Profs de sport et pédagogie : une brève histoire du néant (3)

Épisode 3 : l’endurance

Suite de l’épisode précédent, l’année où on nous avait séparés en groupes de niveaux pour les cours d’EPS.

A notre niveau de « pas bon », l’objectif de la course d’endurance était de courir 20mn en continu, sans objectif de nombre de tours de piste. Les bons, eux, faisaient deux tours le temps qu’on en fasse un (pendant que je chronométrais les tours de mon binôme, je surveillais aussi les passages d’un camarade sportif qui ressemblait à McGyver adolescent. Fallait bien s’occuper :déjà que courir c’est chiant, alors regarder les autres le faire…)

Je n’étais pas rétive de base, j’ai essayé. Au prix de gros efforts, j’ai réussi à tenir les 20 mn à la première séance. Sauf que quand le prof nous a demandé ensuite notre pouls, calculé en comptant les battements sur 15 secondes et en multipliant par 4, j’ai répondu « 240 ». Il m’a signifié avec mauvaise humeur que ce n’était pas possible et que je disais des âneries.

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Il est vrai que j’avais un peu extrapolé pour le compte : les battements trop rapides étaient durs à suivre, et de temps en temps il y en avait un qui manquait. Et au lieu de les compter au poignet où ils étaient faiblards, je m’étais basée sur la grosse pulsation de la veine à l’arrière de mon crâne. N’empêche que ça faisait grosso modo 60 en 15 secondes. Et pendant que le prof ignorait avec mépris ma réponse, mes camarades de classe, eux, me demandèrent avec une inquiétude inhabituelle si ça allait bien, parce que j’étais blanche. Ce qui, même eux le savaient, n’était pas la couleur normale de quelqu’un qui vient de courir. Moi je ne m’en étais pas rendue compte.

Mais leur réaction me fit reconsidérer l’importance de « se donner à fond pour repousser ses limites / ne pas se faire engueuler par le prof », versus « tiens, je ne serais pas passée à 30 secondes d’un arrêt cardiaque sous le regard réprobateur du gars responsable de nous tenir en forme qui croit que je me fous de sa gueule ? ».

De ce fait, les fois d’après, je m’arrangeai pour marcher dès que les matelas du poste de saut en hauteur me cachaient à la vue du prof (qui ne courait pas, bien sûr).

Profs de sport et pédagogie : une brève histoire du néant (2)

Épisode 2 : entretenir la motivation

Une année au collège, l’équipe pédagogique avait innové en regroupant 3 classes avec 3 profs, pour nous répartir ensuite en 3 groupes de niveau. Chacun avait une notation distincte, sans doute pour motiver les bons à s’améliorer et les moins bons à quand même obtenir une note décente. Intention louable. Exécution « peut mieux faire ».

Pour la répartition, on nous fait participer à 8 épreuves d’athlétisme (100m, saut en hauteur, saut en longueur, lancer de javelot, lancer de disque…). Les résultats portés sur la grille d’évaluation devaient dégager une courbe et une moyenne servant à nous départager. Pour moi, ça commence bien : je n’avais que 2 points sur mon graphique d’évaluation. Mes 6 autres résultats sont tellement lamentables qu’ils sont hors grille (loin de me couvrir de honte, cela me fit et me fait encore rire).

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Sans surprise, je finis dans le groupe des « pas bons », en binôme avec le seul gars qui y avait échoué (de gabarit semblable au mien : format crevette). A l’inverse, dans le groupe des bons, une seule fille s’était qualifiée : une camarade qui faisait de la course à pied au niveau régional.

Alors certes, l’athlétisme, par définition, ce n’était pas pour moi, vu que je n’avais ni prédispositions ni entraînement. Par contre, quand on a entamé les cours de gym aux agrès, j’étais plus motivée. Je trouvais ça déjà plus ludique de me suspendre à des barres asymétriques, de sauter sur un tremplin ou de garder mon équilibre sur la poutre.

