Refe Tuma se penche sur l’influence d’Internet sur les fans de musique

Internet agit-il comme un égaliseur géant qui fait que devant une offre quasi illimitée, il n’y a plus de fan assidu, mais plus que des consommateurs volages et volatiles?
Ou bien au contraire est-ce un polariseur qui permet aux extrêmes de se retrouver entre eux et de se séparer encore davantage des autres courants (musicaux)?
Ou bien est-ce plutôt, comme le soutient l’auteur, ni l’un ni l’autre, mais seulement un amplificateur de comportements humains?

Ultimately, though, the internet can’t kill fans anymore than it can create them. The internet doesn’t make fans, bands make fans. So don’t freak out. Make music, and someone will listen. How many is largely up to you.

« En fin de compte, Internet ne peut pas plus faire disparaître les fans qu’il ne peut les créer. Internet ne crée pas les fans, les groupes créent des fans. Alors ne vous inquiétez pas. Faites de la musique, et vous trouverez un public pour écoute. Combien dépendra en grande partie de vous. »

http://www.hypebot.com/hypebot/2012/10/music-fans-in-the-internet-age-same-behaviors-ampli%EF%AC%81ed–1.html

Financement de projet par des particuliers : Ulule.com

Dans la lignée de MyMajorCompany, mais à visée plus large dans les projets, et un retour sur investissement immédiat, voici Ulule.com.

Leur slogan :

Participez au financement de projets créatifs et innovants, recevez des contreparties exclusives. Si un projet n’atteint pas son objectif, vous êtes remboursé sans frais.

C’est apparemment l’équivalent français des sites Kickstarter et RocketHub, dont j’ai parlé dans un précédent article.

Exemple avec un jeune groupe de musique : The Surgeries, qui demande 4000 Euros afin de financer un LP.

http://fr.ulule.com/thesurgeriesmusic/

Les prix vont de 5 € (pour un remerciement sur le site webà à 500 € : pour ce prix, vous aurez droit à un « concert semi-acoustique chez l’habitant » avec une rencontre avec le groupe, le CD en avant-première et les remerciements sur le site web. Alors, ça vous tente?

Lecture : Michel Delpech : « La jeunesse passe trop lentement »

C’est lundi, c’est biographie…

Oui, c’est un nouveau thème, les biographies d’artistes. Choisies au petit bonheur la chance dans les librairies et bibliothèques, vive l’éclectisme!

Dans cette autobiographie, Michel Delpech revient sur la 2e partie de sa vie : non pas son accession à la gloire, mais sa chute dans la dépression et le lent cheminement pour se sortir de ce « trou noir ». Il parle de ce qu’il l’a aidé à revenir à la fois sur le devant de la scène, et dans un meilleur état d’esprit que durant ses années d’errance : la rencontre avec sa deuxième épouse, celle de la religion, et les coups de main de ses collègues, notamment.

Il est attentif à éviter le prosélytisme, heureusement. Il insiste sur le fait que si revenir à sa religion d’origine lui a apporté une stabilité que ses incursions dans d’autres philosophies avaient échoué à lui amener, ce n’est que son parcours, il ne donne pas de leçons.
Il raconte aussi les étapes souvent laborieuses qui lui ont permis de sortir de la catégorie « has been » où il avait été catalogué après sa chute.

Le propos est souvent erratique et il s’en excuse d’ailleurs à un moment, précisant que cela correspond assez à l’état de confusion qui était le sien à l’époque. Cela rend malgré tout la lecture un peu redondante.
Au moins, ce n’est pas dur ni trop long à lire, et le portrait en creux du bonhomme, au final, est assez sympathique dans sa franchise.

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Extraits :

Le public ne m’oubliait pas. Aujourd’hui, je lui en sais gré. A l’époque, certaines situations ne manquaient pas de cruauté. Je ne sortais dans la rue qu’avec appréhension. J’espérais passer inaperçu mais on me reconnaissait. La plupart du temps des gens s’approchaient de moi en souriant : « Qu’est-ce que vous devenez? On ne vous voit plus… Pourquoi? » L’intention était sans doute louable mais ces mots remuaient le couteau dans la plaie. Ils m’atteignaient de plein fouet et ils m’humiliaient.

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Après avoir quitté la clinique, j’ai continué à voir le Dr Brisset une fois par semaine. Cette thérapie m’aura au moins permis de constater qu’en éloignant toute influence funeste sur mon esprit je retrouvais, même par intermittence, une part de mon intégrité. Peu à peu, ma pensée se restructurait.

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J’ai alors songé à quitter la France, faire table rase de mon passé, tout lâcher, comme si j’allais abandonner mon mal-être au pied de l’avion.

