La jolie chanson de générique des documentaires 72 heures de NHK World

Je regarde beaucoup NHK World depuis que j’ai réalisé que ça faisait partie de mon package du câble. C’est souvent zen, sans doute sponsorisé par l’office du tourisme nippon vu le nombre de clichés débités au kilomètre, mais on découvre aussi, dans les divers programmes de reportages bienveillants et sans habillage tape à l’œil (… à part l’ancienne émission kawaii, mais ça fait longtemps que je ne l’ai pas vue), le quotidien de japonais lambda. The Professionals, en particulier, c’est 1h pour montrer tous les aspects du travail d’un professionnel. Parfois un éminent docteur ou un inventeur, un artisan héritier de 5 générations, mais pas toujours.

Le lac Ashi à Hakone

Je me souviens d’un numéro récent, tourné pendant la pandémie, sur un « simple » chauffeur de bus de la région de Hakone, Omori Toru, qui déplorait que la ligne soit désertée faute de touristes étrangers (le Japon a plus ou moins complètement fermé ses frontières aux étrangers depuis le début de la pandémie). Il avait passé une bonne partie de sa vie à assurer ce service essentiel de conduire des gens d’un endroit à un autre, des habitants du coin sans voiture aux touristes, et c’était touchant de voir à quel point ça lui manquait. D’autant plus touchant que si ça se fait, j’ai fait partie de ses passagers : j’ai passé 3 jours et 2 nuits à Hakone lors de mon 2e séjour au Japon, pour une pause au vert au milieu de mon séjour à Tokyo, dans l’espoir de voir le Mont Fuji (en vain. Mais c’était une chouette escapade quand même, ça change des grandes villes). Et ne conduisant pas, j’ai beaucoup utilisé les bus de ce coin (ainsi que le téléphérique, le bateau pirate, etc).

Le lac vu à travers le grand Torii

Une autre émission proche des gens est 72 Hours, qui comme son nom l’indique, passe 3 jours entiers à un endroit pour documenter les gens qui y passent (résumé en 1h). Un petit konbini (supérette) dans une petite ville en bordure de route. Un bateau faisant la liaison entre les 2 grandes îles de Honshû et Hokkaido. Un bassin de pêche aux poissons rouges. L’itinéraire d’une bibliothèque ambulante dans une région rurale. Tout un tas de petites rencontres touchantes.

Le volcan d’Owakudani, à voir si vous passez dans la région de Hakone

On sait qu’il est temps de quitter cette parenthèse de Japon si banalement humain, pourtant si différent de la France, quand retentissent les premières notes d’une douce chanson, toujours la même, qui évoque la mélancolie, la fin de l’été peut-être. Seul le nom de la chanteuse, Matsuzaki Nao, est indiqué dans les crédits de fin d’émission. J’ai fini par trouver également le titre : Kawaberi no ie. Sans googler, je dirais que ça veut dire la maison au bord de la rivière, mais je peux me tromper. Je comprends juste un mot par ci par là, larme, souvenir… Mais à chaque fois, ça me serre un peu le cœur. Retournons au bord du lac Ashi… (le gars qui a fait la vidéo ci dessous l’a illustré avec des images de Manchester et Salford, rien à voir, mais au moins c’est la bonne chanson).

Vieux sketch (6) : « Morales » de Didier Benureau

On va rester dans les chansons à texte, avec cette chanson militaire au phrasé résolument typique de l’armée qu’ont connus les appelés (pas la plus brillante). Un hommage posthume, « chanson pour Morales, du 317e bataillon 42e RIMA, compagnon de combot ».

Un festival de liaisons mal-t-à-propos, de conjugaisons approximatives, d’humour plus que noir, qui trouve quand même le moyen de citer Aragon, bon ça ne plaît pas à tout le monde (mais ce ne sont pas les militaires qui détestent le plus).

Déchiqueté-é-euh! Pulvérisé-é-euh!

En prime, maintenant, depuis que je me suis souvenue de ce sketch, à chaque fois que je lirai des tweets en écriture inclusive à point bidulos, je les prononcerai sur cette musique.

Méchanceté-é-euh! Brutalité-é-euh!

Vieux sketch (4) : Le Slow (Benabar)

 

Ce n’est pas réellement un sketch, en ce sens que c’est une chanson interprétée en concert par un vrai chanteur, même si un certain nombre de ses titres ne sont pas dénués d’humour. Mais vu que sur les 3 vidéos que j’ai déjà postées dans ma série, deux sont des démolitions en règle de chansons d’amour, cela m’a rappelé ce superbe exercice de style. D’ailleurs vous admirerez la transition : il mentionne « Ne Me Quitte Pas » dedans.

Cette petite perle m’a fait pleurer de rire au bureau où je l’ai découvert (à une époque où on partageait sur un serveur nos playlists entre collègues). Parce que, pour être honnête, moi et les grandes envolées violonesques, ça fait deux. Sauf quand c’est chanté par Minmei (ne cherchez pas à comprendre, c’est ironique. Ou bien je suis sensible à la protoculture).

Et mine de rien, pour les béotiens en musique comme moi, il y a une petite déconstruction de poncifs musicaux derrière dont on n’a pas forcément conscience sinon.

 

Transports en commun / parodie : Comme d’habitude

Sur un air connu que je ne vous ferais pas l’insulte de préciser, une petite parodie à chanter :

Comme d’habitude

(la complainte du pass Navigo)

Je monte
Et je te valide
Tu ne fonctionnes pas
Comme d’habitude.
Sans toi,
Je descends du car,
Les passagers râlent,
Comme d’habitude.