On nous avait confié la tâche de nous noter les uns les autres. J’avais concocté un petit enchaînement à la poutre, rien d’exceptionnel mais tous les basiques histoire de grapiller une note potable. Un avantage d’être petit, c’est qu’on a un centre de gravité bas et qu’on est compact : ça aide pour l’équilibre. Donc j’étais capable de faire tout ce qui ne requérait pas de grand saut ou de grande souplesse. Je réalise mon enchaînement sans tomber, mes camarades me notent en fonction du barème : tel mouvement, 2 points, tel autre, un point de plus, etc. En me donnant une note artistique moyenne, au final je me retrouve avec la moyenne et un peu plus, une fois n’est pas coutume en sport.

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(illustration non contractuelle) 

Sur ce, nos profs débarquent pour vérifier ce qu’on a fait. Ma note leur paraissant trop élevée vu mon passif, ils me demandent de refaire l’enchaînement. Je m’exécute fièrement, pour une fois que j’y ai mis du mien. Et là, ils révisent la notation. Y a pas de rythme, tel mouvement n’est pas assez souple donc il ne compte pas, note artistique pitoyable. Ma note retombe de plusieurs points et repasse sous la moyenne.

Alors fondamentalement, je n’avais pas besoin de ces points. J’étais une bonne élève jusqu’à me retrouver dans une grande ville en terminale. Mais question motivation, l’effet a été que je me suis dit que si j’avais une note aussi pourrie en faisant des efforts que quand je n’en faisais pas, je n’allais pas me fouler davantage. Ma participation en cours de gym cette année battit des records de « Rien à péter ».

J’ai même perfectionné ma technique en sports collectifs : non seulement je ne cherchais pas à récupérer le ballon pour mon équipe, je faisais exprès quand mes camarades avaient le ballon de me positionner derrière un joueur adverse pour être sûre qu’on ne me le passe pas (ben oui : faute de force et de technique, si j’avais le ballon je me le faisais piquer ou je ratais la passe. Aucun intérêt).

Quand une prof de sport s’en rendit compte et essaya de me motiver en me disant que ça pouvait rapporter des points au Bac, je lui ai répondu que si j’avais besoin de ça pour avoir le Bac, ce serait la honte. Méprisant pour la discipline ? J’allais me gêner tiens !

Profs de sport et pédagogie : une brève histoire du néant (1)

On me demande souvent pourquoi je n’aime pas le sport.

Enfin non, on ne me le demande pas, mais je vais quand même vous raconter quelques anecdotes ayant cimenté mon aversion pour les pratiques athlétiques.

Épisode 1 : la randonnée cycliste (dont un au lion)

En CM2, j’habitais dans une petite ville en région rurale. Mon instituteur de CM2 était du type sportif bourru au grand coeur. Enfin, la deuxième partie, j’ai un doute : cette histoire est le seul souvenir que j’ai gardé de lui. Mais le genre gaillard sportif. Il a organisé une grande sortie de classe à vélo vers une montagne voisine. Je préférais déjà la lecture aux exploits physiques, même si j’aimais bien les longues balades en forêt et la natation dans les lacs et rivières d’eau vive. Je n’avais donc pas de vélo. J’avais appris à en faire et j’en avais pratiqué assez pour être à l’aise dessus, mais pas assez pour réclamer que mes parents en rachètent un à ma taille tous les 3 ans. L’école m’a prêté un vélo de son petit stock de dépannage.

La montée

On était à peine sortis de la périphérie de la ville que ma meilleure amie, peut-être distraite par une voiture, est tombée dans le fossé bordant la route. Un fossé caillouteux d’une cinquantaine de centimètres de profondeur, suffisant pour se faire mal et lui rendre compliqué d’en sortir. Je m’arrêtai pour l’aider, la voiture-balai d’un parent d’élève fit de même. Mais je me souviens surtout que l’instituteur, lui, est revenu vers nous en l’admonestant parce qu’elle mettait trop de temps à sortir et qu’elle causait un problème.

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Colvert*.

