Leçons de vie : ce qu’on garde du travail

Il y a quelques années, quand j’ai entamé le loooong processus de rangement /désencombrement de mon appartement, j’ai passé un certain nombre d’heure à soigneusement ranger la doc de mes diverses missions en entreprise. Je me disais « on ne sait jamais, si on me rappelle chez le même client, ou qu’en entretien pour la même société on me pose des questions, ça peut me servir ».

Au final, il y a une fois où, revenant chez un client côté MOA après avoir bossé chez eux côté MOE, on m’a demandé qui était mon directeur de projet à l’époque (et j’avais oublié son nom. Je me souvenais surtout qu’il ne servait pas à grand chose, et avait tellement dénigré ma bosseuse de chef de projet qu’elle s’est finalement barrée de l’informatique pour bosser au CE).

Et puis avec le temps, j’ai réalisé que mon CV était assez fourni et avait assez évolué pour qu’on ne s’attende pas à ce que je me souvienne des détails, ni que je refasse la même chose. Joie.. Ce n’est pas que j’ai pas confiance en moi, c’est que j’ai mis 15 ans à avoir une vague idée du marché du secteur. Enfin j’ai aussi mis, allez, 12 ans à me rendre compte que, à quelques « historiques monomaniaques » près (généralement mal vus de leur hiérarchie et avec qui il vaut mieux réfléchir avant d’aller leur poser des questions, mais moi j’aime bien, au moins ils savent de quoi ils causent, on apprend beaucoup avec eux. Et quand on est carré et qu’on ne les dérange pas pour rien, ils sont souvent très sympa), les « experts » et chefs divers n’en savaient pas plus que moi et apprenaient sur le tas. Ce fut extrêmement libérateur. Depuis, on peut me confier à peu près n’importe quel job dont je connais la moitié des tâches : je suis zen sur ma capacité à gérer.

Vieilleries

Donc je viens de refaire une passe de tous les dossiers soigneusement étiquetés, pour ne garder que les contrats et certificats de travail, et une page avec les noms des collèges de l’époque (enfin… Ceux dont, en lisant les noms, je me souviens encore). Allez zou, plusieurs kilos de paperasse en moins.

L’important, ce n’est pas l’expérience dans les détails, c’est :

  • ce qu’on appelle le « savoir faire » qu’on peut facilement transposer chez un autre employeur
  • le « savoir être », cad ne pas être un inadapté complet. Et même là vous avez quand même une certaine marge, en fonction des postes, parce que la preuve : en étant à moitié asociale voire carrément zarbe, je réussis à laisser plutôt bonne impression, paraît-il. Il faut dire que, étant zarbe, et n’ayant pas l’intention de mélanger boulot et vie privée sauf avec les collègues avec qui ça « colle », je suis aussi capable de m’entendre avec à peu près tout le monde. Et quand je sens que j’aurais du mal à supporter (ou ne pas me faire moquer) par des collègues, je trouve des moyens diplomatiques de limiter mes contacts avec eux au strictement nécessaire. Et ça passe généralement. Miraculeux.

Marie Kondo : faut-il jeter ses livres?

Ca fait grand bruit dans le landernau des blogs littéraires : dans la série de télé réalité inspirée de sa méthode, Marie Kondo conseille à ses clients venus demander de l’aide pour se désencombrer de jeter leurs livres. Scandale, hérésie, au bûcher ! Crient les lecteurs et bibliophiles.

Je m’interroge sur cette réaction épidermique des lecteurs à des conseils dont ils ne voient qu’une moitié tronçonnée. Il faudrait peut-être qu’ils lisent… le livre de Marie Kondo pour comprendre la démarche derrière, au lieu de se fier à une adaptation américaine en télé réalité, que même les gens qui étaient dubitatifs sur la méthode estiment passer à côté du message.

J’en ai parlé quand j’ai chroniqué le livre, mais petit rappel.

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1) Marie Kondo n’est pas Mary Poppins

Pas de panique, elle ne va pas débarquer sur le pas de votre porte pour jeter vos précieux livres à votre corps défendant. On n’est pas dans Fahrenheit 451. Sa démarche s’adresse à ceux qui *veulent* désencombrer leur intérieur et / ou leur vie. Vous avez des piles de livres du sol au plafond et cela vous rend heureux ? Gardez-les! Pourquoi diable regardez-vous l’émission de Netflix? Est-ce que je regarde Top Chef, moi, quand ma conception d’un dîner cuisiné, c’est de faire compoter 2 tomates pour accompagner mes gnocchis poëlés?

