Fan-fiction Dragonlance : L’appel des ténèbres (4/4)

Chapitre 4

Quelques mois à peine après son arrivée, les couloirs bruissaient d’agitation. En ce jour, une Epreuve aurait lieu. Habituellement, tous les apprentis, et sauf exception les Mages eux-mêmes, se souvenant de leur propre examen de passage, priaient chacun la lune de leur ordre de protéger celui qui risquait sa vie pour obtenir plus de pouvoir. Cette fois les paris circulaient à voix basse entre apprentis, et la plupart espéraient la défaite -la mort- du candidat. Cela n’étonnait plus Dalamar. Non plus que la présence insolite d’un étranger dans la Tour en un jour si spécial, où d’ordinaire l’accès en était plus protégé encore.

Le candidat de l’Epreuve du jour était le jeune homme en Robe Rouge qui avait accueilli, plutôt mal, Dalamar à son arrivée. L’elfe noir avait fini par comprendre d’une part que c’était Galathus qui aurait dû s’en charger, d’autre part que celui-ci s’était déchargé de sa tâche sur un apprenti en noir, Jalenth. Lequel, à son tour, peu enthousiaste à l’idée d’écarter les esprits gardiens du Bois de Wayreth, avait confié la corvée de ramener le nouveau au jeune homme en Robe Rouge. Il n’était pas étonnant dans ces conditions que celui-ci n’ait pas été aimable. Non qu’il le soit beaucoup plus au naturel, comme Dalamar avait ensuite eu l’occasion de le constater.

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Fan-fiction Dragonlance : L’appel des ténèbres (3/4)

Chapitre 3

Dalamar se tordit sur le sol en essayant de se redresser. Le paysage changeait autour de lui. Malgré sa douleur et les phosphènes qui dansaient devant ses yeux, il était sûr que ces sapins n’étaient pas là quand il avait perdu conscience, mi-dormant mi-assommé par le sang qu’il avait perdu. Et encore moins les yeux fantômatiques qui apparaissaient entre eux, flottant sinistrement dans la pénombre. Au moins il avait réussi à se débarasser de ceux qui l’avaient laissé en si piteux état. Ces Qualinesti ne se risqueraient plus à s’en prendre à un elfe noir sans prévoir de sort à la hauteur.

Une silhouette en robe rouge apparut à la limite de son champ de vision et Dalamar tourna brusquement la tête vers elle, pour le regretter immédiatement quand un haut-le-coeur menaça de terrasser. Son malaise s’apaisant, il releva les yeux vers le mage. Non, se reprit-il, l’apprenti. Il portait à son cou l’insigne que Talikath avait décrit comme étant celui des mages attendant de passer l’Epreuve. Ce n’était qu’un jeune homme mince, aux cheveux bruns, au visage creusé par la fatigue de longues heures d’études, qui l’observait sans aménité. Sa voix n’était guère plus qu’un murmure où pointait l’agacement.

 » Tu cherchais la Tour de Wayreth? Elle t’a trouvé. Suis-moi. »

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Fan-fiction Dragonlance : L’appel des ténèbres (2/4)

Chapitre 2

Jusque dans la nuit, le rire atroce tinta à ses oreilles. N’y tenant plus, il se leva pour marcher dans les jardins publics, essayant de chasser ce son de sa mémoire. La douceur de la nuit ne lui apporta guère la paix, car il ne put s’empêcher de repenser à Shalinar. Ses brûlures étaient en voie de guérison, mais il serait plongé dorénavant dans une nuit permanente. Les flammes en attaquant ses yeux l’avaient rendu aveugle, et personne n’avait rien pu y faire. Cela dépassait les capacités des mages du Silvanesti. Dalamar serra les poings. Si seulement il avait eu le pouvoir de neutraliser le mage noir avant qu’il lance son sort, s’il n’avait pas eu à l’attaquer avec sa simple épée, il aurait peut-être pu l’empêcher de rendre Shalinar invalide. Si Kerenthas n’avait pas tant attendu avant d’utiliser sa magie pour le contrer…

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(Fan-fiction) Tokio Hotel : Devilish – ou presque

Contexte : a long time ago, in a galaxy far far away… j’écrivais des fan-fictions.

Les humoristiques sont sans doute celles qui vieillissent le mieux et parlent le plus aux lecteurs hors fandom.

Voici donc une petite fan-fiction sur Tokio Hotel, en 2001, du temps où le groupe s’appelait encore Devilish et tentait de se faire connaître dans les clubs de l’ex-RDA.

