La mort du petit commerce, c’est pas que la faute de Bezos

Concurrence du commerce en ligne, centres commerciaux des périphéries, chute du pouvoir d’achat : beaucoup de facteurs sont évoqués pour expliquer les fermetures de commerce en centre ville. On en oublie un : ceux qui ne font pas leur boulot et te dégoûtent de te déplacer dans de « vraies » boutiques.

Ce week-end j’ai fait 2 « bijouteries/horlogeries » aux Halles pour faire remplacer la pile de ma montre. Il n’y avait personne d’autre dans la boutique. Le premier me dit qu’il ne peut pas, boîtier trop petit, et me renvoie vers l’autre boutique. La vendeuse regarde et me dit qu’elle risque de l’abîmer parce que le contour du verre est trop fin. Il faut l’envoyer en atelier, ça prend 4 jours et 29 Euros. Vu qu’on m’a déjà changé la pile en 5mn sur ce modèle plusieurs fois (et pour moins cher), je le lui dis et je me barre.

Enfin !

Heureusement, j’ai trouvé pas très loin de chez moi un petit bijoutier horloger de quartier à l’ancienne. Un jeune homme (sans doute le fils de la maison) m’a aimablement changé la pile, 3mn montre en main (jeu de mots), 10 Euros. Et sans matériel de pointe, hein. Parce que l’excuse de la vendeuse c’était « on n’a pas tous le même matériel« . Non, vous n’avez pas tous la même formation. Toi tu as un BTS vente, et la chaîne qui t’a recrutée ne s’est pas donné la peine de te former à autre chose qu’à fourguer des montres bling bling. Moralité, tu n’apportes aucune plus value par rapport à une boutique en ligne, parce que tu vendrais aussi bien (ou aussi mal) des chaussettes ou des surgelés. Même pas sûr que tu saches mettre un bracelet de montre à la taille de l’acheteur. Du coup, pourquoi se déplacer ?

Dans le même registre, j’ai sillonné plusieurs magasins pour trouver un article apparemment rare : des baskets en cuir. Parce que depuis quelques temps, la mode est aux matières « respirantes », cad du textile à trous qui fait qu’on a les pieds trempés à la première averse, et froid aux pieds dès que le temps rafraîchit. Sachant que personnellement, je ne cours pas. Les baskets, c’est l’alternative été / mi saison aux bottines pour le boulot et les week-ends passés à crapahuter dans Paris entre bus en rade et métros crados. Bref, il me faut une paire pour les jours de pluie. En cuir donc. En vrai cuir, parce que le faux, ça fait puer des pieds et ça file des ampoules (oui je suis un canari de mineur, je ne supporte rien. Je ne suis pas seulement hypersensible côté cerveau, le corps aussi).

Et l’étiquette bordayle !

Or, donc, lasse de regarder les étiquettes de matières parfois cachées par des embauchoirs àlacon, je demande carrément aux vendeuses si elles vendent des baskets en cuir. « En vrai cuir ? ». Ben oui. Et là, soit il y a tellement peu de modèles qu’elles sont capables de me les indiquer du doigt (mais aucun à ma taille), soit ils n’en vendent carrément aucun.

Qu’on ne me dise pas que c’est parce que le prix du vrai cuir a augmenté : ça ne gêne pas les fabricants même de « marques » un peu réputées de vendre du synthétique à 80 ou 100 balles. Effet du veganisme ? Ou juste de la tendance grandissante à vendre de la mauvaise qualité au prix de la bonne ? Sans parler des tendances de la mode…

Je veux du noir, sobre…

Je ne sais pas si vous avez vu cette pub extrêmement nulle pour une voiture, où un cliché ambulant bobo interchangeable veut acheter des baskets (pardon, des sneakers) et comme on ne lui propose que des dégradés de blanc, il va s’en faire customiser une paire d’éclaboussures rouges pour être raccord avec sa voiture. Les marketeux qui ont pondu cette pub n’ont pas dû voir de « sneakers » depuis 10 ans. Parce que ça fait un bail que les modèles ressemblent à des arc-en-ciels (et encore là c’est le rayon femmes, plutôt pastel. Les mecs c’est carrément flashy, fluo, criard).

