Lundi Mon Tag : Autumn Book Tag

Tiens, encore un tag de June… (alors oui : je les case quand je peux. Du coup on n’est plus vraiment en automne. Encore un peu et je le postais à l’automne d’après. De toute façon, c’était ça ou rompre la trêve des confiseurs…)

TROUVEZ UNE COUVERTURE QUI VOUS FAIT PENSER À L’AUTOMNE.
dragonlance_automneDragons d’un crépuscule d’automne, de Weis et Hickman
Punaise, je n’avais pourtant pas repensé à Dragonlance depuis bien longtemps (enfin, depuis que j’avais posté cet article de blagues vieilles de 15 ans au bas mot…), mais autant pour certaines choses j’ai une imagination débridée, autant pour d’autres, je suis bassement littérale. Et c’est le seul qui m’est venu en tête.
Les 4 tomes principaux de cette série d’heroic fantasy inspirée d’un jeu de rôles, et qui en a inspiré un autre, avaient chacun le nom d’une saison. Pas forcément de rapport avec l’histoire, plutôt avec l’ambiance générale, si je me souviens.

UN LIVRE PARFAIT POUR LIRE AU COIN DU FEU.

unadulterated-cat-pratchett

The Unadulterated Cat, Terry Pratchett.
Parmi les oeuvres les moins connues de Sir Terry, il y a ce petit volume où, en amoureux des chats, il décrypte leurs travers avec l’humour qu’on luit connaît. Ce n’est pas son meilleur travail, mais comme feel-good lecture, des chats par Pratchett… voilà quoi.

UN LIVRE QUE TU UTILISERAIS POUR ALLUMER LE FEU.

the-vampire-armand

The Vampire Armand, d’Anne Rice.

Là encore, je ne l’ai pas relu depuis longtemps (jamais relu du tout, en fait, depuis sa sortie). Mais je me souviens encore distinctement comment, en le finissant, alors que je suis contre la destruction des choses écrites, j’estimais qu’il faudrait n’en garder que 30 pages et arracher tout le reste pour le jeter au feu. C’est l’un des romans qu’a écrit Anne Rice pour expliquer le background  (la « origin story », si c’était des super-héros ) des personnages de sa saga Entretien avec un Vampire. Problème : cet opus ressemble plutôt à une mauvaise fan-fiction vaguement érotique, dont les relations sont  essentiellement de consentement douteux, de surcroît impliquant un mineur (Armand, alias Amadeo, alias Andrei, étant enlevé enfant à sa famille). Si c’était raconté comme un témoignage façon Syndrome de Stockholm, ça aurait pu être intéressant. Mais là, la relation entre Armand et son « initiateur », Marius, vampire de 1500 ans (soit 100 fois plus qu’Armand au moment où il l’achète dans un bordel après qu’il ait été enlevé de sa Russie natale) est présentée comme une grande histoire d’amour. Excusez-moi, j’ai un peu de vomi qui remonte rien que d’en reparler… Et la plupart de ses couillonnes de lectrices en parlaient de la même façon! Ah croyez-moi, E.L. James n’a décidément rien inventé avec ses 50 nuances de daube! (accessoirement, Armand, c’est mon personnage préféré des Chroniques des Vampires. Donc le premier qui y touche se prend un pieu dans la margoulette. Le dernier aussi. Capisce?)

UNE COUVERTURE AVEC DU BRUN COMME COULEUR PRINCIPALE OU DES FEUILLES SUR LA COUVERTURE.
Je n’en sais rien, j’écris ça dans le métro histoire de faire du stock parce que je n’ai plus le temps de bloguer comme je voudrais. Alors je n’ai pas ma bibliothèque sous le coude.

COMME QUAND VOUS GUÉRISSEZ APRÈS UNE LONGUE PÉRIODE PENDANT LAQUELLE VOUS AVEZ ÉTÉ ENRHUMÉ, UN LIVRE QUE VOUS ÉTIEZ CONTENT D’AVOIR FINI.
Je lutte encore avec, le roman Actors Anonymous de James Franco. Oui, l’acteur. C’est un roman, pas une autobiographie (quoique). Il faudra que je fasse un article dessus. Si je le finis. Et que je trouve le temps.

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UN FILM QUE VOUS AIMEZ REGARDER ENCORE ET ENCORE QUAND LE FROID REVIENT S’INSTALLER.
Un jour sans fin. Bill Murray, Andie McDowell, scénario et réalisation de Harold Ramis. En plus ça se passe en hiver sous la neige.

