Journée de la poésie : mes poèmes du métro

En ce 21 mars, début du printemps, c’est aussi la Journée Mondiale de la Poésie. Si si.

Et donc, cela me semblait la journée idéale pour récapituler ici mes Quatrains du Métro Parisien, ainsi que mes Haïku de la Route. Parce que pour être honnête, les retrouver dans WordPress, même avec le tag, ce n’est pas très pratique…

Sans plus attendre, donc :

Quatrain du métro parisien N°1 : Voyage immobile.
Quatrain du métro parisien N°2 : La vengeance est un plat.
Quatrain du métro parisien N°3 : Ressac
Quatrain du métro parisien N°4 : Play it again, Sam
Quatrain du métro parisien N°5 : Oups.
Quatrain du métro parisien N°6 : Pare-feu d’ambiance
Quatrain du métro parisien N°7 : Encombrant.
Quatrain du métro parisien N°8 : Japan erre l’âne
Quatrain du métro parisien N°9 : Karma
Quatrain du métro parisien N°10 : Projection
Quatrain du métro parisien N°11 : Le téléphone à pleurs
Quatrain du métro parisien N°12. Sortez couverts
Quatrain du métro parisien N°13 : vigilance aux langes.
Quatrain du métro parisien N°14 : Hommage.
Quatrain du métro parisien N°15: Principe de précaution.
Quatrain du métro parisien N°16 : Un monde en chantier.
Quatrain du métro parisien N°17. Juste un biberon.
Quatrain du métro parisien N°18. Altruiste.
Quatrain du métro parisien N°19 : L’amour est aveugle.
Quatrain du métro parisien N°20. Cendrillon taille 28.

Quatrain du métro parisien N°21. La paille et la poutre.
Quatrain du métro parisien N°22. Speed.
Quatrain du métro parisien N°23. La honte du Parisien.
Quatrain du métro parisien N°24. Désabusé.
Quatrain du métro parisien N°25. iDiot.
Quatrain du métro parisien N°26. Ca sent sûr.
Quatrain du métro parisien N°27. Le lendemain.
Quatrain du métro parisien N°28. Fleur de marronnier.
Quatrain du métro parisien N°29. Le taré du jour.
Quatrain du métro parisien N°30. Don Quichotte du RER

Quatrain du métro parisien N°31. Faites des malheureux
Quatrain du métro parisien N°32 : Grey Power.
Quatrain du métro parisien N°33 : Débris de glace.
Quatrain du métro parisien N°34 : La BB du métro.
Quatrain du métro parisien N°35 : Méprise multiple.

Et les Haikus de la route (qui n’ont pas de titre, ceux-ci correspondent aux films que j’ai associés aux haikus pour le blog)
Haikus de la route N°1 : Duel
Haikus de la route N°2 : Playtime
Haikus de la route N°3 : Collision
Haikus de la route N°4 : Chute libre
Haikus de la route N°5 : L’homme qui voulait savoir
Haikus de la route N°6 : Les rois du désert
Haikus de la route N°7 : My Own Private Idaho

A suivre…

Quatrain du métro N°36 : On achève bien les chevreaux.

Quatrains du métro parisien.

– N°36. On achève bien les chevreaux.

La mouflette a deux ans et tient à peine debout.
Elle tient la main d’une femme qui doit être sa nounou.
La jeune femme marche vite et sans la regarder.
La gamine doit courir pour rester à côté.

Quatrain du métro N°35 : Méprise multiple. Une femme au ventre rond déboule dans le wagon.

Quatrains du métro parisien.

– N°35. Méprise multiple.

Une femme au ventre rond déboule dans le wagon.
Elle ordonne à une autre de lui laisser la place.
La deuxième se lève, et je vois son bidon.
« Vous êtes enceinte aussi? ». Elle sourit. Un ange passe.

Quatrain du métro N°34 : La BB du métro. Le chien tenu de près doit se coucher au pied…

Quatrains du métro parisien.

– N°34. La BB du métro

Le chien tenu de près doit se coucher au pied
de son maître gardien. Je plains la pauvre bête.
La femme assise en face tente de l’apaiser,
D’un regard et d’un geste, sans être vue du maître.

Quatrain du métro N°33 : Débris de glace. Un gars s’approche du bas d’un escalier roulant…

Quatrains du métro parisien.

– N°33 : Débris de glace

Un gars s’approche du bas d’un escalier roulant.
Bourré de bon matin, le gars signe et persiste,
Essayant de monter quand l’escalier descend,
Trébuchant sur les marches. L’escalator insiste.

Quatrain du métro N°32 : Grey Power. Au mépris de l’hiver, elle montre ses gambettes…

Quatrains du métro parisien.

– N°32. Grey power

Au mépris de l’hiver, elle montre ses gambettes,
Bottines et mini jupe quand je sors en mitaines.
La coquette se retourne. Elle a la cinquantaine.
Et des jambes plus jolies que beaucoup de jeunettes.

Haikus de la route N°7 : My Own Private Idaho

Haikus de la route
7.
Rouillé Pamproux nord,
L’aire est un labyrinthe.
Le parking poids lourd.

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Pour le coup, en décidant de cumuler à cette série des films traitant (entre autres) de la route, je n’avais pas prévu d’en arriver là. Mais puisqu’on est le 23 août, anniversaire de River Phoenix, ça me paraissait approprié de mentionner le film pour lequel il a eu le plus de récompenses, dans lequel les routes jouent un rôle important.

Avec notamment cette réplique souvent reprise :
« I’m a connoisseur of roads. I’ve been tasting roads my whole life. This road will never end. It probably goes all around the world. »
(« je suis un connaisseur des routes. J’ai goûté des routes toute ma vie. Cette route ne finira jamais. Elle s’étend probablement tout autour du monde. »)

Haikus de la route N°5 : L’homme qui voulait savoir

Haikus de la route
5.
L’autoroute est longue.
Tournez à gauche au carrefour,
Dit le GPS.

spoorloos

Le film : L’homme qui voulait savoir, alias Spoorloos de son titre original et The Vanishing en anglais, est un film de 1988 du réalisateur néerlandais de George Sluizer. Ce thriller glaçant raconte la quête d’un homme pour découvrir ce qui est arrivé à sa fiancée, après que celle-ci ait disparu sans laisser de traces sur un parking alors qu’ils traçaient la route pour cimenter leur couple. On apprend dès le début qui l’a enlevée, mais l’intérêt du film repose sur les portraits psychologiques croisés du tueur et du compagnon de sa victime, et leur intérêt obsessionnel.

(source de l’image : le blog Movie Retrospect – the Vanishing – in English obviously)