Concours Nostalgeek : la science-fiction YA de Philippe Ebly

Je combine cet épisode de Nostalgeek avec la 3e édition de l’opération : « Le 1er septembre, j’achète un livre de SFFFH francophone (3ème édition) » .

1er-septembre-2016

Je suppose qu’on est de nombreux lecteurs à avoir grandi avec la Bibliothèque Rose puis la Bibliothèque Verte des éditions Hachette. Avec les aventures de Oui-Oui, pour les débuts de lecture, puis Fantômette*, le Club des 5 (Michel Pagel en a même écrit une suite glaçante publiée cette année, « Le Club »), Langelot l’espion au visage trompeur de chérubin…

Étant depuis toujours plus attirée par les histoires extraordinaires que celles censées me rappeler mon quotidien **, j’ai vite découvert les séries de fantastique et de science-fiction jeunesse d’un auteur belge, Philippe Ebly.

J’en suivais deux en particulier :

Les Conquérants de l’Impossible

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Serge, le blond, fils d’un scientifique dont un ami qui  les héberge découvre par hasard un moyen de voyager dans le temps. Son premier voyage, involontaire, en Rome Antique, était comme une balade dans un volume de « La vie quotidienne au temps […] » insérez ici l’époque choisie.

On le découvre flanqué de Xolotl, un jeune Indien du Mexique adopté par son père. Dans un autre roman, ils ramènent du Moyen Âge Thibaut, fils de châtelain – qui est « ramené » du passé en quelque sorte par décongélation de l’azote liquide dans lequel il était tombé. Hibernatus en jeune.

Tardivement, Serge et sa bande rencontrent dans le futur la jolie Souhi, voyageuse temporelle également, mais venue d’un lointain futur. Les circonstances l’empêchent de rentrer chez elle, et plutôt que de rester à l’époque où ils se rencontrent, qui est en pleine régression barbare, elle rentre avec eux à notre époque. Elle rejoint l’équipe de voyageurs, se révélant un allié de choix, à l’instar de Laureline dans las aventures de Valérian.

Une touche de féminité bienvenue, parce que rétrospectivement, c’est vrai que ces romans laissaient peu de place aux personnages féminins… On en croisait bien quelques uns, plutôt positifs, mais jusqu’à Souhi, c’était des personnages secondaires.

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Lundi Mon Tag : TFMA #3 : quand j’étais petite, je voulais être… (Nostalgeek : héroïnes de ma jeunesse)

Sans être taggée, j’ai emprunté à Asciena (récemment rebaptisée Mlle Cup of Tea) et Alexia leur 3e opus des TFMA (Top five Marvel Addict, sur le modèle des TFSA et TFDA pour les séries et Disney) : TFMA #3 : quand j’étais petite, je voulais être

Ca me permet de reboucler sur une série d’articles que je voulais approfondir mais que je n’avais pas encore eu le temps de continuer : Nostalgeek : héroïnes de ma jeunesse. En faisant d’une pierre deux coups. Cinq. Voire plus…

(Crédit images : si j’ai mis mon tag dessus, c’est que j’ai scanné de ma collection. S’il n’y a pas de tag, ce sont des images provenant du web récupérées au fil des années, du coup j’ai rarement les sources… mais la plupart je pense viennent de la communauté Scans-Daily à l’époque où elle était sur Livejournal.)

5. Elektra Natchios

Je dirais bien que j’ai un faible pour les héroïnes au destin tragique, mais dans le cas de personnages Marvel, vu qu’il faut occuper un épisode mensuel sur des années, il y a forcément des passages tragiques. Mais Elektra, elle, c’est sa marque de fabrique. Déjà, elle tire son prénom d’une tragédie grecque, une vraie : Electre aide son frère Oreste à venger la mort de leur père, assassiné par leur mère (ou l’amant d’icelle, suivant les versions). Dans le run de Daredevil écrit et dessiné par Frank Miller (un des meilleurs, avant que celui-ci ne vire à la caricature de lui-même), elle est une ancienne petite amie de Matt Murdock, l’avocat aveugle super-héros à ses heures perdues, qu’elle a connu à la fac de droit. C’est la seule personne à qui il avait révélé ses dons à l’époque, en dehors du maître qui lui a enseigné à dépasser sa cécité.

