Exposition : Architecture Japonaise, Gare de l’Est

Depuis plusieurs années, le service Gares et Connexion de la SNCF tente d’égayer les espaces de transport avec des activités culturelles.

Après les concerts de midi de la Gare Montparnasse jusqu’à 2015, l’extension de l’expo Gus Van Sant à la Gare de Lyon l’an dernier, et les diverses expositions de la gare de l’Est sur l’Allemagne ou la Grande Guerre, c’est encore cette même Gare de l’Est qui orne ses grilles de belles photos d’architecture.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le prétexte en est la Saison Japonaise au centre Pompidou de Metz (desservi depuis cette gare). Et en particulier l’exposition sur l’architecture japonaise, qui, si vous m’excusez ce cliché, dégage le zen et le dépouillement souvent associé à cette culture.

Ça repose agréablement les yeux, dans ce quartier pas particulièrement photogénique.

L’exposition, gratuite, est visible du 9 septembre 2017 au  janvier 2018, à peu près aux mêmes dates donc que l’exposition de Metz sur l’architecture japonaise (qui sera suivie par une sur la création contemporaine au Japon).

Publicités

Post-scriptum : Umami Matcha Café, 1 an après

Parler des lieux quand ils font le buzz, c’est bien, mais tout le monde le fait. En parler pour voir comment ils évoluent dans le temps, on n’y pense pas toujours.

J’ai fait un article sur ce restaurant – épicerie japonais (tenu par des français nippophiles) en juin 2016. Depuis, conquise par la carte, j’y suis retournée plusieurs fois. C’est une adresse qui ne démérite pas : pour éviter la lassitude (celle du chef et celle des clients), et pour suivre les saisons, ils changent régulièrement la carte – au grand dam des aficionados de leur Tiramisu macha.

Petit panorama en images au fil des mois…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ils ouvrent désormais également le dimanche de 11h30 jusqu’à 15h pour une offre de brunch d’un bon rapport qualité-prix et original, dont un végétarien et sans gluten. L’équipe s’est renforcée, le succès étant au rendez-vous. A l’occasion, ils font découvrir de nouveaux produits pour tester l’accueil du public français, et enrichissent ainsi l’offre de leur rayon épicerie.

Lisez aussi cet article de Divinithé pour en découvrir plus sur les fondateurs du lieu.

L’important dans les rencontres, c’est les voyages

Il y a quelques années, j’expliquais à quel point je détestais cette platitude des vacances, « L’important dans les voyages, c’est les rencontres ». Mais je ne suis pas toujours asociale. Surtout quand ça permet de voyager.

tomo_01

Il y a quelques temps, j’étais allée tester le salon de thé japonais Tomo. Comme c’était blindé, les clients faisaient la queue, debout, un certain temps avant qu’une table ne se libère. Quand son tour est arrivé, une cliente a proposé aux 2 jeunes filles qui attendaient derrière elle de partager la sienne. Les 2 filles hésitant, j’ai invité la dame à s’asseoir à la mienne, supposant d’une part les filles préféraient sans doute papoter seules, et d’autre part que vu son réflexe poli, la dame devait être d’une agréable compagnie. Ca ne me dérangeait pas de partager ma table avec quelqu’un de serviable.

En plus, elle était japonaise. Du coup, elle m’a remercié, et a engagé la conversation en me demandant si j’étais allée au Japon. J’ai répondu que non, mais j’aimerais bien. Elle m’a conseillé Kyoto, trouvant que Tokyo c’est « une grande ville, comme Paris » (cad, vue sa moue et ses explications à demi-mot, moche, bruyant et trop rapide). On a parlé gâteaux japonais, elle était ravie que je connaisse aussi les autres pâtisseries nippones de Paris, Toraya et Aki, et m’a donné son avis sur les spécialités respectives des uns et des autres.

Elle m’a raconté sa vie, que c’était l’anniversaire de ses filles, qui vivent à l’étranger (l’étranger de France, et l’étranger du Japon aussi). J’ai casé un Arigato gozaimasu qui l’a surprise et faite rire, apparemment mon accent est bon (pour quelqu’un qui ne parle pas réellement japonais…). On a échangé quelques mots de japonais sur le peu que je connaissais. Nos consommations terminées, on est parties en même temps, et elle m’a lancé un Sayonara cordial. Ca faisait un peu bizarre, mais dans le bon sens.

