Exposition : Kimono, au bonheur des dames, au Musée Guimet

Il ne vous reste plus que quelques jours, jusqu’au 22 mai, pour aller voir l’exposition Kimono, au bonheur des dames au Musée Guimet. Elle bénéficie d’un prêt exceptionnel de la collection Matsuzakaya, l’équivalent japonais du Bon Marché, fabrique de kimonos depuis 1611, qui a rassemblé et conservé depuis 1913 nombre de kimonos anciens, catalogues de motifs et designs.

L’exposition explique la fabrication d’un kimono (à base de 7 bandes de tissu de même largeur, non redécoupés ensuite), et les façons de réaliser les motifs : teinture à la cire, broderie. On évolue à travers les différents styles au fil des années et suivant les catégories sociales – femmes de guerrier, de marchand, de la noblesse.

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En fin d’exposition, une salle expose des réinterprétations modernes de kimonos par de grands couturiers occidentaux (Jean-Paul Gaultier, Franck Sorbier, John Galliano…) ou japonais (Junko KoshinoKenzo Takada, Yohji Yamamoto…). Et revient aussi sur le Japonisme, courant de la fin du 19e siècle qui a vu le kimono, comme d’autres pans de la culture japonaise, inspirer la communauté artistique française – au moment où le Japon, lui, se détournait de ce vêtement traditionnel ressenti comme un vestige du passé.

Plus de photos sur la page Facebook du blog. Sans descriptions parce que ce fichu bouzin les a perdues, et bugge quand j’essaie de les remettre.

Informations pratiques :
Musée Guimet : Kimono, au bonheur des dames
Du 22 février au 22 mai 2017
Horaires :
Du mercredi au lundi, de 10h à 18h.
Tarif plein : 9,50 Eur pour le billet jumelé collections permanentes + expositions temporaires

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Mercredi Musée : les kimonos de maître Ichiku Kubota (musée Guimet)

Je vous ai parlé de l’exposition Du Nô à Mata Hari : 2000 ans de théâtre en Asie au Musée Guimet. L’essentiel de l’exposition était composé de pièces du siècle dernier ou beaucoup plus anciennes. La dernière salle, en revanche, était entièrement consacrée à un ensemble incomparable et inclassable : des kimonos de Ichiku Kubota, maître contemporain né en 1917, habituellement exposés au Japon.

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Il a retrouvé et modernisé la technique de la teinture à réserve ligaturée (en gros le tye and dye), le tsujigahana en japonais, qu’il a décidé d’appliquer au kimono traditionnel. Mais ses costumes de scène vont au-delà : présentés à plat contre un mur, ils peuvent aussi servir de décor. Et ce sont de vraies symphonies de couleurs et de textures. Difficile de dire si ce sont des oeuvres d’art, des vêtements, ou des décorations murales. Les trois à la fois.

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De près, c’est encore plus époustouflant : les tissus combinent texture gaufrée, dégradés de teintures, et tissages, parfois comme ici avec des fils de métal.

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De cet ensemble exceptionnel, le Musée Guimet avait la chance de nous présenter une dizaines de kimonos de la série Symphony of Light, dont Ichiku Kubota prévoyait de réaliser 80 variations, mais qu’il n’a pas pu terminer. Et la collection 7 kimonos Fuji, qui représente le fameux mont Fuji à différentes saisons, différentes heures de la journée. Les broderies évoquent la forêt, la neige, les effets de lumière…

Les explications meilleures que les miennes...

Les explications meilleures que les miennes…