Nostalgeek : Captain Tsubasa : Mes surnoms des joueurs

Dans Captain Tsubasa (Olive et Tom), tous les joueurs un tant soit peu important ont droit à un surnom. L’artiste du terrain, le jeune prince, le tigre…

Mais j’ai tendance à leur donner mes propres sobriquets, que je vous livre ici (en dehors, pour certains, de « tête de pioche », « t’es con », « bouchon », « chouchou » et autres surnoms affectueux que je vous épargnerai) :

Oozora Tsubasa (Olivier Atton) : lou Ravi*
Genzo Wakabayashi (Thomas Price) : Casquette
Kojiro Hyuga (Mark Landers) : Patator
Karl-Heinz Schneider (idem) : Herr Patator
Yuzo Morisaki (Allan Crocker, le remplaçant de Tom dans les buts de la New Team) : la passoire

*vieille expression de patois paysan pour désigner quelqu’un de « gentil » au sens de « niais et probablement déficient mental », toujours content. Pas exactement un compliment.

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Nostalgeek : Touch (Théo ou la batte de la victoire

Le sport en manga, c’est passionnant

La semaine dernière, je vous parlais de Captain Tsubasa (Olive & Tom), et je signalais en passant qu’il faudrait que je vous parle de Touch un jour. Je vais le faire dès aujourd’hui, parce que ce sera moins long que les tartines que j’ai commencé à rédiger sur Captain Tsubasa.

Malgré un style graphique de personnages assez particulier (auquel on s’habitue très bien en fin de compte, et ses décors, eux, sont très réalistes), Mitsuru Adachi est un auteur qui a probablement bercé votre jeunesse si vous êtes de ma génération, que vous le sachiez ou non. Adachi est surtout connu en France pour les adaptations en dessin animé de ses oeuvres : Miyuki alias « Tommy et Magali« , Touch alias « Théo ou la batte de la victoire« , et « Hi Atari Riyoko«  alias « Une vie nouvelle »

Si vous n’en avez vu aucune, vous pouvez découvrir son ton unique, toute en délicatesse, humour et sport (eh si, c’est un mélange qui existe, et qui marche très bien!) dans les recueils d’histoire courtes parus en français chez Tonkam, « Short Program ». C’est touchant, frais, drôle, inattendu, bref une suite de petites bulles d’air pur.

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Pour ces mêmes raisons, à moins de lire couramment le japonais, les mangas de Mitsuru Adachi perdent beaucoup de leur intérêt sans traduction – au contraire de pas mal de ses confrères qui misent sur des arguments plus tape-à-l’oeil (aieuh). Enfin n’exagérons rien, même une brêle en japonais comme moi comprend certains gags, ne serait-ce qu’aux mimiques des personnages.

Fort heureusement, des éditeurs français ont traduit certaines de ses oeuvres, dont Glénat, qui publie celle dont je vais vous parler ici : Touch.

Touch, ou comment j’ai appris les règles du base-ball (aussi)

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Personnellement, j’avais été fort surprise par la série Touch, qui débutait comme une classique série sportive opposant deux frères jumeaux : Kazuya (Kim en version française), doué en tout, et Tatsuya (alias Théo), plus en retrait, qui se laisse vivre sans vraiment s’intéresser à quoi que ce soit – du moins en apparence. Entre les deux, leur voisine depuis l’enfance, Minami (Debbie), dont Kazuya est très amoureux et dont tout le monde pense qu’ils se marieront un jour. Les sentiments de Minami sont plus incertains, bien qu’on ne voie pas bien ce qui pourrait l’attirer chez le paresseux et sans relief Tatsuya – qui est considéré par tout le monde comme un gentil loser, y compris par ses parents, qui sont trop amoureux comme au premier jour et trop loufoques cependant pour le lui reprocher.

L’équipe de base-ball du lycée, dont Kazuya est le lanceur vedette, vient de se qualifier pour la finale du championnat départemental, et Kazuya se fait plus clair dans ses intentions vis-à-vis de Minami, quand soudain la série change de ton.

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Kazuya est renversé par une voiture sur le chemin du stade et meurt. Sans avertissement, comme dans la vraie vie quand ce genre de drame se produit. Et de triangle amoureux classique, l’histoire devient plutôt celle d’un deuil à plusieurs niveaux. Comment vaincre un souvenir? Et déjà, faut-il le vaincre?