Mais alors qu’ils filent le parfait amour, son père, diplomate grec assassiné par des tueurs à gages, malgré l’intervention de Matt. Elle quitte alors la fac et sort de sa vie. Pour venger son père, elle devient un genre de ninja, formée par la Main (une secte de tueurs). Des années plus tard, devenue une tueuse à gages des plus réputées, elle est engagée par le Caïd (chef de la pègre New-Yorkaise) pour assassiner l’associé de Matt, Foggy Nelson. Elle renonce quand il la reconnaît, mais suite à cet échec, le Caïd la fait exécuter par Bullseye. Elle n’apparaît donc que quelques épisodes dans Daredevil, mais marquera tant les esprits qu’elle sera ressuscitée à plusieurs reprises.

Elle n’a pas de super-pouvoirs à l’origine, seulement des dons de gymnaste de niveau olympique et des capacités de combat dignes d’un film d’arts martiaux. Son arme de prédilection est le Saï (une fourchette géante à deux dents).
Après être apparue sous les traits de Jennifer Garner (alors au top de sa célébrité pour la série Alias) dans le film Daredevil, puis dans un film à son nom, elle est aussi dans la récente série de Netflix. Mais pour moi, c’est pour toujours l’héroïne typée de Frank Miller (qui à l’époque arrivait encore à maîtriser sa tendance au mauvais goût).

4. Illyana Raspoutine (Magik)

Illyana est la petite soeur de Piotr (Peter) Raspoutine, alias Colossus, le X-Man qui se transforme en « acier organique ». A l’origine, elle n’a que 5 ou 6 ans quand son frère de 18 ans est invité par le professeur Xavier à rejoindre les X-Men. Enlevée comme otage par un super-vilain (Arcade), elle séjourne un temps aux USA avec Piotr et les X-Men, dont Kitty Pryde qui adore s’occuper d’elle. Elle est alors kidnappée par Belasco, un démon qui règne sur les Limbes. Elle passe plusieurs années comme son élève dans son royaume, où le temps s’écoule différemment. Il a besoin de pervertir son âme innocente pour créer 5 pierres de sang pour activer un médaillon. Il l’initie donc à la sorcellerie. Une version âgée de Tornade tente de l’initier à la magie blanche pour lutter contre l’influence démoniaque de Belasco, mais elle échoue. A l’âge de 13 ans, le pouvoir de mutante d’Illyana apparaît : elle peut se téléporter dans l’espace et le temps en utilisant des cercles magiques. Cela lui permet de s’enfuir et de rejoindre les X-Men au moment exact où son « moi » enfant a été kidnappé – événements narrés dans le Récit Complet Marvel Belasco.

Au début, elle cache à son frère et aux X-Men ce qui lui est arrivé durant les années passées dans les Limbes. Elle rejoint les Nouveaux Mutants, équipe récemment créée de mutants adolescents, version « light » des X-Men. Elle conserve une épée magique très puissante, et plus tard tuera Belasco, devenant de facto la reine des Limbes, son royaume magique. Elle a aussi une armure étrange qui la protège, mais qui change toute seule.

C’est un personnage ambivalent, mutante et magicienne, d’une part. Adolescente mais ayant vécu plus que beaucoup d’adultes, donc avec un certain recul. Et comme d’autres, elle doit lutter en permanence contre un côté obscur dont elle connaît fort bien l’existence puisqu’il a été encouragé par un vrai démon. Il se manifeste d’ailleurs par une forme semi-démonique qu’elle adopte parfois quand elle doit utiliser beaucoup de ses pouvoirs et notamment son épée : avec cornes, pattes de chèvre et queue fourchue.

Son personnage subira comme les autres de multiples avanies, alors je vous laisse consulter la version anglaise de sa page Wikipedia pour plus de détails…

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Nostalgeek : une nouvelle de science-fiction perdue…

Dans ma jeunesse, j’ai lu énormément de science-fiction. Une courte nouvelle en particulier me revient en mémoire. Pas de la science-fiction à gros budget à coups de vaisseaux spatiaux et d’aliens gluants, c’était une histoire purement humaine, mais qui nécessitait un cadre SF pour fonctionner.

Une petite colonie humaine s’est installée sur une planète lointaine au climat particulier : une épaisse couverture nuageuse et pluvieuse dissimule en permanence le ciel aux colons. Un phénomène météorologique fait que celle-ci se dissipe en moyenne une fois tous les 7-8 ans. Ce sera cet après-midi. A l’école, la plupart des bambins étaient trop petits pour s’en souvenir. Comme souvent à cet âge, ils rivalisent d’inventions et de « Mon père, il dit que… » pour expliquer à quoi ça ressemble, le soleil. L’une d’entre eux est arrivée avec ses parents il y a seulement deux ou trois ans, et se souvient donc très bien, avec regret, de la sensation du soleil sur sa peau. Comme c’est l’âge bête, ses camarades s’offusquent de ce qu’elle en sait plus qu’eux, l’interprètent comme de la vantardise (excuse bien pratique pour justifier leur cruauté dûe à leur orgueil mal placé), et la querelle de cour d’école dégénère, ils l’enferment dans un placard.
La maîtresse n’a rien vu, elle rassemble les élèves dans la cour pour le grand événement : la pluie s’arrête, les nuages s’écartent… le ciel apparaît et au milieu le soleil, qui est bien comme l’a dit le nouveau, jaune, chaud et tellement agréable.
Ca dure le temps d’une éclipse, et puis les nuages reconquièrent les cieux. C’est reparti pour sept ans de pluie et de grisaille.

