Petite cause : bibliophilie, 2e

Pour continuer dans la rubrique brico-déco, afin de remplir sa chronique hebdomadaire, une décoratrice a eu l’idée de customiser un meuble de bibliothèque en le tapissant de papier peint. Soit. Ses idées sont souvent pratiques et pas bêtes, mais ce jour-là, outre la  laideur du papier peint choisi, c’est l’argument qui m’a fait tiquer : customiser votre bibliothèque « de marque suédoise » « parce que vos amis ont la même ».

Alors personnellement j’ai une technique toute bête pour customiser ma bibliothèque : le contenu. Parce qu’entre les livres d’art, les romans, les mangas, les comics (même si je n’en achète plus que rarement maintenant), les essais sur des sujets improbables (à chacune de mes marottes du moment, je me documente, et j’ai des sujets d’intérêt variés), et la bibliographie in English relative à River Phoenix, elles ont une drôle de gueule, mes étagères.

Je leur demande donc surtout d’être solides, de contenir beaucoup, et d’être sobres. Le contenu est assez varié en lui-même, si en plus elles exhibaient des motifs bariolés, ce serait l’overdose visuelle.

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Petite cause : outrage à bibliophile

J’aime bien regarder les émissions de bricolo-déco, c’est là mon moindre défaut. Parfois cependant, je grommelle devant mon écran.

Par exemple, devant une rubrique de recyclage, où une agaçante péronnelle utilise de vieux bouchons de liège pour faire des cadres photos écolos – et qui sentent la vinasse. Bon, déjà, j’ai beau ne pas apprécier le gaspillage ni le règne du jetable, je ne rêve pas non plus de vivre dans un hangar façon boutique Emmaüs. Recycler quand on n’a pas le choix et pour faire des choses utiles, c’est bien. Mais généralement ces rubriques vous expliquent plutôt comment fabriquer une énième décoration de fortune qui va encombrer l’espace, ou relooker vos vieilles chaises avec des housses de créateur à 80 eur pièce. En tissu, hein, pas en cuir de crocodile. Pour ce prix, vous pouvez acheter de très jolies chaises neuves. Certes, pas de créateur.  Mais neuves et jolies.

Or donc, un jour, la bricoleuse montre comment fabriquer une boîte à secrets avec un vieux livre. Pas un livre de poche lu et relu, il faut une couverture cartonnée. Et pour que la boîte soit décorative, il vaut mieux que le livre ait une belle couverture. Et puis il va rester sur votre étagère, alors autant choisir quelque chose que vous n’avez pas honte de montrer. Une fois choisi ce beau livre… on lui encolle les bords à la colle à bois, et on l’évide comme un vulgaire merlu. Vidé de sa substantifique moelle (le texte) pour y creuser une cavité qui abritera des babioles improbables. ARG. Pour la démonstration, elle avait pris un livre sans intérêt, mais mon coeur de bibliophile s’est serré.

Quand on a un beau livre comme requis par l’opération, et qu’on ne sait plus quoi en faire, on le vend, on le donne (si vous êtes sur Paris, voici des adresses), on ne le charcute pas! Demandez aux bibliothèques, hôpitaux et maisons de retraite près de chez vous s’ils les prennent. Laissez-le dans le hall de votre immeuble, il intéressera peut-être un voisin.

Fashion victim : un nouveau concept mode à lancer

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais alors qu’aux USA, les tempêtes de neige font rage, ici en France, ça se radoucit. Et comme toujours à Paris quand le temps se radoucit, c’est synonyme de pluie. La pluie, ça mouille. Alors certes, on peut porter un parapluie, mais c’est encombrant. Même les petits pliants, une fois mouillés, c’est pénible de les remettre dans le sac à main. Ou bien il faut emporter en plus un sac en plastique. Et les petits sont aussi les plus fragiles, et se retournent au premier coup de vent.

Alors pour éviter ça, il faudrait un genre de vêtement à porter par dessus les autres, et qui permettrait surtout de se couvrir la tête, sans forcément occuper une main. Une capuche, par exemple. Et de préférence qui couvre le haut des jambes, car c’est très désagréable d’avoir un pantalon trempé collant aux jambes.

Un genre de long manteau, vous voyez, avec une capuche donc, mais plus léger que les doudounes longues qui se font en ce moment, pour la demi-saison. Parce vous je ne sais pas, mais par le temps qu’il fait, la grosse parka, je l’ai remise au placard. Un genre de K-way (les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître), mais à revisiter en plus long, un peu plus épais quand même pour la demi-saison, et surtout plus élégant.

Il ne reste plus qu’à lui trouver un nom qui parle de lui-même, je ne sais pas moi, sur le concept de la protection contre l’eau… Ah oui! J’appellerai ça : un étanche!