Et sinon au rayon moins sportif et plus « sportswear », pour les femmes, il y a les modèles « banlieue » boule à facettes : du bling, du doré, des imprimés léopard ou tigre sur semelles compensées… Euh… Ouais mais non. Je ne sais pas si c’est la mode et je m’en cogne, je ne mettrai pas plus ça que des claquettes en fourrure, merci.

C’est pas la pire..

Au ffinal, je n’ai pas encore trouvé, mais par contre, niveau conseil, c’est dans une boutique de quartier, pas une chaîne, que j’ai reçu ceux les plus professionnels. Et d’un monsieur d’un certain âge.

BREF : allez dans vos petits commerces à l’ancienne tant qu’ils existent. Sinon vous devrez payer 30 balles et attendre une semaine pour un simple changement de piles…

SJW = marketing débile

La dernière trouvaille débile et inutile des SJW* : un jeu de cartes égalitaire et multi racial où toutes les cartes ont la même valeur. C’est vrai que le jeu de cartes, c’est un instrument d’oppression du patriarcat blanc. Comme sans doute la fourchette, l’oreiller et la pile AAA.

Et puis ça va être pratique pour jouer aussi. C’est pas comme si quasiment tous les jeux de cartes étaient basés sur les valeurs (spéciale dédicace à Perceval).

*SJW = Social Justice Warriors. Auto-appointés défenseurs du bien, le plus souvent pour se victimiser ou récupérer des avantages, notamment en se plaçant politiquement (la politique restant le meilleur moyen de gagner de l’argent sans rien faire. Ceux qui essaient de faire sont généralement dégoutés au bout de quelques années), ou ici en développant des produits concepts fumeux. Tant qu’y a des cons qui paient..

Un regard sur #saccageparis

Connaissez-vous le hashtag #saccageparis ? Depuis mars ou avril, il est un gros gravillon dans les escarpins qu’a chaussés Anne Hidalgo pour sillonner les routes de France et d’ailleurs afin de préparer sa candidature à la présidence de la République. Cette semaine, elle était à Kigali au Rwanda pour une conférence de l’Association Internationale des Maires Francophones, énième « machin » inutile que la mairie de Paris subventionne à hauteur d’1,6 Million par an (en sus des 40 000 euros de cotisation). Et après on se demande pourquoi Paris a 7 milliards de dettes. Enfin non, depuis que je suis le hashtag, je ne me le demande plus…

Bien que les médias aient tendance à réduire les revendications rassemblées derrière ce tag (et non le compte Twitter du même nom, qui s’est créé après pour l’exploiter) à la saleté des rues de Paris, elles sont plus nombreuses et variées :

  1. Défaut d’entretien des rues et du mobilier urbain, parfois dangereux- panneaux arrachés, trous dans la chaussée et sur les trottoirs,… Le Canard Enchaîné a aimablement révélé une des raisons :

2. Quand aux lampadaires et autres feux rouges réparés au chatterton, avec des câbles électriques apparents, c’est le travail de l’entreprise Evesa, titulaire du marché. Qui, comme tant d’autres entreprises en contrat pour la ville de Paris, ne semble faire l’objet d’aucun contrôle des travaux… A 90 millions par an, ça fait cher du rouleau de scotch.