Et c’est seulement à ce moment que les gamins, coupables, se souviennent de leur camarade, qu’ils retrouvent en larmes au fond du placard sombre, privée de soleil.

Je me demande bien pourquoi je repense à cette histoire dont j’ai oublié l’auteur.

*regarde par la fenêtre*

Ah si, ça me revient.

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(une recherche dans Google m’apprend qu’il s’agit d’une nouvelle de Ray Bradbury, « Et l’été ne dura qu’un jour », disponible dans « L’heure H et autres nouvelles »

Nostalgeek (5) : Liste des trucs qui ne servent plus à rien depuis qu’Internet a été généralisé

Et que vous pouvez dégager de vos étagères si vous manquez de place…

– les collections de vidéos, DVD, CD, BD, magazines, livres « quasi rares », sauf si c’est pour consommer tout de suite / tout le temps. Parce que via Internet, on peut généralement commander tout ce qu’on veut à un vendeur, particulier ou professionnel, à l’autre bout du monde ou de sa rue. Quand ce n’est pas disponible en ebook ou autre format numérique à consulter depuis chez soi. Du coup, ce n’est plus vraiment utile de thésauriser ce qu’on réussit à trouver, en tout cas moins qu’à l’époque où il fallait voyager, se tartiner 42 boutiques et 53 vide-greniers pour dégotter THE article sorti avant ta naissance…

– les dictionnaires (d’une part parce qu’il y a des sites pour ça. D’autre part parce que 90% des utilisateurs sont illettrés et que quand on leur signale une faute, ils disent que ça ne sert à rien l’orthographe).

– les encyclopédies (dépassées avant d’être rentabilisées). D’ailleurs, je ne suis pas la seule à le penser, on dirait, vu ce que j’ai récemment vu dans la rue :

encyclopedie poubelle

– les agences de voyage. Ca reviendra toujours moins cher et ce sera toujours plus flexible de commander vous-même si vous n’êtes pas trop manche et que vous avez un peu de temps. En prime, vous pouvez consulter les avis des autres clients sur Tripadvisor au lieu de vous fier à un guide de voyage dépassé ou à un « professionnel » qui n’a pas visité l’endroit et vend ce qu’on lui dit de vendre. Exceptions : les prestations « de luxe », celles « de groupe pas luxe », et les pays vraiment exotiques et paumés où on a du mal à réserver par internet, et où les rares infos sont en pachtoun du nord (sauf, bien sûr, si vous lisez couramment le pachtoun du nord), et les parcours spécialisés.

– les « journalistes » qui se contentent de répéter les communiqués de presse. On a encore besoin des journalistes d’investigation, mais ils sont plus rares et ont rarement voix au chapitre, les médias faisant la course à l’audience à grands coups de clichés faciles et de tire-larmes. D’ailleurs, la première catégorie est de facto en voie de disparition, remplacée par des programmes.

– Idem pour les chroniqueurs de livres et de films : sur les sites web d’informations, 95% des « articles » sont les communiqués de presse. Les chroniqueurs les plus exhaustifs se trouvent maintenant sur la toile, ce sont des fans passionnés, qui font ça gratuitement pour la plupart, avec dans certains cas un peu de rétribution pour les chroniques vidéos sur Youtube, ou des avantages en nature. Mais c’est rare.

Liste des trucs dont on a encore besoin même si certains en doutent :

– les bibliothèques. Parce qu’il y a des livres qu’on ne trouve que là, et d’autres qu’on veut lire sans pour autant encombrer ses étagères.

