aux yeux de beaucoup de Français, si c’est votre trip, allez-y donc!

la Sacher Torte du Deutsches Museum

Manger et boire :
(mais non, je n’ai pas dit que c’était le plus important… mais ça aide)

Le Stube, 31 Rue de Richelieu à l’Ouest du Palais Royal : premier installé des 2 Stube actuels, c’est un Imbiss, cad un restaurant pour manger sur le pouce, voire à emporter. Ils vendent des Currywurst mit Pomme (saucisses frites au curry), des strudels sucrés ou salés, des bretzels, de la Forêt Noire et autres spécialités allemandes, dont différentes bières et de l’Apfelschorle, jus de pomme à l’eau pétillante. Ils ont aussi un kiosque au Goethe Institut. Et une page Facebook.

Café Titon, 34, rue Titon (près de Nation) : un bar d’ambiance allemande qui sert bière, saucisses et compagnie. L’endroit idéal pour suivre des matchs si vous voulez encourager les équipes allemandes sans vous faire taper par des supporters français. Ils célébreront eux aussi l’Oktoberfest demain 4 octobre à partir de 18h.

Tante Emma Laden : Marché de la Porte Saint Martin, 31 Rue du Château d’Eau, 75010 Paris.
Epicerie surtout, et table aux heures du marché. Article complet ici. Ils importent d’Allemagne à peu près tout ce qui se mange et qui se boit, charcuterie, fromages, gâteaux au marzipan ou aux épices, bonbons, bières, …

Le petit nouveau :
KIEZ Biergarten Parisien : 24 rue Vauvenargues, 75018 Paris.
Un Biergarten, c’est un genre de débit de boissons (d’où le Bier = bière), avec une cour (d’où le Garten = jardin). A l’origine, parce que c’était un lieu semi-improvisé où les brasseries vendaient directement au consommateur leur production. Depuis, c’est devenu un terme générique pour une brasserie (au sens français de restaurant de terroir) bon marché où on mange des plats simples arrosés de bière.
Suivez leur page Facebook pour être informé des événements, comme ceux consacrés à l’OktoberFest.

L’Autriche n’est pas l’Allemagne, aussi je ne traiterai pas ici en détail de la Pâtisserie Viennoise de la rue des Ecoles, ni du Kaffeehaus de la rue Poncelet. Mais je vous renvoie à ce que j’en ai dit dans mon article sur ma quête de la meilleure Sacher Torte de Paris.

D'habitude j'ai beau temps quand je vais en Allemagne... mais pas à Berlin.

D’habitude j’ai beau temps quand je vais en Allemagne… mais pas à Berlin.

S’informer, se cultiver :

CIDAL : Centre d’information de l’ambassade d’Allemagne, 31 Rue de Condé, 75006 Paris.
Ils partagent régulièrement sur les réseaux sociaux des nouvelles d’Allemagne, sur l’actualité, l’emploi, la culture, les coutumes, le tourisme…

le Goethe Institut, 17 Avenue d’Iéna, 75016 Paris :
outre les cours d’allemand pour lesquels il est surtout connu, le Goethe Institut organise également expositions, concerts et conférences autour de la culture allemande (cinéma, littérature, musique, arts y compris dans ses expressions contemporaines). Pour être tenu au courant sans effort, vous pouvez vous inscrire à leur newsletter.

La Librairie Allemande, 5 rue Frédéric Sauton :
après la fermeture de celle historique près de Beaubourg, c’est une nouvelle librairie qui a ouvert en juin, dans le quartier de Saint Germain des Prés.
Page Facebook

l’Ecole Internationale Allemande de Paris – Deutsche Schule Paris, 18 Rue Pasteur, 92210 Saint-Cloud.
C’est une école privée qui accueille certes les enfants des ressortissants allemands qui le souhaitent pour un enseignement en allemand, mais aussi depuis peu des enfants français avec des cours en français.

Divers :

La Boutique Autrichienne, 157, rue du Faubourg Saint Honoré.
Vêtements et linge de maison, si vous voulez vous habiller de façon typique pour l’Oktoberfest.

Le groupe A-ha se reforme… pour un album et une tournée

Après s’être séparés en décembre 2010, le groupe norvégien A-ha a annoncé hier lors d’une conférence de presse à Berlin qu’ils se reformaient, du moins pour un album et une tournée. Cette reformation se fait dans la foulée d’un concert événement pour les 30 ans de Rock in Rio et ceux du groupe, en septembre prochain.

Après des mois de silence et de teasers, les nouvelles ont plu d’un coup, car on a maintenant :

L’album :
Il s’appellera Cast in Steel, et sortira le 4 septembre 2015 (du moins en Allemagne, puisque le groupe est toujours signé chez Universal Allemagne. Au passage, coucou à la sécurité…).

La tournée :
03. April 2016 Stuttgart, Schleyerhalle
04. April 2016 Zürich, Hallenstadium (CH)
06. April 2016 München, Olympiahalle
07. April 2016 Leipzig, Arena
09. April 2016 Nürnberg, Arena Nürnberger Versicherung
10. April 2016 Wien, Stadthalle (AT)
13. April 2016 Berlin, Mercedes Benz Arena
14. April 2016 Hamburg, O2 World
16. April 2016 Bremen, ÖVB Arena
17. April 2016 Hannover, TUI Arena
19. April 2016 Halle (Westf.), Gerry-Weber-Stadium ***
20. April 2016 Oberhausen, König-Pilsener-Arena
23. April 2016 Mannheim, SAP Arena
24. April 2016 Frankfurt am Main, Festhalle
26. April 2016 Köln, Lanxess Arena

*** Attention pour Halle : il y a DEUX villes en Allemagne qui s’appelle Halle. L’autre est près de Leipzig, mais celle-ci est à côté de Essen.

Ce qui donne ça : (oh ben pour une fois le gars qui a fait les plans a à peu près casé ça logiquement…)
tournee2016

Mais d’autres suivront, c’est d’ores et déjà annoncé.

(P.S. : les teasers semblent la nouvelle mode marketing pour les musiciens, ou du moins leurs attachés de presse… Et j’ai un message : VOUS ARRETEZ PUTAIN. Personnellement ça me braque plutôt qu’autre chose. C’est bon, on le sait qu’on est manipulés, mais au bout d’un moment faut arrêter de jouer avec nos nerfs. Je boycotte les petits jeux de piste à la con où on sait très bien qu’on n’aura pas la réponse avant le communiqué de presse, justement. J’ai autre chose à foutre. Je n’ai déjà jamais pu encadrer la série Lost à cause de ça, c’est pas pour faire le jeu de marketeux à 2 balles. Alors si vous avez des infos, vous les balancez, et sinon, vous êtes autorisés à fermer vos gueules).