Only the Fox God Knows news (1) : Kyodai FOX Festival

Only the Fox God Knows, c’est la formule consacrée par laquelle répondent les filles de Babymetal lorsqu’on leur pose des questions auquel elles n’ont pas de réponse -ou pas le droit de répondre.

Alors Only the Fox God Knows News, c’est un nouveau rendez-vous mensuel (on va essayer) pour parler de l’actu et des projets de Babymetal, et, comme on est un peu en manque, du merchandising à l’effigie du renard sans lien avec Babymetal.

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Des nouvelles de Babymetal

Après avoir assuré la première partie des Red Hot Chili Peppers (oui, encore) sur une partie de leur tournée US en avril, les filles et le Kami Band ont également assuré celle de plusieurs concerts de Korn en juin. Entre les deux, elles ont eu leur propre show en groupe principal au Palladium, à Los Angeles. Et en fin de tournée, une participation au festival Kisw Pain In The Grass.

Yui et Moa, les benjamines, ont toutes les deux fêté leur 18e anniversaire, à quelques semaines d’écart. (Faut que j’arrête de suivre des fandoms qui me font dire « Mes bébés sont devenus grands! » avec une petite larme). Il va falloir songer à changer le nom du groupe en Ladymetal, Koba-Metal.

Le 1er avril dernier (le Fox Day), Babymetal a annoncé la tenue du « The ONE Big 5 » Festival du Renard cet été : 9 dates entre Tokyo, Nagoya et Osaka, avec des conditions d’admission différentes : un concert pour les hommes, un autre pour les femmes, un dans lequel les gradins sont réservés aux fans en âge d’aller au collège et aux « Silver Fox » (les fans de plus de 60 ans), et un pour les collégiens et lycéens (entre 10 et 19 ans). Les autres sont ouverts à tous, mais avec un dress code demandant de se peinturlurer le visage en blanc.

Ces dates ont récemment été annoncées complètes.

Cet été, elles seront aussi présentes aux deux dates du Summer Sonic Festival :

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Le Kyodai FOX Festival d’automne

A la fin du mois de mai, le site officiel a donc annoncé un mini festival d’automne, le Kyodai Fox Festival : 2 dates fin septembre à la Saitama Super Arena, une grande salle d’environ 40 000 places en banlieue de Tokyo, et 2 autres mi-octobre au Castle Hall d’Osaka.

Moi qui trouvait les réservations compliquées avec Gérard Drouot Productions, c’est un autre type de pression pour ce genre de concert (d’après les copines fans de musique nippone, c’est assez courant là-bas). Ca se passe en 4 phases :
– 1e phase : pendant 2 semaines, pré-réservation, réservée aux membres de ce qu’ils ne veulent pas en appeler un fanclub mais qui en est un, The One. Pour les billets en fosse, demande limitée à un billet par membre. Pour les gradins, 2 billets par personne (le « plus un » peut donc être un païen).
– 2e phase : après tirage au sort parmi les demandes, qu’on suppose plus nombreuses que les places disponibles, le site enverra aux heureux gagnants la confirmation des places.
– 3e phase : les gagnants paient leurs billets.
– 4e phase : s’il reste des billets, ouverture de la billetterie standard, pour les incroyants.

… Eh ben c’est pas gagné cette histoire… surtout en japonais.

Mais bon, au moins, on est averti des dates et de la mise en vente plusieurs jours à l’avance. De quoi se renseigner sur les tarifs des voyages, les salles, la faisabilité, voire qui d’autre serait intéressé. On n’est pas condamné à avoir de mauvaises places ou pas de places du tout si on ne peut pas être devant son ordi à l’ouverture de la billetterie, en pleine semaine aux heures de bureau. On ne perd pas une matinée à tenter d’atteindre la page de paiement tout en SMS-ant frénétiquement les copines pour savoir si c’est ok de prendre des billets gradin parce que la fosse est déjà sold out. Et on ne perd pas 6 mois d’espérance de vie à force de crise de nerfs sur un site buggé.

Et sinon et ça n’a rien à voir, avez-vous des conseils sur ce qu’il ne faut surtout pas rater dans la région d’Osaka?…

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Merchandising

Plus facile et moins onéreux : le Renard continue à se répandre parmi nous.

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Trophées de renard en papier par Agent Paper , fabricant et distributeur d’objets de décoration en papier éco-responsable.

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grand modèle

Sur le site Cmachambre (mais en fait j’en ai vu à la librairie MK2 de la Villette), ils vendent des boîtes en plastique gigogne à motifs d’animaux (dont le renard).  Ainsi que tout un tas d’autres accessoires pour enfants à l’image de Rusty le Renard.

Pylones continue sa collection de gadgets au motif de goupil avec… une planche à découper.

