Photographie : Strasbourg entre street art et histoire

Lors de ma balade « culture et pokemon » à Strasbourg cet été, j’ai été étonnée de découvrir qu’outre ses atouts historiques architecturaux bien connus, elle semblait également être le terrain de jeux de divers artistes de street art. Petit panorama :

La ville est aussi parsemée de statues d’Alsaciennes, mises en couleurs différemment suivant les artistes auxquelles elles ont été confiées.strasbourg_streetart_07

Et quelques photos plus traditionnelles de la Petite France et du bord du canal des Faux Remparts, qui cache une agréable promenade à fleur d’eau :

Dont un essai de la fonction « panoramique » de mon Sony, qui ne se débrouille pas mal. Dommage que le ciel n’y ait pas mis du sien, on se croirait en hiver alors que c’était fin août… Enfin ça ne dépare pas avec le jour où je poste enfin ces photos…

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Strasbourg la petite France depuis le barrage Vauban

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Un (3e) grand week-end à Strasbourg : culture, thé et Pokémons

C’était mon 3e séjour dans la (deuxième) capitale européenne. Aussi j’avais déjà « fait » les classiques: vieille ville, Homme de Fer, parc zoologique, croisière sur les canaux, quartier impérial européen, et même escapade à Kehl. Et concert de Tokio Hotel au Zénith, mais ceci est une autre histoire. Ce préambule afin d’expliquer pourquoi je ne parlerai pas ici de ces classiques.

Où se cultiver en voyant de belles choses à Strasbourg?

Musée d’art Moderne et Contemporain de Strasbourg (MAMCS)

Près de la gare, en bordure de l’Ill, ce musée récent est déjà une belle oeuvre architecturale, colorée et aérée. Je l’avais en fait déjà visité il y a quelques années, mais j’en ai refait le tour avec plaisir quand je m’y suis repliée pour déjeuner un dimanche d’été. Ils ont notamment d’étranges mais belles statues de bois de Carabin, de superbes marqueteries de Spindler, des Impressionnistes même si je n’en raffole pas, et autres oeuvres de qualité. Et des choses plus modernes un peu ouate de phoque, mais il en faut pour tous les goûts… L’exposition temporaire « Le Cabinet des Merveilles » sur les 15 ans d’acquisition des musées de la ville, a quelques jolis pièces, dont un don d’une Mademoiselle installée aux USA qui légua à sa mort sa collection à la ville.

Palais Rohan

Il faisait un temps splendide pour visiter les trois musées qu’abrite le palais Rohan (il tombait des trombes d’eau et il régnait une température automnale). Je ne sais pas comment j’ai fait pour le rater à mes visites précédentes : il trône, énorme, sur le côté de la cathédrale, en plein centre ville historique.

Palais Rohan => Musée des Beaux Arts

Il compte essentiellement en ses murs des tableaux jusqu’au XIXe siècle, les plus modernes étant, eux, exposés au Musée d’art Moderne et Contemporain de Strasbourg (MAMCS). Je suis généralement moins sensible aux peintures qu’aux sculptures, mais ils ont de belles pièces. J’ai été étonnée de trouver un petit tableau de Dante Gabriel Rossetti, Jeanne d’arc embrassant l’épée – que Wikipédia pourtant localise au MAMCS. Il voisine Une Vierge Consolatrice de William Bouguereau. Une Vénus et l’Amour d’un peintre anonyme m’a aussi tapé dans l’oeil. De même qu’un Corrège : Judith, malgré son petit format et son manque de luminosité (besoin d’un peu d’allègement du vernis?). J’ai été épatée par leur jolie collection de bronzes de Barye (maître de la sculpture animalière. C’est pas compliqué, dans ce domaine il y a deux noms à connaître: si c’est réaliste avec du mouvement, de la tension et la plupart du temps un combat, c’est Barye. Si c’est plus stylisé, c’est Pompon – exemple: l’ours blanc devant le musée d’Orsay). Et un joli Carpeaux. Comme tous les Carpeaux, du reste.

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Une exposition temporaire, Ferveurs Baroques, rendait hommage à deux collectionneurs, Othon Kaufmann et François Schlageter, ayant légué une bonne partie de leur collection aux musées de Strasbourg et du Louvre. Ils avaient bon goût, et des moyens.

Palais Rohan => Musée des Arts Décoratifs

Ce musée commence par une suite de magnifiques pièces d’apparat, reconstituées dans la mesure du possible comme au temps où le palais Rohan était la demeure du prince-évêque de Strasbourg. La chambre dite « du roi » a même eu l’honneur d’accueillir Louis XV ainsi que Marie-Antoinette (pas en même temps, bien sûr).
Les autres salles présentent différents types d’objets où s’exerce le talent des artisans artistes. En particulier, un mécanisme d’horloge astronomique occupe la moitié d’une pièce remplie de beaux objets d’horlogerie. Je suis moins sensible aux céramiques anciennes, mais les salles sont belles.