– les librairies spécialisées. Pour la même première raison, et parce qu’il y a des livres avec lesquels on VEUT encombrer ses étagères. On parlera aussi du contact avec les vendeurs passionnés, je vous avouerai que personnellement, je me suis souvent sentie moins passionnée que mes interlocuteurs dans ce genre de boutiques, et pas toujours bien accueillie d’ailleurs… Dans les boutiques de BD à l’ancienne, typiquement, tant que tu n’est pas devenu un client régulier qui leur embarque 200 Eur de BD rares à chaque passage, tu as l’impression de déranger parce que pas assez collectionneur / amateur éclairé…
Même si je garde en revanche un excellent souvenir de la personne, qui, la dernière fois que je suis passée en ville, officiait au rayon SF/fantastique de Bédéciné, après avoir sans doute dû fermer sa propre librairie spécialisée du temps où j’étudiais dans la Ville Rose. Et je vous recommande aussi la libraire La Dimension Fantastique, dans le 10e arrondissement de Paris, pour ses conseils éclairés, son accueil et son choix.

– idem pour les disques.

Nostalgeek : fan de Star Wars, certes, mais lequel? (2)

(première partie ici)

J’ai aussi lu quelques uns des romans de l’Univers Étendu, pas beaucoup, mais ceux qu’il fallait, si je puis dire: essentiellement la trilogie Thrawn, écrits par Timothy Zahn (récemment rééditée en un volume, et qui avaient fait l’objet d’une belle adaptation en BD dessinée par le français Olivier Vatinen, dessinateur d’Aquablue). Ces romans ont été, durant presque 20 ans, la suite officielle des films. Jusqu’à ce que Lucas vende son oeuvre et son âme à Disney. Elle met en scène nos héros peu après la chute de l’Empire, dans les années frustrantes où les combattants de la liberté essaient de mettre en place une Nouvelle République en lieu et place de la dictature.

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L’empire étant vaste, il reste des poches de résistance contre la Nouvelle République, des armadas entières même, et la plus dangereuse est commandée par le Grand Amiral Thrawn. Un méchant éminemment réussi, autrement plus original et intéressant que le Voldemort du pauvre du Réveil de la Force. Un Amiral intelligent, qui par exemple, étudie la culture des peuples pour les vaincre. Un Machiavel à la peau bleue. Un équivalent galactique du Patricien d’Ankh-Morpork, le tyran du Disque-Monde inventé par Terry Pratchett. Franchement, il avait autrement plus de panache et exsudait une menace bien plus glaçante que Kylo « Biactol » Ren ou que son maître.

Il est à noter que cette série de romans amenait également à Luke une compagne à sa hauteur, en la personne de Mara Jade, dite la Main de l’Empereur. Une jeune femme formée à l’usage du Côté Obscur de la Force, qui exécutait des tâches (et des gens) pour le compte de l’Empereur de façon secrète. Jusqu’à ce que Luke Skywalker retourne Dath Vader contre l’Empereur et qu’elle perde ainsi son mentor. Elle s’était reconvertie dans la contrebande, où ses talents de combattante étaient bien utiles. Après des débuts houleux, elle et Luke ont formé un couple solide.

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Mara Jade par Carlos Ezquerra

L’annonce que la nouvelle suite officielle ne suivrait pas les livres a entraîné une vague de protestations, notamment parce qu’elle renvoyait au néant Mara Jade, devenu un personnage fétiche pour beaucoup, aussi importante que ceux des films (pour vous dire : même moi je l’aimais bien, malgré mon gros béguin pour Luke à l’époque où j’ai lu la trilogie – il y a prescription, j’étais jeune).

C’est peut-être pour ça que je trouve Rey un peu fade.

Heureusement, malgré la sortie du nouvel opus filmé, la trilogie Thrawn est récemment ressortie en un seul gros volume chez Pocket dans la collection « Star Wars – Légendes – L’intégrale ».
L’intégrale, Tomes 7-9 : La croisade noire du Jedi fou

Le comics dont est tiré le dessin ci-dessus est également paru en français aux éditions Delcourt, dans la collection Légendes : le côté obscur (tome 6).

Une bonne occasion pour vous de découvrir des personnages devenus quasiment aussi importants, pour les fans de l’univers étendu, que ceux de trilogie d’origine.

Pour en savoir plus sur l’Univers Etendu des romans, dont je ne sais finalement pas grand-chose d’autre, je vous renvoie au dossier très complet que mon confrère Lost in Chapter 13 lui a consacré :

L’Univers Etendu de Star Wars, 1e partie 

L’Univers Etendu de Star Wars, 2e partie

Nostalgeek : fan de Star Wars, certes, mais lequel? (1)

On peut dire que je suis fan de Star Wars. Enfin, moi, je le dis volontiers. La définition de fan étant hautement volatile, cela dit, je ne suis pas sûre que tout le monde serait d’accord.