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(Fan-fiction) Saint Seiya : Changement de tactique

(j’ai retrouvé une autre de mes vieilles oeuvres. Ne me dites pas merci)

 Changement de tactique

L’émergence d’un cosmos surpuissant réveille les Chevaliers de par le monde…

Japon :
– Seiya, chargé comme un âne de victuailles diverses, laisse tout tomber dans l’escalier : « Faut que j’y aille, Mylène, la princesse Saori a besoin de moi! »
– Mylène « Moi aussi ! C’est qui qui va les porter, mes packs d’eau minérale?! Tu trouves toujours une excuse pour te défiler, sale type, coureur de jupons! »

Japon, bis :
– Shun, sa nudité couverte d’une serviette et dégoulinant d’eau, jaillit de la salle de bains : « Zuteuh! Pourquoi toujours quand je suis sous la doucheuh? »
– Ikki « Paske t’y passes la moitié de ton temps, dans cette fichue salle de bains! »

Chine, les 5 Pics : (il fait nuit – c’est le décalage horaire)
– Shunrei : « Ben Shiryu keskyspass? »
– Shiryu : « Désolée , chérie, le devoir m’appelle. »
– Shunrei : « Dis-lui de te rappeler aux heures ouvrables, rogntudju! Tu pourrais pas raccrocher quand on est occupés?! »

Sibérie :
– Hyôga : « Comment ça, plus de roses? Mais c’est un scandale! Importez-en alors! »
– Le marchand primeur-épicier fleuriste local : « Désolé Mr Hyôga, en cette saison les roses ne fleurissent plus que dans l’hémisphère sud, ça coûte trop cher d’en importer… »
– Hyôga, transpercé par l’écho du cosmos maléfique : « … Bon, je vais y aller, vu que la princesse rembourse les transports, j’en profiterai pour ramener des fleurs pour môman… »

Nos valeureux héros se retrouvent devant la demeure somptueuse de Saori Kido, alias la réincarnation d’Athéna. Elle n’est pas là. Sur la table de la cuisine, elle a laissé un mot pour eux, écrit sur du papier rose pâle décoré de petits chatons.

 

fic_lettre saori
A la lecture de la lettre, Ikki se tape le front.

« Ah la conne! Elle aurait pas pu nous attendre, non?! Elle est encore allée se foutre dans le pétrin! »
Silence gêné mais vaguement approbateur des autres.
Shiryu toussote « Ouais, bon, mais si on y va pas, notre ennemi va détruire le monde. »
Ikki « Je l’emmerde, le monde. Il me fait chier, d’abord, le monde… »
Traînant un Ikki râlant et ronchonnant, les Chevaliers retournent le contenu de tous les placards pour mettre la main sur les clés du jet, et s’embarquent pour le trajet jusqu’à une île grecque.

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(Fan-fiction) Saint Seiya : Les Racines du Mal

(Où je continue à vider les tiroirs de mon passé de fan.

Où l’on découvre pourquoi je n’ai pas fait une brillante carrière d’auteur de fan-fiction – pas assez de scènes de fesse, pas assez de respect des personnages)

Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque) : Les Racines du Mal

Mais au juste, quelles sont donc les raisons qui poussent ces jeunes hommes à risquer leur vie ou plus pour sauver le monde, jour après jour au lieu de vendre du shit ou de jouer à Doom comme tous les jeunes de leur âge?

Nous voilà devant un dojo-officine-façade de secte pouilleux. Sur sa plaque gravée en lettres tournicotées (selon la bonne vieille devise de « plus c’est bidon et mieux c’est présenté »): « Le très sage et très ancien Pi-Yé, Moine Kung-fu Taoiste renommé mondialement, Grand Gourou de la Renaissance Cosmique, carte bleues acceptées. »

C’est dans ce havre de connaissance que nos amis cherchent la réponse à leurs questions existentielles.

Shiryu, sur un divan, l’air complètement névrosé, un bandeau sur les yeux, faisant des nœuds avec ses cheveux, raconte ses souvenirs de guerre : « Shun-Rei se plaint que je ne la regarde plus! C’est parce que je perds tout le temps la vue, il suffit que j’ai un combat, un problème, hop! Je ne peux pas m’empêcher de me crever les yeux pour augmenter mon cosmos… ».

Au centre de la pièce, un vieil asiatique rabougri à mi-chemin entre maître Yoda et un Jacques Vergès rétréci au lavage – de l’imagination, que diable, c’est un gourou ET un escroc, ce qui est presque synonyme – prend des notes en hochant la tête d’un air compréhensif.