Pokemetal : Pokemon rencontre Babymetal

Pour le Fox Day, cad aujourd’hui premier jour du mois d’avril, Niantic s’est associé à Amuse, la société qui produit Babymetal, pour introduire dans Pokemon Go 4 nouveaux Pokemons spéciaux :
Hedoba, le renard adepte de heavy metal, et ses évolutions. Tout comme Evoli ou Debugant, il a plusieurs évolutions possibles : Moametaru, Yuimetaru et Sumetaru. Ces trois pokemons humanoïdes sont évidemment inspirées des 3 chanteuses de Babymetal.
Les 4 sont double type :
– Hedoba le renard est de type feu (comme Goupix) / acier (forcément).
– Moametaru, Yuimetaru et Sumetaru sont de type acier / fée.
Hedobanga
Pokemon Renard
Type : acier
Attaques :
– Head banging (normal)
– Fox horns (psy)
Hedobanga, comme Evoli, possède trois formes différentes d’évolution : Moametaru, Yuimetaru et Sumetaru. Il possède aussi la particularité de changer de type lorsqu’il évolue, passant de Pokemon Renard à Pokemon Humanoïde. Ses trois formes évoluées ont en commun une attaque de type psy, le Scream. En revanche, chacune a une attaque spéciale différente, de type Fée.
Moametaru
Pokemon Humanoïde
Type : acier / fée
Attaques :
– Scream (psy)
– Kitsune stare (fée)
Yuimetaru
Pokemon Humanoïde
Type : acier / fée
Attaques :
– Scream (psy)
– Kitsune smile (fée)
Sumetaru
Pokemon Humanoïde
Type : acier / fée
Attaques :
– Scream (psy)
– The One (fée)
Quand et comment les trouver ? Only the Fox God Knows!

Babymetal : l’intimité à cinq (plus trois. Voire plus sept)

En début d’année, je consacrais mon premier coup de gueule fandomesque au groupe norvégien A-ha, dans un article intitulé l’intimité à 15 000. Cela suivait l’annonce d’une tournée annoncée comme « intimiste », dans les mêmes salles de concert type Bercy que l’an dernier.
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Après un décompte sur le site du fanclub officiel de Babymetal (géré par Amuse, la société qui s’occupe du groupe), mon nouveau fandom a annoncé un événement bien différent : The Five. Le fanclub (bien qu’il soit marqué dans l’inscription que ce n’en est pas un) porte un nom : The One, et c’est aussi le nom donné aux fans élus par le Dieu Renard*.
Et donc, après les concerts à la billetterie exclusivement réservée aux The One, le site a appelé le 23 janvier à se manifester (veuillez excusez l’étrangeté du langage : c’est traduit en anglais depuis le japonais par Google Chrome), pour ceux qui voudraient faire partie des « Cinq Elus » qui pourront assister à un événement spécial le 1er avril prochain, jour du Renard (ne cherchez pas, c’est une autre invention de Koba-Metal, la tête pensante derrière le groupe) :
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Appelés : des The One « prêts à recevoir une révélation particulière du Dieu Renard ». Rien que ça. Comme souvent pour les « special events » réservés aux fans, on ne sait pas trop ce qu’il y a derrière. Mais on peut subodorer que les 5 heureux élus seront les premiers spectateurs du Blu-Ray « Live at Tokyo Dome », leur dernier show événementiel dans la mythique salle de Tokyo, rempli comme un oeuf deux soirs de suite, pour une Black Night et une Red Night. Voire même, rêvons un peu, qu’ils auront à écouter un ou plusieurs titres du prochain album. Peut-être même en audience (showcase) privatif (d’où le 5 + 3, voire 7 si le Kami Band est présent).**
Conditions : outre l’affiliation à la secte au fanclub, pouvoir être à Tokyo le 1er avril. Triste. Ce n’est pas mon cas, donc je n’ai pas postulé. En même temps, j’ai peur que la Révélation du Dieu Renard ne perde un peu de son sens quand on ne comprend pas le japonais couramment. Le fait que la partie The One du site officiel ne soit pas disponible que dans cette langue, et les bribes d’anglais assez répétitives des petiotes sur scène laissent peu augurer de la capacité de l’équipe à assurer la traduction. Or de ma jeunesse mangaphile, j’ai conservé quelques bribes fort utiles pour retenir un peu les paroles de Megitsune, mais ça ne va pas plus loin.
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Je n’ai rien compris à ces dernières phrases non plus. C’est très mystérieux, parfois, de suivre un fandom dans une langue qu’on ne comprend pas…
*Cad ceux qui ont suivi la procédure d’inscription, consistant à acheter sur leur site, A!Smart, l’objet de merchandising indiqué pour l’année. L’an dernier, c’était une serviette. L’année d’avant, un genre de cape courte à capuche.
Pour 2017, c’est The Big Tee, un t-shirt XXXXL qui arrive aux cuisses d’un gars lambda, et qui sur mon format crevette, tient de la tunique rituelle. Si on pratique des sacrifices humains aux événements The One, ça ne fera pas de tache… bref.
Hm? Ah oui, j’oubliais de dire que cette année, comme ils ont simplifié la procédure et qu’on peut enfin commander sur A!Smart sans se créer un compte sur un site qui fait les intermédiaires, je me suis inscrite. Je suis donc officiellement un renard. Kitsune! \m/
**Le « code » des idols limite les interactions directes hors scène avec le public. Comme les jeunes membres de Babymetal y sont encore soumises, a priori, et en dépit du pouvoir donné par le Dieu Renard, il est peu probable qu’il y ait également une rencontre avec le groupe, avec photo et dédicace, comme c’est le cas pour d’autres artistes. Mais bon, c’est le jeu avec ce type de groupe. Et ça tombe bien, car à ce stade ça m’est relativement égal. D’autant que à part « Mouzikku de arigatou gozaimashita », je n’ai pas grand-chose à leur dire, aux pioupioutes.