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2) Jeter des livres, c’est sacrilège

Oui, je suis assez d’accord. Néanmoins, si Marie Kondo parle de jeter au lieu de vendre ou de donner, il y a des raisons : c’est parce que dans la plupart des cas, cela revient à entreposer les objets en question en attendant de trouver le temps de les référencer sur Leboncoin / louer une table à un vide-grenier / trouver parmi ses amis qui est intéressé. Temps qu’on ne trouve pas plus que les occasions de le faire, et 5 ou 10 ans après le carton « vide-grenier » est toujours chez vous à prendre la poussière.

Donner? On a trop tendance à refourguer son bazar à d’autres en pensant rendre service, et au final s’ils sont trop polis pour refuser alors que ça ne les intéresse pas, on ne fait que leur transmettre le problème.

Pour les livres, il y a ici un article recensant où et comment en faire don ou les recycler, mais sachez que malheureusement, les bibliothèques municipales et autres établissements publics que vous pensez aider ne peuvent souvent pas prendre vos dons.

Vous avez une boîte à livres près de chez vous ? Alors déposez-y vos précieux. Vous avez besoin des 3 euros par kilo que peuvent vous rapporter vos livres? Vendez-les donc. Mais sinon, c’est souvent reculer ad vitam aeternam le moment fatidique pour pas grand chose.

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3) Désacraliser les livres

J’ai été une grosse lectrice depuis mon enfance, mais à présent, je trouve difficilement le temps et de l’intérêt pour la plupart des livres. Moi qui longtemps ne lisait que des romans fantastiques ou de science-fiction, ce sont plutôt les livres documentaires que je recherche, au détour d’un intérêt subit (cf mes chroniques historiques sur le blog). Les livres que j’ai lus pour le challenge des 100 livres, alors que ce sont des classiques, ne m’ont pas causé un enthousiasme délirant. Au mieux, j’ai compris pourquoi c’était des classiques, par leur intérêt documentaire humain autant que littéraire sur ce qu’ils racontaient de leur époque. Au pire, ils m’ont agacé ou ennuyé, sans rien m’apporter d’autre qu’une case cochée dans cette liste (juste un énième effet de mode bloguesque) et un soupçon de culture générale supplémentaire. La belle affaire.

Au final, quand après avoir lu le livre de Marie Kondo, je me suis décidée à trier ma bibliothèque, ça m’a effectivement fait du bien. Je me suis débarrassée (donné, vendu…) de livres que je savais ne jamais vouloir relire, voir lire (car je les avais achetés ou on me les avait offerts à une époque où mes centres d’intérêt étaient différents). Ca m’a libérée d’un poids psychologique dont je n’avais pas forcément conscience : la « charge mentale » (pour reprendre un terme à la mode), voire morale, d’un devoir auto-imposé de lire ces livres, alors que je n’avais ni le temps ni l’envie de le faire. Grâce à Marie Kondo, j’ai compris qu’il valait mieux leur donner une chance d’être lus ailleurs plutôt que de me peser chez moi par leur présence accusatrice. Respecter les objets, c’est bien, mais les sacraliser, c’est peut-être un peu trop – oui, même les livres.

Il y a aussi ceux qu’on a lus avec plaisir, mais de l’eau a coulé sous les ponts, nos goûts ont changé. On les garde en souvenir de cette époque, on se souvient encore bien des personnages et de l’intrigue, ou parfois plus confusément. Mais là encore, l’attitude sans doute dérivée du shinto n’est pas de conserver à tout prix les objets une fois qu’ils ont accompli leur tâche, mais de les « remercier » et de les laisser partir – éventuellement dans un nouveau foyer.

Ca m’a permis de regarder en face la réalité que non, je n’avais plus vraiment ni l’envie ni le temps de lire n’importe quoi. On peut s’ouvrir, se nourrir et se cultiver différemment… la lecture n’est pas exclusive du reste. Et c’est entre autres parce que j’ai plus d’occasions d’explorer le monde autrement maintenant que je ressens moins le besoin de lire.

Rassurez-vous, j’en ai gardé plein d’autres, ceux qui pour moi rentrent dans la catégorie « ce qui me font plaisir à tenir en main », ce qui le critère de base de Marie Kondo pour décider quoi garder. Et quand je déménagerai, les porteurs de cartons me maudiront.

