Application : jeu BFB Champions 2.0 et le challenge Captain Tsubasa

Je n’avais pas vraiment prévu de jouer à une simulation de football un jour, mais mon tout récent séjour au Japon m’a rappelé Captain Tsubasa (Olive et Tom en VF). Ce d’autant qu’une nouvelle série télé sortie il y a 2-3 ans a remis au goût du jour le manga, si tant est qu’il en soit sorti.

Tsubasa_1

C’est donc en cherchant s’il existait des goodies Captain Tsubasa que j’ai découvert l’existence de BFB Champions 2.0. C’est un jeu de foot sur tablette et smartphone, qui se démarque (jeu de mots, 10 yen dans le nourrain) des autres par l’utilisation de la licence officielle du manga, en sus des vrais joueurs de notre monde issus de diverses époques (enfin, plus ou moins. J’imagine qu’il n’ont pas pu payer les droits demandés par la FIFA, ce qui leur vaut à la place de faire figurer « Laziluza« ). Ce qui vous permet d’aligner une équipe mélangeant allègrement Karl Heinz Rummenigge (joueur mythique de la Mannschaft dans les années 80) et Oozora Tsubasa (le héros du manga).

Tsubasa_2

(Oui je sais, c’est Hyûga, son principal adversaire)

J’ai donc téléchargé le jeu.
Déception : les joueurs et maillots de Captain Tsubasa ne sont disponibles que lors de challenges temporaires.
Coup de chance : l’un d’entre eux est actuellement en cours pour quelques jours ou semaines, avec les équipes de la période « World Youth ». Ce qui m’a permis, en y jouant intensivement alors que je cuvais mon jetlag en bullant sur mon canapé, de récupérer une palanquée de mes joueurs favoris de l’époque, même si pas encore dans leurs versions optimales. Ce qui explique que j’ai un peu modifié la planification de mes articles pour vous en parler afin que vous puissiez en profiter aussi.

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Ce que mes fandoms m’ont appris

Je ne parlerai pas ici des compétences transverses, j’en ai déjà fait une liste ici (non exhaustive).

Non, pour moi un fandom, c’est généralement une ficelle qui me permet de tirer sur la grosse pelote que constitue l’univers, pour l’appréhender par de petits bouts plus faciles à assimiler. Ce d’autant plus que, si je peux m’intéresser à presque n’importe quoi, il :e faut généralement une connexion émotionnelle pour cela (ou en tout cas pour que je retienne quoi que ce soit).

Exemples au fil de mes différents fandoms :

gauss_aha

A-ha

– langue anglaise. Ce n’était pas ma seule motivation pour apprendre mes leçons, mais ça a aidé. Avec un vocabulaire étrange, vues les paroles de Paul Waaktaar, et sans doute plus riche que si j’avais été fan d’un boys band anglophone de naissance.

– histoire et géographie norvégienne. Pour quelqu’un qui situait Nantes « vers Marseille » et Jacques Brel en Bretagne (à cause du plat pays), admirez l’exploit.

saint seiya old

 

Mangas et animation japonaise

– culture japonaise. En essayant de dépasser le stade « oh c’est joli les cerisiers en fleur et les tatouages de yakuza ».

– langue japonaise. Je n’ai jamais dépassé le stade du déchiffrage approximatif dico à la main, mais ça m’a servi un peu, plus tard. Pas beaucoup, certes. Mais c’est toujours un vernis. Ça fait plaisir au personnel des vrais restaurants japonais que je ne massacre pas trop la prononciation, déjà. Ca me permet de reconnaître des titres de Babymetal sur mon baladeur avant les premières notes.

Entretien avec un Vampire

 Les vampires d’Anne Rice

– Internet – c’est à cette époque que je m’y suis mise. J’ai d’ailleurs conservé quelques correspondantes de l’époque, de par le monde (Allemagne, Hong Kong, Australie…), dont une partie que j’ai rencontrée plus tard, ce qui m’a fourni une autre incitation à voyager parfois (cad qu’il y a une Australienne que j’ai rencontrée deux fois, à Amsterdam et Londres, parce qu’à chaque fois qu’elle passait sur Paris j’étais en vadrouille ailleurs).