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Nostalgeek : Captain Tsubasa (1)

Captain Tsubasa, c’est un peu un OVNI dans mes goûts. Je n’ai jamais aimé le sport, j’ai fait le désespoir de tous mes profs d’EPS par mon manque d’implication. Un prof de collège en 3e avait voulu me nommer arbitre de matchs de volley, pour la dernière journée, parce que mes camarades tenaient aussi peu à m’avoir dans leur équipe que moi à y jouer. Il n’en était pas revenu que je ne connaisse toujours pas les règles, d’autant qu’en dehors du sport, j’avais des facilités, comme on dit. Mais bon, moi, j’ai une bonne mémoire, certes, mais très sélective…

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Moi au collège

C’est donc probablement l’effet de ma perméabilité au zeitgeist qui fait que, d’un coup, je me sois passionnée pour Olive et Tom (qui passait alors sur la 5), peu avant ou après l’Olympique de Marseille époque Papin-Waddle-Boli. D’ailleurs ça m’a fait bien plaisir de revoir JPP dans un documentaire sur le sujet « le foot est-il un art? », récemment.

En quelques matchs (vrais et dessinés) assortis de questions à mon paternel et des explications de Roberto (le coach d’Olivier / Tsubasa dans la série), je suis devenue une pro des coups francs, penaltys, hors jeu et autres 4-4-2. Comme quoi, la motivation, y’a que ça de vrai pour stimuler les capacités cérébrales…

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Hyuga marquant un but à Wakabayashi dans les OAV Shin Captain Tsubasa

Alors oui, je sais. Avec le recul, Olive et Tom (Captain Tsubasa), ce sont des graphismes sommaires et irréguliers, des remontées de terrain qui durent un épisode (20mn – apparemment les terrains de foot de benjamins font 5 km de long au Japon), aussi long que la préparation d’un Kamehameha sur la planète Namek. Ce sont des joueurs de 15 ans qui arrivent à percer des filets depuis le milieu du terrain, des techniques interdites par la FIFA (la catapulte infernale des jumeaux Derrick). Des équipes de benjamins (11 ans) qui jouent devant des stades pleins de supporters en délire, que le Vélodrome à côté on dirait le stade communal de Jouy-en-Josas un jour de pluie, avec un chroniqueur au micro qui en remontrait à Thierry Roland question enthousiasme…

Mais justement, c’est cette démesure, cette débauche de spectaculaire qui rendait passionnant un sport qui, dans la vraie vie, est souvent ennuyeux. Surtout quand on le joue au collège (ma passion éphémère n’a en rien changé mon attitude vis-à-vis de la pratique du football par moi-même…).

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L’OM de l’époque s’en rapprochait, au niveau du souffle épique. Gestes techniques improbables, Boli le défenseur qui vient marquer des buts, Waddle qui se prend un coup dans la tête, marque un but juste après, et rentré au vestiaire après le match dit à ses confrères « On va les battre! », ce qui leur a fait réaliser qu’il avait une commotion cérébrale et qu’il avait oublié le match… on se rapproche de Tarô Misaki (Ben Becker) se mangeant le poteau pour dégager un tir devant les cages.

C’est simple : les joueurs de la série terminaient chaque finale aussi éclopés que les Chevaliers du Zodiaque à la fin d’une opération de sauvetage de Saori « la quiche » Kido. A côté du tournoi européen, l’ultime-promis-c’est-la-dernière bataille du Sanctuaire, c’est une promenade de santé pour mémère à chienchien. Et ils avaient des « background stories » presque aussi tragiques (que je me ferai une joie de vous raconter dans un prochain épisode, parce que sinon cet article ferait 40 pages).

Depuis l’article que j’ai écrit sur le jeu pour smartphone où on peut les faire jouer, je me passe des épisodes trouvés sur Youtube, et j’alterne entre crises de rire et le même enthousiasme qu’à la première diffusion. Cette série, c’est trop. Trop de rivalités martiales entre hommes (enfin, garçons, mais à 14 ans ils sont dessinés comme des mecs de 20), trop de noblesse d’âme, trop de sacrifices héroïques pour l’équipe ou pour leurs rêves, trop de portnawak, trop de scènes impossibles. Trop de love sur eux.

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Et sur toi en particulier, jeune bosquet.

La série a marqué toute une génération de petits japonais, popularisant le football au pays du sumo et du baseball (faudra que je vous parle de Touch un jour, tiens). On lui doit certainement la position actuelle du Japon dans le foot mondial. A elle… et au footballeur réel qui a inspiré la série : la série va fêter ses 35 ans en 2018, lui a encore marqué un but en foot pro à… 50 ans cette année.

Certes, le Japon n’est pas le Brésil, mais ce n’est plus non plus la honte, ils sont régulièrement qualifiés. Et les seuls matchs de Coupe du Monde que je regarde, quand ça passe à un horaire décent, ce sont ceux des « Bleus » nippons (que jamais on ne prendra à faire la grève… jdcjdr). Par nostalgie, certes, et parce qu’ils aiment jouer avec du style.

captain tsubasa_screencap_wakabayashi vs hyuga

Le goal qui pique le ballon à l’attaquant adverse, narmol.