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4) L’important est dans le chemin autant que la destination

Dernier point à porter au débat, que les amateurs de livres devraient aisément comprendre : il est vain de comparer la version Netflix à la version livre de la méthode KonMari. Je l’avais achetée et lue avant, et comme beaucoup de livres de développement personnel, on peut se dire qu’il est résumable en quelques principes (ceux que vous trouverez dans moult articles sur internet). Mais dans la pratique, le fait qu’elle explique son propre cheminement dans la recherche obsessionnelle d’ordre et ses multiples exemples de clients et d’erreurs m’a autant aidé que la méthode elle-même. Je ne l’ai d’ailleurs pas appliquée telle quelle, parce que d’une part, je pars de beaucoup trop loin. Pour vous dire, ça fait 3 ans que j’ai tellement pris A-ha en grippe que je souhaite donner ou vendre mon merchandising et mes souvenirs d’eux. Et j’en ai encore retrouvé récemment (cartes postales de mon adolescence rangées au fond d’une boîte, pin’s idem dans une autre, etc…).

D’autre part, je pense aussi que ce qu’elle met en évidence, ce n’est pas qu’on a trop de choses, mais que notre génération (et les plus jeunes encore moins) n’a plus les moyens de se loger dans autant de mètres carrés que nos aînés… enfin, peut-être pas toute ma génération, les amis et la famille qui habitent en province n’ont pas trop ce problème, mais en tout cas les Franciliens et les habitants des grandes villes.

Le désencombrement ne peut fonctionner que si 1) l’abondance vous pèse et 2) vous cherchez et trouvez, en appliquant sa méthode du « est-ce que ceci me rend vraiment heureux ? », un moyen d’enfin faire efficacement du tri.

Et une partie de la méthode Konmari consiste à découvrir pourquoi on veut du changement chez soi, pas seulement comment y arriver. La série Netflix n’abordera guère le sujet : ce n’est pas aux USA qu’on encouragera une femme à questionner la non participation de son époux aux tâches ménagères ou la surconsommation…

Hamster Power : l’art de la simplicité de Dominique Loreau

Vous êtes bordélique mais vous voulez vous soigner, mais vous n’avez pas le temps de lire 12 méthodes de rangement?

Je suis là pour vous aider.

En effet, les livres de développement personnel et guides pour ci ou ça, c’est 2% de conseils utiles et 98% de remplissage pour vendre du papier et assurer un nombre de pages crédible. Aussi voici les astuces que j’ai vraiment retenues de mes lectures. A vous de voir ceux qui vous paraissent applicables – tout le monde n’a pas les mêmes contraintes ou la même vie!

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L’art de la simplicité et l’art des listes de Dominique Loreau

Cet auteur vit au Japon, où les intérieurs sont encore plus petits qu’à Paris, ce qui explique le besoin d’aller à l’essentiel pour garder un intérieur zen.

– pour les vêtements comme pour les accessoires de la maison, vous obtiendrez plus facilement un accord harmonieux si vous identifiez votre couleur préférée et que vous vous en tenez à elle pour pimenter des blanc, beige, gris, noir. En prime, vous gagnerez du temps et de l’énergie à ne plus vous demander si tel nouvel article irait avec ce que vous avez déjà.

– j’avais gardé le souvenir qu’elle disait que deux jeans et trois t-shirts plus une tenue habillée suffisaient pour une garde-robe. Et je m’étais dit « Elle, elle travaille chez elle, elle ne sort pas beaucoup, et elle doit avoir des enfants qui lui font tourner la machine à laver tous les deux jours ». Mais en rouvrant un autre de ses livres, je vois qu’elle nuance ça d’un « Si vous n’avez pas à vous habiller d’une certaine façon pour votre activité professionnelle ». Effectivement.

– par contre, je la rejoins sur le fait de choisir à l’achat des vêtements qui demandent peu d’entretien, sauf éventuellement des tenues « de fête ». Parce que les autres, vous les mettrez moins, voire jamais, quand ça vous soûlera de devoir les repasser 20 mn ou les emmener au pressing… En plus, ils s’abîmeront plus vite que les autres.

