Exposition : Daimyo, au musée Guimet (1)

Il vous reste exactement une semaine pour aller voir la magnifique exposition en 3 parties sur les armures des Daimyo, seigneurs locaux du Japon féodal. Elle est répartie entre le musée Guimet, son annexe l’hôtel Heidelbach avenue d’Iéna, et le Palais de Tokyo.

Aussi je n’ai pas le temps de rédiger un long article qui serait de toute façon plein d’approximations, je me contenterai de partager ici des photos des 2 premières parties (n’ayant pas pu voir celle du Palais de Tokyo). D’autant plus que pas mal de personnes ont raté la 2e partie faute d’informations. Or, le bâtiment principal du musée Guimet n’expose « que » les 12 plus belles armures, dans sa rotonde du 4e étage. C’est au musée Heidelbach qu’on voit également des masques, des armes, des casques et d’autres pièces (ainsi que d’autres armures complètes), avec également des informations complémentaires sur les différents styles et la fabrication des armures.

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Plus de photos dans mon album dédié sur Facebook (sous peine d’exploser mon quota  WordPress) 

Informations pratiques :
Daimyo – Seigneurs de la guerre au Japon
16 février 2018 – 14 mai 201
Musée national des arts asiatiques – Guimet
6, place d’Iéna, 75116 Paris
Hôtel d’Heidelbach
19, avenue d’Iéna, 75116 Paris
Tarif :
11,50 Eur
Horaires :
Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h (? Le site indique que du fait des grèves des transports en commun, le musée ferme à 17h, j’ignore si c’est encore le cas). Attention, dans tous les cas la Rotonde ferme au plus tard à 17h30.

En parallèle, le palais de Tokyo non loin expose une installation de George Henri Longly (entrée possible avec le billet de l’exposition du musée Guimet).

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Capsules de Japon : (14) l’Allemagne au Japon

Mais quel est le phoque, Japon? Alors moi, je fais 10 000 bornes en avion pour m’offrir du dépaysement de mes habituelles escapades en Allemagne, et sur quoi je tombe?

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 « Konditorei Kobe » (Konditorei c’est pâtisserie / salon de thé en allemand) dans je ne sais plus quelle gare (à Osaka de mémoire), Steak & Hamburg (j’ignore s’ils ont confondu la ville de Hambourg et les hamburgers… pas vérifié) au Abeno Q Mall à Osaka, le stand de bretzels et autres gâteaux teutons de Bäckerei Perkeo au centre commercial jouxtant la gare de Kyoto… (Bäckerei Perkeo est une boulangerie située dans les hauteurs de Kyoto vers le Chemin des Philosophes. J’ai été trop occupée et trop fatiguée pour y aller. Cad que j’ai des goûts bizarres et une certaine attirance pour l’Allemagne, mais pas au point de faire 10 bornes à pattes pour aller manger des bretzels alors que je suis au Japon).

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J’ai aussi vu à plusieurs endroits, dans des cafés ou des boutiques de souvenirs, des « baumkuchen » comme celui-ci, étiqueté ainsi, alors que ce nom ne m’évoquait rien. C’est tout récemment que j’ai trouvé la réponse à ma question sur Twitter grâce à Jerome Ydarack :

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Effectivement, celui que j’ai goûté avait bien la texture moussue du gâteau à la broche que je mangeais plus jeune et plus au sud qu’ici… (ici à Paris, j’entends. Pas ici à Osaka, mon voyage date d’octobre).

Mais le pompon, ça a été ce dîner au Küppers Kölsch. Eh oui, vous ne rêvez pas : sans même chercher et totalement par hasard, j’ai trouvé le moyen de tomber sur un restaurant / pub à thème allemand, qui vend des saucisses sous toutes leurs formes, différentes sortes de bières, des gaufres… bref, c’est quasiment une escale à Munich au beau milieu d’Osaka, si ce n’est qu’on est servis pas des Japonais et que le prix est en yen. Apparemment ils appartiennent à un petit groupement de restaurants, et il y a 3 Küppers Kölsch à Osaka. A priori, d’après les photos, celui où j’ai mangé est celui d’Imadegawa. Il est en sous-sol d’un énième centre commercial / immeuble d’affaires, et du diable si je me souviens comment je suis arrivée dans ce coin…

J’ai préféré me rabattre sur le fish and chips, qui n’est certes pas très allemand, mais je n’étais pas d’humeur à manger de la charcuterie. Mais bon. Je ne me plains pas, au contraire. Une gaufre! (toute petite) Une Apfelschorle! Wouhou!