La descente

On eut droit à pêcher le plat principal de notre pitance du midi dans un élevage de truites. Puis, après le pique-nique, il fut temps de s’en revenir à l’école. Jusqu’ici, en vélo, gabarit de crevette et absence de pratique oblige, j’étais toujours à la traîne. Mais ce jour-là, dans la descente, je dépassai graduellement mes camarades. Pas par esprit de revanche, mais parce que le vélo fourni par l’école n’avait pas été vérifié, et que ses freins usés venaient de finir de me lâcher dans la descente.

J’étais donc en haut d’une route de montagne toute en lacets, cernée de forêt de sapins, sur un vélo sans freins prenant de plus en plus de vitesse. Je doublai toute ma classe ainsi que l’instituteur, qui me cria « Mais freine! ». Je braillai en retour « J’essaie ! », et ayant encore à l’époque un langage châtié, je ne le ponctuai pas de l’épithète fleuri qui me vint pourtant à l’esprit.

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Cayuga*.

Un tracteur et un camion allaient se croiser un peu plus bas, je me voyais déjà prise en sandwich façon tartare entre les deux. La providence me permit de doubler le tracteur alors qu’il restait une dizaine de mètres entre eux. Je commençai à rouler plus vite que jamais avant dans ma vie. Franchement, j’aurais préféré rester lente.

Quand tu n’es pas sportif, il vaut mieux être cérébral : loin de paniquer, mon cerveau était passé en mode « résolution de problème, vitesse maximale ». Le prochain virage était particulièrement serré, en épingle à cheveux, et pour faciliter sa prise par les voitures, remontait un peu sur l’extrémité. Configuration idéale pour le plan d’urgence concocté instantanément par mes neurones.

Je le pris sur la trajectoire la plus large possible, longeant la glissière de sécurité, profitai de la pente inverse pour ralentir un peu, appuyai le pied gauche (sur l’intérieur) à terre pour freiner sur les gravillons, et m’accrochai de la main droite à la glissière de sécurité métallique, de façon à répartir le freinage des 2 côtés et limiter les risques de chute.
SCHHHHRFFFFRRRRHHHJPOF.
J’étais à présent à l’arrêt, aux 3/4 du virage, appuyée contre la glissière. Je fis le bilan : jambe gauche endolorie, main droite un peu raclée, rythme cardiaque à 180 bpm, mais rien de cassé ni foulé, et je n’avais pas fait de vol plané dans les sapins. YES. Triomphe de l’esprit sur la matière.

Quelques instants plus tard, je fus rejointe par l’instituteur, dont la réaction ne m’a pas laissé de souvenir impérissable. Il devait surtout être content de ne pas avoir à déclarer un accident au retour, je pense, mais ne m’en était pas reconnaissant pour autant. Il a sans doute même poussé l’insulte jusqu’à vérifier que ah oui, les freins étaient lisses, ce n’était pas une invention de ma part pour attirer l’attention.

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Orpington*.

Je terminai l’excursion serrée à l’arrière de l’espèce de pick-up qui servait de voiture-balai et transportait les piques-niques de la classe (La sécurité routière à l’époque…).

Si vous vous demandez ce qui a guidé mon choix d’illustration*, ce sont des *espèces de canard.
La semaine prochaine, je vous raconterai l’histoire de ce prof de natation qui voulait nous faire nager au milieu des requins (non je plaisante).

 

Nostalgeek : Touch (Théo ou la batte de la victoire

Le sport en manga, c’est passionnant

La semaine dernière, je vous parlais de Captain Tsubasa (Olive & Tom), et je signalais en passant qu’il faudrait que je vous parle de Touch un jour. Je vais le faire dès aujourd’hui, parce que ce sera moins long que les tartines que j’ai commencé à rédiger sur Captain Tsubasa.