– ne pas hésiter à ramener au magasin les articles qui, finalement, ne vous conviennent pas – que ce soit parce que après réflexion, ils vous boudinent, la couleur ne vous va pas, ou vous n’aurez pas l’occasion de les porter, ou autre. (et j’ajouterai: pensez bien à les ré-essayer chez vous rapidement après achat, donc, avant expiration du délai de remboursement! Ma collection de chaussures féminines « confortables en magasin mais in(sup)portables au bout de 50 m dans la rue » s’agrandit régulièrement, c’est hyper agaçant).

– se laisser un délai de 30 jours pour éviter l’effet coup de cœur. Notez ce que vous avez envie d’acheter sur une liste avec la date, et revenez-y 30 jours après. Le plus souvent, vous vous demanderez pourquoi il vous faisait tant envie (ça marche pas mal. Et des fois on l’achète 10 ans après…).

– je crois que c’est elle qui disait, à l’inverse de Marie Kondo, qu’il y a quelques objets (très peu!) dont il vaut mieux avoir un exemplaire dans chaque pièce où ils sont utiles, notamment les ciseaux. C’est le seul exemple patent auquel je pense, mais de fait, en avoir plusieurs m’a fait gagner du temps, vu qu’avant je devais toujours les chercher 3h…

– quand une tâche ne prend pas longtemps, effectuez-là tout de suite. Ce sera déjà ça de fait.

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Ca marche!

Citations du livre

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Hamster Power : les petits conseils pratiques de KonMari en cours de rangement

Parce qu’en dehors des grands principes de base (jetez tout ce qui ne vous rend pas heureux, et rangez ce qui reste par catégorie), Marie Kondo a des petites astuces bien pratiques qu’il est possible d’appliquer sans pour autant avoir suivi toute sa méthode (que beaucoup trouvent trop radicale).

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Une place pour chaque chose, chaque chose à sa place

– pour les familles / colocs, chaque personne doit avoir « son » espace – et le gérer. Ca évite les crises de nerfs. Surtout, on ne jette pas les objets des autres! Et on évite de se sentir responsable de leur bordel. Ce n’est pas parce qu’on est la mère / l’épouse qu’on est forcément chargée de tout l’entretien de la baraque. On est au 21e siècle, hein, même si certains semblent décidés à nous faire revenir au Moyen Age. Passe encore si l’un des deux conjoints est au foyer alors que l’autre travaille, là c’est un peu de la logique du temps disponible que le premier s’occupe plus du domicile (indépendamment de son sexe). Mais c’est à bémoler* pour les gens qui travaillent de chez eux… Certes ils y gagnent le temps de transport, mais c’est tout. Sinon, que chacun (y compris les enfants quand ils deviennent en âge de le faire) range après son passage, c’est le secret du bonheur. (alors oui, je sais : dans la vie réelle, tout le monde n’ayant pas la même tolérance au bordel et à la saleté, c’est la porte ouverte aux chaussettes sales dans le salon… Envisager une opération commando pendant une semaine « tout ce qui traîne par terre est jeté/brûlé » histoire de marquer les esprits?)

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les sacs à main se rangent (vides) l’un dans l’autre : avec une limite d’un sac rangé dans un deuxième plus grand, en laissant sortir la bride ou poignée pour toujours savoir qui est rangé où. Ca les protège, ils gardent leur forme, et ça gagne de la place! On peut aussi imbriquer les valises et les sacs à dos (je le faisais déjà).

rangez verticalement autant que possible, en pliant plutôt qu’en suspendant sur cintres. Pour les vêtements, elle estime qu’ils ont tous une façon optimale de les plier pour qu’ils s’abîment le moins possible et « tiennent » bien rangés debout, à trouver soi-même si vous n’avez pas le courage de visionner les vidéos. Ma foi, à l’usage, ça paraît utile.

Les boîtes à chaussures sont très pratiques pour « segmenter » les espaces de rangement – sans couvercle, les couvercles étant eux plutôt utilisés comme boîtes plates pour, par exemple, protéger ou segmenter le fond des tiroirs (je valide, j’y avais même pensé avant… pour ranger mes vieux comics aussi).