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Capsules de Japon : (9) / nostalgeek : Sailor Moon, Dragon Ball and co…

Si j’avais fait ce voyage au Japon il y a 20 ans, j’aurais dépensé 2 ou 10 fois plus en merchandising, mangas et autres (et moins en hôtel pour assurer un certain confort à mes vieux os). Aussi ce n’est pas plus mal que j’ai perdu de vue les actus manga/anime (Babymetal m’a coûté bien assez cher en goodies comme ça).

Néanmoins, entre Sailor Moon qui fête ses 25 ans (enfin, l’an dernier), Captain Tsubasa ses 35 ans, Dragon Ball sa nouvelle série dirigée par Toriyama himself, j’ai quand même vu des têtes connues au détour des boutiques, non seulement spécialisées, mais aussi ailleurs.

 

Comme par exemple la chaîne de vêtements mode et bon marché G.U. (une filiale d’Uniqlo), qui avait lors de mon séjour une collection capsule Sailor Moon toute mimi (et non je n’ai pas craqué, ce n’est pas vraiment le côté girly que j’apprécie le plus dans la série, mais ça m’a quand même fait sourire. Notamment le sac à main Artemis – en forme de tête de chat. Alors à défaut d’encombrer ma penderie avec, j’ai encombré la mémoire de mon appareil photo).

Et puis le pays célébrait en grande pompe le tome ultime de l’interminable One Piece, que, sans lire, je connais de nom.

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Ce qui a fait de cette expédition un voyage dans le temps, mais dans tous les sens, parce que je suis passée :

  • de l’hiver (il faisait 12°C à Paris quand je suis partie) à l’été (30°C et un soleil de plomb la première semaine à Kyôto),
  • du passé ancien avec des lieux historiques bien conservés comme les sanctuaires ou le château d’Himeji, au futur avec les centres commerciaux pleins de high-tech et les multiples petits gadgets,
  • Et j’ai aussi fait un bond de 20 ou 30 ans en arrière pour me retrouver nez-à-nez avec les héros de ma jeunesse…

Gourmandise : salon de café McQueen, des parfaits japonais à Paris

Quand on va pour la première fois dans un pays comme le Japon, très éloigné mais dont on a en tête plein de clichés et de bribes de connaissances indirectes via la culture populaire, on a tendance à se faire une petite liste des choses à voir et faire. Le mont Fuji, le Shinkansen, les temples, les filles en kimono, le pachinko… Bon, pour cette fois, les deux premiers n’étaient pas sur mon chemin.

Sur la mienne, il y avait aussi : « manger un parfait – quoi que ça puisse bien être ».

Parce que c’était revenu plusieurs fois dans des dessins animés, notamment dans la scène de Sailor Moon où avant de se faire tuer par les sbirettes de Zoisite, Nephrite écoute la jeune Naru lui confier qu’elle aimerait aller manger un parfait un chocolat avec lui. La scène repassait en flashback à chaque fois que Naru repensait ensuite à Nephrite, et ça faisait donc 20 ans qu’un coin de mon cerveau se demandait « c’est quoi un parfait? ».

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On la revoit même en parler dans le jeu Sailor Moon Drops sorti en 2017

J’ai enfin pu répondre à cette question en octobre dernier, après en avoir vu en vitrine de plusieurs salons de thé à Osaka et Kyoto. Mais difficile de partager ça avec vous sans vous donner une chance d’y goûter aussi sans pour autant faire 12 heures d’avion.

