Belated review : Babymetal at the Warfield Theater, San Francisco, October 4th, 2019

Doors opened at 7pm, we were in line at something past 6pm and there was already quite a line. Note : we went to see Babymetal, not the other ladies show… In the morning, we had passed by the venue to check the itinerary, because the center of San Francisco seemed to have become less safe since I had been there the last time, and I didn’t want to walk through shady streets at night. As it turned out, it gave us the opportunity to walk by 2 tour buses that probably were Babymetal’s. I didn’t see any known face and I didn’t stay around, but it was a nice start to the day anyway.

Good surprise : though the few streets around are gross and feel unsafe, the Warfield Theater itself is a wonderful old-fashioned theater with golden balconies and, wonder of wonders : a floor in levels! So I stuck behind a guy leaning against the rail-thingy (with space for drinks) of the second level, which still was quite close from the stage but guaranteed me that I would see (I’m only one inch or two taller than Moametal). Yaye!

Opening band was the Swedish metal band Avatar, delivering great melodies with a freak show (singer Johannes has Joker-like make-up clown), very fun, quite loud too but the sound balance was excellent. If the singer sang instead of growling, I might listen to it more. In the end, the singer said it was their last show of this tour and they’d come up with an idea for their upcoming album, requiring a crowd shouting a word. So he asked us to shout « Silence« , several times. « I you don’t consent to be recorded, then just don’t shout. Shouting now is your consent. If you agree now and change your mind later, then good luck finding your voice and saying ‘I want you to remove my voice’. I’m gonna make you stars. Now you make me famous. »
So, fingers crossed, if they do as planned, I’ll be featured on a metal song 😁

Next came up our little fox ladies, Babymetal. The 3rd (rotating) girl who replaces Yuimetal for the dance part was Riho Sayashi, like in London. Thanks to our spot and this yaye-venue, I was able to see all of the choreography from close, which is rare. Double yaye! Because usually I only get to see from far, or between a sea of arms / heads, so it’s either a fragmented view of details, or an ensemble from far. Here I had the best of both worlds because I was close enough to see the artists expression AND the whole dance routines from Mikiko, their choreographer. I recorded some videos (though they’ll probably be struck at some point, but we’re all Babymetal deprived these days so I hope you’ll get to enjoy them) :

Babymetal at the Warfield – San Francisco – Shanti Shanti – YouTube

I had left my camera at the hotel, not knowing if they were allowed, so I only took pics and videos with my Huawei. And because I was close enough and the lighting was as awesome as always, it was enough to capture okay shots on the 2 songs I did. I failed to get a really good pic of Riho though, because when she was on the left, there was often a guy blocking the view.

Since they were on time, we were out by 10:30pm and had dinner in a slightly upscale Izakaya nearby, Ginto, because… We were fed up with bad food and hadn’t been to a proper restaurant since we had arrived in California almost a week before. Besides, it was a nice fitting end to that day to have proper Japanese food (tempura yaye!).

Flashback : Tokio Hotel à Paris Bercy – 14 avril 2010

Je ne sais pas vous, mais les concerts me manquent. Et chaque 14 avril, je repense à celui-là en particulier, il y a maintenant 11 ans. C’était le tout dernier concert de la tournée Humanoid City du groupe allemand Tokio Hotel. On ne le savait pas encore, eux non plus sans doute, mais c’était la dernière fois qu’on les voyait en tournée en Europe avant un long hiatus, le déménagement aux USA de la moitié du groupe (les jumeaux), le passage aux albums tout en anglais (hélas) et une grosse chute de notoriété qui fait qu’ils n’ont plus jamais rempli de salles aussi grandes.

Ce dont ils ne se plaignent pas forcément : durant le confinement, Bill Kaulitz s’est occupé en écrivant une autobiographie intitulée « Career Suicide », en allemand donc je ne sais pas trop ce qu’il y raconte, mais quelque chose me dit que leur long break qui a correspondu de facto à un suicide professionnel était le seul moyen qu’ils ont trouvé d’éviter le suicide tout court. Enfin, suicide professionnel, n’exagérons rien : ils tournent encore, mais à plus petite échelle, et ont changé de maison de disque, quittant Universal (je ne sais pas si c’était de leur fait… m’enfin bon débarras, vu le peu de promo que leur faisait la dite maison), pour revenir à Sony, qui avait eu la mauvaise idée de les virer avec d’autres groupes débutants avant qu’ils ne deviennent célèbres. D’après le compte Instagram de Georg Listing (le bassiste), ça doit mieux se passer : pour son anniversaire ils lui ont offert une PS5 et il a fait une story « à la meilleure maison de disque du monde ».