A y réfléchir, comme je l’ai fait lors de la sortie des précédents films de la Guerre des Étoiles (la deuxième trilogie), pourquoi suis-je si attachée à cet univers? Certes, j’ai adoré le Retour du Jedi, le premier que j’ai vu au cinéma, à l’époque de sa sortie. J’avais même l’album Panini (je l’ai toujours, en fait). Ensuite, j’ai vu la première trilogie plusieurs fois, au gré surtout de ses passages à la télé et de mes VHS enregistrées à ces occasions. Mais je ne suis pas vraiment portée à visionner un film de moi-même tous les deux mois.

star wars panini

Maisooooon! Bon, il a un peu vécu…

J’ai deux trois babioles de merchandising, rien de cher ni d’encombrant. J’ai jeté il n’y a pas si longtemps deux jouets de l’époque, un A-wing et un X-Wing auquel manquaient les canons. Que je gardais par pur atavisme de hamster qui ne jette rien, et fidélité dérisoire envers un fandom qui ne m’occupait pourtant pas tant que ça. Et en me disant que ça serait peut-être « collectible » un jour, mais pour ça, il aurait fallu ne jamais y avoir joué, ne pas avoir perdu les stickers et les parties amovibles. J’ai aussi un beau livre de l’art officiel de l’Attaque des Clones, cadeau de pot de départ de mes collègues d’une année – gentille attention personnalisée (et pourtant, j’essaie de ne pas trop étaler ma geekitude au bureau car elle m’a joué des tours, mais… des fois, ça se voit quand même).

En fait, une bonne partie de mon attachement est imputable aux comics que j’ai commencé à lire à peu près à la même époque. Lug, la maison d’édition lyonnaise qui publiait en France les titres phares de Marvel, publiait également leur série sur Star Wars, dans le mensuel Titans. C’était une série officielle, tamponnée du sceau de Lucasfilm, même si depuis Lucasfilm l’a désavouée et exclue du canon, comme tout le reste de « l’univers étendu ».

boite comics

Curieusement, j’ai vérifié : mon premier numéro de Titans date de quelques mois avant la sortie en France du Retour du Jedi. Je ne me souviens pas si je connaissais les films avant. La science-fiction, ce n’était pas très à la mode en ce temps-là, et on n’en voyait guère à la télévision à part dans l’émission des frères Bogdanov. J’aimais ça, mais je trouvais essentiellement mes « doses » à la bibliothèque, ou dans les séries télés et dessins animés qui s’y rattachaient (Goldorak, Albator, San Ku Kai, Cosmos 1999, la Twilight Zone…).

Mais je sais que le fait d’avoir une dose mensuelle de Star Wars a forcément contribué à ce que je m’attache à cet univers et à ces personnages. Les films n’avaient eu que 3 fois deux heures pour les développer. Ce n’est pas beaucoup pour un univers entier. Les comics leur donnaient plus de temps pour évoluer, interagir, étoffer le long travail de la Rébellion pour trouver des alliés ou lutter contre les plans de l’Empire. Même si leur amitié était déjà tangible dans les films, elle est renforcée dans leurs aventures racontées en comics.

 

Il y a de grandes ellipses temporelles dans les films, dont on n’est pas forcément conscient faute de panneaux indiquant l’année ou la durée écoulée. Après la bataille de Hoth et avec leur hyper-propulsion en panne, Han Solo et Leia mettent un certain temps à rejoindre la Cité des Nuages de Lando Calrissian sur Bespine. Temps durant lequel Luke suit l’entraînement de maître Yoda. Entre la fin de l’Empire Contre-Attaque et le début du Retour du Jedi, on ne sait pas combien de temps Leia et ses amis ont cherché Solo. D’après la chronologie officielle, il s’est passé 4 ans entre la destruction de la première Etoile Noire et la fin du Retour du Jedi. Dans le comics, il y a eu trois ans d’épisodes mensuels. Certes, pas en temps réel, mais on voit bien que le Luke du début du Retour du Jedi est plus posé et plus avancé dans sa formation que le jeune homme encore impulsif du deuxième opus (outre le fait que les acteurs ont tous vieilli de 3 ans). Trois ans durant lesquels Luke, Leia, Chewbacca et Lando se relaient pour suivre différentes pistes, quand la lutte contre l’Empire leur en laisse le loisir.