3. Disparition et dégradation du mobilier urbain, remplacé au mieux par des modèles anti-SDF hors de prix commandés à des designers de renom (mais moches quand même), au pire par des modèles qui plaisent aux EELV de l’alliance majoritaire, tout en bois de palette et poutres en bois. Vous savez, EELV, ce sont ces écologistes qui ignorent que le bois non traité, ça pourrit vite en plein air…

4. Ces mêmes écolos qui promeuvent des pieds d’arbres végétalisés gérés par les riverains (ou associations) qui en font la demande. Et qui, dans leur grande majorité, sont d’aussi piètres jardiniers qu’eux. Eh oui, le jardinage, ce n’est pas un hobby pour bobo qui passe ses week-ends en villégiature et ses soirées à boire des cocktails à la goyave. Ça demande du temps, de la constance, et des compétences. Des compétences qu’ont les jardiniers de Paris, dont la mairie diminue les effectifs.

5. Remarquez, ça ne devrait pas être trop grave, puisque les espaces verts diminuent à vitesse grand V devant la bétonnisation de Paris faite à marche forcée par Hidalgo. Partout où il restait des friches ou des espaces verts, la maire fait installer des programmes immobiliers, de préférence des tours géantes dont, pourtant, la population avait clairement exprimé à son prédécesseur Delanoë qu’elle ne voulait pas.

6. Et cela alors que la mairie, par le biais de l’adjoint envoyé au front le plus souvent, Emmanuel Grégoire, clame haut et fort qu’il faut lutter contre la densification de Paris… Et prétend, pour lutter contre le réchauffement climatique et les canicules parisiennes, multiplier les arbres et les « forêts urbaines ». Du pipeau démonté par Le Monde, oui parce que dans les projets annoncés lors de la campagne, on ne sait pas, à la mairie, qu’un arbre, ça a besoin de terre. Et pas juste 20cm de profondeur. Donc la forêt devant l’hôtel de ville, c’est pas possib’ ma brave dame… Des mensonges aussi sur les arbres soit disant plantés en masse par la mairie, qui ne compensent pas du tout tout ceux qu’elle coupe, sous des motifs farfelus. Remember la glycine de Montmartre ? Abattue soit disant parce qu’elle dépérissait, il faudra 2 mois à la mairie pour publier un justificatif… Qui concerne un autre végétal. Est-ce qu’on ne se foutrait pas un peu de notre gueule ? Je crois que la question elle est vite répondue…

7. A la place, on nous installe des jardinières, souvent biodégradables elles aussi, et qui font d’excellents nids pour les rats. C’est ça, la biodiversité version EELV. Remarquez, dans mon quartier, c’est multi usage, ça sert aussi : de cendrier, de poubelle, de cache pour les dealers, et d’urinoir.

8. Ah oui, les urinoirs. Fameux exemple du gâchis d’argent de cette mairie axée sur la communication, mais qui n’a pas le début d’une notion de « budget », de retour sur investissement ou d’analyse d’impact… C’est pas grave après tout, c’est pas leur pognon… C’est le nôtre ! Le plus célèbre exemple, donc, ce sont ces « Naturinoirs » à 40 000 euros de la société Ecosec, censés recycler l’urine en engrais grâce à l’énergie solaire. Résultat :

Parce que dans les start-up de l’écologie, vous voyez, on ne sait pas que les arbres, ben, ça fait des feuilles. A la mairie non plus, du reste. Je ne sais pas à combien ils se sont mis pour valider le projet, mais je pense que tous autant qu’ils sont, ils ont autant de compétences en écologie qu’un gamin de 6 ans.

9. Remarquez, au rayon du gaspillage d’argent public, ils nous ont aussi conçu, pour recycler Audrey Pulvar après son échec retentissant aux régionales, une Académie du Climat, pour sensibiliser les jeunes au changement climatique et réfléchir à des solutions pour y remédier. Ça cogite dur, niveau atelier bricolage de mon petit cousin de CP :

On reproche au mouvement d’être récupéré par l’opposition. Ben…. Encore heureux non ? Ce n’est quand même pas notre faute si à chaque fois qu’on identifie un problème à Paris et qu’on creuse, on trouve à la source des décisions lamentables de la même majorité ? Croyez moi, j’en ai été surprise, ayant voté pour eux jusqu’à la première élection d’Hidalgo. Depuis, je regrette…

