Nostalgeek : Touch (Théo ou la batte de la victoire

Le sport en manga, c’est passionnant

La semaine dernière, je vous parlais de Captain Tsubasa (Olive & Tom), et je signalais en passant qu’il faudrait que je vous parle de Touch un jour. Je vais le faire dès aujourd’hui, parce que ce sera moins long que les tartines que j’ai commencé à rédiger sur Captain Tsubasa.

Malgré un style graphique de personnages assez particulier (auquel on s’habitue très bien en fin de compte, et ses décors, eux, sont très réalistes), Mitsuru Adachi est un auteur qui a probablement bercé votre jeunesse si vous êtes de ma génération, que vous le sachiez ou non. Adachi est surtout connu en France pour les adaptations en dessin animé de ses oeuvres : Miyuki alias « Tommy et Magali« , Touch alias « Théo ou la batte de la victoire« , et « Hi Atari Riyoko«  alias « Une vie nouvelle »

Si vous n’en avez vu aucune, vous pouvez découvrir son ton unique, toute en délicatesse, humour et sport (eh si, c’est un mélange qui existe, et qui marche très bien!) dans les recueils d’histoire courtes parus en français chez Tonkam, « Short Program ». C’est touchant, frais, drôle, inattendu, bref une suite de petites bulles d’air pur.

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Pour ces mêmes raisons, à moins de lire couramment le japonais, les mangas de Mitsuru Adachi perdent beaucoup de leur intérêt sans traduction – au contraire de pas mal de ses confrères qui misent sur des arguments plus tape-à-l’oeil (aieuh). Enfin n’exagérons rien, même une brêle en japonais comme moi comprend certains gags, ne serait-ce qu’aux mimiques des personnages.

Fort heureusement, des éditeurs français ont traduit certaines de ses oeuvres, dont Glénat, qui publie celle dont je vais vous parler ici : Touch.

Touch, ou comment j’ai appris les règles du base-ball (aussi)

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Personnellement, j’avais été fort surprise par la série Touch, qui débutait comme une classique série sportive opposant deux frères jumeaux : Kazuya (Kim en version française), doué en tout, et Tatsuya (alias Théo), plus en retrait, qui se laisse vivre sans vraiment s’intéresser à quoi que ce soit – du moins en apparence. Entre les deux, leur voisine depuis l’enfance, Minami (Debbie), dont Kazuya est très amoureux et dont tout le monde pense qu’ils se marieront un jour. Les sentiments de Minami sont plus incertains, bien qu’on ne voie pas bien ce qui pourrait l’attirer chez le paresseux et sans relief Tatsuya – qui est considéré par tout le monde comme un gentil loser, y compris par ses parents, qui sont trop amoureux comme au premier jour et trop loufoques cependant pour le lui reprocher.

L’équipe de base-ball du lycée, dont Kazuya est le lanceur vedette, vient de se qualifier pour la finale du championnat départemental, et Kazuya se fait plus clair dans ses intentions vis-à-vis de Minami, quand soudain la série change de ton.

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Kazuya est renversé par une voiture sur le chemin du stade et meurt. Sans avertissement, comme dans la vraie vie quand ce genre de drame se produit. Et de triangle amoureux classique, l’histoire devient plutôt celle d’un deuil à plusieurs niveaux. Comment vaincre un souvenir? Et déjà, faut-il le vaincre?

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8 avantages de m’être mise au Pilates

1. J’ai effectivement (bien que progressivement) moins mal au dos, ainsi que me l’avaient prescrit et prédit médecin et ostéopathe.
hamster yeah!

Ca marche!

2. J’ai une bonne excuse pour partir du bureau à heure fixe les jours de cours. « Ah désolée faut que j’y aille, j’ai mon cours de gym! »
3. Ca m’épargne les regards navrés de mes collègues sportifs quand je répondais par la négative quand ils me demandaient si je faisais du sport.
4. Je sais quoi faire pendant les stand-up meetings de la méthode Agile (je révise les exercices de respiration et posture Pilates).
Schtroumpf-grognon_original_backup

mon animal totem

5. J’ai enfin trouvé une utilisation pour la sacoche rigolote achetée en solde sur un coup de tête il y a 2 ans : sac de sport.