norvege_bateau

Dans la même lignée, je travaille maintenant dans un quartier cossu. Un midi, j’achète un dessert dans une boulangerie. La vendeuse volubile et pakistanaise (ou proche) aborde joyeusement une habituée, en lui disant qu’elle est bronzée (lol ironie). La cliente répond dans un français fragmentaire qu’elle revient de vacances au ski dans son pays, en « norwaige ». La vendeuse lui demande c’est quoi déjà son pays, la cliente répète. Je souris à part moi, reconnaissant à la fois l’accent et le français « traduit de l’anglais » – je fais le même genre de raccourci quand je ne connais pas des mots en allemand, je tente une prononciation allemande d’un mot anglais…

La cliente est juste devant moi quand on sort de la boutique, et me tient la porte. Je lui dis « Tusen Tak », elle marque un temps d’arrêt puis rit et me parle en glut. Je l’arrête vite en disant en anglais que je ne connais que quelques mots en norvégien (cad en fait surtout le Tusen Tak, qui signifie merci beaucoup), mais que comme j’ai entendu sa conversation, ça m’a paru amusant de le sortir. Elle confirme que ça fait plaisir d’entendre quelque chose de familier, s’étonne quand même de pourquoi je connais ces mots. Et je lui dis donc que je l’avais appris par politesse avant un voyage à Oslo, dont je loue brièvement les mérites. Elle est repartie contente que sa patrie soit appréciée.

J’aime bien les gens qui viennent de pays que j’aime (Vous remarquerez que dans les deux cas, c’était des gens bien élevés. Ceci expliquant cela).

Et depuis que j’ai moi aussi voyagé, j’ai remarqué que même sans être un nationaliste convaincu, quand on est loin de chez soi (surtout pour du long terme), ça fait plaisir de retrouver des sons connus.

Kaffeehaus Berlin

Exposition : Kimono, au bonheur des dames, au Musée Guimet

Il ne vous reste plus que quelques jours, jusqu’au 22 mai, pour aller voir l’exposition Kimono, au bonheur des dames au Musée Guimet. Elle bénéficie d’un prêt exceptionnel de la collection Matsuzakaya, l’équivalent japonais du Bon Marché, fabrique de kimonos depuis 1611, qui a rassemblé et conservé depuis 1913 nombre de kimonos anciens, catalogues de motifs et designs.

L’exposition explique la fabrication d’un kimono (à base de 7 bandes de tissu de même largeur, non redécoupés ensuite), et les façons de réaliser les motifs : teinture à la cire, broderie. On évolue à travers les différents styles au fil des années et suivant les catégories sociales – femmes de guerrier, de marchand, de la noblesse.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

En fin d’exposition, une salle expose des réinterprétations modernes de kimonos par de grands couturiers occidentaux (Jean-Paul Gaultier, Franck Sorbier, John Galliano…) ou japonais (Junko KoshinoKenzo Takada, Yohji Yamamoto…). Et revient aussi sur le Japonisme, courant de la fin du 19e siècle qui a vu le kimono, comme d’autres pans de la culture japonaise, inspirer la communauté artistique française – au moment où le Japon, lui, se détournait de ce vêtement traditionnel ressenti comme un vestige du passé.

Plus de photos sur la page Facebook du blog. Sans descriptions parce que ce fichu bouzin les a perdues, et bugge quand j’essaie de les remettre.

Informations pratiques :
Musée Guimet : Kimono, au bonheur des dames
Du 22 février au 22 mai 2017
Horaires :
Du mercredi au lundi, de 10h à 18h.
Tarif plein : 9,50 Eur pour le billet jumelé collections permanentes + expositions temporaires

Gourmandise : Pâtisserie Tomo – dorayaki et wagashi

Cette nouvelle pâtisserie japonaise récemment ouverte est victime de son succès : le samedi après-midi à l’heure du  goû-thé, il y a foule. Et le service est vite débordé.
Les thés sont peu nombreux à la carte, mais de qualité, de la maison Jugetsudo. Parmi eux, le Genmaicha qui a mes faveurs – et qui se trouve être le moins cher de ceux proposés, même s’il reste à un tarif élevé.
tomo_01
Ils proposent également plusieurs variantes de chocolat chaud, dont j’avoue que l’odeur flottant dans l’air était appétissante.
 Ce jour-là, je n’ai pas testé les wagashi, mais ma voisine japonaise m’a dit qu’ils étaient très bons, et préparés par un chef japonais. La pâtisserie Tomo est la seule sur Paris en dehors de Toraya (chroniquée ici) à proposer des wagashi, mais elle préfère Tomo car elle trouve que Toraya a des tarifs trop élevés et une ambiance trop compassée.
Personnellement, j’avais opté pour une variation franco-japonaise de dorayaki, la basilique citronnée : une « crêpe » en dessous, une montagne de crème au citron dessus, surmontée d’une micro-crêpe signature. Très bonne, mélange équilibré de sucré et d’acide.
La décoration des deux salles est sobre, même si l’effet de peinture « jetée » au mur ne rend probablement pas l’effet qui était souhaité (personnellement j’ai mis 5 minutes à réaliser que ça devait être fait exprès et non une absence de rafraîchissement des murs avant ouverture de l’établissement).
Informations pratiques :
Pâtisserie Tomo
Horaires : de 12h à 19h du mardi au dimanche
11, rue Chabanais 75002 Paris
romain.gaia@patisserietomo.fr