Curieusement, je crois que c’est la seule série se passant dans l’univers scolaire qui m’ait donné envie de me projeter dedans. Parce que sinon, l’école, sans en avoir la phobie, je m’y ennuyais plutôt, je préférais rester chez moi. D’ailleurs en fait, j’ai plus de nostalgie en parlant de ça qu’en revoyant pour de vrai les établissements (voire les villes) où j’ai grandi. Et je me souviens mieux des noms, mêmes nippons, des personnages, que de la plupart de mes camarades de classe. (remarquez, vu l’article qui a ouvert la semaine, ce n’est pas bien étonnant…)

J’ai aussi découvert, en rechutant dans ce fandom bien vivant et actif sur Facebook et Twitter grâce à ses fans, que même en dehors du Japon, de nombreux footballeurs de la génération actuelle et précédente (dont Zidane, tout de même) ont été inspirés par ce dessin animé. D’ailleurs sur Youtube, il peut être compliqué de trouver une version en français ou en anglais, puisque des fans ont aussi bien publié des versions en indonésien, en turc, en portugais, et j’en passe…

Que lors de la cérémonie de clôture des JO, la présentation de Tokyo 2020 a montré des images de Captain Tsubasa (à la 25e seconde et une seconde fois un peu plus tard) entre les images de vrais sportifs et celles d’icônes de la pop culture japonaise comme Hello Kitty ou Mario.

Et que toute la série animée des origines était disponible officiellement et gratuitement sur Youtube, sur la chaîne Olive et Tom | Officiel. Alors on dit quoi?

Olive et Tom
Ils sont toujours en forme
Tom Olivier
Sont super entraînés 
Olive et Tom
Ils sont venus pour gagneeeeeeeeeeer!

(c’est cadeau, c’est pour moi, pour vous pourrir votre week-end. Moi ça fait 2 semaines que j’ai ça en tête et que je mate de vieux épisodes et que je découvre les OAV et films que je n’avais jamais vus…)

 

Concours Nostalgeek : la science-fiction YA de Philippe Ebly

Je combine cet épisode de Nostalgeek avec la 3e édition de l’opération : « Le 1er septembre, j’achète un livre de SFFFH francophone (3ème édition) » .

1er-septembre-2016

Je suppose qu’on est de nombreux lecteurs à avoir grandi avec la Bibliothèque Rose puis la Bibliothèque Verte des éditions Hachette. Avec les aventures de Oui-Oui, pour les débuts de lecture, puis Fantômette*, le Club des 5 (Michel Pagel en a même écrit une suite glaçante publiée cette année, « Le Club »), Langelot l’espion au visage trompeur de chérubin…

Étant depuis toujours plus attirée par les histoires extraordinaires que celles censées me rappeler mon quotidien **, j’ai vite découvert les séries de fantastique et de science-fiction jeunesse d’un auteur belge, Philippe Ebly.

J’en suivais deux en particulier :

Les Conquérants de l’Impossible

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Serge, le blond, fils d’un scientifique dont un ami qui  les héberge découvre par hasard un moyen de voyager dans le temps. Son premier voyage, involontaire, en Rome Antique, était comme une balade dans un volume de « La vie quotidienne au temps […] » insérez ici l’époque choisie.

On le découvre flanqué de Xolotl, un jeune Indien du Mexique adopté par son père. Dans un autre roman, ils ramènent du Moyen Âge Thibaut, fils de châtelain – qui est « ramené » du passé en quelque sorte par décongélation de l’azote liquide dans lequel il était tombé. Hibernatus en jeune.

Tardivement, Serge et sa bande rencontrent dans le futur la jolie Souhi, voyageuse temporelle également, mais venue d’un lointain futur. Les circonstances l’empêchent de rentrer chez elle, et plutôt que de rester à l’époque où ils se rencontrent, qui est en pleine régression barbare, elle rentre avec eux à notre époque. Elle rejoint l’équipe de voyageurs, se révélant un allié de choix, à l’instar de Laureline dans las aventures de Valérian.

Une touche de féminité bienvenue, parce que rétrospectivement, c’est vrai que ces romans laissaient peu de place aux personnages féminins… On en croisait bien quelques uns, plutôt positifs, mais jusqu’à Souhi, c’était des personnages secondaires.

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Lundi Mon Tag : TFMA #3 : quand j’étais petite, je voulais être… (Nostalgeek : héroïnes de ma jeunesse)

Sans être taggée, j’ai emprunté à Asciena (récemment rebaptisée Mlle Cup of Tea) et Alexia leur 3e opus des TFMA (Top five Marvel Addict, sur le modèle des TFSA et TFDA pour les séries et Disney) : TFMA #3 : quand j’étais petite, je voulais être

Ca me permet de reboucler sur une série d’articles que je voulais approfondir mais que je n’avais pas encore eu le temps de continuer : Nostalgeek : héroïnes de ma jeunesse. En faisant d’une pierre deux coups. Cinq. Voire plus…

(Crédit images : si j’ai mis mon tag dessus, c’est que j’ai scanné de ma collection. S’il n’y a pas de tag, ce sont des images provenant du web récupérées au fil des années, du coup j’ai rarement les sources… mais la plupart je pense viennent de la communauté Scans-Daily à l’époque où elle était sur Livejournal.)

