Portrait de fan (7) : la groupie

« She waits at backstage doors for those who have prestige

who promise fortune and fame, a life that’s so carefree. »

Dirty DianaMichael Jackson

La groupie se rêve compagne, muse et inspiratrice de son idole. Elle idolâtre ses illustres prédécesseurs, celles qui ont partagé la couche des grands (Jimi Hendrix, Jim Morrison…), qui se sont vues immortaliser dans des chansons. Elle aime la musique, c’est vrai, qui représente une bonne part de sa vie, et elle a généralement une bonne culture musicale. Elle aime les concerts, et s’amuser.

Elle aimerait surtout être entretenue dans une vie de bohème luxueuse, qu’elle idéalise complètement, avec une célébrité par procuration, sans avoir pour cela à effectuer le travail de fourmi qui mène à la gloire artistique (parce que le génie, c’est bien connu, c’est 5% d’inspiration et 95% de transpiration).

Malheureusement pour elle, de nos jours, tout artiste un peu connu se voit gratifié d’un entourage qui rend la présence d’une groupie superflue, et de gardes du corps qui font qu’une rencontre par hasard est quasi-impossible. Aussi, il n’y a plus guère de groupies qui « réussissent » en sortant de nulle part. La place est prise par les mannequins, actrices, attachées de presse, maquilleuses et autres jeunes femmes déjà dans le milieu, voire même musiciennes elles-mêmes. Elle sont parfois aussi des groupies, mais elles peuvent, elles, apporter à la fois l’inspiration et quelques connexions au musicien, ainsi qu’un supplément de célébrité grâce à la leur propre. Du fait qu’elles ont déjà une notoriété pré-existante à leur statut de « copine de », elles échappent à l’étiquette de groupie.

Et là vous me demanderez : pourquoi j’ai écrit « la » groupie, pourquoi je n’ai pas mis ce terme au masculin générique comme les autres portraits de fans? C’est parce que les groupies mâles, il y en a peu, ou en tout cas, pas pour les artistes femmes, ainsi que le rapportent la plupart des rockeuses dans cet article de Salon. Par contre, il y en a probablement pour les artistes masculins portés sur la chose. Encore que cet autre article laisse à entendre que la tendance est en train de changer.

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Archétype

Pamela Des Barres, qui a raconté ses exploits de groupie de Frank Zappa, Mick Jagger et autres dans divers livres. Ou Lori Mattix.

Avantages

Passionnée parmi les passionnés, elle fait partie de ceux qui connaissent le mieux la carrière de l’artiste.

Dangerosité

Faible pour les autres fans, si vous ne représentez pas un obstacle sur sa route vers l’Idole. En revanche, la groupie peut être dangereuse pour toutes les femmes qui ont l’occasion de réellement approcher sa cible. Elle est d’une jalousie féroce, et extrêmement possessive envers cette personne qui, la plupart du temps, ne la connaît pas.

Phrase fétiche

« I’m with the band. »

Portrait de fan (6) : l’amoureux(se)

« Mais dieu que cette fille a l’air triste, amoureuse d’un égoïste »

La groupie du pianiste – par Michel Berger

Description

C’est le profil auquel on associe généralement le fan : celui qui regarde son idole avec des étoiles dans les yeux et des fourmillements dans le bas-ventre. On l’imagine de sexe féminin, jeune et court vêtue, avec un appareil dentaire et des petits nœuds dans les cheveux, attendant anxieuse à la sortie des concerts de boys bands ou d’un chanteur de charme. Il en existe en réalité dans tous les milieux et tous les secteurs, et des deux sexes. Du jeune homme démodé en costume de tweed qui griffonne fébrilement une lettre à la sortie des artistes d’une célèbre pianiste classique (la précision du portrait vient de ce que je l’ai croisé…), à la plus très jeune fan qui vénère Frank Michael depuis plus de 30 ans.