Tokio Hotel – Komm – Paris – la dernière fois qu’on voyait l’ouverture de concert avec l’Etoile Noire qui s’ouvre…

14 avril 2010, donc. J’étais à l’époque en plein milieu de ma fanitude Tokio Hotelesque, que j’ai déjà raconté sur ce blog. Commencée en blague devant ce groupe de mioches qui m’avait rapidement bluffé par son professionnalisme dépassant celui de pas mal de musiciens plus vieux, son enthousiasme de jeunes chiots, et la combinaison de pop rock péchu et de la langue allemande dont j’adore les sonorités. Ce concert à Paris, c’était le 5e pour moi de la tournée. A la base je n’en avais prévu « que » 3, en France, et puis j’en avais ajouté 2 sur un coup de tête à l’approche des dates. NO. REGRET. Quelques jours avant ce concert, j’avais dérapé sous la douche et je m’étais pété 2 côtes contre le rebord de la baignoire, mais heureusement, c’était des « petites » fractures, donc j’ai quand même pu aller dans la fosse. Mais j’ai évité la foule des premiers rangs (c’était le premier Bercy qu’ils n’avaient pas pu remplir, du reste), restant à côté de la console son au milieu, avec une copine. Ce qui m’a donné l’occasion de dire bonjour à leur ancien manager David. Avant qu’une furie ne lui gueule dessus et ne ruine le moment. *roll eyes* Heureusement, elle n’a soit pas reconnu, soit pas vu qu’avec David, à l’abri avec les techniciens, il y avait leur meilleur ami et leur beau-père. Donc ils ont pu mater le concert tranquilles (mais un peu sur leurs gardes quand même).

Tokio Hotel – Humanoid – Paris – l’interlude acoustique de la tournée, toujours étonnant

Tokio Hotel a toujours eu mauvaise réputation en France (comme en Allemagne du reste), à cause de leur jeune âge et du look androgyne de leur chanteur. Pas assez snobs, mon fils. Pourtant, ils ont toujours assuré sur scène. A la mesure de leur âge, certes, ce ne sont peut-être pas des Mozart. Mais ce sont des pros, et qui ont toujours eu à coeur d’offrir de vrais spectacles à leurs fans. Même maintenant qu’ils tournent dans des salles plus petites, style Trianon ou Olympia, ils ont toujours une scène et des lumières chiadées, un thème directeur, une setlist variée et bien construite, Bill a des costumes… créatifs même si pas toujours à mon goût. Bref, on sait où passe l’argent. Ce n’est pas au goût de tout le monde, mais on peut a minima apprécier le travail bien fait. Et pendant 1h30 à 2h, on est ailleurs, avec eux. Entre aliens (le nom donné à leurs fans à l’époque où c’est devenu la mode pour les artistes de les distinguer ainsi. Remarquez bien qu’on m’appelait l’extra-terrestre à l’école, alors il y a comme une continuité qui m’a amusée…).

Tokio Hotel – thank you speech and Geisterfahrer – Paris – Ah, cette chanson, je l’aime d’amour… Je ne pensais pas l’entendre en acoustique, mais elle rend bien…

Le petit discours de remerciement ci-dessus, un classique en concert, était d’ailleurs plus long que sur les concerts précédents de la tournée (comme quoi ça peut servir à ça d’en faire plusieurs… On voit ce qui s’éloigne de la routine). Bill a même remercié l’équipe qui avait conçu et monté la scène, ce qui, pour le coup, est quelque chose que j’avais rarement entendu. En général ça se borne à citer les musiciens sur scène et éventuellement le producteur. Même Tom, son jumeau et guitariste, avait l’air ému.

… Rétrospectivement, je me demande s’il ne savait pas, lui, que c’était plus qu’une tournée qui se terminait, mais la page la plus spectaculaire de leur carrière qui se tournait. Allez savoir. C’était aussi leur dernier concert majoritairement en allemand avant un bon bout de temps (j’ai plus ou moins arrêté de suivre le groupe, mais il me semble que leur seul concert en allemand depuis, c’était lors d’un de leurs « camps d’été » hors de prix. Rien que ça m’avait presque donné envie d’y aller, mais le camping, moi…). Le public français leur avait fait un tel accueil glacial quand ils avaient essayé d’y chanter en anglais à la tournée précédente qu’ils avait pris l’habitude de nous faire la même setlist que dans les pays germanophones. Une exception. Les autres pays avaient droit aux versions anglaises dès qu’ils ont fait des albums en 2 versions (allemand et anglais). *soupir* C’était le bon temps.