3, 2 millions pour enfiler les banalités comme des perles

10. Le patrimoine de Paris est démoli pour des réaménagements pas toujours nécessaires, surtout quand on a déjà 7 milliards de dette. Les fontaines de la porte de la Chapelle. Celles de la place de la République. Le jardin de la Pagode (c’est ballot : là où il y a des arbres en pleine terre, la mairie ferme les yeux sur leur excavation. Elle se vend si cher que ça, la terre parisienne ?)…

11. Autre grief : la gestion (ou absence de) de la toxicomanie dans le nord de Paris : les riverains des jardins d’Eole, dans le quartier de Stalingrad, ont dû en venir à dégager les dealers de crack à coup de mortier de feux d’artifice pour que les médias se décident à parler de leur calvaire, aggravé par le démantèlement de la Colline du Crack et le confinement : un quartier livré aux dealers et consommateurs de crack, une drogue particulièrement destructrice. Des riverains sous pression qui ne peuvent dormir à cause des bagarres, cris et viols sous leurs fenêtres, des enfant traumatisés par les scènes d’injection et de déchéance, et par les agressions de toxicos prêts à tout pour se payer une nouvelle dose. Scènes similaires autour de la gare du Nord et de la salle de shoot de l’hôpital Lariboisière. Il paraît qu’il ne faut pas dire salle de shoot mais SCMR, salle de consommation à modération des risques. Pourtant les riverains, eux, dénoncent une aggravation des risques pour eux. La SCMR de Paris ne poussant pas franchement à la désintoxication et ne fournissant pas de palliatifs, elle attire les dealers sûrs d’y trouver des clients. Chaude ambiance.

Je n’habite pas très loin. Le quartier n’a jamais été jojo, mais ça allait encore jusqu’à il y a quelques années. Je le décrivais comme « coloré pas craignos ». Depuis le début du confinement, j’ai failli me faire piquer mon téléphone dans la rue 2 fois, j’ai assisté à 2 vols à la tire, entendu dans la rue une bonne cinquantaine d’altércations / poursuites (au minimum. Je ne les compte plus. Durant le couvre-feu, tous les soirs il y avait un passage de cassos braillards dans la rue, rarement les mêmes. Ambiance American Nightmare). Et, grâce à l’extension des zones de deal, depuis 3 mois, j’ai assisté 3 fois à des scènes de shoot dans la rue, en plein jour.

Il était 18h…

Je pourrais continuer des heures. La liste des méfaits de la mairie est longue. En gros, ils trouvent toujours de l’argent pour des projets artistiques non durables, mais la sécurité, la propreté et la beauté de Paris, ils s’assoient dessus.

Et puis ce soir, je suis tombée sur l’article d’un anglais qui écrit depuis Paris, qui nous donne son avis sur le mouvement saccageparis. La traduction dans Courrier International, ci-dessous, n’est accessible en entier qu’aux abonnés, mais la version originale sur le site The Local est disponible en entier.

https://www.courrierinternational.com/article/vu-du-royaume-uni-le-vrai-saccage-de-paris-cest-lexode-de-ses-habitants

Je suis ravie d’apprendre que le fait que la criminalité à Paris ait augmenté de 46% en 6 ans en 2019 n’est pas grave, parce que « c’est limité aux quartiers nord et est de Paris, les plus pauvres ». C’est là que j’habite, mais sans doute que lui non, alors il s’en fout. Et encore, les chiffres s’arrêtent à 2019. Ils ont dû bondir avec le confinement, si tant est que les gens se fatiguent encore à porter plainte, étant donné qu’en général derrière, pour un « simple » vol, il n’y a pas d’action (testé pour vous. L’officier qui a pris ma plainte pour un vol de chèque, à la 3e tentative, a été sympathique, mais ne m’a laissé aucune illusion sur le fait d’avoir des nouvelles… Alors qu’on avait le nom et le numéro de compte de la personne qui avait encaissé le chèque volé à la Poste- ah oui, la Poste non plus n’a pas enquêté. Suite à ma réclamation, ils m’ont juste envoyé un courrier sans aucun moyen de réponse pour m’offrir le prix du timbre en compensation, et encore, même ce coupon n’était pas en pièce jointe… Nuls jusqu’au bout).