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– l’idéal est d’avoir assez désencombré le logement pour que, quand on ouvre un placard ou un rangement, tout soit visible (à l’exception des articles qu’on utilise que quelques fois par an comme des accessoires de ski ou de plage). Ainsi, on utilise tout, et on n’oublie plus sous une pile des choses qu’on ferait mieux de jeter.

plutôt que de multiplier les accessoires de rangement qui sont autant d’endroits en plus à nettoyer (support de douche pour shampoing et gel douche, égouttoir…), essayer de garder les surfaces vides et de sécher et ranger après usage – la vaisselle, le gel douche. C’est surtout faisable APRES le grand ménage par le vide qu’elle recommande, soyons honnêtes, car avant, il n’y a généralement pas assez de place dans les placards – ni même sur les plans de travail – pour tout ranger. (n’ayant pas, comme elle, de véranda pour faire sécher mes plats, et pas assez de surface pour y étaler même un peu de vaisselle sans risquer la casse, je vais garder mon égouttoir moche, même si c’est vrai qu’il s’entartre vite avec l’eau parisienne hyper calcaire, et que je le change tous les 2 ans en moyenne. C’est pour ça qu’il est moche, d’ailleurs. Vu que de toute façon je sais que je dois le changer souvent).

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au sujet des livres comme du reste… je sais que je vais outrer certaines amies blogueuses, mais en fait passé un certain temps sans avoir ouvert un livre qu’on a acheté, je pense que Marie Kondo a raison et qu’il vaut mieux le jeter (ou plutôt le donner ou le vendre, enfin bref: s’en débarrasser). S’il ne manque pas, c’est qu’on n’avait finalement plus envie de le lire, et à ce moment là, autant ne pas s’être forcé pour en plus perdre x heures à lire un livre qui ne nous intéressait plus… Et s’il manque, il sera toujours temps d’aller l’emprunter à la bibliothèque, voire de le racheter si vous avez les moyens et que ça ne vous ennuie pas de ré-encombrer (temporairement) votre chez-vous.

Les seuls livres que j’ai vraiment envie de garder, après réflexion, ce sont ceux que je sais que je veux relire régulièrement, ou que je sais que j’aurais du mal à retrouver si je les balançais et que j’étais soudain saisie d’une envie de les relire. Ce qui se limite aux romans de Terry Pratchett, en gros, et à quelques séries de mangas, cad des trucs drôles. L’humour est un peu la seule chose qui passe la barrière de l’ennui à la répétition… Enfin non, quand j’étais plus jeune, j’ai relu plusieurs fois la série des chevaliers-dragons de Pern, avec la même émotion. Mais là bof. Il y a aussi des beaux livres (et je classe là-dedans aussi bien les artbooks d’animation japonaise que ceux des beaux-arts « officiels »), mais je me rends compte que de nos jours je prends rarement, pour ne pas dire jamais, le temps de les feuilleter, passé le jour de l’achat…
*bémoler : v.t. : apporter un bémol, une demi-mesure à une affirmation.

 

Hamster power : ménage par le vide et recyclage

Je vous suggère quelques compromis à la méthode KonMari, qui conservent l’effet « choc » du nettoyage par le vide en plus écocitoyen. Mais à utiliser *si et seulement si* vous savez déjà que vous pourrez les employer rapidement.

En tant que Parisienne typique, je n’ai pas de voiture, donc les transports de masse jusqu’à une déchetterie, c’est à oublier. Je parlerai donc surtout des tuyaux pour parisien.

Par défaut, pensez à Emmaüs et à la Croix-Rouge : en fonction des antennes, ils peuvent être intéressés par à peu près tout ce que contient votre intérieur, y compris les meubles, les ustensiles de cuisine en surplus, etc  (sauf en IDF où ils sont tatillons sur les meubles…)

vêtements, linge de maison, chaussures, maroquinerie : dans toute la France, on peut les déposer dans les nombreux containers Relais, dans des sacs (poubelle ou autre). Ceux en bon état sont revendus à bas prix pour financer les associations, le reste est recyclé.

  • vêtements de bureau : l’association La Cravate Solidaire collecte en particulier cravate, costumes, tailleurs et chaussures de ville en bon état, afin d’habiller les gens en recherche d’emploi pour les aider dans leur recherche. Ils ont aussi un service de coaching à l’entretien. Ils peuvent venir organiser des collectes dans votre entreprise.

serviettes, couvertures : si elles vous semblent trop usées pour des humains, les refuges pour animaux en ont toujours besoin, pensez-y! Elles servent à apporter un peu de confort et d’isolation thermique aux box, en particulier en hiver (donnez-les propres, quand même. Les chats et chiens se fichent des trous, mais ils méritent du propre) Pour les couettes, ça dépend des refuges, alors appelez avant.