La libération des mœurs étant passée par là, on peut être à la fois amoureux et groupie, mais ce n’est pas systématique. L’amoureux idéalise particulièrement l’objet de son affection. Il considère qu’outre son talent, c’est la femme ou l’homme parfait, auquel il compare tous les autres. Ceux-ci ont d’autant plus de mal à soutenir la comparaison que, si l’amour est aveugle, il est encore plus facile de fermer les yeux sur les faiblesses humaines d’une idole toujours magnifiée par les projecteurs, le maquillage, les attachés de presse et l’environnement glamour. Même si la presse à scandale se fait un plaisir de dénicher et d’exposer les célébrités dans des poses et des situations du quotidien, qui ne les mettent pas à leur avantage, il est aisé de les éviter, ou de prétendre que cela rend ces personnalités « plus proches de nous ».

Les amoureux des vedettes ne sont pas forcément célibataires pour autant : il n’est nul besoin d’avoir faim pour saliver sur la carte d’un restaurant étoilé, même si on sait qu’on ne peut pas se le payer. On salive d’autant plus qu’on sait qu’on ne pourra pas se le payer, d’ailleurs, ou qu’on doit se contenter d’un cassoulet en boîte à la maison.

Sur Internet, on les reconnaît souvent à leur pseudo, qui accole à leur prénom le nom de famille de leur idole comme un nom de femme mariée (et, pour les jeunes filles, entouré de « guirlandes » de caractères, par exemple ~*~oOo~Marine~Bieber~oOo~*~).

Affiche Elle l'adore

Archétype

Bizarrement, je n’en trouve guère en dehors de ce portrait de Michel Berger. Peut-être le personnage incarné par Sandrine Kiberlain dans Elle L’adore, très bon film de Jeanne Herry, chroniqué ici. Même si son admiration pour le chanteur Vincent Lacroix ne semble pas complètement amoureuse.

Avantages

Toujours positif concernant le fandom, au moins il ne passe pas son temps à le critiquer.

Dangerosité

Très faible, juste une tendance à devenir agaçant à la longue.

Phrase fétiche

« Il est trop beau!!!!! » (l’amoureuse a du mal à se limiter à un seul point d’exclamation)

Portrait de fan (5) : le professionnel

« J’aurais voulu être un artiste

Pour avoir le monde à refaire

Pour pouvoir être un anarchiste

Et vivre comme un millionnaire »

J’aurais voulu être un artiste (Blues du businessman) – Luc Plamondon et Michel Berger

Description

C’est le rêve de beaucoup (et peut-être plus encore de leurs conjoints) : le fan qui réussit à vivre de sa passion, au lieu de dépenser tout son salaire en produits dérivés. Ils ne sont pas nombreux, mais ils existent.

Certains écrivent des livres ou deviennent journalistes, en élargissant le spectre de leur passion à des sujets voisins afin de pouvoir en vivre. La plupart des chroniqueurs de cinéma et de musique sont avant tout des fans. Cameron Crowe, journaliste à Rolling Stone, s’est inspiré de sa propre histoire de tout jeune fan de rock devenu pigiste au culot sur la tournée d’un groupe, pour écrire le scénario du film Presque Célèbre.

D’autres ouvrent un magasin ou tiennent un petit musée consacré à leur idole. On citera par exemple Elvis My Happiness, le fan-club ayant pignon sur rue avec une boutique (9 Rue Notre Dame des Victoires, dans le 2e arrondissement de Paris) entièrement dédiée au King. Cette communauté de fans organise également des voyages aux USA permettant notamment d’aller visiter Memphis, Graceland et autres lieux cultes de l’histoire d’Elvis Presley. On trouve également le gérant de Lucky Records, une boutique consacrée à Madonna, qui avec le temps a étendu son domaine à tout ce qui est albums collectors et artistes des années 70, 80 et actuelles. Il édite aussi le magazine du même nom, sur les mêmes sujets.

Dans les années 90, le marché du manga et de l’animation japonaise en France s’est développé essentiellement sous l’impulsion de passionnés, comme Dominique Véret, à l’origine de la boutique puis de la maison d’édition Tonkam (rachetée depuis par Delcourt). Anime Land, actuellement le magazine référence d’animation japonaise en France, a commencé comme simple fanzine photocopié en noir et blanc. Certains des contributeurs actuels font partie de l’équipe d’origine, à commencer par le rédacteur en chef.

Evidemment, il faut pour cela non seulement une énorme dose de passion, de bonnes qualités de gestion, mais aussi que cette passion soit partagée par assez de monde pour que le marché en soit rentable.

almost famous

Almost Famous

Archétype

Ceux cités en exemple.