Et je suis aussi ravie de découvrir que pour lui, le problème, c’est la gentrification, qui diminue la charmante et folklorique diversité de population. Dans mon quartier, c’est pas les bobos qui représentent 90% de la population… Notez, les toxicos eux sont de toute nationalité. Le gros mec bourré tout nu qui menaçait de descendre par la fenêtre (du 5e étage) en découdre avec les autres glandus qui picolent devant l’hôtel dans ma rue (qui, vu la populace aux fenêtres, a dû être réquisitionné comme hébergement d’urgence pour cassos divers et avariés), vue sa gueule et son accent, il était plutôt des pays de l’Est.

Comme dans Friends !

Mais le reste du quartier, lui, est devenu une banlieue d’Islamabad, complète avec ses conflits ethniques ou religieux (je ne parle pas l’ourdu ni le pendjabi, je n’ai pas saisi les détails des bagarres régulières)… Remarquez, l’avantage, c’est que quand des bandes de jeunes d’autres minorités descendent des quartiers nord pour trafiquer, ou des « mineurs isolés marocains » viennent jouer les pickpockets, ils ne s’embêtent pas avec des médiateurs de la ville de Paris : ils prennent directement qui une chaise, qui un bâton sur un des chantiers perpétuels du coin, et ils se menacent façon parade d’intimidation, voire ils se foutent directement sur la gueule.

Ce n’est pas que j’ai une affection démesurée pour le bobo biobio donneur de leçons qui commande des baskets équitables en soja sur son iPhone changé tous les ans, mais croyez moi, je m’estimerais heureuse si le problème de mon quartier, c’était la gentrification… Déjà, il y aurait plus d’une femme sur 20 dans la rue…

Parisienne mais presque : 14 février

La Saint-Valentin, comme toutes les dates de fêtes règlementaires, est autant un jour de joie pour certains qu’un jour de stress ou de tristesse pour d’autres.

Aussi, ce jour, je voudrais qu’avec moi vous ayez une pensée pour ces derniers:

  • pour les couples qui se sont engueulé hier soir lors de leur dîner qui devait être romantique parce que ils n’étaient pas d’accord sur le menu / madame a gueulé que les fleurs c’est sexiste / mais ça fait 3 ans qu’on sort ensemble et tu ne sais toujours pas que je déteste [le cadeau choisi] / ah ouais, ton ex faisait mieux la cuisine? Et ben t’as qu’à retourner avec, je te retiens pas!
  • pour les couples qui ne se sont pas engueulé parce qu’ils ne se sont pas parlé de la soirée à part pour choisir le programme de Netflix, ayant passé le repas sur leur téléphone respectif à scruter les comptes de leurs ex sur les réseaux sociaux, suivre les résultats du foot, ou mater des TikTok de chat qui danse.
Carte de désaveu "J'ai beaucoup à donner mais pas à toi".
Carte de désaveu made by me
  • pour ces couples qui ne se sont pas engueulé parce que l’un des deux est vexé que l’autre n’ait pas eu une petite attention pour la Saint-Valentin, mais : est encore trop amoureux pour le dire / a abandonné depuis longtemps l’espoir que ça change / croit encore au discours « Nan mais moi je fais rien pour la Saint Valentin parce que c’est une fête commerciale et il n’y a pas de date pour aimer, ça doit être spontané », alors que ceux qui le tiennent ne font généralement rien d’autre le reste de l’année non plus. Et l’autre va se demander toute la journée pourquoi le premier ne dit rien. Ah non, statistique, le 2e c’est plutôt un homme, alors il ne va rien remarquer.
  • à ceux qui sont encore en couple alors qu’ils ne peuvent plus se voir en peinture après un an de confinement, mais que, vu que la situation économique ne s’est pas arrangé non plus, ils n’ont pas réussi à trouver un plan B pour se casser.
  • à ceux à qui cette année de télétravail + plusieurs mois alternés de garde de leurs enfants pendant les cours à domicile a fait réaliser qu’en fait, la vie domestique, c’est une vie de domestique, et que s’ils avaient su, ils auraient pas venu.