En suivant la graphiste Joranne sur Twitter (elle aussi fan de Japon qui adore partager ses découvertes et étonnements sur ses voyages), j’ai découvert en décembre dernier qu’il y avait sur Paris un endroit typiquement japonais qui en faisait : le Café McQueen, situé dans le quartier Opéra vers le bas de la rue Molière. Un Kisso-ten, plus exactement : un salon de café où discuter entre amis de façon décontractée en écoutant de la musique japonaise et en mangeant des desserts. Ils font aussi quelques plats pour le midi.

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On peut facilement rater la vitrine

Un petit dessin valant mieux qu’un long discours, voici la composition type d’un parfait à la japonaise : dans une coupe à glace, on superpose (sans les mélanger) glace, céréales de type corn flakes, crème chantilly, morceaux de gâteau, fruits, glace et sirop.

 

Un empilement hétéroclite de bonnes choses, donc. Et tout à fait semblable à ceux que j’ai vus exposés en vitrine dans la région d’Osaka. Les céréales et la glace sont incontournables, pour le reste j’ai l’impression que comme une bonne partie de la cuisine japonaise, cela varie en fonction des saisons et des arrivages. Ils ont d’ailleurs, au Café McQueen, le Parfait de la semaine.

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Capsules de Japon : (8) les hôtels

Ce n’était pourtant pas la saison des cerisiers en fleur, alors je ne sais pas si les 3 hôtels qui m’ont hébergé étaient pleins, ou si c’est la coutume du pays, mais tous m’ont fait revenir après l’heure du check-in – dont deux me demandant vers quelle heure je comptais revenir. Certes, en acceptant les bagages laissés en attendant, et même en les montant dans ma chambre avant que je ne revienne, mais cela tient sans doute aussi au standing de l’hôtel – j’ai passé l’âge des auberges de jeunesse et j’aime mon petit confort.

Donc a priori, en voyage au Japon : ne comptez pas que votre chambre soit disponible avant l’heure du check-in.

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Autre détail étonnant, et qui d’après mes lectures se vérifie aussi dans les hôtels capsule et les auberges de jeunesse : outre le gel douche, les salles de bain sont équipées de brosse à dents, dentifrice, peigne et rasoir jetables (sur la photo, c’était encore la classe au-dessus, d’où l’élastique pour cheveux et le coton-tige en sus. Cet hôtel méritera un article à part, je crois). Et offerts. Alors que dans la plupart des pays que j’ai visités, les produits de la salle de bains sont en nombre proportionnel au classement de l’hôtel, certes, mais se limitent généralement aux gel douche, lotion, shampoing, bonnet de douche jetable et, à l’occasion, nécessaire de cirage pour chaussures.

Au Japon, a priori, vous pouvez oubliez votre trousse de toilette sans pour autant devoir tout racheter sur place. Je soupçonne que c’est parce que l’hygiène fait partie de ce qui est considéré comme de la politesse élémentaire vis-à-vis d’autrui, au même titre que de se vêtir correctement (encore un truc sur lequel on devrait insister plus dans nos contrées…), et qu’ils préfèrent donner aux touristes les moyens d’y pourvoir. Hein? Mais non je n’ai pas dit que les Occidentaux avaient la réputation d’être sales. Mais il me semble que c’est pourtant un des clichés qui circulent là-bas sur nous autres gaijin…

Ah, et vu ce que je savais du Japon, j’avais craint l’exiguïté des chambres. Mais franchement, même sans taper dans le luxe décadent, ce n’était pas pire que les hôtels londoniens (ou français). Ce n’était d’ailleurs pas l’hôtel le plus cher qui avait les chambres les plus grandes (même si le décor était un peu… vintage. Non mais j’aime bien avoir l’impression de dormir dans les années 70, c’est cool).

Café Musée : Onigiri café et exposition Japonisme à la Maison de la Culture du Japon

Nouvelle année, nouvelle résolution :

do or do not, there is no try (Confucius Yoda).