Tokio Hotel – Traumer – Paris – il manque le umlaut sur le a, c’est Träumer (rêveur), mais je n’étais pas sûre que Youtube gère bien les accents.

J’allais écrire que j’adore cette chanson, mais en fait, si j’étais autant fan d’eux à l’époque, c’est que quasiment toutes les chansons de leurs 3 premiers albums me faisaient dire « Oh elle est géniale celle-ci! » et me file encore des frissons de joie quand je les entends maintenant. Et dire qu’il y a des andouilles qui pensent que les fans de ces groupes ne sont pas là pour la musique… Ca a TOUT à voir avec la musique et comment elle nous fait vibrer. Que les musiciens soient mignons ou pas. Même si 80% du public de l’époque c’était des filles entre 12 et 20 ans. Ca aide, d’expérience, d’avoir un truc pas trop moche à regarder sur scène. Mais s’il n’y a rien qui passe par les oreilles, on ne vient pas à un concert, on se contente de se palucher sur un magazine, si vous me passez l’expression.

Puisqu’on en est là, un autre des reproches faits à Tokio Hotel, c’était qu’ils soient un groupe fait par le marketing. C’est faux, ils ont juste réussi à se faire connaître très jeunes par un groupe de producteurs qui les a aidés à se professionnaliser avant de démarcher les maisons de disques (d’où le contrat avec Universal alors qu’ils n’avaient que 15 ans, après un 1er contrat avec Sony). Et ensuite, ce sont des monomaniaques : le bon vieux rock des familles avec des power songs, ce n’était pas vraiment la tendance de leur âge quand ils percé, mais c’était leurs références (80es), digérées et modernisées. Sans doute que leur maison de disque aurait préféré leur faire faire de la tectonik ou je ne sais quelle ânerie éphémère, mais eux ils ont grandi avec Metallica, David Bowie, et Rammstein, si j’en juge à leurs effets de scène. Maintenant avec l’âge, ils se sont mis à l’électro de boîte de nuit, c’est pas du tout mon style mais ma foi, je ne peux pas les forcer à faire la même musique 40 ans non plus.

Tokio Hotel – Sonnensystem – Paris – je sais pas où ils avaient péché l’inspiration spatiale de cet album par contre mais c’est pas graaaave…. ça change un peu

Et puis la sincérité, ça se ressent. Enfin non : c’est vrai qu’à moi ça m’a toujours paru évident parce que j’ai un bullshitometer redoutablement sensible, qui fait que je suis incapable de regarder un homme ou une femme politique en vidéo sans vouloir lui balancer des tomates. Mais j’ai aussi fini par comprendre que ce n’était pas le cas de tout le monde. Donc pour les gens dont l’empathie est défaillante : croyez-moi juste sur parole, la sincérité, quand on n’est pas handicapé de ce côté, ça se sent, surtout en musique. Et eux ils sont faits pour ce boulot. De toute façon, vu les cagettes de critiques qu’ils se sont pris pendant 5 ans, il fallait qu’ils soient convaincus pour continuer dans cette voie.

Et je leur en sais gré. L’abandon de l’allemand, ça m’a fait mal au coeur, mais je pense que ça ne correspond pas seulement à une nécessité économique, mais aussi à une rupture avec leur pays parce que c’est là que des fans (enfin si on peut appeler ça des fans… des tarées obsessionnelles) leur ont rendu la vie impossible en allant jusqu’à les cambrioler.

Le petit duo piano – voix des jumeaux, ci-dessous, c’est quand même pas le truc le plus évident qu’on attend… Et puis comme on dit, quand tu fais guitare-voix ou piano-voix, sans les fioritures de production, tu sais si la chanson tient la route ou pas.

Weit Weg von hier durch Raum und Zeit zoom dich zu mir

Tokio Hotel – Zoom – Paris

Petite vidéo non musicale de Tom, Georg et Gustav (le batteur) qui disent au revoir :

Tom, Georg and Gus say goodbye to Tokio Hotel Humanoid City Tour

Tokio Hotel – Für Immer Jetzt – Paris

Et on arrive à la dernière chanson, du dernier concert, de la dernière tournée en allemand avant le long hiatus et le changement complet du groupe… Ce ne serait plus jamais tout à fait pareil, mais c’était une magnifique soirée.

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Guide : un concert de Babymetal au Japon

Petit guide à l’intention du gaijin paumé qui wakarenai le nihongo, mais qui tenterait bien l’aventure pour voir son groupe préféré dans son pays d’origine (valable aussi pour d’autres groupes nippons, a priori). (c’est à dire ce que j’aurais aimé lire avant de partir histoire d’apaiser la control freak en moi)

Un concert de Babymetal au Japon, c’est comment ?