Malheureusement, l’absence de panels descriptifs, un plan/guide pas à jour et confus perturbent le visiteur et l’empêchent de profiter pleinement de la beauté des lieux et des pièces exposées (notamment, les entresols avec les jouets de Tomi Ungerer sont fermés, mais ce n’est pas indiqué. On s’en rend compte quand on cherche le passage qui y mène, en vain, et qu’on demande aux gardiens où il est).
Ce serait pas mal que le conservateur se souvienne que le musée est fait entre autres pour que les visiteurs découvrent des choses, et qu’il ne s’agit pas de sa collection personnelle.

Palais Rohan => Musée Archéologique

Là je fatiguais un peu, et puis des musées archéologiques j’en ai vu plusieurs. Ce qui m’a marqué dans celui-ci, en sous-sol, c’est que pour illustrer de quels animaux venaient les os exposés, les conservateurs avaient mis des animaux en plastique. Des reconstitutions de logement romain, de légionnaire romain et de tombes amusent les enfants. L’exposition sur Brumath est en fait en grande partie répartie dans la permanente, à repérer par des affichettes de la statue de chien trouvée dans cette ville antique. Deux autres salles expliquent la découverte et les fouilles de la ville, et présentent d’autres pièces, dont le chien. Ce que j’ai préféré, c’est d’explorer de ce fait les sous-sols du palais.

Chaque musée peut prendre une heure à visiter, et le personnel est aimable dans l’ensemble.

Bonus : Eglise protestante Saint Pierre le Jeune de Strasbourg

Si vous allez au cat café Cat and Cake, dont j’ai chroniqué ma visite ici, profitez-en pour visiter, au bout de la rue Thomann, la très jolie et très originale église protestante Saint Pierre le Jeune. Outre ses peintures murales, qui nécessitent une restauration (cf appel à dons ici, pour compléter les financements de la région), un bel orgue et de curieux anges suspendus, elle a aussi un charmant petit cloître qui respire la sérénité.

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Où faire une pause gourmande à Strasbourg?

Il n’y a pas de café ni de restauration dans le musée, aussi je suis retournée rue de la Râpe où j’avais repéré quelques vitrines sympathiques. Malheureusement, Au Fond du Jardin, salon de thé jouant la carte du British (et kitschissime à souhait), nécessite de réserver une semaine à l’avance. Je me suis donc rabattue, sans déplaisir, sur le Café Suisse voisin, dans lequel on entre via l’Hôtel Suisse, auquel il appartient. C’est très cosy, en boiseries avec coussins et napperons.

Je vais arrêter de tester systématiquement les pâtisseries pour mes articles, ce n’est pas bon pour la ligne. En plus, il n’y avait que des tartes, ainsi que des gâteaux au chocolat de chez Christophe Felder et Camille Lesecq (pâtisserie Oppé, à Mutzig), qui semblaient assez caloriques. Évitant le brownie allongé, j’ai choisi ce gâteau de mousse chocolat au lait, praliné et noisettes, bon, mais pas très léger. Le thé vert, un Sencha de la maison Plaisir de Thé, était brûlant (pas la température adaptée pour ce genre de thé), mais bon. A noter que Christophe Felder donne parfois des cours de pâtisserie dans l’hôtel.

Prix : le thé : 3,70 Eur. La pâtisserie : 4,60 Eur.

Où chasser des Pokémon à Strasbourg?

Lisant les conseils des dresseurs sur le groupe Facebook, j’ai écumé le quartier de l’Université, en vain (enfin presque: j’ai conquis une arène où, vu l’éloignement du centre et la période de vacances scolaires, mon vaillant combattant a tenu le coup plusieurs heures). Point de Pikachu au parc de Contades (par contre, en chemin, petit nid de Minidraco en bord de l’Ill près de l’Église Réformée Saint Pierre / hôtel Régent.). Au final, LE spot de la ville semble être le Musée d’art Moderne et Contemporain de Strasbourg cité plus haut, près de la Petite France (et de la gare, et donc de mon hôtel). On y trouve essentiellement des Pokémon d’eau, qu’on pourrait pêcher à l’épuisette vues les quantités : Magicarpe, Poissirène, Ptitard, Stari, Psykokwak… Et comme il y a souvent beaucoup de joueurs, il y a aussi souvent beaucoup de leurres lancés qui attirent les bestioles. Par contre, de ce fait, inutile de compter conserver l’arène plus de 5 minutes…

La chasse est aussi fructueuse dans la Petite France elle-même, et en plus la balade est jolie. Je n’aurais pas vu qu’on pouvait visiter le barrage de Vauban sans ça.
Plus dans le centre historique, vers l’Homme de Fer, j’ai attrapé 2 Mimes et 2 Magnéti (les noms de Pokémon prennent-ils la marque du pluriel?), espèces que je n’avais pas vues jusque-là.