Gourmandise : Salon de thé Sazanka

Ce salon de thé japonais est moins guindé que ne le laissait penser l’adresse. Il est situé presque tout au bout de la rue de l’Annonciation dans le 16e arrondissement, une rue qui a des allures de village avec ses primeurs et ses boutiques, mais ouvrant entre autres sur le très chic centre commercial Passy Plaza.

Le salon de thé fait également restaurant, avec une spécialité d' »omurice« , omelette roulée « farcie » de riz cuit à la poêle avec divers bouillons, épices, compléments. Comme je l’ignorais, j’avais déjà déjeuné en y allant, et je ne souhaitais qu’un dessert.

Les desserts plus traditionnels japonais à base de pâte de haricot rouge n’étant, après quelques tests, pas réellement ma tasse de thé, j’ai préféré un compromis : une tarte au citron, certes, mais avec du yuzu (ce citron japonais moins acide que les variétés européennes, qui devient assez connu dans nos contrées). En boisson, la carte propose différents thés verts, à des tarifs assez élevés (curieusement plus que les pâtisseries).

sazanka_01

Informations pratiques
Sazanka Salon de thé (site web essentiellement en japonais)
9 rue de l’Annonciation
75016 Paris
Horaires :
Du mardi au samedi : de 12h à 18h
Dimanche : de 12h à 17h

Exposition : l’Ecran Japonais à la Cinémathèque Française

Cette exposition se trouve dans la galerie des Donateurs, au dernier étage de la Cinémathèque. Elle tient donc dans l’unique salle de cette galerie, et ne prendra pas plus d’une heure à visiter. En contrepartie, elle est visible avec un billet standard pour le musée (5 euros) et les photos sont autorisées. Respectant l’objectif de la galerie des Donateurs, l’exposition est en partie un hommage à deux donatrices qui ont beaucoup contribué à faire connaître le cinéma japonais en France, et à enrichir le fonds documentaire de la Cinémathèque : madame Kawakita et Hiroko Govaers.

Cinémathèque : l'écran Japonais

Sont présentés photos de tournage, affiches, quelques costumes dont deux beaux kimonos, et des dessins préparatoires de décor. Je découvre que beaucoup de réalisateurs font des croquis de leurs personnages et des costumes souhaités. Quelques extraits de classiques de Yasujiro Ozu, Nagisa Oshima, Kenzo Mizoguchi (Contes des Chrysanthèmes tardifs) sont projetés sur un mur. Les plus inattendus sont des documents sur les échanges entre Henri Langlois et des réalisateurs japonais, qui mettent en lumière comment celui-ci a oeuvré afin de faire connaître leurs oeuvres. Autre preuve de cette confiance : les lettres des représentants légaux de ces réalisateurs réclamant la restitution des dépôts prêtés une fois qu’Henri Langlois n’était plus à la tête de la Cinémathèque.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

L’exposition fait la part belle aux classiques, mais n’oublie pas le cinéma de genre, avec des affiches de films de monstres, de longs métrages d’animation (des studios Ghibli ou l’étonnant Belladonna) et de films-ovnis comme l’empereur Tomato Ketchup. Malgré les bonnes intentions manifestes, le résultat est un peu brouillon et peu didactique. Il ressemble plus à un catalogue désordonné de ce que possède la Cinémathèque sur le sujet qu’à une présentation en règle du cinéma nippon. Un peu dommage, d’autant que d’après le livre d’Or, beaucoup de scolaires la visitent. Le bon point, c’est que l’absence d’informations sur les films m’a fait noter plusieurs titres afin de me renseigner sur eux.

cinematheque_japon_06

Informations pratiques :
Cinémathèque de Paris
51 Rue de Bercy, 75012 Paris
(M) ligne 6 et 14, station Bercy.
Exposition L’Ecran Japonais
Du 14 septembre 2016 au 25 juin 2017
Tarif plein : 5 Eur.
Entrée libre le premier dimanche du mois