Babymetal et les Red Hot Chili Peppers à Birmingham (2e)

Récit du concert du samedi 10 décembre 2016

Et c’est pas fini!

Dimanche 11 décembre 2016, Birmingham : On prend les mêmes et on recommence.

A la base je ne comptais faire qu’un concert. Mais dès la prévente pour les fans, impossible de choper des billets potables pour le samedi. Donc je me suis rabattue sur le concert du dimanche, moins disputé. Partant de là, ben, vu que ça tombait un week-end, et que j’aime bien profiter de mes concerts pour faire du tourisme, je n’allais pas y aller que le dimanche… et quitte à être là le samedi avec un hôtel à côté de la salle, donc à côté de l’aéroport, donc loin de tout… bon bah on ne va pas passer le samedi soir à l’hôtel alors qu’il y a un concert à côté. Autant y aller aussi même si c’est au fin fond de la salle vu que, même à la mise en vente « normale », il ne restait que ça. Avantage : le billet est moins cher…

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Birmingham Resorts World

Autre avantage, en suivant les actualités des RHCP : ceux-ci changent pas mal leur setlist d’un concert à l’autre. Donc ce ne serait pas inutile d’en voir deux. Cerise sur le gâteau : ils ont l’intelligence de proposer en téléchargement, quelques jours après chaque concert, un enregistrement complet du live en qualité professionnelle. Pas besoin, donc, de m’user les épaules à enregistrer, sauf si je veux le visuel.

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La veille, j’avais pu retirer au box-office les billets des deux concerts, je n’ai donc pas à venir à 18h pétantes pour être sûre de pouvoir le faire sans rater la première partie (ce serait ballot, avouez, puisque je suis venue surtout pour elles). Par contre, n’ayant pas envie de manger un 2e fish’n’chips spongieux à même le sol du hall d’accueil de la Genting Arena, aussi propre et spacieux soit-il, je me restaure au centre commercial voisin avant de venir. Mauvaise pioche, du reste, car à 18h la seule option qui ne soit pas un attrape-bobo hors de prix vient de fermer. Je me rabats donc sur le Costa Coffee, qui ferme à 18h30.

Dimanche : Babymetal

A 19h30, devant un public plus nombreux que la veille, les quatre musiciens du Kami Band et les Babymetal arrivent à grand renfort de décibels. Comme c’est le 2e concert et bien codé, on se dit qu’on n’aura pas trop de surprise. Mais en fait si, du moins une demi-surprise, puisque des fans avaient entendu la chanson répétée au soundcheck : Doki Doki Morning remplace Awadama Fever. C’est une chanson dans la même veine, musicalement, très connotée idol (ce fut la première chanson du groupe), donc pas de bouleversement. Mais ça fait plaisir d’entendre une autre chanson. Ca donne un peu plus l’impression d’avoir eu droit à un concert entier si on cumule les deux jours.

La fin de Doki Doki Morning :

L’autre différence vient de la place : plus haut mais sur le côté de la scène, je vois mieux les artistes. J’arrive même à prendre quelques photos pas complètement pourries. Je suis aussi bien placée pour voir que, si peu de gens s’agitent en réaction à la performance des BM, les fans en question sont essentiellement au premier rang. Kitsune powaaaaa! Outre la dizaine de fans croisés la veille devant la salle vers 14h, qui faisaient la queue pour être au premier rang (il y avait le même nombre de fans des RHCP à cette heure-là), on doit être au moins une cinquantaine ou une centaine assez fans pour arborer les T-shirts, et sans doute plus de « casuals » ou de gens curieux. Il me semblera d’ailleurs que ce soir, la foule a chanté un peu sur Megitsune.

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Tsuinte nabi kasete – laisse flotter tes couettes!

 

Mais comme je n’ai pas enregistré de vidéo à part le bout de Doki Doki Morning ci-dessus, et l’intro de Catch me if you can ci-dessous – où vous pouvez voir les batteur et guitariste des Red Hot, Chad Smith et Josh Klinghoffer, observer les solos des musiciens -, afin de chanter tout mon soûl sans ruiner le son, je ne peux pas vérifier.