Malgré un style graphique de personnages assez particulier (auquel on s’habitue très bien en fin de compte, et ses décors, eux, sont très réalistes), Mitsuru Adachi est un auteur qui a probablement bercé votre jeunesse si vous êtes de ma génération, que vous le sachiez ou non. Adachi est surtout connu en France pour les adaptations en dessin animé de ses oeuvres : Miyuki alias « Tommy et Magali« , Touch alias « Théo ou la batte de la victoire« , et « Hi Atari Riyoko«  alias « Une vie nouvelle »

Si vous n’en avez vu aucune, vous pouvez découvrir son ton unique, toute en délicatesse, humour et sport (eh si, c’est un mélange qui existe, et qui marche très bien!) dans les recueils d’histoire courtes parus en français chez Tonkam, « Short Program ». C’est touchant, frais, drôle, inattendu, bref une suite de petites bulles d’air pur.

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Pour ces mêmes raisons, à moins de lire couramment le japonais, les mangas de Mitsuru Adachi perdent beaucoup de leur intérêt sans traduction – au contraire de pas mal de ses confrères qui misent sur des arguments plus tape-à-l’oeil (aieuh). Enfin n’exagérons rien, même une brêle en japonais comme moi comprend certains gags, ne serait-ce qu’aux mimiques des personnages.

Fort heureusement, des éditeurs français ont traduit certaines de ses oeuvres, dont Glénat, qui publie celle dont je vais vous parler ici : Touch.

Touch, ou comment j’ai appris les règles du base-ball (aussi)

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Personnellement, j’avais été fort surprise par la série Touch, qui débutait comme une classique série sportive opposant deux frères jumeaux : Kazuya (Kim en version française), doué en tout, et Tatsuya (alias Théo), plus en retrait, qui se laisse vivre sans vraiment s’intéresser à quoi que ce soit – du moins en apparence. Entre les deux, leur voisine depuis l’enfance, Minami (Debbie), dont Kazuya est très amoureux et dont tout le monde pense qu’ils se marieront un jour. Les sentiments de Minami sont plus incertains, bien qu’on ne voie pas bien ce qui pourrait l’attirer chez le paresseux et sans relief Tatsuya – qui est considéré par tout le monde comme un gentil loser, y compris par ses parents, qui sont trop amoureux comme au premier jour et trop loufoques cependant pour le lui reprocher.

L’équipe de base-ball du lycée, dont Kazuya est le lanceur vedette, vient de se qualifier pour la finale du championnat départemental, et Kazuya se fait plus clair dans ses intentions vis-à-vis de Minami, quand soudain la série change de ton.

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Kazuya est renversé par une voiture sur le chemin du stade et meurt. Sans avertissement, comme dans la vraie vie quand ce genre de drame se produit. Et de triangle amoureux classique, l’histoire devient plutôt celle d’un deuil à plusieurs niveaux. Comment vaincre un souvenir? Et déjà, faut-il le vaincre?

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8 avantages de m’être mise au Pilates

1. J’ai effectivement (bien que progressivement) moins mal au dos, ainsi que me l’avaient prescrit et prédit médecin et ostéopathe.

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Ca marche!

2. J’ai une bonne excuse pour partir du bureau à heure fixe les jours de cours. « Ah désolée faut que j’y aille, j’ai mon cours de gym! »
3. Ca m’épargne les regards navrés de mes collègues sportifs quand je répondais par la négative quand ils me demandaient si je faisais du sport.
4. Je sais quoi faire pendant les stand-up meetings de la méthode Agile (je révise les exercices de respiration et posture Pilates).

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mon animal totem

5. J’ai enfin trouvé une utilisation pour la sacoche rigolote achetée en solde sur un coup de tête il y a 2 ans : sac de sport.

6. J’ai pu utiliser la carte cadeau offerte à mon dernier pot de départ (pour acheter des affaires de sport sans avoir trop l’impression d’être un pigeon).
7. Et aussi utiliser le gilet en polaire acheté essentiellement pour me tenir chaud pendant l’attente du concert de TH à Utrecht
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8. Je me sens tendance. Un peu en retard sur les tendances, certes, le Pilates a déjà quelquels années, mais JMEF (variante personnelle de OSEF), je fais ce dont j’ai besoin pour moi, pas pour les autres.