Avantages

En tant que professionnel : il connaît bien son sujet (on aimerait pouvoir en dire autant de tous les vendeurs et journalistes). En tant que fan : il a de meilleurs accès que le fan lambda.

Dangerosité

Nulle.

Phrase fétiche

« J’ai là une pièce rare. »

Portrait de fan (4) :le clone

« Donne-moi ton visage

Ton attitude

Tous tes désirs et ton âge »

I wanna be U – Superbus

Description

Celui-là cherche à se rapprocher de son idole de la manière la plus visuelle : en lui ressemblant, à travers les vêtements, la coiffure, apprenant les chorégraphies et les chansons, en fonction de ses propres aptitudes artistiques. Certains en font même des spectacles, que ce soit dans le cercle familial et local, voire même en se lançant dans le business du sosie, avec danseuses etc. Là encore les profils et motivations diffèrent : de celui qui fait juste ça pour s’amuser, à l’occasion des concerts, comme au carnaval, à celui qui perd un peu le sens de sa propre identité, à force de vouloir s’évader de sa réalité pour rejoindre celle de la célébrité.

Souvent, il se reconnaît en l’artiste, que ce soit sur un plan physique ou psychologique – ils ont traversé des épreuves similaires, ou bien l’artiste affiche ce que son fan aimerait pouvoir revendiquer. Il essaie alors de renforcer le lien en ressemblant à son tour à son idole. C’est à la fois un hommage et une volonté de s’identifier. Ou seulement l’un des deux.

Entre en jeu également le goût du déguisement : de la même façon qu’on « s’habille » pour sortir, on note en marge des concerts une tendance à copier le look que l’artiste. Les armées de fans arborent les couleurs du seigneur auquel ils se rallient… Ca commence en portant un T-shirt à leur effigie, mais ça peut aller plus loin dans l’imitation. C’est aussi parfois, plus simplement, pour marquer l’occasion et se mettre dans l’ambiance. On prolonge sa passion en participant, au lieu de rester spectateur. On connaît l’effet libérateur que peut avoir un masque ou un déguisement. Et les artistes eux-mêmes en usent et en abusent : les plus poignants sont ceux qui se racontent sous couvert d’interpréter un rôle. Les fans, eux aussi, expriment plus facilement leur enthousiasme une fois en tenue.

L’enthousiasme aidant, les gens aiment se faire prendre en photo à côté des sosies, presque autant que s’ils rencontraient les vrais. Faute de grives, on mange des merles.

Certains poussent très loin le mimétisme, comme Herbert Chavez, un Philippin de 35 ans qui a subi de multiples opérations de chirurgie esthétique afin de ressembler à son héros, Superman.

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Archétype

Bernard Frédéric, sosie de Claude François dans Podium.

Avantages

Il met des couleurs dans les concerts et les conventions.

Dangerosité

Nulle, sauf pour eux-mêmes. Parfois casse-pieds quand leur mimétisme se double d’une volonté démesurée d’attirer l’attention, et que les fans y contribuent en leur vouant quasiment la même admiration qu’à leur modèle.

Phrase fétiche

« Nous avons nos fans, mais ce sont d’abord les leurs »

Portrait de fan (3) : le militant

« Si j’existe, c’est d’être fan »

Fan – Pascal Obispo

Description

Le militant ne se contente pas d’aimer son sujet de prédilection, il veut également convaincre le reste du monde que cet amour devrait être universellement partagé. Pour cela, il utilise tous les moyens de communication à sa disposition. Dans les temps anciens, cela se limitait à la création de fan-club, de street team (littéralement « équipe de rue », des fans qui s’organisent en petits groupes pour faire la promotion de leurs idole), la distribution de flyers (prospectus publicitaires), et éventuellement à des campagnes d’appels auprès des médias officiels – radios, magazines, télévision. De nos jours, tout cela peut s’organiser à grande échelle sur Internet, par l’intermédiaire de forums, conduisant à des fan-actions internationales (envoi de cartes postales à des chaînes de télévision pour protester contre l’arrêt de séries comme Star Trek ou Firefly).