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Babymetal et les Red Hot Chili Peppers à Birmingham

Quelque part en 2016 :
« Ah tiens, les Red Hot Chili Peppers refont une tournée en Europe. Et si j’allais les voir? Ouais, non, ça fait un moment que je ne suis plus trop leur carrière, et puis c’est à Bercy, et ça coûte cher. »

Un peu plus tard en 2016, info : pour toutes les dates en Angleterre et Ecosse, la première partie sera assurée par Babymetal.
« C’est quand ?! C’est où ?! Est-ce qu’il y a une date un samedi?! Aaaaah, ben voilà : Birmingham ! C’est bien, Birmingham, enfin sans doute, je ne connais pas encore, en plus. C’est où qu’on s’inscrit pour les préventes des fans? »

Voilà voilà. La différence entre être un « casual fan » et un fan tout court. Ca faisait longtemps que, ayant quelques albums des Red Hot à la maison, je me tâtais pour les voir en concert. Mais toujours, la procrastination, la flemme et l’impression de ne pas être vraiment le bon public m’avaient retenu. Jusque là. Mais les petiotes, on ne sait pas quand on les reverra en France. Alors ma foi… Ca ferait cher du billet pour un groupe dont on est fan « en passant ». Mais pour en voir deux qu’on voulait voir de toute façon, hein. Ca ne se discutait même plus.

Samedi 10 décembre 2016

1e partie : Babymetal

Finalement, la Genting Arena est grande (capacité similaire à Bercy) mais bien fichue, assez compacte : la fosse est grosso modo carrée. Certes je suis loin, mais je vois des silhouettes assez nettes, pas des petits pois. Évidemment, l’appareil photo et son zoom voient encore mieux, et au bout de 10 secondes de l’intro parlée façon Star Wars, je décide d’enregistrer tout le set des BM, histoire de pouvoir en profiter plus tard aussi. Dont acte – et dont pas de photos, du coup.

La setlist était identique aux 2 jours précédents :
– Babymetal Death
– Awadama Fever
– Catch me if you can (où, durant leurs solos respectifs, les membres du Kami-band rendent hommage aux Red Hot Chili Peppers, Leda avec un bout de Can’t Stop, Boh le bassiste avec Around the World)
– Megitsune (sur lequel elles arrivent avec le masque du renard – kitsune – et portant le yukata du clip par dessus leurs tenues de scène à leur retour des coulisses)
– Karate
– Gimme Chocolate

Les filles sont à fond, comme d’habitude, même si le public ne lui est pas acquis. Moametal est particulièrement agitée et exubérante, essayant de communiquer son énergie à la foule. Su-Metal parle un peu plus, en anglais. Moa s’essaie même à demander au public s’il aime le chocolat. Le Kami-band est au taquet également.

Je me demande si la tracklist ne bénéficierait pas d’un peu plus de variété pour une performance devant un public qui ne les connaît pas et pas très orienté « metal ». Car à l’exception de Megitsune, les morceaux sont dans la veine trépidante et, pour Awadama Fever et Gimme Chocolate, le côté idol est très présent. The One (surtout en version anglaise) ou Road of Resistance, plus rock, sont peut-être plus accessibles à un public mainstream.

Dans l’ensemble, je trouve le public poli mais un peu mou. Cad qu’ils applaudissent après chaque chanson, et du fond je n’entends pas de huées ni autres signes de mécontentement. Par contre, on compte les Kitsune (fans de BM) quand Su-Metal demande de taper dans les mains ou de chanter – pas du japonais évidemment. Des trucs simples comme Wow wow wow ou Gimme the chocolate – pour ce dernier, les Grandbretons ont peut-être mal compris, vu que c’est plutôt du japanglais qui sonne comme « chokoleito », et que le « the » est de trop.

Les Red Hot Chili Peppers

Après le petit break réglementaire, on passe au plat principal, avec les Red Hot Chili Peppers. Où je constate que le public ne bouge toujours pas beaucoup, pour un concert dont les places se sont presque toutes arrachées dès la prévente réservée aux fans. Les gradins resteront, dans l’ensemble, assis, sauf sur des mega-hits comme Californication ou Give it Away. Pour un pays réputé pour son appréciation du rock, et une ville berceau de Black Sabbath, c’est mou du genou. De la même façon, le public, en tout cas de ce que j’entends dans le fond, ne chante que sur les chansons les plus connues du groupe. Par contre, ça boit beaucoup… peu n’iront pas se chercher une bière à l’entracte, voire pendant le concert. Surtout, tu le dis si la musique est trop forte pour t’empêcher de boire tranquille, hein. Ça explique peut-être le peu de mouvements : il est périlleux de shaker son booty une bière à la main dans une rangée compacte…

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Heureusement, si le public est modérément énergétique, le groupe, lui, se démène sur scène avec un bel enthousiasme, et une belle santé pour des quinquas. Le petit jeune de service, Josh Klinghoffer, dernier arrivé d’une assez longue série de guitaristes, n’a pas eu de mal à trouver ses marques. Entre deux chansons, il y a de nombreux jams, à configurations diverses entre lui, Flea et Chad Smith, le solide batteur, qui nous gratifie même d’un joli solo. Peut être un peu trop de jams, même, si j’ai bien compris une remarque d’Anthony Kiedis à ses acolytes vers la fin… Oups! Mais au moins, ils s’éclatent, et personnalisent le show, avec un interlude de Flea chantonnant sur Coventry – ville voisine.