– et le fandom en ligne, entre mailing-lists et newsgroups.

– la Nouvelle Orléans et les USA.

– les vampires en général. Qui auparavant ne m’intéressaient pas plus que ça.

anim river flea sucks

(admirez la subtilité de la transition)

River Phoenix

– le cinéma. Je ne me définis pas comme cinéphile, mais maintenant, à force de retenir les noms des gens avec qui il a travaillés et par extension leurs films, je peux faire illusion en parlant de films que je n’ai même pas vus. Classe. (et j’ai aussi vu un certain nombre de films que je n’aurais pas forcément regardés avant de m’intéresser au cinéma par son biais)

– les drogues. De façon théorique. Je suis allergique à la dépendance.

– le véganisme. De façon théorique aussi.

– les Red Hot Chili Peppers, REM (bon eux je les avais déjà entendus et j’aimais déjà), Natalie Merchant.

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Buffy the Vampire Slayer

– les fandoms en ligne, suite (ça avait beaucoup changé).

– conventions et voyages en solo ou en groupe pour y aller.

– les concerts en petites salles d’artistes pas mondialement connus.

 

Tokio Hotel

– langue allemande.

– maquillage et mode.*

– le monde du luxe.

*Ça peut sembler curieux – moi en tout cas j’ai trouvé cocasse – que ce soit un groupe de gars dont 3 pas trop stylés qui parvienne à m’intéresser à un sujet traditionnellement plutôt associé à mon genre. Cela fera l’objet d’un autre article…

L’art, les artistes et leur public

J’ignore si le strip ci-dessous, du très drôle Raphaël Beuchot (dont je lis toujours avec plaisir les strips sur twitter, sur le monde la musique, en particulier) a été rédigé juste pour faire sourire. C’est en tout cas l’effet qu’il a d’abord eu sur moi, suivi d’une réflexion. Les réactions sont exagérées, mais elles sont assez naturelles.

raphael beuchot_artistes

Ne le prenez pas mal, amis artistes, mais dans l’ensemble, on s’en fout de vous. En tant que personnes, je veux dire. D’ailleurs, n’est-ce pas une de vos revendications, en général? Des bons, du moins? Qu’on s’intéresse à votre art mais pas à votre vie privée?

Et ma foi, quand c’est le cas, ça se traduit ainsi.

On a beau l’enseigner, le réduire en formules mathématiques (nombre d’or et harmoniques), la perception de l’art reste elle essentiellement émotionnelle. On « accroche » ou pas à une oeuvre en fonction de son vécu personnel, de ce qu’on a envie de voir ou d’écouter, de l’écho que ça trouve en nous. Certes, la façon dont c’est fait, le style, les arrangements, les couleurs, l’écriture… ça compte aussi. Mais ça aussi, c’est normalement influencé par le fond. Si vous écrivez exactement la même chanson pour raconter l’enfer de la dépendance et les premiers mots de votre bébé, à moins de le faire exprès à titre expérimental, c’est que vous êtes très limité, techniquement.

anim_musician need help to get laid

Il a le mérite de l’honnêteté

Par suite, il est normal que les gens qui ont adoré la veine sombre d’un artiste ne trouvent pas tous leur compte dans un virage à 90° vers des comptines pour enfant. Sans doute pas au point de souhaiter que l’artiste retombe en dépression, ok. Ça, c’est égoïste. Mais en se détournant de l’artiste en n’achetant plus sa musique, ça, c’est logique.

Dans 99,999% des cas, on ne vous connaît pas personnellement et on ne vous connaîtra jamais. Vous pouvez être la personne la plus délicieuse ou un sombre connard, ça peut certes transparaître dans votre art, mais pas forcément. Donc ce qui reste, c’est l’art.

Po-Pompidou par Andy Warhol

Alors oui, souvent on s’attache, ou on croit s’attacher, en gardant plus ou moins conscience de ne pas réellement savoir à qui on s’attache. Mais en même temps ce n’est pas bien grave vu qu’il y a peu de chances que la personne en question, si elle trahit votre confiance (sans le savoir elle aussi) se barre avec vos gosses ou votre compte en banque. Ca prête donc peu à conséquence.