C’est extrêmement bien organisé. Déjà, je trouvais les avant-concerts de Tokio Hotel très bien organisés quand c’était les VSD Hamburg qui s’en chargeaient (maintenant avec leur nouveau staff… not so much). Mais là, on atteint un autre niveau.

Première étape : les billets

La mise en prévente des billets réservée aux fans s’est faite par tirage au sort, déjà expliquée dans un article précédent. Ensuite, les billets restants étaient proposés en vente « normale ».

Pour le retrait des billets, c’est à faire le jour même, au guichet, muni de la copie de la confirmation de votre commande et d’une pièce d’identité (et de la carte qui a servi à la commande, d’après le mail envoyé pour expliquer les modalités de retrait, mais dans les faits, ils ne la demandent pas). Le personnel parle assez bien l’anglais pour la tâche.

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Il est précisé que personne d’autre ne peut retirer les billets, même muni des pièces ci-dessus. Il ne faut pas avoir d’empêchement. Il est aussi précisé que les billets sont nominatifs et qu’ils vérifient à l’entrée, mais vu que je n’y ai pas eu droit, je suppose que ce n’est vrai que pour les billets en fosse (mosh’sh pit dans le jargon Babymetalien, version soft du mosh pit). En effet, celui-ci est réservé aux membres The One, qui doivent donc présenter leur « carte de membre » (ou copie d’écran, telle que représentée ici au-dessus à gauche du panneau) en sus des autres éléments.

Pour les désespérés qui cherchent une place au dernier moment : il faut suivre sur Twitter les « big name fans » qui sont sur beaucoup de concerts, comme Papimetal, ou regarder les communautés de fans. La vente étant censément interdite, ça se passe par réseau et sur place après retrait des places. Donc il faut demander à la cantonade. C’est facilité par le fait que, les concerts étant souvent le week-end, les fans se regroupent sur place même sans faire la queue, juste pour papoter. Et que les fans de Babymetal sont franchement sympa. Le matin du concert, après une semaine à me sentir quand même décalée à 10 000 km de chez moi, j’arborais un T-shirt BM dans le métro (il faisait encore chaud). Je commence à croiser plusieurs fans qui comme moi en portaient, et aussitôt, d’un bout à l’autre d’une rame, ou d’un quai, on a échangé des sourires et des signes du renard. D’un coup, je me suis sentie chez moi…

A savoir : beaucoup de fans viennent les bras chargés de petits cadeaux « babymetalisés » faits main. La prochaine fois, je ferai de même pour avoir quelque chose à leur donner.

Les goodies et l’avant-concert

Ça, c’était la partie facile. Parce qu’après, il y a la queue pour le merchandising. Si. Si les fans de Babymetal font la queue, ce n’est pas pour l’accès à la fosse, mais pour les stands de merchandising. « Gu dzu » en katakana (pour « Goods »).

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Avant même d’arriver à l’île du château d’Osaka, y’a la queue…

Ceci pour plusieurs raisons :

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Ma réservation sur Gérard Drouot Productions : anatomie d’un fail

Or donc, la semaine dernière, on nous annonce la prévente dès ce lundi 14h des billets pour la prochaine tournée de Tokio Hotel, le Dream Machine Tour 2017, sur le site de GDP – Gérard Drouot Productions. Comme ça fait plusieurs fois que j’ai des places pourries à cause de leur site qui ne l’est pas moins, je m’attends au pire. Mais comme je veux des places assises, et que je dois aussi passer commande pour des copines occupées loin de leur ordi / smartphone, je m’y colle.

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Dimanche 18 septembre 

Je tente de me connecter sur le site, afin de vérifier que mes identifiants sont à jour. Je rentre l’adresse email, le mot de passe noté dans le carnet kivabien… La fenêtre de connexion se ferme sans message, mais la page derrière indique que je ne suis pas connectée… Je ré-essaie, j’ai peut-être fait une fausse manip. Même résultat.

Donc je me dis que ces gros boulets ont dû me virer, ou simplement purger ou perdre leur base de client… Je tente de me créer un nouveau compte : ils me disent que j’existe déjà. Et là il y a enfin un lien « Avez-vous perdu votre mot de passe? »

A TON AVIS DUCON? Et comment ça se fait que tu n’aies même pas signalé à l’essai de connexion que le mot de passe était faux?