Depuis la réorg l’agence
Ne vend plus de billet comme d’habitude
Ce n’est qu’un guichet d’info
Comme d’habitude

Alors je repars très vite, 
Je cherche un Velib comme d’habitude 
Un seul est là, tout cassé.
Je suis en retard comme d’habitude. 

velib_s

Sans bol je quitte la station, 
Tout est pris dehors comme d’habitude. 
J’ai froid, les taxis font grève,
Comme d’habitude. Comme d’habitude, toute la journée
Je vais courir après le temps.
Comme d’habitude je vais en rire,
Comme d’habitude plutôt qu’en pleurer.
Comme d’habitude, enfin je vais vivre

Comme d’habitude

Tant pis pour l’écologie
Je prends ma voiture comme d’habitude.
Là, la rue est bouchée
Tout embouteillée comme d’habitude.
Tout seul j’aimerais bien rouler
Sur ce grand boulevard comme d’habitude.
Les feux, je les grillerais,
Comme d’habitude.

Comme d’habitude, même la nuit
Ca va boucher sur le périph
Comme d’habitude ça klaxonnera
Comme d’habitude je m’énerverai
Comme d’habitude ça ne bougera pas
Comme d’habitude Comme d’habitude je voudrai partir
Comme d’habitude quitter la grande ville
Comme d’habitude pour vivre au grand air
Comme d’habitude. Comme d’habitude je verrai les prix
Comme d’habitude les emplois réduits
Comme d’habitude j’y renoncerai
Comme d’habituuuudeuuuh

Journée de la femme : Just a girl par No Doubt (avec les paroles)

J’avais oublié de faire un post sur la Journée de la Femme parce que pour être honnête je m’en fous un peu.
Néanmoins, alors que je me baladais en ville et voyait plein de consoeurs arborer une fleur offerte par une chaîne de magasins ou une autre, mon baladeur MP3 (je ne dis pas « mon iPod » parce que c’est un Sony) a eu la bonne idée de me passer « Just a girl » de No Doubt (chanté par Gwen Stefani donc).

Et je me suis dit que ça valait le coup de le partager, notamment si vous n’avez jamais pris le temps de comprendre les paroles (je vous mets les paroles et la traduction en français après le cut).


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Lana Del Rey : « Les fans ne doivent pas en attendre trop des prestations en direct »

C’est original.

Après une prestation peu convaincante sur le plateau de la très populaire émission « Saturday Night Live« , la jeune chanteuse a subi un flot nourri de critiques sur son manque de présence scénique et de performances vocales. Certes, elle est jeune et nouvellement arrivée sur la scène, et il est explicable qu’elle soit nerveuse.

Mais les explications qu’elle a fournies au magazine Fuse ont été surprenantes.

“I think like, the people who have been listening to my music for a little while know that I’m more of a writer and, like, a studio singer. So I think if you come to the show, you just come to hear the songs on the record that you might like. You can’t expect too much from my show.”

« Je crois que les gens qui écoutent ma musique depuis un moment savent que je suis plus un auteur, et une chanteuse de studio. Alors je pense que si vous venez au concert, vous venez juste écouter les chansons du disque que vous aimez. Vous ne devez pas en attendre trop de mon concert », finit-elle en riant.

O-kayyyy. A ce compte-là, si elle se sent si peu à l’aise sur scène, peut-être devrait-elle faire comme Françoise Hardy et renoncer à se produire en concert. La vidéo de l’interview ci-dessous :

Un fan espagnol de Madonna arrêté pour avoir diffusé une chanson avant sa sortie

http://www.mtv.com/news/articles/1676410/madonna-gimme-all-your-luvin-arrest.jhtml?xrs=eml_MTVNews12-22-4madonnafan

Wikileaks n’est pas la seule source de fuite : depuis un mois, certains fans de Madonna se passaient sous le manteau une de ses chansons pas encore sortie officiellement,  « Gimme All Your Luvin ». La chanson est une collaboration de la diva avec Nicki Minaj et M.I.A., qui en avaient parlé sur leurs Twitter respectifs. La version qui a filtré ne contient pas la partie chantée de M.I.A..

Très irrité par la fuite, le manager de Madonna, a protesté sur son Twitter : « Il était prévu que la nouvelle musique sorte pour le nouvel an. Je suis très heureux des réactions positives à la chanson, mais nous sommes très déçus par la personne qui a fait filtrer la chanson! Nous demandons aux fans de nous aider à empêcher d’autres fuites. Nous avons beaucoup en réserver pour vous. Mais respectez le processus ».
Madonna elle-même a ajouté « Mes vrais fans ne feraient pas cela. Qui que vous soyez, nous vous demandons d’arrêter! ».

Ce cri du coeur à la Balladur n’a pas dû suffire, la police a remonté la trace de la fuite jusqu’en Espagne. Ils y ont arrêté un fan de 31 ans habitant à Saragosse, dont l’identité n’a pas été révélée.

Michel Berger : La groupie du pianiste

Ouvrons la série des chansons consacrées (en bien ou en mal) aux fans et assimilés. Pour commencer, l’une des plus connues de la chansons française : La Groupie du Pianiste, de Michel Berger.

Joli, mais triste.

Paroles : La Groupie Du Pianiste

Elle passe ses nuits sans dormir
À gâcher son bel avenir
La groupie du pianiste
Dieu que cette fille a l’air triste
Amoureuse d’un égoïste
La groupie du pianiste
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