Niveau visuels, l’essentiel des effets est constitué d’un « tapis » mouvant de tubes luminescents accrochés au-dessus de la scène et de devant de la fosse, qui montent, descendent, décrivent divers mouvements en changeant de couleurs et en suivant la musique. Le résultat est assez planant et psychédélique, sans faire mal aux yeux ni cacher la vue. Bien joué. (bon là, c’est surtout du rouge, mais parce que les autres couleurs ressortent mal en photo…)

Le reste du dispositif se compose d’écrans, pas toujours actifs mais qui diffuseront le clip de Sick Love (ci-dessous) durant la chanson, ou de plus classiques gros plans des musiciens. En parlant de ceux-ci, ils sont accompagnés sur scène de deux extras restant en retrait, l’un aux claviers et l’autre qui, d’un morceau à l’autre, passe de la guitare au violon ou autre.

A noter, deux entorses aux « coutumes » des concerts :
– il n’y a pas eu de présentation des musiciens (ni les permanents, ni les suppléants)
Flea a remercié les Babymetal de faire leur première partie. Autant l’inverse est habituel, voire contractuel, je ne sais pas, autant c’est bien la première fois que je vois un groupe ou artiste ne serait-ce que mentionner ceux qui assurent la première partie. D’ailleurs la moitié du temps, ils ne doivent pas savoir qui c’est…

Après une heure et demi de morceaux surtout hyper-actifs, entrecoupés de chansons plus soft, comme Other Side ou Goodbye, les Red Hot Chili Peppers terminent sur un rappel de deux titres, Goodbye Angels et Give it Away (que j’ai enregistré aussi à cause d’un passage particulier de Give it Away qui fait que c’était une soirée à 3 fandoms…).

Pfiou. Sacrée performance.

DIY : serre-tête oreilles de renard / kitsune

Après avoir cherché en vain des oreilles de renard à mon goût sur Internet, je me suis dit que ce serait plus rapide de les faire moi-même. Après quelques tâtonnements et une maquette en papier, je partage avec vous le résultat de mon bricolage.

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Matériel :

  • 1 serre-tête qui vous tient bien sans faire mal, de préférence ajouré et sombre (celui-ci vient de chez Claire’s)
  • 1 coupon de feutrine orange
  • 1 coupon de feutrine blanc (j’ai acheté aussi du blanc, mais finalement j’ai pris le blanc cassé, je trouvais que ça ferait plus naturel)
  • Coton ou chutes de feutrine pour rembourrer
  • Fil orange
  • Fil blanc
  • Fil plus solide type « couture pour jean » pour la fixation des oreilles au serre-tête
  • 1 aiguille
  • 1 épingle et / ou 1 pince à linge
  • Ciseaux
  • Le patron ci-dessous (faites les arrondis moins larges, d’ailleurs)

diy_kitsune_0Dessinez au bic ou au feutre (sans trop appuyer : l’encre traverse facilement la feutrine) les deux formes dans la feutrine orange. Découpez-les et rabotant au passage les demi-cercles (oui, j’ai changé la forme du patron en cours de route. Je voulais faire des oreilles asymétriques, plus « remplies » à l’arrière, mais c’était trop compliqué pour pas grand-chose. Et du coup le « rebord » n’a plus à être aussi large).

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A partir du même patron plié en deux, dessinez sur la feutrine blanche 2 triangles plus petits en vous arrêtant à un bon cm du bas. Les triangles blancs représenteront l’intérieur des oreilles.

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Positionnez-en un sur la feutrine orange comme indiqué. Le bord bas du triangle doit être sur la ligne imaginaire entre les les deux pointes du triangle orange. L’arrondi sous les triangles servira à refermer l’oreille après rembourrage, donc le blanc peut « déborder » un peu dessus mais ce n’est pas nécessaire. Maintenez les deux en position avec une épingle ou une pince à linge (ça évite de trouer ou plier la feutrine).

Avec du fil blanc, cousez les deux ensemble sur les trois côtés. Pour un plus joli rendu, essayez de faire les points uniquement sur l’intérieur du blanc.

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Une fois que c’est fini, cousez le bord supérieur de l’oreille avec du fil orange.
Variante moins voyante : cousez-le en mettant le blanc dedans, et retournez ensuite.