Bref… Donc après plusieurs autres clics sur une interface toute pourrite, ils me renvoient sur mon adresse email un lien vers une page où après encore quelques manips, je peux réinitialiser mon mot de passe. Ca m’a paru très peu ergonomique, comme parcours.

Ce qu’il y a de bien, c’est que je découvre une fois connectée que « En achetant 5 billets, j’ai accumulé XXX TIX », (un nouveau système de points de fidélité, sans doute pour compenser tous les gens qui fuient leur site de merde comme la peste après les mêmes mésaventures que moi), qui doivent me permettre de choisir des cadeaux. Alors ce serait sympa, si 1) la liste en historique ne me rappelait pas que les 5 « billets » sont en fait les 5 COMMANDES pour la dizaine de billets pour Morten Harket… donc xxx « TIX » pour cette merde, d’autant que comme leur site buggait, j’avais dû acheter en plusieurs fois et donc payer plusieurs fois leurs frais de port prohibitifs, c’est pas cher payé… Et qu’en plus sur la page de choix du cadeau, le site me dit que je n’ai aucun TIX.

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Je vais voir sur mon profil que tout est à jour : c’est « rigolo » : j’ai beau enregistrer, saisir « Mme » ou « Mlle », quand je reviens sur mon profil, je suis « M. ». Je suis tentée de commencer à rédiger un dossier d’anomalies avec captures d’écran pour le Jean-Stagiaire développeur de leur site. Assorti de ma facture. 500 Eur pour 2h de recette d’appli web vérolée jusqu’au trognon. C’est pour payer ma psychothérapie pour gestion de la colère, ainsi que mon ordonnance de Xanax.

Lundi 19 septembre 

9h50 : je vais sur le site au cas où. Tiens, le site ne garde pas la session ouverte, les cookies ils ne connaissent pas.
10h : la mise en vente des billets commence à 14h, mais comme d’habitude GDP c’est 10h, je vérifie le site quand même. Billets indiqués « bientôt disponibles ».
10h10 : pareil. Je vérifie tous les quarts d’heure. La confiance règne.
13h : après manger je retourne sur le site. Qui m’a re-déconnectée. Grml. Sur la page du concert, je n’arrive pas à me connecter depuis le téléphone : la page ne s’auto-redimensionne pas et la pop-up de connexion apparaît avec les champs de saisie et le bouton de validation hors écran. >.< Je pense à retourner sur la page d’accueil, d’où j’arrive à me reconnecter, car les paramètres d’affichage sont différents.
13h50 : je commence à rafraîchir le site toutes les minutes.

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14h00 : le site commence à ramer comme une galère avec un seul rameur, arthritique de surcroît. Comme je suis déjà sur la page du concert, je sélectionne vite fait les places des catégories que je veux et clic! … La barre de chargement en haut avance d’un demi-centimètre. Et reste bloquée là. Une minute. Deux.
14h03 : Sur l’ordi du boulot, j’essaie d’ouvrir le site. Premier essai : « not found bug snorglub va te faire foutre ». Deuxième essai : « le site est actuellement surchargé, pour votre confort nous avons mis en place une page d’attente ».
14h05 : pendant ce temps, mon téléphone est toujours bloqué au même niveau de la barre de chargement. Je me dis que c’est mort et je reclique sur le bouton « valider la commande ».
14h07 : MIRACLE! Il affiche la page suivante! Ah merde : ma commande comptait deux types de billets : en recliquant sur la page, il n’a pas doublé la commande, mais à moitié : j’ai le bon compte de billets assis Catégorie 1 au 3e rang, mais le double de billets debout… Féchié. Je clique sur la croix pour annuler le bouton fosse. Je ne vois aucun changement. Je clique sur « valider », tant pis, je trouverai bien preneur pour les places en excès, je préfère ça que risquer de perdre les places assises.
14h07:30 : Hein? Ah ben si tiens, il a pris en compte la suppression des places en double. Je re-clique sur le bouton pour valider.
14h08 : j’arrive sur la page panier avec le fatidique, attendu et redouté message « Votre panier est vide ». PUTAIN DE BORDEL DE NOUILLE CA FAIT PLUS DE 5 ANS QUE VOTRE SITE A LES MEMES BUGS! Enfin non : depuis l’an dernier, vous en avez AJOUTE DES NOUVEAUX. Vous ne pouvez pas vous enlever les doigts du cul et investir dans un serveur capable de tenir la charge pour gérer autre chose que la billetterie de la tombola karaoke-choucroute de la Tremblade, non?