Gourmandise asiatique : Crazy Mango

Oui, j’ai décidé de tester toutes les adresses parisiennes où on peut boire du thé Genmaicha. Enfin non. Mais j’avais repéré la devanture de cet espace gourmand il y a quelques mois, qui était fermé car il était tard. J’attendais l’occasion d’y venir. C’est chose faite. (la carte en photo est celle de février)

Au menu, comme son descriptif « Asian dessert café » l’indique, des desserts japonais, hongkongais et taiwanais, dont le désormais fameux mille-crêpes. Également du cheesecake japonais, des dorayaki (pancakes japonais, servis par deux avec une garniture), et divers desserts à base de mangue, de lait de coco, d’azuki (le haricot rouge légèrement sucré souvent utilisé pour les desserts nippons) et de matcha.

crazy_mango_2

Le thé Genmaicha est servi en sachet de la marque Yamamoto Yama, et non ce n’est pas une erreur : il y a deux fois yama dans le nom. Alors oui du coup, ça veut dire la montagne de la base de la montagne, mais c’est une marque US fondée par Mr Yamamoto. Il n’est pas mauvais, au demeurant, mais je pense que je l’ai laissé infuser trop longtemps.

Le cake aux fruits était heureusement moins lourd qu’il n’en avait l’air: à base de génoise très légère, et même le glaçage et la crème intérieure sont moins sucrés et lourds que ce à quoi nous habitue la pâtisserie française, ou pire, les pâtisseries américaines.

Le service est sympathique, et le décor sobre mais avec de jolis détails comme ces suspensions très originales. Ce n’est pas très grand, donc ne prévoyez pas d’y emmener votre équipe de rugby à 15, mais il y a quand même une vingtaine de couverts environ.

crazy_mango_1
L’une des spécialités est le bubble tea, ce thé sucré froid ou chaud, généralement servi avec du lait, et surtout agrémenté de billes de tapioca. Une boisson originaire de Taïwan, qui est devenue assez à la mode à Paris depuis son importation il y a quelques années. De mémoire, les premiers spots que j’ai vus qui en vendent, vers la rue Sainte-Anne, y sont installés depuis environ 2013.

Je n’ai jamais testé, pour être honnête, parce que d’une part j’ai horreur du thé avec du lait, et d’autre part, les billes de tapioca qui flottent au fond des gobelets en plastique me rappellent les têtards que je « pêchais » pour rire au fond des bras d’eau stagnante durant ma folle jeunesse dans une région plus sauvage que Paris. C’est mignon, les têtards, surtout quand c’est tout jeune et qu’ils n’ont pas encore les pattes qui poussent : ça ressemble à des gros spermatozoïdes noirs (ou marron foncé suivant les espèces) : une chtite boule molle rigolote avec une longue queue. Et ça gigote dans la main quand on les « cueille », ça fait des chatouilles. Mais ce n’est pas très appétissant… (rassurez-vous : je les relâchais avant de partir).

Informations pratiques:
Crazy Mango
53 rue des Petits Champs 75001 Paris
Horaires :
Du dimanche au jeudi : 13h à 22h
Vendredi et samedi : 13h à 23h

Le Japon à Paris, c’est toute l’année – et ce week-end

Ce week-end se tient la 3e édition du salon « C’est bon le JaPon! », du 24 au 26 juin 2016 à la Halle des Blancs-Manteaux dans le Marais (Paris).
L’ocasion de découvrir (ou continuer d’explorer) la gastronomie japonaise et les arts de la table, en plein Paris.

Informations pratiques :
C’est bon le Japon
48 Rue Vieille du Temple, 75004 Paris
Horaires :
Le vendredi 24 juin de 13H00 à 20H30
Le samedi 25 juin de 10H30 à 20H30
Le dimanche 26 juin de 10H30 à 17H00

Vous pourrez notamment y retrouver la pâtisserie/épicerie Umami, dont je vous parlais mercredi, et dont je suis décidément fan.

C’est Marion-Chan qui va être contente : il y a un stand de cartables d’Ikeda Chikyu!

macaron lapin mayu

Salon Idées Japon
Deux fois par an, début décembre (pour les cadeaux de Noël!) et juin, l’association culturelle franco-japonaise Jipango organise le salon Idées Japon, à l’espace Cinqo dans le passage Choiseul, près d’Opéra Garnier à Paris. Au programme, de nombreux exposants présentent des produits originaux : textile, maroquinerie, artisanat, papèterie, bijoux, … et aussi cuisine.
J’y avais déjà bien fait le plein de cadeaux en novembre dernier, j’y suis retournée le week-end dernier pour goûter les douceurs de deux stands : macaron au litchi en forme lapin et cookie matcha à la pâtisserie Mayu (cf photo ci-dessus), financier au yuzu et « angel cake » au matcha à la pâtisserie Chik de Chikaku Tanagi.