 

Après une fin d’année assez poussive et occupée, certes, mais pas forcément à la nourriture de l’âme, j’ai repris des activités culturelles à vocation (entre autres) bloguesques : j’ai profité d’une exposition temporaire à la Maison de la Culture du Japon pour y retourner. Je voulais le faire avant Noël pour y chercher des idées cadeaux, mais je n’avais pas eu le temps, évidemment. Il faudra néanmoins que j’essaie d’y retourner pour une des nombreuses activités proposées par le lieu :

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L’Onigiri Café, par Kunitoraya

La chaîne japonaise Kunitoraya qui a déjà 3 restaurants dans Paris a ouvert un café au rez-de-chaussée de la MCJ (un salon de thé se trouve au 5e étage, mais est ouvert uniquement sur réservation pour les cérémonies du thé, si j’ai bien compris). Comme son nom l’indique, il sert des Onigiri (triangles de riz enrobés d’une algue, fourrés de façon variée : prune salée, saumon, thon mayonnaise, algues…), mais aussi diverses variétés de thé (dont mon genmaicha adoré), ainsi que des mochi (pâtisseries japonaises à base de pâte de haricot rouge. Les prix sont raisonnables, entre 3 et 5 Euros l’onigiri, 5 Eur les mochi, et les thés de 3 à 6 euros (pour le Matcha latte). Il y a également des sakes, des sodas et des liqueurs de yuzu et de prune (ume).

L’exposition

Japonisme : ce terme désigne le courant artistique qui a traversé la France fin XIXe début XXe siècle, quand le Japon a rouvert ses frontières et que les échanges culturels avec l’Europe ont recommencé. L’exposition (gratuite) se concentre sur les débuts, avec les premiers objets japonais importés en France, soit via la Chine, soit via des voyageurs, soit cadeaux des ambassades. L’exposition est courte (une grande salle) mais présente de très belles pièces, dont un panneau représentant le comptoir hollandais de Deshima (près de Nagasaki) J’y ai découvert que, loin d’être seulement le seul port ouvert aux Européens (et encore, exclusivement les Hollandais…) avant 1858, c’était une île artificielle entourée de murailles et apparemment fortement gardée, reliée à la terre par un étroit passage facile à surveiller.

Autre surprise, les portraits photographiés des membres de l’ambassade envoyée en Europe pour tenter de retarder l’ouverture d’autres ports aux gaijin : le membre le plus âgé présenté à 39 ans, et le plus jeune… 16 ans! – Masuda Susumu, interprète d’anglais (et ce n’est pas un cas unique : un autre avait seulement 17 ans, et c’est son portrait – en costume traditionnel et noeud papillon! – qui illustre l’affiche).

L’exposition se termine le 20 janvier, donc dépêchez-vous si cela vous intéresse. Les photos sont interdites, d’où la pauvreté iconographique de mon compte-rendu de visite.

Le Japan Store

il est ouvert depuis octobre 2016, mais je n’étais pas retournée à la MCJ depuis un bail car ce n’est pas dans mon secteur. C’est une boutique design située au rez-de-chaussée, gérée par Mitsukoshi, l’équivalent nippon des Galeries Lafayette. Aussi cossu que les GL, le Japan Store propose des articles de mode de divers créateurs japonais, de l’épicerie fine traditionnelle ou contemporaine (chocolat, thé, sake…), de la vaisselle, des produits de beauté, ainsi que des articles de papeterie (dont des mini-trousses Star Wars, c’est vous dire si c’est varié).

Si vous allez visiter la MCJ, n’oubliez pas de jeter un oeil par la fenêtre depuis l’étage de l’exposition : la vue sur la Seine est jolie (enfin là, le temps n’aidait pas…)

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Le Petit Bonheur Hebdomadaire #12

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine.

Après les fêtes, magasins et traiteurs font des promos sur les victuailles de réveillon, donc j’ai acheté à moitié prix la bûche Picard que j’avais vue sur leur site trop tard pour le réveillon. Ca permettra de finir les langues de chat.

