Lecture : Peter Pan, le roman de J.M. Barrie

Pour voir si je n’avais pas raté des références, si certains reproches que je faisais au Pan de Joe Wright ne venaient pas en fait de l’original, j’ai exhumé ma vieille édition de Peter Pan (l’original de J.M. Barrie) et sa traduction datée. Argument en faveur du film : le roman mentionne bien Barbe-Noire. Mais juste pour dire que Crochet était son bosco. Il y est aussi fait beaucoup référence au pirate Barbecue, ce que je pensais être une erreur de traduction, mais en fait c’était apparemment (cf. le Neverpedia) le surnom de Long John Silver.

Peter et Wendy

Peter et Wendy

En revanche, point d’Indiens qui explosent comme s’ils étaient faits de peinture en poudre, point de rassemblement de tribus qui expliqueraient que « Lys Tigré » / Lily la Tigresse ait le type suédois. Pas que je sois une monomaniaque de la chose, mais s’il y a bien UN contexte où on peut utiliser des clichés pour la représentation des minorités, c’est dans le cadre de Neverland, vu que c’est en réalité l’endroit où se déroulent les histoires pour enfants. Jeunes enfants, même. Donc avec des pirates de music-hall, des Indiens en deux dimensions avec la plume et le scalp, etc, car c’est ainsi que les enfants se les représentent.

Peter Pan et Clochette version Loisel

Peter Pan et Clochette version Loisel


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Cinéma : Pan, le reboot

Pan, de Joe Wright, est un autre des films surfant sur la vague actuelle du recyclage. Pour s’affranchir du mythe originel tout en bénéficiant de son aura, le scénariste (un dénommé Jason Fuchs) a choisi de raconter les origines de Peter Pan. Tiens, mais au fait… Ce ne serait pas une fan-fiction sous forme de film, en fait?

L’histoire commence donc à Londres, durant la Seconde Guerre Mondiale, quand une jolie blonde étonnamment athlétique (elle saute par-dessus la grille du jardin de Kensington…) dépose en plein nuit un bébé devant l’orphelinat des Soeurs de la Prudence Eternelle, avec une lettre au nom de Peter et un pendentif en forme de flûte de Pan.

A l'approche de Neverland

A l’approche de Neverland

12 ans plus tard, Peter est toujours à l’orphelinat, tenu d’une poigne de fer par la sinistre et boîteuse Soeur Barnabas. Une nuit, les orphelins sont arrachés à leur lit… par des pirates descendus du ciel, ou plus exactement d’un bateau pirate géant. Après avoir évité de peu d’être descendus par une RAF commandée par de jolies femmes en uniforme, le bateau s’élève hors de la zone de pesanteur et retombe au Pays Imaginaire. Mais du mauvais côté : pas celui de la forêt enchantée, mais celui de mines à ciel ouvert, creusées par des orphelins « de toutes les origines et de toutes les époques » amenés là par la flotte de Barbe-Noire.

Ils extraient du « pixum », minerai de poussière de fée, sans savoir pourquoi. Je pensais qu’il servait à faire voler les bateaux pirate, mais il semble que ce soit surtout parce que Barbe-Noire en a besoin comme elixir de jouvence. Problème : le gisement est presque épuisé, et Barbe-Noire a peur de la mort. Il veut donc expulser la tribu d’Indiens de leur territoire, pour y étendre ses mines. Mais avec Tigerlily à la tête de ses guerriers, la tribu résiste aux pirates. Peter parvient à s’échapper des mines avec l’aide d’un vaurien beau gosse au grand coeur, nommé James Hook, et du contremaître, Sam Smiegel. Oui, ce sont censés être les futurs Capitaine Crochet et Mouche.

James Hook

James Hook


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