5. Elektra Natchios

Je dirais bien que j’ai un faible pour les héroïnes au destin tragique, mais dans le cas de personnages Marvel, vu qu’il faut occuper un épisode mensuel sur des années, il y a forcément des passages tragiques. Mais Elektra, elle, c’est sa marque de fabrique. Déjà, elle tire son prénom d’une tragédie grecque, une vraie : Electre aide son frère Oreste à venger la mort de leur père, assassiné par leur mère (ou l’amant d’icelle, suivant les versions). Dans le run de Daredevil écrit et dessiné par Frank Miller (un des meilleurs, avant que celui-ci ne vire à la caricature de lui-même), elle est une ancienne petite amie de Matt Murdock, l’avocat aveugle super-héros à ses heures perdues, qu’elle a connu à la fac de droit. C’est la seule personne à qui il avait révélé ses dons à l’époque, en dehors du maître qui lui a enseigné à dépasser sa cécité.

Mais alors qu’ils filent le parfait amour, son père, diplomate grec assassiné par des tueurs à gages, malgré l’intervention de Matt. Elle quitte alors la fac et sort de sa vie. Pour venger son père, elle devient un genre de ninja, formée par la Main (une secte de tueurs). Des années plus tard, devenue une tueuse à gages des plus réputées, elle est engagée par le Caïd (chef de la pègre New-Yorkaise) pour assassiner l’associé de Matt, Foggy Nelson. Elle renonce quand il la reconnaît, mais suite à cet échec, le Caïd la fait exécuter par Bullseye. Elle n’apparaît donc que quelques épisodes dans Daredevil, mais marquera tant les esprits qu’elle sera ressuscitée à plusieurs reprises.

Elle n’a pas de super-pouvoirs à l’origine, seulement des dons de gymnaste de niveau olympique et des capacités de combat dignes d’un film d’arts martiaux. Son arme de prédilection est le Saï (une fourchette géante à deux dents).
Après être apparue sous les traits de Jennifer Garner (alors au top de sa célébrité pour la série Alias) dans le film Daredevil, puis dans un film à son nom, elle est aussi dans la récente série de Netflix. Mais pour moi, c’est pour toujours l’héroïne typée de Frank Miller (qui à l’époque arrivait encore à maîtriser sa tendance au mauvais goût).

4. Illyana Raspoutine (Magik)

Illyana est la petite soeur de Piotr (Peter) Raspoutine, alias Colossus, le X-Man qui se transforme en « acier organique ». A l’origine, elle n’a que 5 ou 6 ans quand son frère de 18 ans est invité par le professeur Xavier à rejoindre les X-Men. Enlevée comme otage par un super-vilain (Arcade), elle séjourne un temps aux USA avec Piotr et les X-Men, dont Kitty Pryde qui adore s’occuper d’elle. Elle est alors kidnappée par Belasco, un démon qui règne sur les Limbes. Elle passe plusieurs années comme son élève dans son royaume, où le temps s’écoule différemment. Il a besoin de pervertir son âme innocente pour créer 5 pierres de sang pour activer un médaillon. Il l’initie donc à la sorcellerie. Une version âgée de Tornade tente de l’initier à la magie blanche pour lutter contre l’influence démoniaque de Belasco, mais elle échoue. A l’âge de 13 ans, le pouvoir de mutante d’Illyana apparaît : elle peut se téléporter dans l’espace et le temps en utilisant des cercles magiques. Cela lui permet de s’enfuir et de rejoindre les X-Men au moment exact où son « moi » enfant a été kidnappé – événements narrés dans le Récit Complet Marvel Belasco.

Au début, elle cache à son frère et aux X-Men ce qui lui est arrivé durant les années passées dans les Limbes. Elle rejoint les Nouveaux Mutants, équipe récemment créée de mutants adolescents, version « light » des X-Men. Elle conserve une épée magique très puissante, et plus tard tuera Belasco, devenant de facto la reine des Limbes, son royaume magique. Elle a aussi une armure étrange qui la protège, mais qui change toute seule.

C’est un personnage ambivalent, mutante et magicienne, d’une part. Adolescente mais ayant vécu plus que beaucoup d’adultes, donc avec un certain recul. Et comme d’autres, elle doit lutter en permanence contre un côté obscur dont elle connaît fort bien l’existence puisqu’il a été encouragé par un vrai démon. Il se manifeste d’ailleurs par une forme semi-démonique qu’elle adopte parfois quand elle doit utiliser beaucoup de ses pouvoirs et notamment son épée : avec cornes, pattes de chèvre et queue fourchue.