Pis après on rachète des langues de chat pour finir la bûche, et on rachète de la bûche pour finir les langues de chat, et…

(alors je sais, traditionnellement, c’est plutôt la saison de la galette, mais moi tout ce qui est amande, y compris la frangipane, ça me bouerf. Je suis plutôt brioche des rois, mais à Paris autant acheter celle des supermarchés : celle achetée l’an dernier chez Eric Kayser avait de toute évidence 2 jours de trop et n’était pas terrible même sans ça…)

Ah oui, et puis après voir vu le lien sur le Twitter de l’Etang de Kaeru, je suis allée voir l’exposition (gratuite) Japonisme à la Maison de la Culture du Japon, quai Branly à Paris. Ca ne dure que jusqu’au 20 janvier alors dépêchez-vous si ça vous intéresse. Jolie petite expo d’objets parmi les premiers importés du Japon vers la France, qui ont lancé la fascination de notre pays pour celui du Soleil Levant.

Capsules de Japon : (7) les tampons

Le Japon, c’est le bon pays pour commencer avec un tampon*.

Je parle ici bien sûr des tampons encreurs à apposer sur votre carnet de voyage. Tous les sites touristiques ont leur petite table équipée d’un beau tampon représentant le lieu et d’un bloc d’encre – voire deux. Et souvent plusieurs personnes, de tous âges, attendant pour compléter leur collection. Cela doit satisfaire à la fois le goût du beau, le tempérament de collectionneur et le manque de place, et renvoyer au passé de ce pays de l’écrit.

(jeu pour les voyageurs et nippophiles : devinez quels endroits j’ai visités…)

Quel joli (et peu encombrant) souvenir à rapporter! (et quelle bonne excuse pour acheter un carnet Evoli au Pokemon Center pour en tamponner les pages de garde avec entrain comme un touriste japonais). La prochaine fois, j’en achète un exprès (sans lignes ni quadrillage) et je me balade avec mon propre bloc d’encre pour les cas où ceux fournis sont un peu fatigués…

Il existe également des carnets spéciaux (Goshuinchô) pour les sceaux apposés par les prêtres dans les sanctuaires shinto, à acheter au premier temple visité. L’équivalent dans ce cas, plus ou moins, du carnet du pèlerin de Compostelle. Si vous souhaitez faire les deux, préférez les garder séparé du livret sur lequel vous collectionnez les tampons des gares et lieux touristiques : même si pour nous gaijin, cela relève du souvenir touristique, cela reste également un objet religieux. Donc même si les moines demandent une petite donation en échange de leur calligraphie, ils peuvent ne pas vouloir mélanger sacré et profane.

 

* Je suppose qu’il y a des jeunes ici qui ne comprendront pas la blague, mais ça fait référence à une vieille fausse pub des Nuls que je ne retrouve hélas pas sur le Web, parodie d’une pub qui débutait par la formule « Pour bien commencer avec un tampon », et qui présentait Alain Chabat en fonctionnaire avec un tampon encreur. Mais si vous ne connaissez pas, ça ne sera pas drôle de toute façon…

Capsules de Japon : (6) pet cafés, maid cafés etc…

les pet cafés

En France, quasiment tous les cat cafés essaient de proposer une vraie offre culinaire, parfois exclusivement sucrée. Au Japon, les pets cafés que j’ai vus fonctionnent sur un système de facturation au temps passé sur place, les forfaits d’une heure incluant une boisson. Et c’est à peu près tout en terme de consommation… Vous pouvez certes commander une 2e boisson, voire un peu de snacking, mais clairement, les plaisirs du palais ne sont pas l’objectif ni le business model.

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Cat Cafe, kimono, passage à niveau qui fait diling… t’es au Japon

En revanche, vous pouvez acheter des friandises à donner aux chats (du genre bâtonnet de poisson sous vide spécial chat. Attention aux doigts qui sentent la marée ensuite). Succès garanti pour réveiller les matous ou rendre affectueux les timides… Pas d’inquiétude pour la santé des gourmets : le personnel veille à ce qu’on n’en donne pas à celui ou celle qui n’y a pas droit.