Pour le rembourrage, j’ai triché en recyclant des rembourrages amovibles de soutien-gorge dont je n’ai pas l’usage, le look poupée gonflable n’étant pas ma tasse de thé. Pliés de façon asymétrique et cousu sur 2 points, ils avaient déjà la bonne forme. Je les ai recouverts d’une couche de feutrine cousue sur la pointe pour maintenir l’ensemble, et hop, dans l’oreille.

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Sinon, vous pouvez utiliser ce qui vous reste des coupons de feutrine. Pour avoir la bonne forme, essayez de faire des triangles de taille croissante superposés à partir de la base. L’idée étant d’obtenir une base vaguement plate pour améliorer la stabilité sur le serre-tête.

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Repliez les deux rebords de l’oreille l’un sur l’autre, avec un ourlet à celui de l’extérieur pour une finition plus propre. Cousez les ensemble. Et hop, une oreille de renard!

Faites la deuxième en symétrique, pour qu’une fois les deux oreilles montées sur le serre-tête, les deux bords non cousus se fassent face.

Il ne reste plus qu’à coudre les oreilles sur le serre-tête. C’est là que c’est utile d’avoir trouvé un modèle à trous : ça permet de multiplier les points d’attache. Utilisez de préférence un fil plus épais, et dont la couleur se fond facilement soit avec le serre-tête, soit avec vos cheveux. J’ai pris du noir faute de mieux.

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Bon ok, j’ai raté celle de gauche…

J’ai opté pour la version low cost / facile en me contentant de coudre les triangles blancs sur l’extérieur. Une version plus soignée serait de couper des triangles blancs juste un peu plus petits que les oranges, de procéder à une découpe dans une face de chaque « oreille » orange, et de coudre le blanc à l’intérieur. Ce serait encore mieux si vous trouvez un tissu façon fourrure (fausse!). Ca coûte cher, mais pour de petites surfaces comme ça, les vendeurs de tissus vendent parfois au rabais les restants de coupons (pour les Franciliens, allez voir autour du marché Saint Pierre sur la butte Montmartre).

… Comment ça, « oui mais à quoi ça sert? ».

A être la plus belle kitsunesque pour aller danser, cette question. A un concert de Babymetal. Les petites métalleuses japonaises en jupette qui répandent la musique metal au nom du Dieu Renard (Kitsune).

… Je crois que c’est la première fois que je bricole un truc aussi sophistiqué et voyant pour un fandom. Jusqu’ici, je n’avais fait que des T-shirts à base de transferts personnalisés.

Idées cadeaux pour le Noël des fans : Babymetal

Fans de Babymetal

Ils ont déjà tout le merchandising officiel?

Les Editions Coq en Pâte distribuent à la vente des sacs et T-shirts (pour jeunes enfants, hélas) à motif de renard de la marque MIBO, d’après les designs des paper toys correspondants, apparemment connus. N’ayant pas d’enfants, je les ai découverts par hasard à la boutique de la Cité des Sciences de la Villette :

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Le renard est à la mode : la chaîne de magasins Pylones commercialise depuis peu une collection Winter Spirit d’objets à l’effigie d’un goupil dans une forêt de sapins : tasse, bol, bouteille thermos, plaid, plateau, veilleuse, serviettes en papier, etc… De quoi cocooner tout l’hiver en glapissant d’aise.

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Pour les plus vieux qui ont aussi un portefeuille bien garni, il y a évidemment aussi la marque Kitsune. Qui, certes, coûte cher, mais a aussi quelques accessoires plus « abordables » comme ce porte-clés à 35 Eur :

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Même si pour être tout à fait honnête, j’ai préféré, pour ma part, commander celui-ci, en authentique plastique (sans doute fait à l’imprimante 3D en Asie et absolument pas officiel). Et tant qu’à faire, j’y ai joint ce très seyant bracelet phosphorescent.

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Mais le site qui vend l’essentiel du merchandising officiel de Babymetal ne vend pas à l’étranger, et il faut suivre toute une procédure alambiquée pour y commander quoique ce soit (y compris LA pièce de merchandising qui permet de débloquer tous les avantages du fanclub). Alors je les aime, les choupettes, mais il y a des limites… encore heureux que les CDs se trouvent en France (enfin, certains) et les DVDs, eux, sont disponibles sur Yes!Asia .

Reportage : Babymetal en concert au Playstation Theater, New York*

EDIT : July 2, 2016 : I added an abriged version in English before the French version :

The Playstation Theater is a nice 2000-standing people venue right in Times Square, New York. It has two standing levels and a third level with seated area at the back. It was packed full that night for the sold out concert of Babymetal, their second in New York – and my very first Babymetal show.

Half an hour before the door opened, the queue looked endless. From the number on the hand of a girl next to me in the room, there were over 600 people waiting already. And some people were already queueing in the morning. That’s some dedication!

Inside, there were two merchandising booth, with a small selection of items. It looks like kitsune masks are not sold in US and Europe? Security reasons maybe?