Salon Idées Japon – pour commander sur leur site, découvrir les différents partenaires, ou vous tenir au courant.


Japan Expo : du 7 au 10 juillet, Parc des Expositions de Villepinte
http://www.japan-expo-paris.com/

Contrairement à ce que les non-initiés peuvent penser, ce gigantesque événement ne parle pas que de mangas et de jeux vidéos japonais, mais consacre aussi un large espace à la culture japonaise dans son ensemble : langue japonaise, artisanat, tourisme, arts martiaux, gastronomie, musique (y compris traditionnelle)…

Parmi les exposants d’Idées Japon, et qui seront également présents à Japan Expo, j’ai repéré en particulier les créations de Mizutama Bijoux (également sur Facebook) :

mizutama_sakura
Un subtil mélange de techniques de bijouterie japonaise et française qui permet de porter des symboles typiquement nippons (fleur de cerisier, de prunier…) en toutes occasions.

 

Gourmandise : Umami Matcha Café : thé vert et latte art

C’est la pâtisserie / restaurant / épicerie japonaise du moment, récemment ouverte près de République. Sa spécialité, c’est le matcha, thé vert japonais. La carte propose de le boire tel quel, ou en « cappuccino » (au lait chaud) ou autres variations lactées, et même avec préparation traditionnelle au fouet. A noter que c’est un des rares endroits à Paris où j’ai vu du latte art, même si c’est sur de la mousse verte! (et si apparemment, ça se résume à faire un coeur dans les deux lieux où j’en ai vus)

Le matcha fait également partie des recettes de plusieurs des desserts: cookie matcha/chocolat blanc, glace matcha/hokicha/sésame, ou matchamisu -tiramisu au matcha et aux fraises.

La maison propose quelques plats salés, dont un plat du jour, qui donne un exemple d’utilisation des produits qu’ils vendent dans la partie épicerie. J’ai goûté le gyudon, boeuf mariné sur riz tsuyahime et carottes, fort bon. Le truc noir dans la bouteille d’eau, c’est un bloc de charbon pour la purifier…

Pour le matcha latte, j’avoue que je n’ai pas trop aimé, mais j’ai de toute manière beaucoup de mal à supporter le thé au lait d’une manière générale. Le Chai Tea Latte de Starbucks est une des rares boissons non alcoolisées que j’ai trouvée trop mauvaise pour la finir, ça vous donne une idée… Le matcha latte est plus neutre, mais je préfère mon matcha comme j’aime mon thé autre: sans rien dedans. Question de goût.

umami_08

Le matcha en « shot », servi en petit verre donc, mousseux et opaque, est nettement plus fort que le thé vert bu dans les restaurants japonais. Attention: ça râpe… C’est là que je me suis rendu compte que je croyais connaître mais en fait non.

Les pâtisseries qui accompagnent le « matcha gourmand » sont bonnes, le crumble au yuzu citronné à souhait (le yuzu est un genre de citron japonais peu acide). A la carte également : le fondant au chocolat au yuzu. Ils proposent aussi du café (torréfié par Coutume) préparé à la japonaise : des espressos et variantes avec une machine nippone, et aussi du café filtré méthode lente, V60 :

umami_06

Le service est souriant, et disponible pour vous expliquer les différents plats et les boissons inhabituelles. Pas besoin donc d’être déjà un afficionado de la cuisine japonaise pour y aller. Au contraire, c’est un bon endroit pour s’initier en douceur. On sent que le personnel est impliqué et passionné par le projet, et qu’ils ont envie de partager leur amour de ces produits. Ils organisent d’ailleurs des rencontres avec les producteurs de certains produits :

umami_07

Une mention spéciale pour la décoration du lieu : lumineuse, avec des chaises confortables, des compositions végétales suspendues et des touches de bois disséminées, le lieu est très beau et très agréable, les 36 couverts (dont certains au bar) pas trop entassés. C’est zen!

Informations pratiques :
Umami Matcha Café
22 rue Béranger 75003 Paris
(M) République ou Temple
Horaires :
Mardi-vendredi : 9h – 19h
Samedi : 10h – 19h