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14h09 : pendant ce temps, l’ordinateur du bureau en est à 7% de la barre de progression sur la page d’attente. Je ré-essaie donc sur le téléphone. Je recharge la page du concert… Et paf, billets catégorie 1 épuisés. Je maudis les résidus de fosse à purin qui « gèrent » (le mot est galvaudé) Gérard Drouot Productions, et je commande des billets Catégorie 2, au fin fond du poulailler. Faudra prévoir les jumelles (bien que ce soit l’Olympia). Je le sais, j’y ai déjà vu un concert depuis sensiblement la même place. Il y en a qui ont sauté au plafond en voyant que le concert aurait lieu dans cette « salle mythique » (même pas vrai d’ailleurs : l’Olympia mythique, il est enseveli à quelques dizaines de mètres de là…), moi j’ai juste eyerollé très fort parce que je ne lui vois rien d’exceptionnel. Ah si, on nous fait payer le placement. Je sais lire un numéro de place, merci.

14h14 : après une certaine attente, me voilà sur l’écran de paiement. Il faut que je saisisse mon adresse (je coche celle pré-saisie la veille) et un moyen de paiement (là, il n’était pas possible d’en pré-saisir. Mais vu le haut niveau de professionnalisme du site, level « Mon petit cousin de 12 ans a fait mieux pour se monter une boutique de coques de portables depuis sa chambre d’écolier », ce n’est peut-être pas un mal qu’ils ne stockent pas mes informations de paiement…). Le site continue à mouliner pour déduire de mon adresse les possibibilités d’envoi : j’ai donc le choix entre retrait au guichet (non, banane : c’est uniquement disponible le jour du concert, enfin je suppose, or je dois filer des billets aux copines qui vont aller en fosse tôt. Moi je viendrai après le boulot) et « envoi suivi étranger ». Pour une adresse à Paris. Aaaaah, leur site serait-il délocalisé en Papouasie Nouvelle-Guinée? Ca expliquerait la connexion défaillante et les 7 Euros dans ma gueule. Je dirais bien qu’ils ont fait faire leur site en Bosnie, mais ils bossent mieux que ça.

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14h15 : me voilà en possession d’une confirmation de commande. Yapuka espérer qu’ils arrivent, vu que la Poste aussi est atteinte de Jean-Stagiairite aigüe.
14h16 : je déverse mon ire sur Twitter sur Jean-Stagiaire GDP. Ca ne changera rien vu que GDP, outre leurs services lamentables, ne font jamais de geste commercial pour s’excuser de leur incompétence. Il ne répond pas. Soit il a donné sa démission, soit il est en RTT. C’est vrai qu’un community manager en congé un jour de mise en vente d’artistes internationaux qui ont l’habitude de faire péter les serveurs de MTV, ce serait dans la droite ligne de la gestion habituelle….
14h29 : je me rends compte que l’ordinateur du bureau était resté ouvert sur la page d’attente du site. Qui indique 97% de chargement, ouaiiiiiis! Je narquoise* et je ferme la page.

16h: 2 copines d’un autre fandom qui ont elles aussi eu des déboires me disent que, comme c’est le même coup que précédemment, « pour voir » elles ont essayé de réserver des billets mezzanine, et me demandent si je veux celui dans leur panier.

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Forcément, comme la moitié des gens se sont retrouvés comme moi avec une première commande de bons billets qui a buggé avec un message « Panier vide » au moment du paiement, les places avaient dû se retrouver bloquées dans le système, qui les a relâchées au cours de l’après-midi. Ce qui fait que les billets Mezzanine qui apparaissaient « épuisés » à 14h10 ne le sont plus du tout à 16h : on en trouve à la pelle.

16h30 : je dégage l’open space en poussant les tables vers les murs, et j’entame sur la moquette le dessin d’un pentacle satanique afin de maudire les « gérants » de GDP sur 12 générations.
16h47 : Satan est dur en affaire. En plus je n’ai pas de premier-né à sacrifier, et mon âme ça fait vilaine lurette que quelqu’un a une option dessus. Tant pis, mes collègues sont partis à la machine à café en me regardant en coin, j’en profite pour récupérer cheveux et rognures d’ongles à leurs bureaux, et je troque leurs âmes rabougries contre la malédiction idoine. Le nombre compense la piètre qualité (dixit Satan).
16h58 : je relis soigneusement le parchemin à la recherche des clauses en petits caractères, avant de le signer de mon sang.
17h19 : VA POURRIR EN ENFER, TOI LE PDG QUI SE CONTENTE D’ENCAISSER L’ARGENT SANS TE SOUCIER DE LA QUALITE DES SERVICES DE TON ENTREPRISE, ET TON CORTEGE –D’OMBRES– DE JEAN-STAGIAIRE!