Plus je prends de l’âge et moins je comprends la notion de « loyauté » à l’artiste brandie en étendard par certains (et, quand je lis le strip, peut-être même attendue par certains artistes. N’est-ce pas, monsieur « fair weather friend »?…).

Bon, pour tempérer ce propos, je concluerai en disant que le meilleur des concerts de Placebo que j’ai vus était, a contrario, celui de leur retour pour Battle for the Sun, après avoir viré le batteur, mais avec un Brian Molko apaisé et aussi radieux qu’on peut l’imaginer (c’est à dire à peu près comme un corbeau sous acide : ça reste du Placebo, mais plein d’énergie). Comme quoi. (c’était pas celui-là, de concert, d’ailleurs, c’était la Musicale de Canal Plus à l’Olympia, mais je n’en ai pas de bonne photo. Je pensais qu’il interdisait encore les appareils photos et je n’avais sur moi que mon regretté Nokia Xpress Music 5800).

Placebo Olympia 2009-06-08

Nostalgeek : Rions un peu avec DragonLance (mais alors vraiment un peu)

ou

Recueil de blagues pourries du Magicien Noir

ou

Nostalgeek, parce que je me demande s’il existe encore des gens qui se souviennent de DragonLance, ou LanceDragon en version française. Une vieille série d’heroic fantasy tirée d’aventures de jeu de rôles, et ayant elle-même à nouveau donné un jeu de rôles ensuite. Un univers plein de dragons, de guerriers héroïques, de méchants maléfiques, de mages qui font de la magie…
Bon rétrospectivement, c’était assez cliché, mais quand on sort dans les premiers clichés, les lecteurs ne sont pas encore lassés. Dans mon (lointain) souvenir, les romans d’origine étaient assez plaisants à lire, et surtout présentaient au moins un personnage intéressant, un mage puissant mais tourmenté, qui sombre peu à peu du côté obscur (en gros), Raistlin.

Il va de soi que toutes les plaisanteries ci-dessous n’auront de sens (et encore) que pour les lecteurs de la série.

dragonlance

Pourquoi on n’a jamais vu Raistlin rigoler (réponse en fin de page)

Devinette : comment fait-on décoller des reptiles d’un porte-avions ?
Réponse : avec un Lance-Dragon.

D : Comment appelle-t-on un soldat chargé de surveiller un prisonnier Chevalier Solamnique ?
R : un garde-Sturm.

Devinette : qu’est-ce qui est collant, mou et qui fait mal aux dents?
Réponse : du Caramon (mou).

Devinette : que dit un magicien noir confronté à une prêtresse de Paladine ?
Réponse : « Dalamar de cette nana-là! ».

D : Quel est la friandise préférée des dragons ?
R : les Kender-Surprise (bien cuits et enrobés d’aluminium, avec un petit cadeau dedans).

D : Pourquoi la compagnie de la Lance ne fait-elle jamais de ski?
R : Ils préfèrent les raquettes de Tanis.

Devinette : qu’est-ce qui est collant, qui tient chaud et qu’on aime bien avoir sur soi en hiver?
Réponse : un Dalamar thermolactyl.

D : Comment appelle-t-on une piquette imbuvable dans les tavernes naines ?
R : un demi Elfe.

dragonlance

D : A quoi reconnaît-on une chrysalide d’une Crysania ?
R : Il finit par sortir quelque chose de beau d’une chrysalide.

D : Comment fait-on rentrer un Kender dans un tunnel sombre?
R : On lui dit qu’il y a une surprise au fond.

D : Comment fait-on rentrer un Kender dans une boîte à chaussures?
R : On Tass le Kender.

D : Comment fait-on rentrer un Kender dans un cendrier?
R : On le présente à un dragon.

D : Comment reconnaît-on un nain d’un Kender ?
R : Le nain, c’est celui qui a le manche de la hache à la main, alors que le Kender a la lame de la hache entre la tête et les épaules.

D : Pourquoi n’a-t-on jamais vu Raistlin rigoler ?
R : Il a passé trop de temps à supporter des blagues aussi nazes que celles que vous venez de lire.