Son personnage subira comme les autres de multiples avanies, alors je vous laisse consulter la version anglaise de sa page Wikipedia pour plus de détails…

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Nostalgeek : une nouvelle de science-fiction perdue…

Dans ma jeunesse, j’ai lu énormément de science-fiction. Une courte nouvelle en particulier me revient en mémoire. Pas de la science-fiction à gros budget à coups de vaisseaux spatiaux et d’aliens gluants, c’était une histoire purement humaine, mais qui nécessitait un cadre SF pour fonctionner.

Une petite colonie humaine s’est installée sur une planète lointaine au climat particulier : une épaisse couverture nuageuse et pluvieuse dissimule en permanence le ciel aux colons. Un phénomène météorologique fait que celle-ci se dissipe en moyenne une fois tous les 7-8 ans. Ce sera cet après-midi. A l’école, la plupart des bambins étaient trop petits pour s’en souvenir. Comme souvent à cet âge, ils rivalisent d’inventions et de « Mon père, il dit que… » pour expliquer à quoi ça ressemble, le soleil. L’une d’entre eux est arrivée avec ses parents il y a seulement deux ou trois ans, et se souvient donc très bien, avec regret, de la sensation du soleil sur sa peau. Comme c’est l’âge bête, ses camarades s’offusquent de ce qu’elle en sait plus qu’eux, l’interprètent comme de la vantardise (excuse bien pratique pour justifier leur cruauté dûe à leur orgueil mal placé), et la querelle de cour d’école dégénère, ils l’enferment dans un placard.
La maîtresse n’a rien vu, elle rassemble les élèves dans la cour pour le grand événement : la pluie s’arrête, les nuages s’écartent… le ciel apparaît et au milieu le soleil, qui est bien comme l’a dit le nouveau, jaune, chaud et tellement agréable.
Ca dure le temps d’une éclipse, et puis les nuages reconquièrent les cieux. C’est reparti pour sept ans de pluie et de grisaille.

Et c’est seulement à ce moment que les gamins, coupables, se souviennent de leur camarade, qu’ils retrouvent en larmes au fond du placard sombre, privée de soleil.

Je me demande bien pourquoi je repense à cette histoire dont j’ai oublié l’auteur.

*regarde par la fenêtre*

Ah si, ça me revient.

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(une recherche dans Google m’apprend qu’il s’agit d’une nouvelle de Ray Bradbury, « Et l’été ne dura qu’un jour », disponible dans « L’heure H et autres nouvelles »

Nostalgeek (5) : Liste des trucs qui ne servent plus à rien depuis qu’Internet a été généralisé

Et que vous pouvez dégager de vos étagères si vous manquez de place…

– les collections de vidéos, DVD, CD, BD, magazines, livres « quasi rares », sauf si c’est pour consommer tout de suite / tout le temps. Parce que via Internet, on peut généralement commander tout ce qu’on veut à un vendeur, particulier ou professionnel, à l’autre bout du monde ou de sa rue. Quand ce n’est pas disponible en ebook ou autre format numérique à consulter depuis chez soi. Du coup, ce n’est plus vraiment utile de thésauriser ce qu’on réussit à trouver, en tout cas moins qu’à l’époque où il fallait voyager, se tartiner 42 boutiques et 53 vide-greniers pour dégotter THE article sorti avant ta naissance…

– les dictionnaires (d’une part parce qu’il y a des sites pour ça. D’autre part parce que 90% des utilisateurs sont illettrés et que quand on leur signale une faute, ils disent que ça ne sert à rien l’orthographe).

– les encyclopédies (dépassées avant d’être rentabilisées). D’ailleurs, je ne suis pas la seule à le penser, on dirait, vu ce que j’ai récemment vu dans la rue :

encyclopedie poubelle

– les agences de voyage. Ca reviendra toujours moins cher et ce sera toujours plus flexible de commander vous-même si vous n’êtes pas trop manche et que vous avez un peu de temps. En prime, vous pouvez consulter les avis des autres clients sur Tripadvisor au lieu de vous fier à un guide de voyage dépassé ou à un « professionnel » qui n’a pas visité l’endroit et vend ce qu’on lui dit de vendre. Exceptions : les prestations « de luxe », celles « de groupe pas luxe », et les pays vraiment exotiques et paumés où on a du mal à réserver par internet, et où les rares infos sont en pachtoun du nord (sauf, bien sûr, si vous lisez couramment le pachtoun du nord), et les parcours spécialisés.