Allez, bon courage. N’oubliez pas de quand même poster une photo de votre dîner aux chandelles histoire de faire croire à vos ex que vous passez un super week-end. Et rappelez-vous : le couple, c’est affronter seul des problèmes qu’on n’aurait pas eu tout seul. Bisous.

Calendrier du confinement (1)

Je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais plutôt qu’un énième journal de confinement (qui dans mon cas se résumerait à « télétravail, télé, dodo »), je vous propose des idées pour limiter la déprime.

La première, c’est de profiter du fait que les magasins ont déjà dégainé les calendriers de l’Avent. Et c’est un bon moyen de s’offrir une petite surprise par jour pendant 24 jours sans sortir de chez soi.

Pour conjuguer décoration festive, manque de place et esprit de Noël plutôt païen, j’ai opté pour celui-ci, chez Natures et Découvertes. En plus il y a un petit renard ! Yapuka le recevoir.

Réhabilitons le Dune de David Lynch

Alors que tout le monde trépigne d’impatience à l’idée de voir l’adaptation du roman culte de Frank Herbert par Denis Villeneuve, regardons un peu son prédécesseur, cad la version de David Lynch, sortie en 1984. Souvent critiquée depuis, par les fans et les cinéphiles.

Première exposition- a beginning is a very delicate time…

Il y a des oeuvres dans lesquelles vous voulez vous replonger régulièrement et d’autres qui vous marquent tellement qu’un seul passage suffit. Quand le film Dune est sorti, en 1984, j’étais trop jeune pour avoir lu le roman. Mais j’aimais la science-fiction, Temps X (l’émission des frères Bogdanoff) en a parlé et m’a incité à le guetter en salle. A dire vrai, j’avais tellement peu retenu le pitch que le temps que le film passe dans mon cinéma de province, je croyais voir l’histoire de 2 cosmonautes échoués sur une planète désertique.

Bonjour la claque sidérale devant le « spice opéra » démesuré de David Lynch.

Duel au couteau dans le futur

Sur le moment, j’ai adoré.

Tellement que dans la foulée, j’ai lu le roman. Et là, re claque : ah mais à côté du livre, le film est tout pourri. Enfin, très réducteur. Normal, vous me direz : impossible de faire tenir en 2h l’intrigue touffue, les nombreux personnages et les clans/organisations dont ils font partie, et toutes les considérations politiques, religieuses, environnementales et autres du roman. Fatalement, la comparaison n’était pas à l’avantage du film.

De ce fait, je ne l’ai jamais vraiment regardé à nouveau.

De David Lynch, je ne peux pas dire que je sois fan, même si après Dune, j’avais regardé et bien aimé Twin Peaks. Elephant Man m’avait pas mal traumatisé, et j’ai heureusement suffisamment peu accroché à Eraserhead pour en dire autant… Après, je n’ai pas insisté, arrivant à la conclusion que pour original que soit son cinéma, ça ne me donnait pas forcément envie de le regarder.

Dame Jessica et Paul

Deuxième exposition – 2020

La nouvelle adaptation en préparation ayant rappelé à tout le monde l’existence de Dune, Arte et Netflix ont ressorti le film de David Lynch. Que j’ai donc regardé, en m’apprêtant à en rire un peu.

Alors certes, les effets spéciaux ont assez mal vieilli. Normal, ils ont pris 25 ans. Je rappelle qu’à l’époque, pour reproduire les yeux de l’Ibad « bleu sur bleu » des Fremen, vu que les acteurs ne supportaient pas les lentilles prévues à cet effet (les lentilles de contact font mauvais ménage avec un tournage dans le désert), et faute d’effets numériques, les gens des effets spéciaux les ont repeint à la main sur la pellicule, image par image.