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Lumiya, un Nagai et un rebelle. Source : Star Wars Wikia http://starwars.wikia.com/

Les comics aussi ont créé leur comptant de personnages attachants ou passionnants. Parmi eux, une petite amie pour Luke, Shira Brie, une pilote rebelle sympathique… Jusqu’à ce que Luke la descende par erreur, au cours d’un combat spatial opposant des rebelles dans des chasseurs impériaux volés à des vrais. Jugé, Luke cherchera à comprendre pourquoi la Force l’avait incité à tirer, et découvrira qu’elle était une espionne de l’Empire chargée de l’abattre ou de le discréditer. Sauvée de justesse par l’Empire, Shira reviendra bien plus tard dans la série, après le Retour du Jedi, sous les traits de Lumiya, cyborg haineuse reprochant à Luke la perte de son humanité. Car pour la sauver, Darth Vader l’a transformée à son image, et son corps est à moitié robotique.

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Source : Star Wars Wikia http://starwars.wikia.com/wiki/Dani

Il faut croire que les Skywalker et vauriens s’attirent, car une autre jeune femme tourne régulièrement autour de Luke : Dani, membre d’un groupe de trois contrebandiers plus ou moins amis et rivaux de Han Solo, avec l’humain Rik Duel et un cousin de Greedo. Dani est une Zeltronne, et ces humanoïdes à la peau rouge ou rosée sont des hédonistes, empathiques, qui de surcroît peuvent dégager des phéromones pour augmenter leur pouvoir de séduction. Leia elle-même eu quelques démêlés amusants avec des Zeltrons mâles, car il semble que quelque chose chez les Skywalker les attire particulièrement. Néanmoins, c’est vers Kiro, un jeune humanoïde amphibie à la peau jaune qui rejoint l’Alliance après que sa planète ait été attaquée par l’Empire, que Dani se tourne finalement. Leur liaison tournera malheureusement court quand Kiro sera porté disparu après une bataille – qui marqua aussi le dernier épisode de la série paru en France, hélas. (j’aimais bien Kiro, il était choupi dans son genre).

Donc quand les poinpoins de la musique de John Williams résonnent, ce ne sont pas seulement les images des 3x2h des films qui me reviennent en tête, mais aussi ces heures de lecture dans l’univers étendu du comics Marvel, avec tous ces personnages auxquels je m’étais attachée, y compris ceux qui n’existaient pas dans les films…

Nostalgeek : Héroïne de ma jeunesse : Phenicia (Goldorak)

Bien qu’appartenant à la génération Casimir et ayant encore en tête le générique de l’Ile Aux Enfants, je ne me souviens pas bien des émissions pour la jeunesse, jusqu’à l’arrivée de Goldorak sur les écrans. C’est un peu comme Mr Jourdain avec la prose, ou moi avec la musique des groupes d’Europe du Nord : j’ai aimé les dessins animés japonais avant de savoir que c’en était.

Goldorak, donc, au milieu des niaiseries pour bambins à base de gloubiboulga et des dessins animés américains très manichéens, a ouvert mes jeunes années sur les aventures extra-terrestres, la défense de la planète bleue si chère au cœur d’Actarus, et des conflits un peu moins édulcorés que Thierry la Fronde (et encore, c’était plutôt bien, Thierry la Fronde).

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Cerise sur le petit cake: l’arrivée au casting, dans l’épisode 49, de Phenicia. Au début, le seul personnage féminin du côté des gentils est Venusia, la fille de Rigel, le propriétaire du ranch du Bouleau Blanc. C’est la voisine qui ne pense pas grand-chose du garçon de ferme, fils du professeur Procyon, mais qui finit par soupçonner qu’il cache quelque chose. Elle découvre rapidement qu’il est un prince venu de l’espace, et que loin d’être seulement le hippie rêveur qui passe son temps libre à gratter de la guitare sous un arbre, il combat en fait les forces extra-terrestres qui ont ravagé sa planète et conduit à trouver refuge sur Terre. Elle en tombe donc amoureuse. Suite à une attaque qui conduit Actarus à lui faire une transfusion de son sang extra-terrestre, elle se joindra à lui et à Alcor pour combattre Vega, en pilotant son propre vaisseau, le Venusiak. Sympa, mais sans plus.

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Nostalgeek : Héros de ma jeunesse : Yoko Tsuno

A l’heure des débats sur le genre, et aux héroïnes qui certes existent, mais seulement pour des séries pour filles en tant que personnages principaux, et qui ressemblent toutes à des Barbies surmaquillées et déhanchées (parce que bon faut pas déconner quand même, s’il faut mettre des héroïnes, il faut qu’elles soient sexy avec des poitrines d’actrice porno, même pour des séries pour petites filles…), je repense avec nostalgie aux bandes dessinées qui ont bercé ma jeunesse.