– les « journalistes » qui se contentent de répéter les communiqués de presse. On a encore besoin des journalistes d’investigation, mais ils sont plus rares et ont rarement voix au chapitre, les médias faisant la course à l’audience à grands coups de clichés faciles et de tire-larmes. D’ailleurs, la première catégorie est de facto en voie de disparition, remplacée par des programmes.

– Idem pour les chroniqueurs de livres et de films : sur les sites web d’informations, 95% des « articles » sont les communiqués de presse. Les chroniqueurs les plus exhaustifs se trouvent maintenant sur la toile, ce sont des fans passionnés, qui font ça gratuitement pour la plupart, avec dans certains cas un peu de rétribution pour les chroniques vidéos sur Youtube, ou des avantages en nature. Mais c’est rare.

Liste des trucs dont on a encore besoin même si certains en doutent :

– les bibliothèques. Parce qu’il y a des livres qu’on ne trouve que là, et d’autres qu’on veut lire sans pour autant encombrer ses étagères.

– les librairies spécialisées. Pour la même première raison, et parce qu’il y a des livres avec lesquels on VEUT encombrer ses étagères. On parlera aussi du contact avec les vendeurs passionnés, je vous avouerai que personnellement, je me suis souvent sentie moins passionnée que mes interlocuteurs dans ce genre de boutiques, et pas toujours bien accueillie d’ailleurs… Dans les boutiques de BD à l’ancienne, typiquement, tant que tu n’est pas devenu un client régulier qui leur embarque 200 Eur de BD rares à chaque passage, tu as l’impression de déranger parce que pas assez collectionneur / amateur éclairé…
Même si je garde en revanche un excellent souvenir de la personne, qui, la dernière fois que je suis passée en ville, officiait au rayon SF/fantastique de Bédéciné, après avoir sans doute dû fermer sa propre librairie spécialisée du temps où j’étudiais dans la Ville Rose. Et je vous recommande aussi la libraire La Dimension Fantastique, dans le 10e arrondissement de Paris, pour ses conseils éclairés, son accueil et son choix.

– idem pour les disques.

Nostalgeek : fan de Star Wars, certes, mais lequel? (2)

(première partie ici)

J’ai aussi lu quelques uns des romans de l’Univers Étendu, pas beaucoup, mais ceux qu’il fallait, si je puis dire: essentiellement la trilogie Thrawn, écrits par Timothy Zahn (récemment rééditée en un volume, et qui avaient fait l’objet d’une belle adaptation en BD dessinée par le français Olivier Vatinen, dessinateur d’Aquablue). Ces romans ont été, durant presque 20 ans, la suite officielle des films. Jusqu’à ce que Lucas vende son oeuvre et son âme à Disney. Elle met en scène nos héros peu après la chute de l’Empire, dans les années frustrantes où les combattants de la liberté essaient de mettre en place une Nouvelle République en lieu et place de la dictature.

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L’empire étant vaste, il reste des poches de résistance contre la Nouvelle République, des armadas entières même, et la plus dangereuse est commandée par le Grand Amiral Thrawn. Un méchant éminemment réussi, autrement plus original et intéressant que le Voldemort du pauvre du Réveil de la Force. Un Amiral intelligent, qui par exemple, étudie la culture des peuples pour les vaincre. Un Machiavel à la peau bleue. Un équivalent galactique du Patricien d’Ankh-Morpork, le tyran du Disque-Monde inventé par Terry Pratchett. Franchement, il avait autrement plus de panache et exsudait une menace bien plus glaçante que Kylo « Biactol » Ren ou que son maître.

Il est à noter que cette série de romans amenait également à Luke une compagne à sa hauteur, en la personne de Mara Jade, dite la Main de l’Empereur. Une jeune femme formée à l’usage du Côté Obscur de la Force, qui exécutait des tâches (et des gens) pour le compte de l’Empereur de façon secrète. Jusqu’à ce que Luke Skywalker retourne Dath Vader contre l’Empereur et qu’elle perde ainsi son mentor. Elle s’était reconvertie dans la contrebande, où ses talents de combattante étaient bien utiles. Après des débuts houleux, elle et Luke ont formé un couple solide.

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Mara Jade par Carlos Ezquerra

L’annonce que la nouvelle suite officielle ne suivrait pas les livres a entraîné une vague de protestations, notamment parce qu’elle renvoyait au néant Mara Jade, devenu un personnage fétiche pour beaucoup, aussi importante que ceux des films (pour vous dire : même moi je l’aimais bien, malgré mon gros béguin pour Luke à l’époque où j’ai lu la trilogie – il y a prescription, j’étais jeune).

C’est peut-être pour ça que je trouve Rey un peu fade.