The crowd was one of the most diverse I had seen at a show : of course there were fans from « The One » (official fan-club), but other than them, it ranged from teenage girls in cosplay or lolita outfits (I saw one with a full Kitsune kigurumi!) to grey-haired metalheads, and everything in between : men, women, old, young, nerds and 30-something hipsters…

All these people started to get move and get excited when the show started right on time. They were not casual bystanders, but knew at least a few songs, if not more. By the look of it, the Fox God plan to conquer the world and breach frontiers of language is well on its way. Su-Metal, Yuimetal and Moametal walk in to a round of applause and cheers.

On stage, the three girls are as bouncy and energetic as in the live videos I had seen : dancing, singing, interacting with the crowd like the seasoned performers that they are, in spite of their young age. It’s a truly engaging show. Due to the very mixed audience, when Su-Metal commands a wall of death at the beginning of Road of Resistance, it doesn’t catch up much. But other than that, the crowd happily reacts to the calls of the three Japanese girls, or to the Kami Band for their solos on Catch me if you can.

The One, performed in English and with black caped overcoats, feels very much like the religious ceremonial it is set to be. The band and the crowd share their love for the music. I entered the venue as almost a casual listener, I exited as a fan.

Le Playstation Theater est une jolie salle de 2000 personnes à Times Square, qui a une fosse à deux niveaux, derrière laquelle se trouvent encore quelques rangées de gradins. Les deux petites mezzanines sur les côtés ne semblaient pas ouvertes au public ce soir là. Néanmoins, avec cette configuration, un maximum de gens peut avoir une bonne visibilité de la scène. Joie! D’autant plus joie que n’ayant commencé à faire la queue qu’une demi-heure avant l’ouverture des portes, j’ai eu la mauvaise surprise de voir que les deux files (VIP et standard) remontaient la rue jusqu’à loin. Très loin.

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Et là on ne voit pas le début de la queue : elle commence de l’autre côté d’un passage sous l’immeuble…

D’après le numéro inscrit sur la main de la fille assise à côté de moi dans la salle, plus de 600 personnes étaient arrivés avant moi – pour une salle contenant le triple. Mazette. Je savais que le public de Babymetal était du genre passionné, mais là ils battent même celui de Tokio Hotel. Et on est à New York, même pas leur fief! Les places ont d’ailleurs mis du temps à finir de se vendre, ce n’est que peu avant le concert que ça a fini de se remplir. En tout cas, le concert est complet, ce qui d’après la liste défilant sur les écrans, est assez rare.

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Reportage : Babymetal au Download Festival France

C’est la date attendue par les fans français de Babymetal, la seule date française de leur tournée Metal Resistance : la main stage (= scène principale) du premier Download Festival français, inspiré de son homonyme britannique.

Las, si contrairement aux fans anglais qui ont assisté à un set sous une pluie battante, les fans français ont vu le soleil dissiper les nuages juste avant l’arrivée sur scène du Kami Band, c’était pour un faux départ: la bande expliquant le plan du Dieu Renard pour ramener le metal au monde se lance, le Kami Band entame Babymetal Death, la chanson permettant aux filles de se présenter… Et puis s’arrêtent. Ben quoi? Où elles sont les petiotes?

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Les musiciens rigolent, on se dit qu’il y en a un qui a oublié de brancher son instrument… Après un peu de palabres en coulisses, les musiciens y rejoignent le staff. Flûte. Ça doit être plus grave que prévu. Effectivement, alors que les cameramen font patienter la foule en affichant en zoom les festivaliers lookés (dont un Pikachu timide sur lequel ils reviendront souvent…), les filles qui montrent leur soutif, etc, l’attente s’éternise. Il est bien 18h25 quand le Kami band revient sur scène pour reprendre Babymetal Death, suivi des filles.

En entendant Yui et Moa, ou plutôt en ne les entendant guère, j’ai dans l’idée que ce sont des problèmes patents de son qui ont retardé le set, et qu’ils ne sont pas complètement résolus. Heureusement, on entend Su, mais le son est quand même assez pourri. Comme le planning du festival n’a aucune marge (les sets suivants doivent commencer à 19h, y compris celui sur la scène 3, voisine), les filles ne nous interprètent donc qu’un best of de 35mn de leur répertoire avant de quitter la scène pour respecter le timing :

1 Babymetal death
2 Gimme Chocolate
3 Catch me if you can
4 Megitsune
5 Karate
6 Road of Resistance

Elles terminent par Road of Resistance, où Su-Metal comme d’habitude commande un wall of death. Je ne vois pas s’il est suivi, car providentiellement, le fan japonais qui était devant moi est parti derrière (pour aller faire du crowdsurfing depuis le fond de fosse) juste avant que les filles ne reviennent avec leurs drapeaux. De sorte que le temps d’un titre, je peux m’appuyer à la barrière à sa place. Premier rang à Babymetal, yeaaaah! Ca me permet de prendre enfin une vidéo potable d’une chanson entière.