L'étagère Bookworm

Ma bibliothèque ne ressemblera jamais à ça

livres : jetez les livres abîmés, les vieux magazines et les guides touristiques de plus de 5 ans dans la corbeille « recyclage »/les containers pour papier… Pour donner à des établissements publics, référez-vous à cet article, car tous ne peuvent pas les reprendre.

Pour gagner quelques Euros, pour les Franciliens, vous pouvez tenter de les revendre à Saint-Michel chez Gibert ou son voisin Gibert Jeune, mais ils ne reprennent pas tout, loin de là. Donc plutôt que se taper le trajet pour revenir presque aussi chargé qu’à l’aller, vous pouvez laisser le reste à Boulinier – qui reprend moins cher mais presque tout. Les BD sont reprises à un meilleur prix. Sinon il y a aussi Bookoff, vers Opéra / Quatre Septembre. Ou, en immeuble, l’option bookcrossing « c’est la fête des voisins tous les jours » : déposer la pile de livres dans le hall ou sur les boîtes aux lettres avec un mot « Servez-vous ». Au bout de 3 jours, ceux qui restent sont ceux qui n’intéressent personne, vous pouvez les jeter.
Il y a aussi le site Recyclivre, qui peut venir chercher chez vous vos livres, pour les recycler. Ils ont également une page recensant les « boîtes à livres » – dans toute la France. Vous pouvez ajouter celles que vous connaissez! A noter qu’ils organisent à la rentrée, les 10 et 11 septembre, une grande opération à République pour transformer la place en bibliothèque géante :  Cette grande collecte solidaire sera l’occasion de redonner une seconde vie à vos livres dont vous n’avez plus l’usage. Pour 10 livres donnés, 1 euro sera reversé à l’association ‘Lire et Faire Lire’. Donc si vous faites KonMari cet été sur Paris… Mettez donc tous vos livres en surplus dans une ou plusieurs valises et déposez-les à République ce week-end là!

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Hamster Power : les vieilleries que je gardais

Il y a une chose que j’ai appréciée, dans le livre de Marie Kondo : sa modestie. Loin d’apparaître toujours comme une donneuse de leçons, elle explique qu’elle-même a mis longtemps avant de comprendre des choses sur le rangement, avec beaucoup d’erreurs. Et à la fin, elle avoue aussi l’objet qu’elle garde alors que personne ne comprend qu’il lui donne effectivement de la joie. Dans sa méthode, elle n’impose rien qu’aux gens de faire eux-mêmes leurs choix. J’ai trouvé ça plus convaincant qu’un simple recueil de recettes toutes faites.

Du coup, je me suis dit que j’allais partager aussi une partie de mes « erreurs », on va dire… Des objets dont j’aurais dû me débarrasser plus tôt. Dont certains alors que j’avais complètement oubliés qu’ils étaient là, tellement ils étaient bien planqués!

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C’est important de vider son chez soi, pour éviter les embuscades…

Petite liste non exhaustive des choses qui ont enfin disparu de chez moi.

– le contenu des cartons ramenés de province il y a x ans… fringues trop petites, démodées, etc. Mes cours de chimie. Au début, je me disais que si ça ne marchait pas dans l’informatique, il me fallait garder mes cours de fac « au cas où » je devrais retourner dans le secteur. Depuis… Depuis j’ai tout oublié ou presque de mes cours, j’ai même du mal à comprendre ceux de terminale, et avec l’expérience accumulée, j’ai quand même toujours plus de chances de me recaser dans mon domaine que dans celui-là.

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la méthode KonMari : la Magie du Rangement –

Marie Kondo, jeune Japonaise passionnée de rangement, en a fait son métier. Le livre qu’elle a tiré de sa méthode est un best-seller vendu à 2,5 millions d’exemplaires.

Je vous ai narré mes difficultés de hamster à désencombrer mon intérieur. Alors en découvrant via des articles qu’en première action, Marie Kondo dans sa méthode préconise de jeter un maximum, je me suis dit qu’elle avait raison, et que j’étais mûre pour au moins lire ce qu’elle avait à raconter. Ca me permettra peut-être de passer au niveau supérieur.

La méthode KonMari se divise en trois grandes étapes.