6. J’ai pu utiliser la carte cadeau offerte à mon dernier pot de départ (pour acheter des affaires de sport sans avoir trop l’impression d’être un pigeon).
7. Et aussi utiliser le gilet en polaire acheté essentiellement pour me tenir chaud pendant l’attente du concert de TH à Utrecht
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8. Je me sens tendance. Un peu en retard sur les tendances, certes, le Pilates a déjà quelquels années, mais JMEF (variante personnelle de OSEF), je fais ce dont j’ai besoin pour moi, pas pour les autres.

Parisienne mais presque : je me mets au sport

Enfin, sport, c’est un bien grand mot : aux activités physiques à but de renforcement musculaire et relaxation, parce que je suis devenue un paquet de nerfs ambulant. Et les randonnées Pokemon de 5h ne suffisent pas à dénouer tout ça. Donc ce ne sont ni la recherche de performance, ni l’amour de la transpiration qui m’ont motivée, mais l’âge et la douleur.
Kiné et ostéo m’ayant conseillé le Pilates (oui, avec un S, ça vient du nom du fondateur de la discipline) et / ou le Yoga et autres activités zen, je me suis mise en quête de cours.

Première étape : trouver des cours

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Non sans mal : dans le quartier d’affaires où je travaille, les salles de sport sont plutôt axées sur le cardio-body-combat-pump-danstagueule sur musique boumboum de merde pour jeune cadre kinenveu (enfin, pour femme cadre kinenveu, plutôt. Les cours collectifs n’attirent guère les hommes). Pas vraiment ce qu’il me faut… Surtout qu’à la base, j’ai horreur du sport, et horreur en particulier des sports collectifs. Avec l’âge, l’horreur du sport s’est atténué en « pas envie », mais les sports collectifs et les vestiaires me rebutent toujours.
Miracle, néanmoins, j’ai trouvé une petite salle sur mon trajet qui propose différentes activités pile dans ma cible, dont certains dans mes horaires. Après un cours d’essai à prix réduit pour jauger les locaux et les profs, je me suis inscrite. C’est propre, sans prétention mais fonctionnel, certes un peu bobo mais pas non plus un repaire de secte, et dans mes moyens (cad que la qualité se paye pour ne pas être à des cours collectifs à 50 donnés par des touristes, mais ça va). De toute façon, une heure de Pilates ou de Feldenkrais à 5 ou 10 personnes revient moins cher qu’une séance d’une demi-heure chez le kiné. Certes, non remboursé par la Sécu.

Deuxième étape : s’équiper

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Pour le Pilates comme pour le Feldenkrais, vous pouvez limite y aller en jogging ou legging / chaussettes et t-shirt, tant que ça vous laisse votre liberté de mouvement. Il existe des tas d’accessoires, mais ma salle fournit tout l’équipement, y compris les tapis (que chacun nettoie après usage, à la fin du cours).
Pour procrastiner et se décourager, parcourir les magasins de sport est un bon moyen. De toute évidence, les industriels n’ont pas raté l’occasion de vendre plus cher des leggings et T-shirts moches en synthétique, sous l’argument qu’ils sont faits pour la pratique sportive. C’est vrai que le plastique cramé à la transpiration, c’est top… et puis ce n’est pas parce qu’on se met au sport qu’on veut être moulé façon saucisson, hein. Signer le formulaire d’inscription ne suffit pas à avoir illico la plastique de Jennifer Lopez.
Après m’être arraché les cheveux entre les yoga pants « one size fits none » de Décathlon et les vêtements de sport de compétition au prix d’un jean branchouille chez Go Sport, j’ai opté pour un pantalon de danse/yoga de la marque Danskin. Qui me fait rire parce que si je disais à mon moi de 15 ans qu’un jour j’achèterais ça…
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Pour marcher voire courir un peu (après les Pokemon. Il me faut une motivation) le week-end, j’ai aussi, après avoir essayé diverses marques, adopté les Reebok Sublite à semelle à mémoire de forme. De vrais chaussons. Quand le temps a fraîchi, néanmoins, je me suis rendue compte que la résille « transpirante » de dessus qui, en mode running, doit permettre au pied de respirer et à l’humidité de s’évacuer, se traduit en hiver et en mode « je marche vite en trottinant à l’occasion » par « putain j’ai froid aux pieds », voire en « raaah j’ai les pieds trempés, bordel! » quand on se prend une flaque par mégarde.
C’est toujours mieux que les bottes de neige achetées il y a une dizaine d’années chez Décathlon, je crois, qui avaient des trous d’aération du même genre… sous le pied. Parfois, je me demande si les concepteurs de chaussures ne sont pas tous des cul-de-jattes sadiques.