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Je ne renie donc pas mes tubes. Je suis simplement heureux lorsque je peux, au cours de mes spectacles, partager mes textes actuels avec le public. Je les trouve en adéquation avec la personne que je suis devenue, contrairement à l’époque où je me sentais toujours en décalage avec ce que je chantais. Profonde ou légère, chaque chanson est un état des lieux, l’expression de ce que je ressens au moment où je l’écris, un reflet de ma condition mentale et affective!
Cependant, le public n’a pas à entrer dans toutes ces considérations. Vraiment, je ne peux lui en vouloir de rien. Il a toujours été très amical avec moi, même aux temps difficiles. Et si je peux me permettre un léger reproche, c’est de le trouver parfois un peu trop respectueux à mon égard. Lorsque j’étais une vedette ultrapopulaire, j’aurais adoré chanter du rock pour que les spectateurs se déchaînent dans les travées, qu’ils dansent et qu’ils tapent des pieds ; or, à l’époque déjà , lorsque j’entrais sur scène, on aurait entendu une mouche voler. Aujourd’hui, le public m’accueille encore avec ce respect dont je lui suis reconnaissant mais qui parfois m’embarrasse et m’intimide immanquablement.

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Tout ce qui m’a forcé m’a aidé. Souvent les choses qui nous embêtent nous aident à transcender nos faiblesses.

MTV va lancer un portail pour musiciens et fans

MTV essaie de retourner à ses racines : la musique. La chaîne compte lancer un site qui a pour ambition à peine dissimulée de remplacer MySpace.

Baptisé Artists.MTV, il devrait permettre aux fans de rester en contact avec leurs musiciens (professionnels confirmés comme artistes émergents) par l’intermédiaire de pages personnalisées. Le site devrait débuter avec 10 000 pages d’artistes, et continuer à s’étoffer au fil du temps. Les artistes pourront les utiliser pour mettre en ligne informations, chansons, vidéos, produits dérivés et même vente de billets.

Une version beta sera mise en ligne le 16 mai, et la version complète devrait être accessible à tout le monde cet été.

Il est difficile pour l’instant de juger de la pertinence de l’initiative. Les musiciens disposent déjà de multiples plateformes pour entretenir leur lien avec leurs fans : certains préfèrent Facebook, d’autres conservent le bon vieux MySpace, d’autres encore ont investi Twitter, et YouTube. Pour ceux qui cherchent encore un contrat, My Major Company et autres sites proposent une vitrine plus spécialisée. Beaucoup ont déjà des sites web professionnels, parfois gérés par les maisons de disques, qui offrent des services équivalents aux pré-cités.

MTV dispose à mes yeux de deux atouts essentiels par rapport à ces plateformes :
– son réseau mondial de diffusion, pour promouvoir les artistes qu’elle choisira
– le fait d’être la seule plateforme qui restera entièrement dédiée aux musiciens en leur conservant des comptes bien distincts, alors que Myspace a depuis longtemps été colonisée par les utilisateurs qui s’en servaient comme blogs

Autre facteur qui pourrait convaincre les artistes eux-mêmes d’être actifs sur le site : au contraire de Facebook et autres, Artists.MTV les rétribuera pour leur présence (les modalités ne sont pas encore précisées).

Concert : Sting : Back to Bass au Zénith de Paris, 14 mars 2012

Arrivée au Zénith « seulement » à 18h pour une ouverture des portes qui s’est faite à 18h30, et un concert devant débuter à 20h, j’ai eu la surprise de voir seulement une douzaine de personnes à chacune des 6 files d’attente. Ce qui m’a valu le premier rang le plus facile de mon existence. Un peu excentrée, mais j’étais d’ailleurs en face du guitariste pour l’essentiel du show. Avec une si bonne vue de la scène (réduite comparée à Bercy), en ayant si peu fait la queue et en attendant l’heure du concert assise, et avec des fans autour laissant assez d’espace pour dansoter sur la musique, c’était des conditions idéales pour profiter de la musique.

En première partie, Loretta, chanteuse française soul à la voix impressionnante, et son guitariste Alain Governatori (je crois), ont réussi à faire bouger le public avec une alternance de morceaux en anglais et en français.

Ensuite, place à Sting et son équipe : des anciens, comme le batteur Vinnie Colaiuta ou le guitariste Dominic Miller, son collaborateur depuis 22 ans. Que Sting présente en ajoutant que, pour éviter qu’il se sente seul, il a engagé son fils, Rufus Miller – en tant que deuxième guitariste. Il y a également la choriste Jo Lawry, qui l’accompagnait déjà sur la tournée Symphonicity, et le jeune Peter Tickell au violon électrique.

Comme le nom de la tournée l’indique, Back to Bass voit le retour de Sting à la basse pour toute les chansons (ou presque). C’est aussi un retour aux bases, puisque, en dehors de quelques sobres jeux de lumières avec des spots blancs, il n’y pas d’effets de scène, juste les musiciens et leurs instruments. La set list est un savant mélange de chansons tirées de toute la (longue) carrière de Sting, des hits de Police (Message in a bottle) à des chansons plus obscures jamais sorties en single.