Vous pouvez aussi acheter des petits goodies à thème chat (ou hibou, ou lapin…). Voire des photos des pensionnaires du lieu. Dans certains cas, les bénéfices servent à financer les soins aux chats errants (très nombreux au Japon, comme je vous le disais ici même récemment).

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Attention à bien regarder les avis sur TripAdvisor avant d’y aller. Il y a beaucoup de ces lieux dans les grandes villes, et tous ne semblent pas très respectueux des animaux et/ou de l’hygiène. Je suis plutôt bien tombée avec ces trois établissements :

  • le Neko Café Time à deux pas du célèbre temple de Fushimi Inari, avec une jolie vue sur la rivière, dont plusieurs chats viennent de la rue.
  • Guru Guru Do à Osaka, autre cat café à déco hindoue dans une salle plus sombre, dont je suis moins convaincue qu’ils aient une vocation d’aide aux chats néanmoins.
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Notez le panneau « ne pas toucher quand les oiseaux dorment »

  • Wata Wata Owl Cafe à Nara. Là, même si les animaux ont l’air en bonne santé également et le personnel attentionné envers les clients comme envers leurs petits pensionnaires qu’ils protègent de tout manipulation excessive, je suis plus mitigée : si, d’un point de vue très égoïste, ça m’a fait plaisir de voir et de doucement effleurer perruches, hiboux, chouette et même leur petit faucon, rêve qui quelque part m’était plus ancien que celui de visiter le Japon, ça fait mal au coeur de savoir ces oiseaux sans doute privés de vol – même s’ils proviennent tous d’élevages, a priori.

Les maid cafés

Ils fonctionnent comme les pet cafés, sauf que vous n’avez pas le droit de toucher les « maids », les serveuses en costume de soubrette. Non, sérieusement. Je n’ai essayé qu’un maid café, mais le principe est terriblement similaire aux pet cafés : vous payez un droit d’entrée (500¥), pour une durée déterminée. Celui où j’étais, de la chaîne Maidreamin, avait une vraie carte de restauration avec des plats, des desserts, etc. Vous pouvez également opter pour une formule de service incluant plat et/ou dessert, un goodie au choix parmi ceux présentés par la demoiselle (badge ou serre-tête ici. J’ai pris le serre-tête « oreilles d’ours » histoire de me fondre dans mon environnement), une photo type polaroid (mais Fuji) avec la maid de votre choix, voire un petit show dansé sur l’estrade. Les Maidreamin éditent aussi des CD façon idols, semble-t-il.

 

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Ceci vous permet de discuter avec les serveuses en tenue de soubrette kawaii, du moins si vous parlez japonais. Parce que dans mon cas, ça s’est borné à reproduire les petites pantomimes qu’elles faisaient en servant, et à essayer de se comprendre entre leurs bribes d’anglais et mes bribes de japonais. Il semble que chaque type de plat / boisson s’accompagne de sa pantomime dédiée, que vous êtes censé faire également. On vous propose tout un tas de goodies à acheter en plus. Maidreamin propose même des cartes de fidélité et vous avez droit à un cadeau pour l’anniversaire de votre inscription (ou celui du café?). Marketing rodé entre Yves Rocher et le club Dorothée.

J’avais quelques craintes sur le concept qui, depuis notre occident, semble voué à virer au crapoteux. Mais en fait, ça évoque plutôt Disneyland : du staff déguisé qui interagit avec les clients en restant dans leur personnage (de jeune fille kawaii, pas très loin des princesses Disney finalement), dans un univers kitsch à souhait. Sur leur site, ils utilisent d’ailleurs le même vocable que Disney en appelant leur personnel du « cast » et les cafés « Dreamland ». Alors on fait comme à Disneyland : on laisse son cynisme et son cerveau à l’entrée, on s’offre une pause de déconnexion du réel, et on repart avec une photo souvenir bien ouate de phoque et un sourire perplexe. Nyan! (oui, elle mime le chat. Moi aussi. A Rome…).