Parfois, cette activité s’explique par un espoir d’attirer l’attention voire la gratitude du sujet, et peut-être d’obtenir ainsi des passe-droits (accès à des concerts, des soirées, bref être plus qu’un fan). Cela répond aussi au besoin de s’engager pour une cause, même si celle-ci ne semble pas bien noble à un œil extérieur. Comme je l’ai souvent lu, « les vrais héros, ce ne sont pas les chanteurs / acteurs » ce sont les héros du quotidien, pompiers, médecins etc qui sauvent des vies ». Certes. Mais les artistes et sportifs jouent un rôle primordial sur le moral, et diminuent le stress. Donc d’une certaine façon, ils augmentent la qualité de la vie – à commencer par la leur, avec leurs royalties.

Même s’il peut se cacher des motifs égoïstes derrière cet engagement (comme tout autre), qu’on ne s’y trompe pas : rares sont les gens qui ont assez de temps et d’énergie à perdre pour se dédier à ce point à leur sujet sans en être réellement passionné. Depuis que les maisons de disques ont renoncé à investir dans la publicité sauf pour les produits déjà vendeurs, elles utilisent ces réseaux en les mobilisant par des concours pour leur faire répandre la bonne parole et des bannières de publicité sur le web.

rock star film

Archétype

Chris Cole dans le film Rock Star. (film qui, au passage, est sans prétention mais assez sympa. Plus de détails en fin de cet article)

Avantages

Il fait vivre le fandom même en période de faible actualité, en créant des événements et en canalisant les énergies vives de personnes d’horizons divers

Dangerosité

Il peut finir par se retourner contre le sujet, si les avantages en retour ne sont pas à la hauteur de ceux attendus. Ce qui est rarement le cas.

Phrase fétiche

« Il faut absolument que tu lises ça! »

Portrait de fan (2) : l’analyste

« I’ve analyzed anything, everything that you do

I’m physically, mentally over-obsessed with you »

Screamin’ – Tokio Hotel

Description

L’analyste est une sous-catégorie du collectionneur-archiviste. Non seulement il veut connaître tout ce qu’a fait son idole, et tout ce qui a été dit et écrit sur elle, mais il voudrait aussi connaître tous les rouages de sa personnalité et de son processus de création. Pour cela, il dissèque à outrance le moindre événement a priori insignifiant, pour en tirer toutes les hypothèses possibles. Il peut disserter pendant trois jours sur les interprétations à donner à un changement d’adjectif dans les paroles d’une chanson lors de son interprétation en concert (alors que l’explication la plus probable est un trou de mémoire ponctuel).

S’il a un minimum de recul, il conclura qu’on ne peut de toute façon pas statuer sans connaître la personne. Ca ne l’empêchera pas de continuer à cogiter à voix haute et de faire part de ses théories de spécialiste à qui veut l’entendre.

Chez les auteurs de fan-fictions, cela se traduit par des envolées psycho-philosophiques sur le pourquoi du comment de chaque détail d’une vidéo, et une tendance à transformer un commentaire fait en passant en trait de caractère marqué. Ainsi, le musicien qu’on voit se plaindre une fois de la saleté des coulisses se verra taxé d’être un maniaque de la propreté, phobique des germes. Un personnage de fiction qui saute négligemment une barrière dans un épisode devient un gymnaste accompli à qui on prête un passé de sportif de haut niveau, ou des prouesses hors du commun dans les fan-fictions et même les discussions.

C’est que la nature a horreur du vide, et quand les gens s’ennuient et qu’ils n’ont pas d’autre sujet de cogitation à portée de neurone, leur cerveau s’occupe comme il peut avec ce qu’on lui fournit. Pour certains ce sera les péripéties de la télé-réalité du moment, pour d’autres la politique, d’autres encore deviner les gagnants du quinté. Pour les fans, c’est leur sujet habituel.

Oui, c’est ce que je fais en rédigeant ce livre sur les fans, aussi. C’est vous dire si je sais de quoi je parle.

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Archétype

Tout auteur de biographie d’artiste, ou le personnage de Gros Bill dans le roman Big Fan de Fabrice Colin. (… cela dit cette série s’annonce mal côté illustration : c’est dingue comme les archétypes de fans dans la fiction sont, physiquement, réduits à beaucoup moins de morphotypes que de profils psychologiques…).