1) Réfléchir

La première étape consiste à se demander profondément pourquoi on veut ranger, en devenant de plus en plus précis et de plus en plus explicite. De quelle vie on rêve dans un logement rangé?

Pour changer de mode de vie, passer moins de temps à ranger, avoir du temps et de la place pour faire du yoga pour perdre du poids… Au final pour être plus heureux, d’une manière ou d’une autre.

En fait, si vous lisez la méthode, c’est déjà que vous voulez changer quelque chose dans votre vie. Si vous le lisez juste parce qu’on en parle et / ou pour écrire un article de blog, il y a de grandes chances que vous ne soyez pas réceptif à son message. (et si je puis me permettre, ça veut aussi dire que vous avez du temps à perdre…).

Si vous manquez d’argent et/ou que vous avez plein de place, vous n’en verrez peut-être pas l’utilité. Après tout, à l’origine, cette méthode s’adresse à des Japonais, qui pour beaucoup ont un habitat encore plus exigü que les Parisiens.

Ainsi, elle parle d’une de ses clientes qui vit dans une chambre de 6 tatamis, soit 3x4m. Cad ça : alors oui, dans la surface on ne compte pas les placards, mais ça reste un tout petit studio…

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Source : Casanaute

2) Jeter

La deuxième étape consiste à jeter, jeter, jeter! Il ne faut surtout pas essayer de ranger avant d’avoir décidé ce qu’on voulait réellement garder chez soi.

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Le point sur le hamster

Récemment, je discutais rangement via Twitter avec mes copinautes ((c) terme déposé June&Cie), Le Brocolis de Merlin, Charmant Petit Monstre et June, donc.

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J’exagère un peu. Je vois mon sol. Mais pas *tout* mon sol, parce que manquant de place et (croyais-je pendant longtemps) d’espaces de rangement, il y a toujours des magazines, des livres, des boîtes, des fringues etc qui débordent et envahissent les espaces dégagés.

Pendant longtemps, ça ne me dérangeait pas de vivre dans un joyeux bordel, pour reprendre les termes du Charmant Petit Monstre. « Pas de bol », lors des derniers déménagements que j’ai effectués (et qui datent), je n’avais pas eu le temps de faire le grand tri qu’on fait généralement pour éviter de payer ou de se casser le dos à déménager des trucs qu’on n’a plus envie d’avoir chez soi.

J’ai trouvé du boulot sur Paris alors que j’habitais en Province, ils voulaient que je commence le lundi suivant la réponse (donnée le jeudi), j’ai réussi à obtenir 15 jours de plus. Mais ça n’a pas suffi. Déjà je m’y suis mal prise, car par exemple, trier des papiers, pour une bibliophile qui écrit aussi beaucoup, c’est juste un travail de Sisyphe… (vu qu’on a tendance à tout relire). Et puis déjà, à l’époque, je n’avais jamais trop éclusé les strates de mes divers intérêts. Vu qu’en province on a de la place, et comme avant de trouver un emploi, j’avais peu de moyens, je n’allais pas jeter des choses « qui pouvaient servir un jour »…

Eh oui, la vie est ainsi faite qu’on a généralement soit de la place, soit du temps, soit de l’argent, mais rarement les trois à la fois…

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Donc n’ayant qu’un temps limité pour emballer mes affaires, j’ai fini, pressée par le temps, par tasser « tout le reste » dans des cartons, direction Paris.

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La méthode à Gilles : ranger son ordinateur

Avec le temps, j’ai compris qu’il fallait ranger au fur et à mesure, sinon on n’en sort pas. Surtout quand on a un tempérament de hamster comme moi, et qu’on sauvegarde plein de choses récupérées en ligne « pour plus tard » « Ca peut servir ».

C’est valable pour la vie « matérielle » comme pour le digital : il faut trier les fichiers au fur et à mesure qu’on les stocke. Surtout quand on est fan, ça devient vite exponentiel : articles, photos, vidéos, rip de Youtube… Du coup, j’ai approximativement autant de fichiers sur mon ordi qu’il y a d’étoiles dans la Voie Lactée. Les pages web en particulier, quand on les sauvegarde « en entier » et pas juste le fichier HTML (histoire de garder les images), sauvent à chaque fois des tas de micro-fichiers à l’utilité douteuse – l’inconvénient des sites professionnels générés, avec des .js, des pubs et des conneries dans tous les coins. Ca ne tient pas beaucoup de place, mais en revanche ça prend longtemps à sauvegarder à chaque backup.