*Je crée des néologismes si je veux.

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Fandom : Pour ou contre les photos et vidéos dans les concerts?

On est à peu près tous devenus photographes amateurs depuis que le numérique a rendu le « coût marginal à l’unité » (coût de production d’un nouvel item une fois l’investissement de base rentabilisé – ici, l’appareil photo) de la photo numérique quasi nul.

Il se trouve des grincheux pour râler qu’on est tellement occupés à prendre des photos qu’on ne profite pas du paysage / du concert / de l’expérience. Ca arrive. Les excès, il y en a partout.

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Mais en ce qui me concerne, les photos c’est un bloc-notes visuel. Ca permet quand on s’y repenche de raviver les souvenirs d’un moment. Ca permet aussi de les partager, avec ceux qui sont intéressés en tout cas (souvenirs des séances photos de vacances imposées en famille…).

Pour les concerts, aussi, il y en a dont mes souvenirs « ressentis » de l’instant sont surtout « on a failli choper une insolation pendant l’attente, et le temps que le concert arrive j’avais super mal aux pieds », « ah oui c’est à celui-là qu’une connasse m’a enfoncé son coude dans le dos pendant une heure pour que je dégage du premier rang », « ça poussait tellement que j’ai passé le concert à lutter pour ne pas me retrouver trop loin dans la fosse et continuer à voir quelque chose », « j’ai pas vu grand-chose entre les têtes ». Et puis les chansons, normalement, sauf gros ratage ou belle surprise, c’est un peu les mêmes. J’essaie de noter dans mes articles sur les concerts les petits trucs qui sortent de la routine, justement, les phrases des musiciens, les moments improvisés, les petits ratés rigolos…


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Parisienne mais presque : Corson au festival de Mouilleron-le-Captif, le 6 septembre 2015

Hors de Paris point de salut : le chanteur Corson (interprète de « Raise me up » et « The Rainbow », entre autres), sponsorisé par l’Office du Tourisme des Départementales de France, continue sa tournée des patelins improbables de nos régions. Après le festival « Car’scène Rock son » à Carcen-Ponson le 25 avril dernier, il sera donc le 6 septembre (c’est un dimanche) au festival de Mouilleron-le-Captif (je vous jure que c’est un vrai nom, je ne l’ai pas inventé. Je n’aurais pas pu, même mon imagination a des limites, aussi surprenant que ce soit), près de la Roche-sur-Yon – à une grosse encâblure de Nantes, donc.

Etant fan, mais aussi une Parisienne typique sans voiture, j’ai regardé si c’était accessible en transports en commun. Le site de la commune indique fièrement que depuis 2010, les communes de Mouilleron-le-captif « bénéficient du réseau de transport en commun ». Chouette. Il y a même un plan des arrêts. Mais ils ne disent pas quelle ligne. Je vous passe mes déboires avec le site Impulsyon, qui est celui des transports en commun de l’agglomération de la Roche-sur-Yon. Enfin non, tiens, c’est croquignolet : ayant remarqué que le festival est sis à Beaupuy, j’entre dans le moteur de recherche d’itinéraire départ : gare de la Roche-sur-Yon (il doit bien y en avoir une), arrivée Beaupuy. Il m’indique bien un code postal, mais étant nulle en géographie, je n’en tiens pas compte. De toute façon, c’est le site du réseau de transports Vendéen, ça doit être le bon, non? Ben non : il me répond tranquillement 7 heures de trajet en bus.

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La carte m’indique pourquoi : bizarrement, il a décidé de m’amener à Beaupuy en Haute-Garonne. On s’éloigne un peu de la Vendée…
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Fandom : 10 trucs de survie en tournée