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Attention à ne pas confondre avec les bars à hôtesses, qui existent aussi au Japon, mais proposent de tout autres prestations… Dans les maid cafés, on ne touche pas, on ne tient pas de propos douteux, on reste en mode kawaii. Vous pouvez lire le règlement en anglais sur le site, il le confirme, et me confirme aussi que j’ai bien fait de ne pas prendre de photos dans le café en dehors de la glace : la nourriture est la seule chose qu’on a le droit de prendre en photo! Je ne suis pas sûre que je le referais, surtout parce que c’est plutôt destiné à un public masculin, et que faute de pouvoir discuter avec le staff, je ne pouvais pas expliquer dans quelle état d’esprit j’étais là, moi la gaijin de toute évidence pas très au courant des us et coutumes de l’endroit.

Les cafés temporaires à thème

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J’ai voulu tester le café temporaire Sailor Moon, au Abeno Q-Mall à Osaka, puisqu’il était providentiellement ouvert durant mon séjour prévu de longue date. Mais bien qu’il soit à moitié vide avec des panneaux de bois empêchant de voir l’intérieur depuis dehors, on ne pouvait pas venir sans réservation sur le site web. Site tout en japonais, pas clair, où tu payes 650¥ de frais de réservation. Tout ça pour manger des trucs certes à thème Sailormoon, mais chers et artificiels comme c’est pas permis, d’après les photos. Accueil et déco quelconque (pour m’entendre dire qu’il fallait une résa, j’ai dû entrer donc j’ai jeté un oeil), un petit stand de merch. Ils sont gentils, mais je n’accepte d’être un pigeon que quand j’y trouve mon compte, et là, je n’étais pas emballée… Je n’y suis donc pas retournée.

Au centre commercial Yodobashi d’Osaka, j’ai vu trop tard un « Square Enix Café« , mélange de café et de boutique de merchandising dédiée au studio de jeux vidéos qui a créé Final Fantasy, entre autres. Je venais de manger et il y avait foule, donc j’ai passé mon tour, mais il avait plus de succès, je suppose qu’il est meilleur.

Capsules de Japon : (5) le café

Abordons 2 sujets qui fâchent (nous autres français caféphiles) :

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Primo, les Japonais tiennent apparemment leur conception du café des Américains ou des anglais. Cad qu’ils servent le plus souvent du jus de chaussettes, coupé de lait même si vous avez demandé un espresso. Pour avoir du noir, il faut que le lieu propose du « blended coffee », mais même comme ça, ce n’est pas terrible.

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Café chaud, café au lait… et chat

Ils respectent si peu le café qu’ils le vendent même en canette, chaud ou froid. Ah oui, aussi : il faut toujours préciser si on le veut chaud ou glacé. Même s’il fait 10°C et qu’il pleut, ils ont plus tendance à vous servir du café glacé qu’un bon petit noir corsé.

A tout faire, leurs latte glacés sont d’ailleurs meilleurs que leur café noir chaud.

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Comme dans les pays anglo-saxons, vous pouvez agrémenter votre café d’une capsule de lait ou équivalent, que vous reconnaîtrez souvent au japanglais « Coffee Fresh ». Et comme dans les chaînes de boissons caféinées qui se sont répandues par chez nous, on peut parfois sucrer son café avec du sucre blanc ou roux. Par contre, une variété de sucrant plus rare chez nous est cette autre capsule de « Gum Syrup ». Un sirop de sucre mélangé avec de la gomme arabique, la résine d’acacia. C’est sucré et rajoute un très léger goût.

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Gum Syrup à gauche et lait à droite

Deuxièmement, quand ils parlent de café pour un lieu, ça peut être soit un endroit spécialisé en boissons chaudes et desserts (mais pour ça ils utilisent aussi l’expression « salon de thé » in French in the text), soit (et la plupart du temps), c’est un restaurant à ambiance européenne.

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Sauf les pet cafés (qui feront l’objet de la prochaine capsule si j’ai le temps de dépiler toutes les photos. Parce que ce sera une grosse capsule).