Parisienne mais presque : je me mets au sport

Enfin, sport, c’est un bien grand mot : aux activités physiques à but de renforcement musculaire et relaxation, parce que je suis devenue un paquet de nerfs ambulant. Et les randonnées Pokemon de 5h ne suffisent pas à dénouer tout ça. Donc ce ne sont ni la recherche de performance, ni l’amour de la transpiration qui m’ont motivée, mais l’âge et la douleur.
Kiné et ostéo m’ayant conseillé le Pilates (oui, avec un S, ça vient du nom du fondateur de la discipline) et / ou le Yoga et autres activités zen, je me suis mise en quête de cours.

Première étape : trouver des cours

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Non sans mal : dans le quartier d’affaires où je travaille, les salles de sport sont plutôt axées sur le cardio-body-combat-pump-danstagueule sur musique boumboum de merde pour jeune cadre kinenveu (enfin, pour femme cadre kinenveu, plutôt. Les cours collectifs n’attirent guère les hommes). Pas vraiment ce qu’il me faut… Surtout qu’à la base, j’ai horreur du sport, et horreur en particulier des sports collectifs. Avec l’âge, l’horreur du sport s’est atténué en « pas envie », mais les sports collectifs et les vestiaires me rebutent toujours.
Miracle, néanmoins, j’ai trouvé une petite salle sur mon trajet qui propose différentes activités pile dans ma cible, dont certains dans mes horaires. Après un cours d’essai à prix réduit pour jauger les locaux et les profs, je me suis inscrite. C’est propre, sans prétention mais fonctionnel, certes un peu bobo mais pas non plus un repaire de secte, et dans mes moyens (cad que la qualité se paye pour ne pas être à des cours collectifs à 50 donnés par des touristes, mais ça va). De toute façon, une heure de Pilates ou de Feldenkrais à 5 ou 10 personnes revient moins cher qu’une séance d’une demi-heure chez le kiné. Certes, non remboursé par la Sécu.

Deuxième étape : s’équiper

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Pour le Pilates comme pour le Feldenkrais, vous pouvez limite y aller en jogging ou legging / chaussettes et t-shirt, tant que ça vous laisse votre liberté de mouvement. Il existe des tas d’accessoires, mais ma salle fournit tout l’équipement, y compris les tapis (que chacun nettoie après usage, à la fin du cours).
Pour procrastiner et se décourager, parcourir les magasins de sport est un bon moyen. De toute évidence, les industriels n’ont pas raté l’occasion de vendre plus cher des leggings et T-shirts moches en synthétique, sous l’argument qu’ils sont faits pour la pratique sportive. C’est vrai que le plastique cramé à la transpiration, c’est top… et puis ce n’est pas parce qu’on se met au sport qu’on veut être moulé façon saucisson, hein. Signer le formulaire d’inscription ne suffit pas à avoir illico la plastique de Jennifer Lopez.
Après m’être arraché les cheveux entre les yoga pants « one size fits none » de Décathlon et les vêtements de sport de compétition au prix d’un jean branchouille chez Go Sport, j’ai opté pour un pantalon de danse/yoga de la marque Danskin. Qui me fait rire parce que si je disais à mon moi de 15 ans qu’un jour j’achèterais ça…
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Pour marcher voire courir un peu (après les Pokemon. Il me faut une motivation) le week-end, j’ai aussi, après avoir essayé diverses marques, adopté les Reebok Sublite à semelle à mémoire de forme. De vrais chaussons. Quand le temps a fraîchi, néanmoins, je me suis rendue compte que la résille « transpirante » de dessus qui, en mode running, doit permettre au pied de respirer et à l’humidité de s’évacuer, se traduit en hiver et en mode « je marche vite en trottinant à l’occasion » par « putain j’ai froid aux pieds », voire en « raaah j’ai les pieds trempés, bordel! » quand on se prend une flaque par mégarde.
C’est toujours mieux que les bottes de neige achetées il y a une dizaine d’années chez Décathlon, je crois, qui avaient des trous d’aération du même genre… sous le pied. Parfois, je me demande si les concepteurs de chaussures ne sont pas tous des cul-de-jattes sadiques.