Troisième étape : les premiers cours

Parfois, l’un des profs a des commentaires qui me font me sentir décalée (ça faisait longtemps). Notamment tous ceux où il explique le type de mouvements qui font le ventre plat. Non mais je m’en fous de ne pas avoir le ventre plat si je n’ai plus mal aux dos et aux « espaces intercostaux », hein…

« On a tous plus ou moins fait du fitness, et… » – ah non, pas moi. Du coup le jargon des mouvements, hein… déjà, même quand ils expliquent le mouvement en détail, j’ai du mal à situer certaines zones. « L’os iliaque », je ne suis pas sûre d’où il est précisément. J’ai fini par regarder des planches anatomiques en ligne. Alors pour info : ci-dessous, l’os iliaque, c’est l’énorme machin qui comprend les parties 2, 3 et 4.
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Les ischions, c’est le 3

La population

Ceci dit il a raison : la moitié des participants me semblent être des nanas un minimum sportives, qui viennent ici en recherche d’une activité sportive plus ou moins intensive. Il y a aussi quelques hommes, sans doute guidés, comme moi, par des problèmes de dos et assimilés. Et des femmes non sportives idem. Claque m’en cinq, sédentaire !
Au Feldenkrais, il y a plus de la deuxième catégorie. Je ne connaissais pas cette discipline avant de mettre le pied ici, c’est assez proche du Pilates : une méthode basée sur les interactions entre muscles et squelette, destinées à rééduquer le corps à faire les bons mouvements, quand il travaille depuis trop longtemps dans de mauvaises positions. Comme au Pilates, et encore plus, même, on recherche des mouvements lents et contrôlés de faible intensité, plutôt qu’en forçant en vitesse pour se faire mal. Cerise sur le gâteau pour moi : l’une des profs a l’accent allemand, ce que je trouve hyper relaxant (Oui je sais, je suis bizarre).
On m’avait parlé de l’ASMR, Autonomous Sensory Meridian Response, que l’on peut traduire par « réponse automatique des méridiens sensoriels ». Les quelques vidéos que j’ai essayé ne fonctionnent pas vraiment sur moi, mais les « symptômes » décrits de « picotements/frissons dans la tête / le cerveau / la colonne vertébrale » correspondent à l’effet que me fait la langue allemande

Le bilan

Après plusieurs mois de cours suivis avec une régularité variable (cad qu’au début j’y allais trois fois par semaine, mais entre les gastro, vacances, imprévus de boulot etc, ça s’est un peu espacé…), ça va mieux. Quand je rate trop de cours et que les douleurs reviennent, je peux faire quelques exercices chez moi pour compenser. Il me semble aussi que je dors mieux, même si ce n’est pas systématique. L’idée étant plus celle d’une rééducation progressive du corps et des postures, ça fonctionne pas mal. Mens sana in corpore sano, un corps sain dans un sauna.

 

Et pour rester fidèle à l’esprit de ce blog, une devinette débile :

quel est le muscle préféré de Jean Gabin?

Réponse dans le prochain article si vous n’avez pas trouvé d’ici là.

Le footballeur brésilien Neymar a reçu une lettre d’un kilomètre

http://www.chronofoot.com/neymar/neymar-a-recu-une-lettre-d-039-un-kilometre_art22106.html

Bonne nouvelle : les fans de foot savent écrire (j’avoue, elle est basse, celle-là…). Bonne ou mauvaise nouvelle : eux aussi font des excès. On parle souvent des hooligans, qui sont moins fans de football que de combat rapproché, mais les supporters peuvent aussi exprimer leur enthousiasme de manière plus littéraire.

Ainsi, trois fans du jeune footballeur Neymar lui ont adressé une lettre qui, déroulée, fait près d’un kilomètre de long. L’attaquant du FC Santos a posté sur son Twitter une photo de cette lettre – enroulée -. L’histoire ne dit pas s’il aura le temps de la lire.

On ne le lui souhaite pas, ça sous-entendrait qu’il reste bloqué un long moment sur le banc de touche.