Fandom : 10 signes que tu devrais peut-être laisser tomber l’artiste que tu suis

  1. Tu n’as aucune envie de regarder les nouvelles interviews et vidéos backstage qui sortent, ni les anciennes d’ailleurs.
  2. L’excitation de tes camarades fans te semble soudain incompréhensible, voire agaçante.
  3. Tu passes le concert à t’ennuyer sérieusement, sauf sur les anciennes chansons, qui se font de plus en plus rares à chaque tournée, forcément.
  4. anim_river blows smoke.

  5. Les gaffes, ratages et défauts que tu trouvais amusants te tapent sur le système (oui, un fandom c’est presque comme une relation de couple)
  6. Tu te surprend à imaginer les modifications d’interprétation et d’arrangements musicaux qui rendraient les chansons meilleures (bon allez, disons « plus à ton goût ») – alors que tu n’es même pas musicien.
  7. Tu te demandes ce que tu pourrais dire à Artiste lors d’une dédicace, et la seule question qui te vient est « Mais pourquoi vous avez arrêté de faire de la bonne musique pour sortir cette daube?« . Du coup tu n’essaies pas d’y aller de peur d’être désagréable.
  8. anim_why

  9. Ton top 5 des meilleures chansons du nouvel album ne contient que deux chansons et demi.
  10. Tu as l’impression qu’on te prend pour un pigeon et tu ne trouves plus d’excuses au système. Tu veux au moins des miettes plus consistantes en récompense.
  11. Quand tu tombes sur une photo ou une news, au lieu de te faire sourire comme avant, ça te soule et tu te dis « Oh ta gueule ».
  12. anim_stand by me shut up

  13. Quand Artiste fait une déclaration sur la fidélité de ses fans, tu as envie de rire et de répondre que la tienne ne tient que tant qu’il donne satisfaction et que, justement…

(au cas où vous vous demanderiez quel artiste m’a inspiré ce post, hélas il n’y en a pas qu’un : c’est assez récurrent comme phase. C’est pour ça que je suis la fan errante qui change de fandom en moyenne tous les 5-6 ans… Pour être honnête, ce n’est pas toujours la faute à des défauts des artistes. Des fois, c’est juste que nos chemins prennent des directions différentes. Mais dans ces cas-là la rupture est moins acerbe)

Fandom : Tokio Hotel : les 5 phases du deuil Billien

Le déni : non, c’est un montage, il a pas réellement osé porter / faire / dire ça?!

Comets 2008 : prix de la plus belle meuf de la soirée (et la seule avec un pénis)

Comets 2008 : la plus belle meuf de la soirée (et la seule avec un pénis)

La colère : putain mais ce fandom ça devient n’importe quoi, comment tu veux qu’on ne passe pas pour des clowns après?! J’en ai marre je me casse!

Le marchandage : Le maquillage, ok. Les cheveux façon porc-épic, passe encore. Même le look de la plus belle fille des Comets Awards, je m’y suis faite. Mais arrête un peu avec les tatouages, steplé? On voit même plus ta peau et ils sont moches…

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La dépression : J’en peux plus, ce fandom m’épuise…

L’acceptation : Non mais vas-y, je m’en fous, fais ce que tu veux, je suis blasée…

(et 3 mois plus tard, ça recommence avec un nouveau look, une nouvelle lubie, une vidéo…)

Fandom : J’aurais voulu être journaliiiiiste!

Pour sortir dans un numéroooo
Et qu’on me donne les setlists
Sans faire la queue comme au zoo…

Je constate que les e-zines et les blogs servent beaucoup de plateforme pour faire des interviews. Il paraît même qu’on est censé demander l’autorisation (aux salles et au management) quand on fait des photos de concert. J’ai demandé une fois si c’était autorisé, et on m’a répondu que les accréditations avaient été distribuées. Il y avait malentendu : je ne voulais pas un passe-droit pour aller en coulisses ou dans la rigole de devant la scène. Je voulais juste savoir si en tant que vulgum pecus, j’aurais le droit de prendre des photos et des vidéos de concert pour mon usage personnel (et pour illustrer le blog, certes, mais comme c’est un blog perso et pas un organe de presse rémunéré, hein…), vu que ça dépend des salles, des artistes, de l’humeur du capitaine…

Je ne demande pas d’interview. Pour un assortiment de raisons.