Avantages

Dans la somme de leurs hypothèses, il s’en trouvera forcément une qui tombe juste. Et puis ils arrivent à trouver de quoi alimenter les communautés de fans même quand il ne se passe rien. L’oisiveté… ‘fin bref.

Dangerosité

A part surcharger les serveurs des forums et les neurones de ceux qui veulent juste se distraire par leurs messages de dix paragraphes, pas énorme. La parade : la formule d’usage sur les forums anglophones : tl;dr (« too long, didn’t read » – trop long, je n’ai pas lu).

Phrase fétiche

« Je pense que ce qu’il a voulu dire… »

Portrait de fan (1) : Le collectionneur

« Every breath you take, every move you make

Every bond you break, every step you take

I’ll be watching you »

Every breath you take – Police

Description

Plutôt masculin, mais pas exclusivement, sa caricature la plus connue est le geek fan de comics ou de science-fiction. Celui qui chaque semaine dépense une fortune pour acheter toutes les nouvelles sorties, fouiner sur les sites d’enchères, les salons et les boutiques spécialisées à la recherche des incunables, raretés oubliées, éditions limitées avec sérigraphie métallisée et signée de l’auteur. Et qui surtout, surtout, ne sort jamais une figurine de sa boîte ou une édition limitée de son film plastique! (elle y perd de sa valeur). Celui qui fait le désespoir de ses petits neveux parce qu’il a plus de jouets qu’eux, mais qu’il leur interdit de les sortir de la vitrine. Ou qui ne lit ses bandes dessinées qu’entrouvertes, pour ne pas plier la tranche.

C’est l’instinct du chasseur reconverti à la vie moderne, où il ne sert plus guère dans sa forme initiale. On guette, on est à l’affût sur Internet, dans les vide-greniers… qui ne sont pas fréquentés que par des fans de quelque chose de précis, loin de là.

On peut aussi cataloguer dans cette catégorie les archivistes, mémoires vivantes du fandom, qui ont tout lu, tout écouté sur le sujet, et qui surtout, se souviennent de tout. Ceux-là, parfois, mettent en ligne leurs informations, voire leurs fichiers (audio, vidéos, bootlegs…) sous forme de site web ou de base de données. Travail ardu et ingrat d’encyclopédiste, qui peut faire sourire pour un sujet considéré comme futile. Mais qui s’avère ô combien utile aux fans moins acharnés, quand ils cherchent une information précise.

Si vous souhaitez vous faire une place dans un fandom et que vous estimez ne pas être assez bon orateur pour être remarqué sur les forums, ne pas avoir le talent requis pour écrire des fan-fictions ou dessiner des fan-arts, mais que vous êtes passionné et que vous avez du temps et le sens de l’organisation, c’est le créneau qu’il vous faut.

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Archétype

le vendeur de comics dans les Simpsons, le collectionneur de jouets de Toy Story 2

Avantages

véritable encyclopédie vivante du fandom, il peut dire quel jour est sorti au Pérou le maxi-45 tours du 3e single du groupe, ou chez quel éditeur trouver le tirage de tête de votre BD préférée. Il fait aussi fonctionner presque à lui seul les réseaux de distribution spécialisés, permettant de conserver une diversité de titres et d’artistes en soutenant les œuvres encore inconnues du grand public.

Dangerosité

faible, sauf si vous manipulez sans précaution sa figurine collector de Boba Fett, ou éventuellement si vous possédez chez vous la pièce manquante de sa collection.

Phrase fétiche

« Tu ne te rends pas compte, c’est collector! »

Deux chasseurs d’autographes à la Berlinale

Le Tagesspiel raconte leur journée dans cet article.

Je ne comprends pas tout, mais le journaliste a l’air d’avoir bien cavalé de palace en tapis rouge à la suite de Ron et Roland, les deux chasseurs d’autographes, pas toujours malheureux. J’aime bien le commentaire de l’un d’eux sur le fait que certains artistes ne donnent jamais d’autographes ou sont sélectifs, par exemple Robbie Williams « sans espoir, si on n’est pas une jolie blonde de 20 ans ».