En particulier, je vais commencer par Yoko Tsuno, électronicienne japonaise installée en France et enquêtrice de l’étrange. Je réalise ma chance, maintenant, d’avoir pu lire ses aventures à un jeune âge, sans avoir à me demander s’il me faudrait changer de sexe pour vivre des aventures formidables, ou simplement pour faire autre chose à l’âge adulte que potiche, femme au foyer ou caissière chez Félix Potin (même si Félix Potin n’existait déjà plus).

aventures electroniquesLa série est publiée dans le magazine Spirou (oui, dans la série des concepts qui ont disparu, réapparaissent sporadiquement pour replonger ensuite… les magazines publiant des bandes dessinées par épisode), dès 1970 par Roger Leloup, un auteur belge. A l’origine, la série devait mettre en scène le Trio de l’Etrange : Vic Vidéo, Pol Pitron (c’était encore la mode des personnages de bande dessinée aux initiales doubles, comme Lucky Luke) et Yoko Tsuno. Mais rapidement, tout comme Laureline avec Valérian, Yoko éclipse ses comparses – qui malgré tout resteront à ses côtés. C’est donc son nom que portera la série.

Vic et Pol, qui travaillent à la technique pour la télévision, rencontrent Yoko alors qu’elle s’introduit furtivement de nuit dans des locaux : ils pensent interrompre un cambriolage, alors qu’en fait elle testait le système de sécurité pour les propriétaires de l’entreprise. Ingénieur électronicienne, elle est recrutée illico par Vic pour compléter sa petite équipe de télévision. Ils commencent par des reportages sur des sujets plus ou moins scientifiques.

YokoTsunoT27_bannerEn cherchant l’origine d’un assèchement de rivière, ils découvrent, sous terre, une communauté d’extra-terrestres humanoïdes à la peau bleue, les Vinéens. Ceux-ci sont arrivés sur Terre avant la civilisation, fuyant leur planète condamnée, et ont créé des villes sous terre pour se protéger des Terriens. L’arrivée de Yoko et de ses amis précipite la chute d’un tyran, et permet aux Vinéens d’espérer un jour pouvoir vivre en harmonie avec les Terriens. Les rencontres avec l’autre et la tolérance seront toujours un des piliers de la série. Les aventures avec Khâny et les Vinéens, voire sur Vinéa, constitueront l’un des thèmes récurrents de la série.

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Nostalgeek : Rions un peu avec DragonLance (mais alors vraiment un peu)

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Recueil de blagues pourries du Magicien Noir

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Nostalgeek, parce que je me demande s’il existe encore des gens qui se souviennent de DragonLance, ou LanceDragon en version française. Une vieille série d’heroic fantasy tirée d’aventures de jeu de rôles, et ayant elle-même à nouveau donné un jeu de rôles ensuite. Un univers plein de dragons, de guerriers héroïques, de méchants maléfiques, de mages qui font de la magie…
Bon rétrospectivement, c’était assez cliché, mais quand on sort dans les premiers clichés, les lecteurs ne sont pas encore lassés. Dans mon (lointain) souvenir, les romans d’origine étaient assez plaisants à lire, et surtout présentaient au moins un personnage intéressant, un mage puissant mais tourmenté, qui sombre peu à peu du côté obscur (en gros), Raistlin.

Il va de soi que toutes les plaisanteries ci-dessous n’auront de sens (et encore) que pour les lecteurs de la série.

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Pourquoi on n’a jamais vu Raistlin rigoler (réponse en fin de page)

Devinette : comment fait-on décoller des reptiles d’un porte-avions ?
Réponse : avec un Lance-Dragon.

D : Comment appelle-t-on un soldat chargé de surveiller un prisonnier Chevalier Solamnique ?
R : un garde-Sturm.

Devinette : qu’est-ce qui est collant, mou et qui fait mal aux dents?
Réponse : du Caramon (mou).

Devinette : que dit un magicien noir confronté à une prêtresse de Paladine ?
Réponse : « Dalamar de cette nana-là! ».

D : Quel est la friandise préférée des dragons ?
R : les Kender-Surprise (bien cuits et enrobés d’aluminium, avec un petit cadeau dedans).

D : Pourquoi la compagnie de la Lance ne fait-elle jamais de ski?
R : Ils préfèrent les raquettes de Tanis.

Devinette : qu’est-ce qui est collant, qui tient chaud et qu’on aime bien avoir sur soi en hiver?
Réponse : un Dalamar thermolactyl.

D : Comment appelle-t-on une piquette imbuvable dans les tavernes naines ?
R : un demi Elfe.

dragonlance

D : A quoi reconnaît-on une chrysalide d’une Crysania ?
R : Il finit par sortir quelque chose de beau d’une chrysalide.