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Fandom : astuces beauté et régime miracle

Ca peut paraître idiot, mais on devient très self-conscious (je n’ai pas trouvé de bonne traduction de ce mot en français. Complexé? Coquet(te)? Conscient du surmoi existentiel?) quand on va assister à un concert ou autre, surtout si on sait qu’on aura la possibilité de croiser d’assez près Artiste. Tant qu’à faire, tout comme pour un entretien d’embauche ou une sortie dans un endroit un peu chic, vous préférez être à votre avantage. Surtout quand en face de vous se trouve Artiste, qui a passé 3h à se faire pomponner par une maquilleuse professionnelle et qui a dépensé pour sa tenue l’équivalent de votre salaire annuel, et qui déjà à la base, n’était pas franchement moche (c’est plus compliqué de réussir dans le spectacle quand on est laid). On aurait des complexes à moins.

Charisma Carpenter en 2007 à Collectormania

Charisma Carpenter en 2007 à Collectormania

Vous avez déjà rencontré une actrice américaine (ou sud-africaine ou allemande : Charlize Theron et Diane Kruger sont au top de mon panthéon de la beauté féminine)? Vous savez, celles qu’on voit dans les magazines, et dont on vous dit « Pff, tout ça c’est Photoshop! ». Hélas non. Toutes les actrices que j’ai croisées étaient aussi bombesques en vrai qu’en photo, peau parfaite, silhouette de rêve, c’est déprimant. Pour les mecs, c’est plus aléatoire vu qu’ils sont moins jugés sur leur physique, mais Hugh Jackman arglaaa. Et Keanu Reeves pas mal aussi pour son âge (enfin lui c’est par périodes. Mais en ce moment, le mec il est un peu ça va quoi…).

Grace Park en 2007 à Collectormania

Grace Park en 2007 à Collectormania

Ca se traduit pour beaucoup par des dilemmes de bagages. Et pour d’autres par des mesures plus profondes : je me souviens que des fans de James Marsters (plutôt des Anglaises et Américaines en surpoids important) avaient créé un club d’entraide et de soutien pour perdre du poids, avec un compteur du nombre de kilos perdus par le groupe. C’était généralement avant des conventions où elles devaient se faire prendre en photo avec lui, mais pas seulement : pour beaucoup, c’était une façon parmi d’autres de reprendre leur vie en main en faisant quelque chose pour elles-mêmes.

Pour les stressés de la vie comme moi, il y a un truc infaillible pour perdre 1 kilo in extremis et rentrer dans son jean fétiche : la panique de pré-concert qui fait que les préparatifs te coupent l’appétit, te retournent le bide (MAIS PUTAIN IL VA ARRIVER CE MAIL DE CONFIRMATION?!), voire te rendent malade.

(par contre, la gueule de déterrée qui a dormi 3h pour cause de stress et de finition de valise à la dernière minute pour cause de changement de plan ou de météo, c’est moyennement à mon avantage. Mais contre ça, je n’ai pas encore trouvé de parade)

Fandom : 12 effets secondaires d’être une vieille (ou un vieux) dans un fandom de jeunes

  1. On te fouille peu ou pas à l’entrée, parce que personne ne s’attend à ce que tu balances des trucs sur Artistes.
  2. Par contre, on ne te donne pas non plus le gadget souvenir offert, parce qu’on pense que tu vas en gradins juste pour être le chaperon de ta fille ado qui doit être dans la fosse. IL EST OU MON BILLET SOUVENIR FEELITALL PUTAIN?
  3. anim_john wick leaves a fire trail

  4. Tu te fais un peu moins d’illusions que les ados sur Artistes. Du coup ils ne tombent pas de leur piédestal : ils trébuchent d’une marche, et tu les vires juste de tes centres d’intérêts le cas échéant.
  5. On te regarde de travers dans le fandom parce que tu ne sembles pas légitime.
  6. On te regarde de travers hors du fandom parce que c’est pas de ton âge. (Je m’achète une figurine d’Elsa Reine des Neiges si je veux, d’abord! Libérééée! Délivréee!)
  7. anim_disney-frozen-actress-teenage-princess-elsa-salary