Hyôga,sur un autre divan, un verre de cocktail rempli de cubes de glace à la main : « Depuis que ma mère a coulé dans un lac gelé en Sibérie, je passe mon temps sous ou dans la glace. Je vais voir Môman au fond du lac, je fais de la neige partout où je passe, je m’empiffre d’ice-creams… Mes amis ne veulent plus prendre le bateau avec moi depuis qu’ils ont vu Titanic… Même mes ennemis m’enferment systématiquement dans un cercueil de glace… »

Shun, allongé façon « Venus couchée sur le divan », sa chaîne Nébulaire enroulée autour de ses membres et de son corps : « Quand j’essaie de m’en débarrasser, je me prends les pieds dedans et plaf! Je finis emmêlé dans les mailles. C’est terrible, je suis toujours obligé d’appeler mon frère Ikki à l’aide et je sens bien que ça l’énerve, mais plus il est en colère et plus je m’emmêle… Et quand mes ennemis m’attachent, ben en fait… Je crois que j’aime ça. Je suis malade hein? »

Ikki, justement, bras croisés, a l’air de mauvais poil comme d’habitude, et semble mépriser souverainement ses petits camarades, tous en rond sur des divans entourant le vieux Gourou :  » C’est tous des nuls. Pas fichus de se débrouiller sans moi deux secondes. Si j’étais pas là pour leur sauver la mise, ça ferait longtemps qu’ils seraient tous morts et le monde en ruine. »

Seiya, des cernes monstrueuses sous les yeux, donne l’impression de ne pas avoir dormi depuis un an, et fume clope sur clope : « Comprend pas. Toutes les filles sont folles de moi, toutes! La Princesse Saori, Mylène, Shaina, elles me courent toutes après, mais j’arrive jamais à conclure! Pourtant je suis un héros, j’ai des burnes en acier, mais y’a toujours un truc pour m’empêcher de conclure, un cataclysme qui menace le monde, n’importe quoi! Shuis maudit! Dites-moi pourquoi le monde m’en veut, Grand Gourou Pi-Yé?! »

Le gourou se gratte le nez, relit ses notes.

« Les explications de tous vos ennuis résident dans votre karma, mes enfants. Votre existence passée imprime encore sa marque sur vous.

Seiya, dans ta vie précédente, tu étais un boute-en-train (le cheval censé « préparer » les juments à la saillie, pas le rigolo qui fait marrer tout le monde).

Ikki, ta réincarnation présente est le fruit de ton comportement héroïque lors de ta vie passée sous forme de la roue de secours d’une ambulance de la Croix-Rouge. 

Shun, tu dois te défaire des habitudes du rôti qui est en toi et cesser de chercher la ficelle pour te faire saucissonner… )

Hyôga, la réponse à tes angoisses repose en Sibérie… Tiens, j’ai ici la photo du mammouth qui fut ta précédente enveloppe charnelle, et qu’on vient de retrouver congelé dans la banquise là-bas. Va donc aider à le dégager, ça devrait  faire disparaître ta névrose.

Shiryu, alors là, là, je ne sais pas quoi te dire. La taupe qui sommeille en toi refuse de voir la lumière… »

Fin (honteuse et confuse)

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(Fan-fiction) Saint Seiya : Fin de bataille

C’est jeudi, c’est fandomie!

Eh oui, il y a de cela quelques éons, j’ai écrit des fan-fictions. Petite séance nostalgeek avec cette petite fic sur les Chevaliers du Zodiaque.

 

Fin de Bataille

Seiya s’extirpa des ruines du temple d’Hadès, détruit par l’ultime explosion de cosmo-énergie du dieu maléfique. Tenant dans ses bras la princesse Saori, réincarnation d’Athéna, il descendit en titubant quelques marches du monumental escalier de pierre qu’il avait dû gravir pour la sauver des griffes d’Hadès. Les cadavres de ses ennemis gisaient à différents paliers, près de leurs temples respectifs. Et sur les derniers, gisaient aussi les corps meurtris de ses amis, ses frères, les chevaliers de Bronze, qui s’étaient sacrifiés pour occuper leurs derniers adversaires pendant que Seiya secourait leur déesse tutélaire. De leurs armures sacrées, il ne restait que des fragments de métal éparpillés sur la pierre. Tous avaient atteint le cosmos ultime, devenant plus puissants que les Chevaliers d’Or pour venir à bout de leur ennemi.