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QUELLE SÉRIE DE LIVRES AIMERIEZ-VOUS LIRE CET AUTOMNE ?
Ah ah ah…
J’aimerais déjà bien avoir le temps de finir UN livre, mais entre un boulot à plein temps et le mal de dos associé au fait de bosser sur un ordinateur ET d’essayer d’y tenir un blog sans être envahie de tags, quand je ne suis pas au taf, j’essaie de rester debout et de m’activer (et pour ça, PokemonGo est une bonne motivation).

UN LIVRE QUI VOUS FAIT VOYAGER.
Ben tous ceux que je choisis de lire, c’est un peu le principe des livres, non?
Je ne vais pas lire un livre sur le quotidien d’une consultante informatique qui fait des PowerPoint en mode Agile à longueur de journée, sinon il y aura  un incident voyageur de plus sur ma ligne… Elle est con cette question.

Voilà. J’en profite pour signaler, en suite à la réponse de l’avant-dernière question, qu’il est inutile de me tagger sur d’autres tags de lecteurs : primo je n’ai pas le temps de lire les quelques livres que j’achète encore, secundo ça m’agace de me rappeler que je n’ai pas le temps (même si une autre raison de ne plus lire autant est le manque de motivation parce que peu arrivent à me captiver), et je n’ai vraiment pas besoin de ça pour me mettre de mauvaise humeur, et tertio je n’ai pas non plus le temps d’écrire tous les articles que je veux écrire.

Du coup soyez soulagés, je ne taggerai personne ici non plus. Mais si le tag vous inspire, n’hésitez pas à le piquer.

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Pourquoi Terry Pratchett était un génie de l’écriture

Il y a un an, Sir Terry Pratchett rejoignait la Mort.

J’ai été étonnée que son décès fasse l’objet de mentions aux journaux télévisés, mais on le devait essentiellement au « buzz » sur Internet que cela a suscité, en particulier à l’étranger. D’habitude, je déplore cette nouvelle manie des médias nationaux et généralistes de faire un gros titre de l’actualité de la dernière vidéo virale du cochon qui danse ou de la mamie qui fait du deltaplane. Mais là, je m’en suis réjouie.

Les romans de Terry Pratchett faisaient partie des best-sellers, en France comme dans beaucoup de pays, même s’ils étaient confinés au style fantastique, traditionnellement méprisé dans notre pays. La situation a un peu changé avec le succès des films du Seigneur des Anneaux, mais on est encore loin d’espérer voir un auteur de fantastique recevoir le Goncourt.

Et pourtant.

Terry-Pratchett

La grande oeuvre de Terry Pratchett, c’est sa (longue) série du Disque-Monde. Des romans indépendants les uns des autres, quoique certains se suivent, et suivent des personnages récurrents. Leur point commun est de se dérouler dans le décor fantastique du Disque-Monde, qui est, comme son nom l’indique, non une planète sphérique, mais un monde plat. Un disque de roche gigantesque, posé sur le dos de quatre éléphants monumentaux, eux-mêmes se tenant debout sur le dos d’une tortue cosmique (nommée A’Tuin).

Ah, je sens que j’en ai déjà perdu quelques-uns, qui se disent « C’est quoi cette ânerie? ».
C’est un postulat de départ. Un peu loufoque, je vous l’accorde. Quelque part dans les dizaines de milliers de page de l’oeuvre, l’existence du Disque-Monde est justifiée par le fait que « même les courbes de probabilité doivent se finir quelque part ».

Sir Terry Pratchett était sujet britannique. Si l’humour parfois non-sensique n’est pas votre tasse de thé, ses romans ne le seront sans doute pas. C’est dommage.

Parce que sous les histoires d’éléphants planétaires, de lumière lente poisseuse (à cause du champ magique très puissant du Disque-Monde, qui la ralentit), de 8e couleur (l’octarine, couleur de la magie) et de Bagage caractériel qui se déplace tout seul sur une centaine de petites jambes, peu d’auteurs ont aussi bien disséqué le monde moderne (ou pas si moderne), et la nature humaine dans son ensemble. Le tout avec humour et avec style, avec un cynisme pourtant teinté d’espoir en l’humanité (et la trollité, et la nanité, et même la gobelinité…).

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