La Maison d’Elise : bar à chats à Nantes

Suite de mon tour du monde des neko cafés avec, à l’occasion d’un week-end à Nantes, une visite obligée à la Maison d’Elise, le seul bar à chats qui y reste ouvert depuis la fermeture du Chat l’heureux.

Le salon de thé

 

J’y suis allée peu ou prou à mon arrivée en ville après avoir déposé ma valise à l’hôtel. C’est à 5 minutes à pied de la place Royale et de la place Graslin, jolie balade dans le Nantes historique donc. C’est ouvert, et bien qu’il ne soit pas encore midi, il y a un peu de monde car c’est le jeudi de l’Ascension (oui je suis en retard dans mes articles). L’endroit est très beau, propre, design, et fait neuf contrairement à beaucoup de cafés à chat qui, félins griffus obligent, doivent souvent renouveler leur mobilier et prendre solide et pas cher (souvent recyclé).

Il faut dire qu’à cinq seulement dans une superficie qui me semble à peine inférieure au café des chats de Paris Bastille, ils ont de la place. Ils bénéficient d’une salle au sous-sol où ils peuvent s’isoler, d’une « salle de jeu » avec un parcours en hauteur, et circulent dans le reste du café. Durant les absences prolongées, Elise les ramène chez elle.

Les chats

 

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Ce café à chats présente aussi la particularité d’être dédié aux chats de race Maine Coon : 5 matous imposants vous attendent donc en leur royaume. Ici, les chats sont résidents permanents et appartiennent à la patronne. Ils peuvent snobber un peu, suivant l’heure et l’humeur (ce sont des chats après tout). Mais l’un d’eux a aussi, à mon deuxième passage, fait moult câlins à deux enfants venus avec leur grand-père.

Leiko a fini par squatter mon fauteuil alors que je m’étais levée pour faire un câlin à Jûn, fatigué après avoir longuement chassé une ficelle tirée par des enfants (note : des enfants qui savaient se comporter avec les chats, dans l’ensemble. Ca fait toujours plaisir à voir). En fait, je m’étais installée sans le savoir sur la chaise de Leiko, du moins celle sur laquelle elle aime s’installer pour observer les pigeons d’un peu plus haut. Au bout de 20 mn à partager l’assise et à lui grattouiller la tête, elle se cale dans le petit espace entre moi et le bras du fauteuil avec un Miow dans ma direction. Je prends ça comme une validation de mon brevet de gratte-chat.

Sur la table

 

Le choix de thés est conséquent : une quinzaine de thés bio de la marque Alveus . Le thé vert Rose des Bois est parfumé à la rose et à la fraise, très fruité, quasiment sucré. La petite verrine de tiramisu speculoos maison est bonne. Le financier au macha témoigne, comme les noms des chats, d’un goût pour le Japon et l’Asie. Pour le déjeuner, on peut en outre commander des bagels, préparés sur place et légèrement chauffés. Les prix sont certes un peu élevés, mais tout est fait maison et frais.

Outre la consommation sur place, Elise vend ses thés et ses pâtisseries maison à emporter, des livres d’occasion et des accessoires pour animaux. C’est que même si le personnel est payé en croquettes, il doit revenir cher en litière et frais vétérinaires.

Informations pratiques

La Maison d’Elise – Bar à chats
6 rue Jean de la Fontaine
Nantes, France 44000
Horaires :
du mardi au samedi, de 10h à 19h
Site web
Page Facebook

 

Musée des Beaux-Arts de La Rochelle

Le musée d’Art et d’histoire de La Rochelle est situé entre la place de Verdun et l’Hôtel de Ville, en plein centre historique. Il est installé dans un ancien hôtel particulier.

Au moment où je l’ai visité, le rez-de-chaussée était occupé par une exposition sur les fouilles archéologiques effectuées dans le sous-sol de la ville à l’occasion de récents travaux. Pas de découvertes majeures, mais l’occasion d’explications sur les phases successives de développement de la ville et les us et coutumes de différentes époques, agrémentés de dessins au pochoir réalisés par les enfants avec une artisan spécialisée suite à la visite.