Heureusement, malgré la sortie du nouvel opus filmé, la trilogie Thrawn est récemment ressortie en un seul gros volume chez Pocket dans la collection « Star Wars – Légendes – L’intégrale ».
L’intégrale, Tomes 7-9 : La croisade noire du Jedi fou

Le comics dont est tiré le dessin ci-dessus est également paru en français aux éditions Delcourt, dans la collection Légendes : le côté obscur (tome 6).

Une bonne occasion pour vous de découvrir des personnages devenus quasiment aussi importants, pour les fans de l’univers étendu, que ceux de trilogie d’origine.

Pour en savoir plus sur l’Univers Etendu des romans, dont je ne sais finalement pas grand-chose d’autre, je vous renvoie au dossier très complet que mon confrère Lost in Chapter 13 lui a consacré :

L’Univers Etendu de Star Wars, 1e partie 

L’Univers Etendu de Star Wars, 2e partie

Nostalgeek : fan de Star Wars, certes, mais lequel? (1)

On peut dire que je suis fan de Star Wars. Enfin, moi, je le dis volontiers. La définition de fan étant hautement volatile, cela dit, je ne suis pas sûre que tout le monde serait d’accord.

A y réfléchir, comme je l’ai fait lors de la sortie des précédents films de la Guerre des Étoiles (la deuxième trilogie), pourquoi suis-je si attachée à cet univers? Certes, j’ai adoré le Retour du Jedi, le premier que j’ai vu au cinéma, à l’époque de sa sortie. J’avais même l’album Panini (je l’ai toujours, en fait). Ensuite, j’ai vu la première trilogie plusieurs fois, au gré surtout de ses passages à la télé et de mes VHS enregistrées à ces occasions. Mais je ne suis pas vraiment portée à visionner un film de moi-même tous les deux mois.

star wars panini

Maisooooon! Bon, il a un peu vécu…

J’ai deux trois babioles de merchandising, rien de cher ni d’encombrant. J’ai jeté il n’y a pas si longtemps deux jouets de l’époque, un A-wing et un X-Wing auquel manquaient les canons. Que je gardais par pur atavisme de hamster qui ne jette rien, et fidélité dérisoire envers un fandom qui ne m’occupait pourtant pas tant que ça. Et en me disant que ça serait peut-être « collectible » un jour, mais pour ça, il aurait fallu ne jamais y avoir joué, ne pas avoir perdu les stickers et les parties amovibles. J’ai aussi un beau livre de l’art officiel de l’Attaque des Clones, cadeau de pot de départ de mes collègues d’une année – gentille attention personnalisée (et pourtant, j’essaie de ne pas trop étaler ma geekitude au bureau car elle m’a joué des tours, mais… des fois, ça se voit quand même).

En fait, une bonne partie de mon attachement est imputable aux comics que j’ai commencé à lire à peu près à la même époque. Lug, la maison d’édition lyonnaise qui publiait en France les titres phares de Marvel, publiait également leur série sur Star Wars, dans le mensuel Titans. C’était une série officielle, tamponnée du sceau de Lucasfilm, même si depuis Lucasfilm l’a désavouée et exclue du canon, comme tout le reste de « l’univers étendu ».

boite comics

Curieusement, j’ai vérifié : mon premier numéro de Titans date de quelques mois avant la sortie en France du Retour du Jedi. Je ne me souviens pas si je connaissais les films avant. La science-fiction, ce n’était pas très à la mode en ce temps-là, et on n’en voyait guère à la télévision à part dans l’émission des frères Bogdanov. J’aimais ça, mais je trouvais essentiellement mes « doses » à la bibliothèque, ou dans les séries télés et dessins animés qui s’y rattachaient (Goldorak, Albator, San Ku Kai, Cosmos 1999, la Twilight Zone…).

Mais je sais que le fait d’avoir une dose mensuelle de Star Wars a forcément contribué à ce que je m’attache à cet univers et à ces personnages. Les films n’avaient eu que 3 fois deux heures pour les développer. Ce n’est pas beaucoup pour un univers entier. Les comics leur donnaient plus de temps pour évoluer, interagir, étoffer le long travail de la Rébellion pour trouver des alliés ou lutter contre les plans de l’Empire. Même si leur amitié était déjà tangible dans les films, elle est renforcée dans leurs aventures racontées en comics.

 

Il y a de grandes ellipses temporelles dans les films, dont on n’est pas forcément conscient faute de panneaux indiquant l’année ou la durée écoulée. Après la bataille de Hoth et avec leur hyper-propulsion en panne, Han Solo et Leia mettent un certain temps à rejoindre la Cité des Nuages de Lando Calrissian sur Bespine. Temps durant lequel Luke suit l’entraînement de maître Yoda. Entre la fin de l’Empire Contre-Attaque et le début du Retour du Jedi, on ne sait pas combien de temps Leia et ses amis ont cherché Solo. D’après la chronologie officielle, il s’est passé 4 ans entre la destruction de la première Etoile Noire et la fin du Retour du Jedi. Dans le comics, il y a eu trois ans d’épisodes mensuels. Certes, pas en temps réel, mais on voit bien que le Luke du début du Retour du Jedi est plus posé et plus avancé dans sa formation que le jeune homme encore impulsif du deuxième opus (outre le fait que les acteurs ont tous vieilli de 3 ans). Trois ans durant lesquels Luke, Leia, Chewbacca et Lando se relaient pour suivre différentes pistes, quand la lutte contre l’Empire leur en laisse le loisir.