  8. Les gars de la sécurité osent moins te houspiller (les vieux ça gueule, alors que les gamines personne ne les respecte).
  9. Tu as plus de moyens que la plupart des fans de ton fandom, parce que tu as déjà un vrai boulot (ou, pour certain(e)s, un conjoint compréhensif).
  10. Tu peux rentrer dans un hôtel 5 étoiles où séjournent les acteurs d’une série, alors que les fans plus jeunes sont bloqués à l’entrée. On te file même la table à côté des dits acteurs, parce que forcément, avec ton look de bourge qui sort du bureau, c’est pas possible que tu sois fan d’une série pour ados…
  11. anim_maleficent

  12. Pour partir voir un concert à Utrecht, Dortmund, ou assister à une convention à l’autre bout du monde, tu n’as besoin de l’autorisation de personne – bon ok, à part la validation de tes congés par ton chef. Et d’éviter le découvert chez ton banquier.
  13. Quand un truc te semble cliché ou déjà vu, il faut sans cesse faire l’effort de se souvenir que pour toi, ça l’est peut-être, mais que pour le public visé, et les artistes eux-mêmes, ce n’est pas forcément encore le cas… Parce que ça ne fait pas 30 ans 20 ans 15 ans 10 ans qu’ils écoutent de la musique, regardent des films et lisent ou écrivent des histoires.
  14. Aux concerts, il y a des filles qui essaient de te passer devant en utilisant diverses techniques (le coude planté dans le dos. La poussée franche. Le « coin » inséré pour se glisser entre deux). Ah ah, les naïves! Déjà, tu as survécu à x années de métro parisien dont 12 grèves. Et puis tu faisais déjà ça quand elles suçaient encore leur pouce. RIEN ne te décrochera du premier rang alors que tu sais que Bill va venir s’asseoir au bord de la scène à 3m de là, au milieu du concert!
  15. Oui je me suis lâchée sur les tags.

    Oui je me suis lâchée sur les tags. C’est pour vous protéger, il était vraiment trop beau ce soir-là.

  16. Tu sais que si vieillir est inévitable, devenir vieux dans sa tête est en option. Tant que la seule chose qui en fait les frais est ta crédibilité, hein… Ca te maintient en phase avec le monde moderne (Armand, si tu me lis : essaie donc le fandom).

Fandom : 10 compétences que développent les fans

  1. Rechercher de l’information, y compris dans des langues étrangères.
  2. Communiquer avec des gens de tous âges, de toutes origines et de tout milieu socio-professionnel.
  3. Utiliser des outils informatiques de manipulation d’image, de texte, de vidéos.
  4. Naviguer et poster sur les réseaux sociaux, animer des blogs ou comptes Twitter, Tumblr pour faire de la pub à l’artiste ou promouvoir ses fan-actions. Modérer des forums ou communautés en ligne.
  5. Organiser des voyages, y compris à l’étranger, parfois hors des sentiers balisés (Bielefeld…)
  6. Organiser des événements collectifs (meeting de fans, fan-actions…).
  7. Gérer un budget (billets de concert, transports, hébergement, merchandising…).
  8. Gérer les imprévus et s’adapter aux circonstances… Parce que punaise, dans le milieu du spectacle, ça n’a pas l’air d’être des flèches en terme d’organisation et de communication… C’est des intermittents de la logique, même.
  9. Développer des loisirs créatifs autour de ses passions
  10. Faire des comptes-rendus extensifs ou condensés d’événements (mes collègues s’émerveillent de ma capacité à faire un CR à partir de notes brouillonnes, sans faire répéter les gens 3 fois. Ca vient de mon habitude d’assister à des concerts ou des conventions et de prendre des notes dans ma tête pour les mettre en forme dès que possible… Impossible de dire au mec sur scène « Eh, tu peux répéter? J’ai pas bien compris et je voudrais mettre la phrase dans mon article! »).

Bon ok, mais comment on gagne des sous avec tout ça?…

On n’en gagne pas, sauf à devenir community manager ou event planner. Mais si jamais, en milieu professionnel, on essaie de vous signifier qu’être fan c’est idiot, infantile et inutile, vous pourrez argumenter qu’au contraire, c’est un hobby propice pour développer tous ces savoir-faire et ces « savoir être » (formule consacrée pour dire que tu n’es ni complètement autiste ni gaucher des deux mains).