Donc je trie au fur et à mesure, à peu près depuis que j’ai mon ordinateur actuel (cad 2009, oui c’est un vieux bouzin). A quelques ratés près : par exemple, quand je dois faire de la place à l’arrache sur la carte SD de mon appareil photo avant un voyage, ou celles de mon téléphone, et que par peur de perdre des fichiers, je retransfère tout sur l’ordi en attente de comparer avec ce que j’avais sauvegardé. Ou bien quand je change d’avis entre deux sessions de rangement (généralement séparées de plusieurs mois…) sur où ranger quoi (« Est-ce que je mets mes propres photos et vidéos de Tokio Hotel dans le gros répertoire Tokio Hotel, ou dans mon répertoire Mes Photos qui est encore plus gros? »). Ou quand je réalise que dans mon répertoire Images, j’ai un sous-répertoire Umour et un autre qui s’appelle Humour. Ou un People, un Celeb et un Cinema, qui contiennent grosso modo le même genre de photos – voire les mêmes.

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Une place pour chaque chose, chaque chose à sa place

Mais quid de « l’historique »?…

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Trucs de geek : boîtes de rangement pour les comics VF

Récemment, je voulais stocker mes vieux comics, que je ne lis plus guère depuis longtemps mais dont je n’arrive pas à me séparer. Problème : dans quoi les ranger pour les empiler sans dommage, et en optimisant la place? En effet, les comics VF (éditions LUG des années 80-90) sont à un format bâtard, 18×25 cm en moyenne. La plupart des boîtes de rangement sont conçues pour des documents, donc format A4 ou au-dessus pour ranger en pochette, cad à partir de 21×29,7 cm. Ce qui occasionne pas mal de place perdue. Ca peut toujours dépanner, et au lieu de vous ruiner à en acheter, si vous bossez dans un bureau ou connaissez des gens dont c’est le cas, vous pouvez récupérer les cartons de papier d’imprimante… solide, pas cher, écologique.

J’ai donc cherché des solutions sur Internet, ce qui m’a dirigé vers des forums de collectionneurs qui avaient le même problème. La solution était quasi unanime : les boîtes spécifiques vendues par les importateurs français, de marque Ultra-pro, ou ceux-là. Sauf que quand on en trouve, ça coûte un bras (8 eur la boîte). Accessoirement ce sont quand même de gros cartons, donc lourds à porter une fois pleins, et puis ça ne rentrait pas là où je voulais les planquer. De plus, c’est plutôt le format comics US, légèrement plus petit que les VF. (J’en ai aussi, plus récents, mais moins que mes vieux Strange et compagnie. C’est dingue comme un mensuel, ça prend vite de la place).

boite a comics taille 37

Finalement, j’ai trouvé mieux : anéfé, figurez-vous que les comics VF sont quasiment au même format que… les boîtes de chaussures taille 37 fillette (dont j’avais un stock, parce que je garde les boîtes pour ranger divers trucs, même une fois les chaussures usées jusqu’à la corde). Enfin ça dépend des marques, surtout depuis que celles-ci ont compris qu’elles pouvaient gagner de l’argent et de la place en réduisant la taille des emballages. Quand je dis taille 37, en fait c’est les chaussures de fille, point, même si elles font du 42. Les boîtes de chaussures pour mecs sont plus longues, donc on revient sur le même problème que le format A4.

boite a comics2

Les boîtes pour les bottines, plus grandes, peuvent servir pour les albums (Récit Complet Marvel etc). Une étiquette sur la boîte pour indiquer le contenu, et hop! Le tour est joué. En prime, si je déménage avant de me résigner à me débarrasser de tout ça, il n’y aura plus qu’à ajouter du chatterton pour fermer les cartons. (oui, les déménageurs me haïssent : un carton de fringues, c’est encombrant, mais moins lourd que des livres…).

Donc messieurs, mesdames, réconciliez-vous autour des comics… (ça peut faire une bonne excuse pour acheter une paire de chaussures, non?)

(Et là vous allez me dire : comment, mais tu n’as pas encore jeté tes comics? Ce à quoi je vous répondrai : je suis un hamster et je me soigne. Mais pour le coup, les comics, si je les jette, je ne pourrai pas facilement les retrouver).

Ca marche!

Ca marche!