  1. Le baume à lèvres. Non, pas pour avoir les lèvres douces pour rouler des galoches au chanteur, faut pas rêver, mais juste parce que faire la queue dehors et faire du tourisme avant, ça assèche les lèvres. Et chanter avec les lèvres en sang, c’est pas top.
  2. La crème pour les mains. Pareil que le baume à lèvres, mais pour les mains, voire le corps.
  3. Les mouchoirs en papier. Ca dépanne toujours. Toilettes publiques, accident de maquillage, serviette en papier…
  4. Le gel hydroalcoolique désinfectant. Il existe des mini-bouteilles (vides, à remplir de ce qu’on veut, chez H&M ou Muji) pour en avoir toujours sur soi dans une poche, même toute petite.
  5. Les poches. Pas les sacs plastiques, mais c’est très pratique d’avoir des vêtements avec des poches, surtout fermées. Ca libère les mains pour l’appareil photo / le stylo et le machin à faire signer / applaudir, tout bêtement. Pour les batteries ou cartes mémoires d’appareil photo, la carte-clé de l’hôtel, le portable, un peu d’argent…
  6. Les prévisions météo, à consulter la veille ou le matin même pour plus de précision. Et savoir si on doit emmener une cape de pluie (il y en a des pas chères chez Hema!), un gros manteau ou un short.
  7. Un plan des environs customisé avec la salle, les transports, et les centres d’intérêt (magasin pour le ravitaillement, toilettes publiques…).
  8. La compote en gourde style Pom’pote. Pour les petits creux de dernière minute, et s’hydrater un peu sans avoir besoin d’aller aux toilettes 1h après (être fan est un sport d’endurance…).
  9. S’il fait froid : le blouson en polaire à mettre sous un manteau : c’est pas cher, léger, ça ne craint rien si ça tombe (c’est facilement lavable en tout cas) et ça se noue facilement à la taille durant le concert. Avec capuche c’est encore mieux.
  10. S’il fait très froid : des chaufferettes de randonnée, en vente dans tous les bons magasins de sport.
  11. Pour les filles (si c’est un concert de Tokio Hotel, après tout…) : le kit de retouche maquillage. Evitez de prendre la totale, vous risquez d’en perdre, et les toilettes de salle de concert sont rarement adaptées à un relooking complet.

A éviter :
– les petits tops bustiers sans bretelles. C’est peut-être sexy, mais dans la fosse, votre bustier va vous servir de ceinture avant même que le concert commence. Il y en a que ça ne dérange pas, mais si ce n’est pas l’effet voulu, prenez-en un stable.
– les talons hauts pour un concert en fosse si vous n’en avez pas l’habitude et/ou si vous comptez faire la queue un petit moment. Vous aurez mal aux pieds bien avant de pouvoir assister au concert. Si vous êtes la warrior des talons de 15 cm, ignorez mon avis. (j’aime voir les gens clopiner à la sortie du concert…)

Fandom : l’accessoire indispensable pour faire la queue sous la pluie

La société américaine Under the Weather a mis au point un accessoire prévu à la base pour les mères de famille qui se dévouent pour assister aux matchs de rugby ou de foot de leurs chers bambins sous la pluie :
Red Tent

Mais il serait également très utile aux fans dévoués, qui sont capables d’attendre des heures, voire des jours, devant une salle de spectacle, voire un hôtel, dans l’espoir de voir leur idole d’un peu plus près. Or faire la queue debout, ça use. Et faire la queue sous la pluie, c’est désagréable et on attrape la mort.

Aussi, voici la solution : une sorte de cabine pliante et portable, avec une chaise intégrée, qui permet tout à la fois de rester assis et au sec, même sous une pluie battante.

Alors certes, vous m’objecterez qu’on doit avoir l’air ridicule. Mais vu qu’on est de toute façon la risée des passants quand on fait la queue pour quoique ce soit, on n’est pas à ça près, si?

Je devrais suggérer à la firme de sortir une version avec des « verres » (ou du plastique, plutôt) fumé, tiens. Pour faire la queue incognito!

Anatomie de la queue (cas du musicien, illustré)

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la taille de la queue n’est proportionnelle ni à la célébrité du musicien, ni à son talent.

anim_hp_snape_my body

Un musicien expérimenté et estimé au delà de son cercle musical peut en avoir une toute petite, là où un petit jeune qui sait à peine se servir de son instrument en aura une longue et enthousiaste.

anim_lotr ride hard

Et l’âge non plus ne change rien à l’affaire: celle d’un vieux beau sur le retour exploitant en solo le succès passé de son groupe sera aussi dure que celle du minet à la mode porté par la télé.

anim_keanu reeves magic
(me too, Keanu, me too. Come as you are.)

Aussi, bien que la question revienne souvent, il m’est impossible de dire à l’avance à quelle heure commence la file d’attente à un concert, ni si vous prenez le risque d’écoper d’un coup en grugeant.

anim_not sorry

Comment arrêter d’être fan (2)

Quand tu assistes à la dernière chanson du dernier concert de la tournée 2010 de ton (autre) groupe préféré, sans savoir quand tu les reverras parce que rien n’est annoncé :

anim_don't cry

Quand tu entends une rumeur de sortie du 4e album pour l’automne 2011 :

anim omg

Quand tu entends une rumeur de sortie du 4e album pour l’automne 2012 :

anim omg

Quand tu entends une rumeur de sortie du 4e album pour l’automne 2013 :

anim_silent tongue watch

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