 

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Le premier étage est consacré à l’histoire de la Rochelle à travers diverses oeuvres d’art, dont un impressionnant tableau de Richelieu assistant au siège de la ville depuis les remparts. Une section reprend une partie d’une ancienne exposition temporaire sur la période de la Seconde guerre mondiale où la ville était occupée par les Allemands. Cf. mon article sur le livre Meyer et Schirlitz : les meilleurs ennemis – la Rochelle septembre 1944 – mai 1945. Intéressant et didactique, avec une poupée ayant servi à transmettre des messages, une reconstitution des portions quotidiennes à mensuelles des rations alimentaires attribuées par tickets, et un petit char téléguidé servant à miner à distance.

 

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Le 2e étage est consacré aux beaux-arts, introduisant une collection rassemblée par des collectionneurs du passé qualifiés de « frileux » dans l’introduction, façon de dire qu’il n’y a pas de cubisme et que ça reste plutôt classique. Conséquence : c’est très joli, avec des oeuvres de et s’apparentant à du William Bouguereau. Ce peintre, justement originaire de La Rochelle, est très apprécié des Américains pour son style réaliste, appliqué à des scènes religieuses (anges et saintes vierges) ou de campagne idéalisé. Il est trop classique pour le goût français moderne, d’autant qu’il date de la même époque que les Impressionnistes. Mais j’aime bien, depuis qu’un de ses anges m’avait tapé dans l’oeil au détour d’un étal de boutique religieuse à Montmartre. Exemple du même style : la Cigale de Léon Perrault. Différent, se rapprochant du symbolisme, il y a cette Vestale d’Hector le Roux, et la Glycine d’Aristide Boulineau.

Il n’y a pas que ce style, et l’étage permet de découvrir également des artistes locaux.

 

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Le musée est en cours de récupération des collections du Musée d’Orbigny, définitivement fermé. Dommage car seule une petite partie est exposée pour l’instant, deux petites salles de trésors d’arts décoratifs asiatiques qui laissent espérer un bel avenir à ce mariage. A condition que le musée trouve les fonds pour les travaux d’aménagement nécessaires.

Deux heures de visite bien remplies et que je ne regrette pas.

Informations pratiques :
Musée des Beaux-Arts de La Rochelle
28, rue Gargoulleau
Tarif : 6 Eur
Tarif réduit : 4 Eur
Grauite le 1er dimanche de chaque mois sauf juillet
Il est possible d’acheter un billet groupé pour les 4 musées municipaux, ou un billet groupé pour ce musée et celui du Nouveau Monde (je crois qu’ils sont valables pour étaler les visites sur plusieurs jours, à vérifier sur place).

Horaires :
C’est compliqué, consultez directement Alienor, le site des musées d’Aquitaine

Parisienne mais presque : « Mais pourquoi les concerts c’est toujours à Paris? »

Dans la liste des petites guéguerres qui opposent parisiens (tête de chien) et provinciaux (tête de chiot?), il y a cette phrase qui revient souvent. On la lit en particulier beaucoup sur les forums et autres lieux d’échanges de fans, au sujet des concerts. Parce que, immanquablement, quand un artiste international fait un seul concert en France, c’est à Paris. (ou au Main Square Festival d’Arras, ou aux Vieilles Charrues, ou à la Foire aux Vins de Colmar, ou au Hellfest, ou… mais bizarrement dans ces cas-là, on voit moins de gens râler « Putain vous faites chier les Ch’tis / Bretons / Alsaciens, pourquoi les concerts c’est toujours chez vous?! »).

Et puis pour les artistes pas internationaux, ou ceux qui peuvent se permettre de faire des salles plus petites que le Stade de France, et qui ont assez de public pour espérer remplir des salles dans le reste de la France, il y a quand même des concerts en province. Pas que dans les Zénith de métropoles comme Lyon, Lille, Marseille ou Toulouse, mais aussi dans des salles et des villes plus petites.
(exemples : Corson, ou Minor Majority).

Et là vient la remarque qui fâche du régional de l’étape :
« Ah je viendrais bien mais c’est trop loin, c’est à presque une heure en voiture de chez moi! ».

cat socks
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