En voyant Symphonicity à Bercy il y a deux ans, je m’étais dit que réorchestrer ses chansons pour orchestre symphonique était un moyen pour Sting de se renouveler tout en revisitant sa carrière. La tournée Back to Bass est une variation sur ce thème : à instrument dominant différent, s’est imposé un choix de chansons différent. De quoi garder intact l’enthousiasme de ses fans, ainsi que le sien et celui de ses musiciens. Il offre à ceux-ci de nombreuses occasions de briller, par des solos ou des batailles qui ponctuent les morceaux.

En résumé, encore un concert de chef pour Sting et ses troupes hyper talentueuses.

Un fan Anglais veut les Hanson à son mariage

Et n’ayant pas assez d’argent pour faire signer au groupe Américain un contrat en bonne et due forme, il a, à la place, commencé un marathon de vidéos quotidiennes enregistrées avec son collègue. Leur but : convaincre le groupe de venir – ils ont même proposé de leur payer le déplacement.

Cela fait déjà plus d’un an que ça dure, et ils comptent continuer jusqu’au 28 juillet 2012, « ou jusqu’à ce que The Hanson donne son accord ». Bien que le groupe ait déjà été questionné sur le sujet, il n’a pour l’instant pas donné suite.

En revanche, James Bishop et son comparse se sont attirés un certain public, que ce soit sur leur Tumblr ou leur chaîne YouTube.

A suivre…

Cultivora, un guide de voyage pour fans de festivals et de culture

Tous ceux qui ont participé à un festival ou ont voyagé pour assister à des concerts le savent : la préparation, c’est important, parce que le profil et les besoins de ces voyageyrs sont légèrement différents de ceux traités dans les guides classiques.

Le site Cultivora s’adresse à eux : comme son nom l’indique, il est dédié à faciliter la tâche à ceux qui voyagent vers des destinations culturelles, notamment (mais pas exclusivement) les festivals. Pour ce faire, ils ont sélectionné les festivals les plus intéressants à leur avis. Au lieu de simplement recopier les informations pratiques, ils ont ajouté des guides sur où et comment se loger, quel le climat, que faire d’autre autour, comment y aller, s’y déplacer, payer, quelles sont les heures d’ouverture locales, y a-t-il des lois ou coutumes particulières…

Pour l’instant, ils couvrent 13 festivals et quelques destinations générales (en Europe, l’Espagne et l’Autriche), mais comptent développer le site. Pas de version française pour l’instant… Mais si vous comptez voyager, de toute façon, mieux vaut se mettre à l’anglais dès maintenant.

Fans pot-de-colle : les stars se rebiffent

Chris Brown est poursuivi pour « vol à l’arrachée » à Miami. Le chanteur est déjà connu pour avoir passé à tabac Rihanna, sa petite amie de l’époque, mais le vol paraît hors de sa catégorie.

La victime supposée, une jeune femme de 24 ans, a déclaré à la police avoir suivi le chanteur et ses amis après les avoir vu sortir d’une boîte de nuit de Miami. Elle s’est approchée pour prendre une photo de lui avec son iPhone alors qu’il était installé dans une Bentley. Il aurait alors saisi le téléphone de la jeune femme, remonté sa vitre et serait parti.

L’incident n’est pour l’instant pas prouvé mais serait actuellement en cours d’enquête.

Le 14 février, c’est Justin Bieber qui aurait été filmé à Disneyland disant « Fuck you » à des jeunes filles qui le suivaient.

La vidéo, disponible sur YouTube, n’est pas une preuve flagrante : elle bouge trop pour qu’on y reconnaisse quiconque, et niveau son, la seule chose que je discerne est une voix de fille disant « I follow you on Twitter » (« Je te suis sur Twitter ») et « I won’t follow anymore you asshole » (« Je ne te suivrai plus, **** »), tout en gloussant. Ce qui est assez pour avoir envie de lui dire de la fermer aussi.

Les commentaires de cet article, eux, disent que les soit-disant fans en question ont suivi Bieber et sa famille dans le parc toute la journée, et qu’il leur aurait demandé à plusieurs reprises de les laisser tranquilles, en vain, avant de lâcher ses vilains mots – qui ne choqueront guère que l’Amérique puritaine.

Jay-Z s’invite dans le box VIP de deux fans lors de son concert au Carnegie Hall

Les 6 et 7 février derniers, Jay-Z a donné 2 concert au Carnegie Hall de  New York. Pour clôturer le dernier en beauté, après avoir remarqué deux fans « ressemblant à des banquiers qui s’éclataient » d’après un témoin, il s’est éclipsé de la scène pour réapparaître dans leur box VIP.

Il a interprété un medley de ses chansons depuis un fauteuil de ce balcon, avant de redescendre pour le final.

Ca vaut bien le prix du billet…