Saori releva la tête vers Seiya, épuisée par sa longue captivité, et lui fit signe de la laisser redescendre au sol. L’énergie d’Athéna afflua en elle, resplendissante de majesté divine, elle irradia son cosmos vers son défenseur exténué qui se sentit immédiatement revigoré. Puis elle descendit l’escalier avec grâce, s’agenouillant après chacun de ses gardiens l’un après l’autre pour leur communiquer son énergie. Shun, chevalier d’Andromède, dont la beauté fragile dissimulait l’un des cosmos les plus puissants. Ikki, chevalier du Phoenix, son frère, qui revenait d’entre les morts à chaque fois qu’Athéna ou son cadet avait besoin de lui. Shiryu, chevalier du Dragon, à qui son maître, le chevalier d’or de la Balance, cédait son armure lorsque la justice le requérait. Et Hyôga, chevalier du Cygne, maître des Glaces à présent que ses professeurs Crystal et Kamu n’étaient plus.

Les chevaliers se relevèrent, regardant une aube nouvelle se lever sur le monde qu’ils avaient sauvé, heureux d’être encore en vie et ensemble.

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Ailleurs. Une sonnerie stridente retentit, ébranlant les murs de l’atelier souterrain, en même temps que cinq urnes métalliques arrivaient à toute allure le long du tapis roulant inter-planaire pour s’entrechoquer en cliquetant en bout de ligne. Un lutin dévala un couloir en clamant d’une voix haut perchée:

« Seigneur Hephaistos! Le service après-vente vous demande! C’est urgent! »

Une masse gigantesque, difforme et toute de muscles, se leva d’une couche taillée dans le roc, au plus profond de la caverne. Une voix ronflante comme une forge, puissante comme l’acier, tonna en réponse au lutin qui se faisait tout petit.

« Qu’est-ce que c’est encore?! »

Le lutin sautilla d’un pied sur l’autre, pas très rassuré.

« C’est les chevaliers d’Athéna, Seigneur. Leurs armures sont en miettes.

– Quoi, ENCORE?! »

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(Fan-fiction) John Wick, le court-métrage.

John Wick – the abridged version
(a short fan-fiction – version française à la suite).

Everything goes like in the movie until :

Viggo Tarasov, on the phone with John Wick :
– We are civilized men, let’s deal with this in a…
John Wick hangs up.
Avi : What did he say?
Viggo : Enough.

Interior night, John Wick’s home. John is packing his weapons and turns off the light.
He goes down patio level, hears a faint sound and sees a silhouette lying down the floor, motionless.

Getting closer cautiously, gun ready, he recognizes a body wrapped in plastic film. A gold coin is stuck near his collar. Only the head is unwrapped : it’s Iosef Tarasov, with a big hole in his temple.

In his mouth is a note that John unfolds.
– With our apologies. P.S. : the coin is for cleanup service.
With Viggo’s signature.

THE END
Alternate fic title : « If I had been Viggo… »

John Wick alias Baba Yaga

John Wick alias Baba Yaga

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Version française :

John Wick, le court métrage.

Tout se passe comme dans le film jusqu’au premier appel de Viggo Tarasov à John Wick.

Viggo : « John, nous sommes des hommes civilisés, réglons ça… » *clic*
John a raccroché.
Avi (l’homme de main) : « Qu’est-ce qu’il a dit? »
Viggo : « Rien, justement… ».

Intérieur nuit, dans la maison de John. Il prépare ses armes et éteint la lumière, s’attendant à une attaque.

Il descend au rez-de-chaussée, sur ses gardes, et voit une silhouette étendue par terre, immobile.

Il se rapproche, pistolet au poing, et reconnaît un corps emballé dans du film plastique. Il y a un jeton glissé dans entre deux épaisseurs près du col. Seule la tête dépasse du plastique : c’est Iosef Tarasov, un gros trou sanglant sur la tempe.

Dans sa bouche est glissée une note. John la déplie.

« Avec nos excuses. P.S. : le jeton est pour le service de nettoyage. »
Signé Viggo Tarasov.

FIN
Titre alternatif de la fan-fiction : « Si j’avais été Viggo »…

Fan-fictions : est-ce qu’elles étaient différentes au bon vieux temps?

Sur Tumblr, devenu depuis deux ou trois ans le nouveau repaire des échanges entre fans, il y a surtout des reposts d’images, mais il y a aussi des discussions. Voici un échange sur le thème « Est-ce que les fan-fictions étaient différentes dans le temps? ».

http://some-stars.tumblr.com/post/108440241428/was-fanfic-any-different-in-the-olden-days

(c’est en anglais, mais un peu trop long pour que je le traduise)