 

Café Musée : brunch au Art Café du MAMCS

Strasbourg un dimanche en plein mois d’août ne se prêtant guère à trouver des bonnes tables, je me suis rabattue sur le Art Café du MAMCS, que j’étais raisonnablement sûre de trouver ouvert. A la base, le brunch semble surtout une bonne affaire pour les restaurateurs… ou les gros appétits,ce qui n’est pas mon cas, d’autant que n’ayant pas prévu de bruncher, j’avais pris un petit déjeuner à l’hôtel. Je visais donc plutôt un des plats de la carte. Mais la carte du dimanche, brunch oblige, n’était pas celle indiquée à l’entrée : entre salades et trucs au fromage, je n’y trouvais pas grand-chose à mon goût. Alors j’ai finalement quand même pris le brunch.

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Sélection finale : il y avait plus de choix (quoique vue l’heure tardive, le stand des mini-viennoiseries faisait pitié), mais j’étais un peu en overdose de sucré et pas trop portée sur la charcuterie non plus – ni sur le fromage ou les yaourts. 24 Eur les betteraves, ça fait cher du cube violet. Mais je n’en mange jamais chez moi : comme les concombres, ce sont des crudités que je n’aime qu’avec parcimonie. Donc si j’en achète une, ça me fait une semaine, et à la fin je n’ai plus envie d’en manger pendant un an. Moralité, j’ai fait léger et vaguement diététique.

Le thé (noir ou vert) en thermos, c’est un concept… Qu’ils devraient éviter. J’ai remarqué durant mon séjour que la mode du thé avait atteint Strasbourg presque autant que Paris – j’ai vu plein de salons de thé et une boutique Dammann -, mais qu’aucun des 3 thés verts que j’ai bus n’était fait dans les règles de l’art. Au moins, la serveuse blonde de la terrasse était sympathique. Mais comme les avis sur TripAdvisor le laissaient présager, on paye surtout la vue (sur l’Ill et la Petite France toute fleurie) et la terrasse, plus que le contenu de l’assiette. Dans mon cas, on paye aussi la présence proche de Pokestops (tourne, tourne, petit panneau…).

Informations pratiques :
Musée d’art moderne et contemporain
1, place Hans Jean Arp
Horaires d’ouverture :
du mardi au dimanche de 10h à 18h
le lundi de 12h à 15h
Brunch tous les dimanches

Cat café : le Cat and Cake de Strasbourg

C’est le 3e café des chats hors de Paris où j’essaie d’aller, depuis l’ouverture de ceux de Paris. Et le premier où je réussis (à Lille, ils avaient ce week-end là une panne de volet roulant. A New York, c’était le jour de fermeture – non signalé dans l’article annonçant leur ouverture). J’étais donc assez contente que 1) ce soit ouvert 2) ce ne soit pas complet.

Côté café

Le choix des 3 fondatrices s’est porté sur de la récup (banquettes et tables en palette), du naturel et le recours aux artisans locaux. C’est bohème chic, simple et confortable. Avantage des meubles de ce type: vu les dégâts occasionnés par les chats, c’est facile à remplacer…

Ici, on commande et on paie directement au bar, mais comme la salle est assez petite, ce n’est pas gênant. L’offre culinaire est essentiellement voire exclusivement sucrée, tendance américaine: doughnuts 🍩 de chez American Break, brownies, cheesecake, tartes, tiramisu… Plus salade de fruits. En boissons, diverses variations de cafés, cappuccino etc, des thés glacés ou chauds, des boissons fraîches.

Côté félins

Contrairement à pas mal des premiers cafés à chats ayant ouvert en France, les trois filles d’Alsace ont choisi le concept où leurs petits pensionnaires velus sont tous candidats à l’adoption. Une sorte de showroom, dirons les détracteurs. Une occasion de prendre le temps de vérifier sa compatibilité avec le futur adopté, de mon point de vue.

Du coup, je n’ai pas trop retenu les noms des félins du jour: il y avait trois jeunes chatons (3-4 mois), plus assoupis que joueurs à cette heure là, et qui n’ont pas hésité à grimper se mettre à l’abri des mains papouilleuses dans les paniers accrochés au mur quand ils en avaient marre. Une écaille de tortue récemment arrivée est sortie de dessus les banquettes en palette, timide d’abord, puis cherchant les câlins. Un gros matou (Rodrigue?) a fait une grosse sieste à coté de clients. Un chat noir, bandé suite à une bagarre de territoire, clopinait de ci de là. Un roux placide se laissait gratter la tête. Et plusieurs blancs tachetés de gris ou de patchs rayés circulaient. En tout, entre les adoptions, le café héberge entre 10 et 12 chats. On les voit rarement tous, car comme recommandé, les chats ont aussi une pièce inaccessible aux clients où ils peuvent être tranquilles.

Informations pratiques
Cat and Cake
24 rue Thomann, Strasbourg
Horaires : du mercredi au samedi de 12h à 19h
Attention, suite à des débordements, les enfants de moins de 12 ans ne sont pas autorisés. Mieux vaut le savoir pour éviter les déceptions à la porte…