Troisième étape : les premiers cours

Parfois, l’un des profs a des commentaires qui me font me sentir décalée (ça faisait longtemps). Notamment tous ceux où il explique le type de mouvements qui font le ventre plat. Non mais je m’en fous de ne pas avoir le ventre plat si je n’ai plus mal aux dos et aux « espaces intercostaux », hein…

« On a tous plus ou moins fait du fitness, et… » – ah non, pas moi. Du coup le jargon des mouvements, hein… déjà, même quand ils expliquent le mouvement en détail, j’ai du mal à situer certaines zones. « L’os iliaque », je ne suis pas sûre d’où il est précisément. J’ai fini par regarder des planches anatomiques en ligne. Alors pour info : ci-dessous, l’os iliaque, c’est l’énorme machin qui comprend les parties 2, 3 et 4.

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Les ischions, c’est le 3

La population

Ceci dit il a raison : la moitié des participants me semblent être des nanas un minimum sportives, qui viennent ici en recherche d’une activité sportive plus ou moins intensive. Il y a aussi quelques hommes, sans doute guidés, comme moi, par des problèmes de dos et assimilés. Et des femmes non sportives idem. Claque m’en cinq, sédentaire !
Au Feldenkrais, il y a plus de la deuxième catégorie. Je ne connaissais pas cette discipline avant de mettre le pied ici, c’est assez proche du Pilates : une méthode basée sur les interactions entre muscles et squelette, destinées à rééduquer le corps à faire les bons mouvements, quand il travaille depuis trop longtemps dans de mauvaises positions. Comme au Pilates, et encore plus, même, on recherche des mouvements lents et contrôlés de faible intensité, plutôt qu’en forçant en vitesse pour se faire mal. Cerise sur le gâteau pour moi : l’une des profs a l’accent allemand, ce que je trouve hyper relaxant (Oui je sais, je suis bizarre).
On m’avait parlé de l’ASMR, Autonomous Sensory Meridian Response, que l’on peut traduire par « réponse automatique des méridiens sensoriels ». Les quelques vidéos que j’ai essayé ne fonctionnent pas vraiment sur moi, mais les « symptômes » décrits de « picotements/frissons dans la tête / le cerveau / la colonne vertébrale » correspondent à l’effet que me fait la langue allemande

Le bilan

Après plusieurs mois de cours suivis avec une régularité variable (cad qu’au début j’y allais trois fois par semaine, mais entre les gastro, vacances, imprévus de boulot etc, ça s’est un peu espacé…), ça va mieux. Quand je rate trop de cours et que les douleurs reviennent, je peux faire quelques exercices chez moi pour compenser. Il me semble aussi que je dors mieux, même si ce n’est pas systématique. L’idée étant plus celle d’une rééducation progressive du corps et des postures, ça fonctionne pas mal. Mens sana in corpore sano, un corps sain dans un sauna.

 

Et pour rester fidèle à l’esprit de ce blog, une devinette débile :

quel est le muscle préféré de Jean Gabin?

Réponse dans le prochain article si vous n’avez pas trouvé d’ici là.

Le footballeur brésilien Neymar a reçu une lettre d’un kilomètre

http://www.chronofoot.com/neymar/neymar-a-recu-une-lettre-d-039-un-kilometre_art22106.html

Bonne nouvelle : les fans de foot savent écrire (j’avoue, elle est basse, celle-là…). Bonne ou mauvaise nouvelle : eux aussi font des excès. On parle souvent des hooligans, qui sont moins fans de football que de combat rapproché, mais les supporters peuvent aussi exprimer leur enthousiasme de manière plus littéraire.

Ainsi, trois fans du jeune footballeur Neymar lui ont adressé une lettre qui, déroulée, fait près d’un kilomètre de long. L’attaquant du FC Santos a posté sur son Twitter une photo de cette lettre – enroulée -. L’histoire ne dit pas s’il aura le temps de la lire.

On ne le lui souhaite pas, ça sous-entendrait qu’il reste bloqué un long moment sur le banc de touche.