D : Comment fait-on rentrer un Kender dans un tunnel sombre?
R : On lui dit qu’il y a une surprise au fond.

D : Comment fait-on rentrer un Kender dans une boîte à chaussures?
R : On Tass le Kender.

D : Comment fait-on rentrer un Kender dans un cendrier?
R : On le présente à un dragon.

D : Comment reconnaît-on un nain d’un Kender ?
R : Le nain, c’est celui qui a le manche de la hache à la main, alors que le Kender a la lame de la hache entre la tête et les épaules.

D : Pourquoi n’a-t-on jamais vu Raistlin rigoler ?
R : Il a passé trop de temps à supporter des blagues aussi nazes que celles que vous venez de lire.

Nostalgeek : Abandonware.org, le site des vieux jeux et des vieux magazines d’informatique

Je ne suis pas la seule nostalgeek. J’ai découvert avec bonheur il y a quelque temps le site Abandonware-France.org, qui propose en téléchargement de vieux jeux vidéo à faire tourner sur les ordinateurs actuels. Oui, si toi aussi tu veux rejouer au Dungeon Master* des origines, en faisant des « combats tournistes » (combat de jeu vidéo à l’époque où les déplacements se faisaient par case et les coups par tour : tu files un coup au monstre, tu te déplaces d’une case sur le côté pour éviter la riposte, et dès que le monstre a fait son attaques tu repasses devant lui et « schbonk » tu lui retapes dessus avant qu’il puisse re-attaquer. Lather, rinse, repeat jusqu’à ce que le monstre ait défuncté), si toi aussi tu veux gagner des niveaux en tuant des milliers de vers pourpres dans la salle qui les génère automatiquement en attendant d’aller tuer le dragon du dernier niveau, tu peux aller télécharger sur ce site l’intégralité du jeu (je rappelle qu’à l’époque, il tenait sur une disquette. De 1,44 Mégaoctets… Une 3,5 pouces, hein, pas une 5 1/4. Faut pas déconner, ce n’est pas SI vieux).


La momie de Dungeon Master – « Invoque le Ful et tu obtiendras une touche magique »

Le site, initialement créé par un particulier, s’est vu compléter au fil des années grâce aux contributions des visiteurs tout aussi nostalgiques. Ils se chargent même d’adapter les codes pour que les jeux puissent tourner sur des OS ayant beaucoup changé, et des machines devenues incroyablement plus puissantes.

Plus récemment, pour savoir si je devais conserver mes magazines-reliques de l’époque, j’ai cherché sur le web si ça intéressait des gens… et j’ai découvert que Abandonware héberge aussi sur le site bis abandonware-magazines.org/ des scans de presque tous les vieux magazines (de plus de 10 ans et qui ne sont plus en cours de publication, et dont les ayant-droits n’ont pas refusé la mise à disposition) ayant trait à l’informatique de près ou de loin – parfois de loin -, notamment Jeux & Stratégies (l’intégrale, même).

Roh put- punais, je crois bien que c'était celui-là le premier numéro que j'ai eu!

Roh put- punais, je crois bien que c’était celui-là le premier numéro que j’ai eu!

Ce magazine édité initialement par Sciences & Vie et dédié à tous les jeux un tant soit peu cérébraux (mais y compris les jeux vidéos et jeux de rôles) avait bien égayé mes vacances scolaires. Malheureusement, ils n’ont pas pu laisser en ligne les archives de Casus Belli, en raison du refus de Didier Guisérix, directeur de publication de l’époque.

Là encore, le stock originellement réduit ne cesse de grossir, les visiteurs et contributeurs du forum proposant régulièrement des magazines parmi ceux qui manquent, du temps et le matériel pour scanner les magazines en question, et divers coups de main.

Si vous voulez participer, il y a même un thread dédié ici où Fredo_L, le webmaster, récapitule toute l’aide que vous pouvez lui apporter si vous avez un peu de temps devant vous. Avant de vous lancer dans la numérisation de vieux magazines, vérifiez qu’ils ne sont pas déjà disponibles, et/ou interdits de reproduction : la base contient déjà 9500 numéros! Il s’agit plutôt de vérifications, de signaler les problèmes de téléchargement, etc.

Un bien beau travail de passion et de patience, complété, sur la même racine Abandonware.org, de tout un tas d’autres sites de nostalgiques, dédiés à la sauvegarde du patrimoine gamer et informatique.

A noter : le site Grospixels a consacré une chouette page de description à Dungeon Master, qui m’a rappelé bien des souvenirs.