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Lumiya, un Nagai et un rebelle. Source : Star Wars Wikia http://starwars.wikia.com/

Les comics aussi ont créé leur comptant de personnages attachants ou passionnants. Parmi eux, une petite amie pour Luke, Shira Brie, une pilote rebelle sympathique… Jusqu’à ce que Luke la descende par erreur, au cours d’un combat spatial opposant des rebelles dans des chasseurs impériaux volés à des vrais. Jugé, Luke cherchera à comprendre pourquoi la Force l’avait incité à tirer, et découvrira qu’elle était une espionne de l’Empire chargée de l’abattre ou de le discréditer. Sauvée de justesse par l’Empire, Shira reviendra bien plus tard dans la série, après le Retour du Jedi, sous les traits de Lumiya, cyborg haineuse reprochant à Luke la perte de son humanité. Car pour la sauver, Darth Vader l’a transformée à son image, et son corps est à moitié robotique.

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Source : Star Wars Wikia http://starwars.wikia.com/wiki/Dani

Il faut croire que les Skywalker et vauriens s’attirent, car une autre jeune femme tourne régulièrement autour de Luke : Dani, membre d’un groupe de trois contrebandiers plus ou moins amis et rivaux de Han Solo, avec l’humain Rik Duel et un cousin de Greedo. Dani est une Zeltronne, et ces humanoïdes à la peau rouge ou rosée sont des hédonistes, empathiques, qui de surcroît peuvent dégager des phéromones pour augmenter leur pouvoir de séduction. Leia elle-même eu quelques démêlés amusants avec des Zeltrons mâles, car il semble que quelque chose chez les Skywalker les attire particulièrement. Néanmoins, c’est vers Kiro, un jeune humanoïde amphibie à la peau jaune qui rejoint l’Alliance après que sa planète ait été attaquée par l’Empire, que Dani se tourne finalement. Leur liaison tournera malheureusement court quand Kiro sera porté disparu après une bataille – qui marqua aussi le dernier épisode de la série paru en France, hélas. (j’aimais bien Kiro, il était choupi dans son genre).

Donc quand les poinpoins de la musique de John Williams résonnent, ce ne sont pas seulement les images des 3x2h des films qui me reviennent en tête, mais aussi ces heures de lecture dans l’univers étendu du comics Marvel, avec tous ces personnages auxquels je m’étais attachée, y compris ceux qui n’existaient pas dans les films…

Nostalgeek : Héroïne de ma jeunesse : Phenicia (Goldorak)

Bien qu’appartenant à la génération Casimir et ayant encore en tête le générique de l’Ile Aux Enfants, je ne me souviens pas bien des émissions pour la jeunesse, jusqu’à l’arrivée de Goldorak sur les écrans. C’est un peu comme Mr Jourdain avec la prose, ou moi avec la musique des groupes d’Europe du Nord : j’ai aimé les dessins animés japonais avant de savoir que c’en était.

Goldorak, donc, au milieu des niaiseries pour bambins à base de gloubiboulga et des dessins animés américains très manichéens, a ouvert mes jeunes années sur les aventures extra-terrestres, la défense de la planète bleue si chère au cœur d’Actarus, et des conflits un peu moins édulcorés que Thierry la Fronde (et encore, c’était plutôt bien, Thierry la Fronde).

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Cerise sur le petit cake: l’arrivée au casting, dans l’épisode 49, de Phenicia. Au début, le seul personnage féminin du côté des gentils est Venusia, la fille de Rigel, le propriétaire du ranch du Bouleau Blanc. C’est la voisine qui ne pense pas grand-chose du garçon de ferme, fils du professeur Procyon, mais qui finit par soupçonner qu’il cache quelque chose. Elle découvre rapidement qu’il est un prince venu de l’espace, et que loin d’être seulement le hippie rêveur qui passe son temps libre à gratter de la guitare sous un arbre, il combat en fait les forces extra-terrestres qui ont ravagé sa planète et conduit à trouver refuge sur Terre. Elle en tombe donc amoureuse. Suite à une attaque qui conduit Actarus à lui faire une transfusion de son sang extra-terrestre, elle se joindra à lui et à Alcor pour combattre Vega, en pilotant son propre vaisseau, le Venusiak. Sympa, mais sans plus.

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