Bref, mais intense, les filles délivrant en 35 mn la même énergie que celle prévue pour l’heure, semble-t-il…

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Introduction à Babymetal : Ijime, dame, zettai

Dans deux semaines, le groupe de kawaii metal japonais Babymetal se produira à nouveau en France pour un unique concert de leur tournée Metal Resistance – lors du premier Download Festival français, à Longchamp. Elles auront l’honneur du main stage, samedi 11 juin, à 18h.

C’est l’occasion de vous reparler d’elles, après l’article que je leur avais consacré en mars dernier. Pour cela, penchons-nous un peu sur leur titre Ijime, Dame, Zettai, qui est représentatif du concept. Qu’est-ce que le kawaii metal? Du japonais kawaii = mignon, et de l’anglais metal, qui évidemment fait ici référence au courant musical et non à l’élément, il s’agit d’un nouveau courant hybride dont le groupe est l’inventeur et, à ma connaissance, l’unique représentant : un mélange de pop japonaise chanté par de choupinettes jeunes filles en jupettes, sur fond de gros son de metal (joué par d’authentiques musiciens dans le fond, sobrement appelé le Kami Band, le groupe des Dieux / divinités).

Ijime, Dame, Zettai commence tout doucement, par une intro au piano sur laquelle la petite voix de Su-Metal (la chanteuse principale et aînée) chante du-du-duuu, du-du-duuu, du-duu du-duu du-duuuuuuu…

du-du-duuu, du-duuu,

du-du-duuu, du-duuu,

du-du-duuu, du-duuu, du-du-du-du-duuuuuuu…

Et puis le Kami Band commence à tout dépoter à fond les ballons, les filles alignent les poses en rythme, et Su-Metal gueule « Waaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah » alors que ses deux cadettes, Moametal et Yuimetal, commencent à courir d’un bout à l’autre de la scène à toute allure. C’est le moment, dans la fosse, de se faire un petit mosh pit, si le public connaît son affaire. A partir de là, c’est engagé pour 3 bonnes minutes de chant, danse et musique à un rythme frénétique, dégageant une énergie proche du mégatonne à la seconde (ce n’est pas pour rien que Su-Metal vient d’Hiroshima, oui c’est de mauvais goût comme comparaison). Sur le refrain, Moametal et Yuimetal ponctuent les paroles de Su-Metal, toujours à un rythme rapide, par exemple :

Su-Metal : Ijime! (harcèlement)

Moametal et Yuimetal : Dame! (jamais)

Et puis les petiotes chantent des damedamedame.

Pour la petite histoire, il s’agit d’une chanson à texte : la description de la vidéo officielle explique « Message of this song, we hope the world without « イジメ »(bullying). » : le message de cette chanson est qu’on espère un monde sans harcèlement (scolaire entre autres). En effet, l’ijime, ce qu’on appelle bullying en anglais est également une plaie, sous une forme un peu différente, au Japon, et cause d’un grand nombre de suicide parmi les écoliers japonais.

Après s’être bien dépensés en s’agitant dans tous les sens et en dansant un semi-marathon, la chanson s’apaise et les filles se rejoignent au centre de la scène, pouce en avant, en scandant des mots mélancoliques (j’avais même reconnu kokoro – coeur – avant de lire les paroles). Et ensuite, on repart pour un final DUMDUMDUM damedamedame!

En concert (cf la 2e vidéo, ci-dessus), la chanson finit généralement avec des séries de 4 :

Su-Metal : We are!

Moametal et Yuimetal : Babymetal!

(pour le cas où quelqu’un aurait loupé l’info…), et un See you! final. C’est tout mignon. Codifié, mais tout mignon.

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De gauche à droite : Yui, Suzuka et Moa

Voilà.

Jolies mélodies, chant kawaii mais non sans puissance, danse, choupinitude, rythmique d’enfer et gros son, c’est un bon résumé de Babymetal. Au début ça surprend, mais on s’y fait étonnamment bien. La mélodie (audible) et le chant (itou) font que même les non-métalleux peuvent y trouver leur compte, et l’énergie convoyée à la fois par le rythme et l’accompagnement instrumental du Kami Band font qu’on est embarqués sans peine dans leur délire. En fait, si on peut penser que le groupe est fabriqué, il est indéniable qu’ils sont à 100% engagés dans l’interprétation, ce qui est tout de même mieux que l’inverse.

Et c’est à voir en concert (déjà, on en trouve plusieurs en qualité moyenne sur Youtube, mais des DVDs officiels sont également disponibles. Le Live in Budokan est ce qui m’a convaincue de me pencher un peu plus sur leur cas). Donc si vous êtes en Ile-de-France dans 15 jours, et que vous n’êtes pas allergiques aux festivals, je ne saurais trop vous encourager à aller juger de vous-mêmes sur place au Download Festival. Car on ne sait pas quand le groupe pourra revenir en France. 49 Eur le billet journée, et plein de groupes de metal et assimilés parmi les meilleurs se produisent également tout le week-end (du vendredi au dimanche), sur 3 scènes.