Gary Friedrich, créateur de Ghost Rider, reçoit un soutien financier des fans dans son procès contre Marvel

En 2007, Gary Friedrich, le créateur de Ghost Rider, a intenté un procès à Marvel Comics et Hasbro en espérant toucher quelques retours de l’exploitation du personnage au cinéma, avec Nicolas Cage dans le rôle principal.

Malheureusement pour lui, comme tous les auteurs de personnages créés chez Marvel, il ne perçoit aucun droit d’auteur sur l’utilisation du personnage. Le jugement rendu le 6 février dernier a entériné cet état de fait.

Au lieu de s’en tenir à cette victoire, Marvel lui a en retour intenté un procès pour avoir vendu, lors de conventions, des dessins et produits dérivés de ce personnage qu’il a créé. Le dessinateur s’est vu condamné à payer la somme de 17 000$ à la firme, alors qu’il n’a que des ressources limitées (parmi lesquelles, justement, la vente de ses dessins aux fans) et des problèmes de santé.

A quelques jours de la sortie du 2e opus filmé de Ghost Rider, lancé à grand renfort de budget publicitaire, l’action de Marvel Comics Goup contre ce bonhomme de 68 printemps paraît d’autant plus disproportionnée.

Un mouvement de soutien s’est créé pour l’aider, donations bienvenues sur la page de Steve Niles, auteur de comics de la génération actuelle :

http://www.steveniles.com/gary.html

Ainsi qu’un groupe de soutien sur Facebook :

http://www.facebook.com/SupportGaryFriedrich?sk=app_206541889369118

Plus d’informations en français sur le cas sur le forum Superpouvoir.com.

Et en anglais, avec des documents du procès :

http://ohdannyboy.blogspot.com.au/2012/02/gary-friedrich-enterprises-llc-et-al-v.html

En dehors du cas spécifique de Gary Friedrich, si l’appel ne parvient pas à casser le jugement, le procès pourrait faire jurisprudence et causer des changements dans le monde des conventions de comics. En effet, de nombreux dessinateurs s’y font quelques extras en vendant des dessins dédicacés, ex-libris et autres, sur leurs personnages phares. Jusqu’ici, les éditeurs fermaient les yeux sur ce business parallèle, dont les revenus sont bien inférieurs à ceux qu’ils dégagent.

Reste à savoir si cela va durer. Aura-t-on encore le plaisir de voir un de nos personnages préférés dessinés sous nos yeux par son créateur?