Certes, Lynch n’a pas lésiné sur les détails glauques, notamment pour le Baron Harkonnen, qui est certes déjà décrit dans le roman comme cruel, abuseur de très jeunes hommes et d’une obésité morbide, mais à qui il rajoute des pustules et autres scènes ajoutant au sordide, pour qu’on comprenne bien que c’est le méchant.

Certes, ce parti pris des voix off pour que les personnages expliquent leurs pensées est un peu lourdingue. Mais l’intrigue est touffue, et l’Empire est un milieu où il ne fait pas bon se révéler à voix haute.

Certes, certains décors font un peu carton-pâte (surtout les sietch dans le désert). D’autres ont attiré des critiques parce que perçus comme trop baroques et évoquant plutôt le passé que le futur, tout comme les uniformes néo-prussiens des Atréides. Mais franchement, rien ne se date plus vite que tenter de faire futuriste (hello Flash Gordon)… Et stylistiquement, l’histoire est un éternel recommencement. De plus, un aspect non évoqué dans le film est que les humains ont renoncé à utiliser des machines intelligentes car elles avaient failli conduire l’humanité à sa ruine. Donc exit les gadgets informatiques.

Mais sinon, j’ai été surprise de voir à quel point le film était en réalité fidèle au livre. La principale entorse concerne l’invention des Modules Étranges, sans doute pour se passer d’expliquer comment la seule présence de Paul et Jessica suffit à transformer en quelques années les Fremen de guérilleros pénibles en conquérants des armées de l’Empereur lui-même, les féroces Sardaukar.

Le film a pour lui un casting aux petits oignons, que les acteurs aient été connus à l’époque ou non. Rétrospectivement, Kyle MacLachlan s’en sort bien malgré son brushing et ses 10 ans de trop. C’est dans les nombreux seconds rôles que se joue la crédibilité. Je ne sais pas si je pourrais imaginer le duc Leto autrement que sous les traits de Jurgen Prochnov. Idem pour Francesca Annis qui apporte sa noblesse à dame Jessica, Sean Young en Chani a le genre de visage qu’un jeune homme peut imaginer en rêve, et à peu près tous les autres : Stilgar, Gurney Halleck, le baron Harkonnen, l’Empereur, Thufir Hawat… bon, Sting en fait un peu des caisses en Feyd-Rautha, mais on va dire que c’est cohérent avec le côté baroque du film.

Paul et Leto en uniformes de la maison Atréides

Autre point fort sur lequel on n’aurait pas parié une cacahuète en le lisant : la bande originale composée par le groupe Toto avec Brian Eno. Je l’ai ressortie de la naphtaline comme méthode anti-stress pendant cette période difficile qui me pousse à la régression vers un passé moins anxiogène, et je la trouve toujours aussi géniale. Il ne m’a fallu que quelques écoutes pour être à nouveau capable de réciter le monologue d’introduction de la princesse Irulan – qui, outre qu’il pose le décor du film de façon plus vivante qu’un texte défilant vers l’arrière, reprend le principe du roman des citations de la princesse en tête de chaque chapitre. (Soit dit en passant, pour faire taire le hamster dans la tête qui te colle des crises d’angoisse à 5h du matin, se réciter la Litanie contre la Peur ou le dit monologue, c’est une méthode qui en vaut une autre). Il me suffit d’écouter quelques notes de n’importe quel des morceaux pour me retrouver transportée sur Dune. De préférence sous l’identité de ma Mary Sue, parce qu’en vrai, je n’y tiendrai pas 5mn avant de me faire bouffer par un ver des sables ou liquider (c’est le cas de le dire) par les Fremen au titre de poids mort.

Alors certes, David Lynch ne s’est jamais remis de l’échec commercial et critique du film, au point de faire retirer son nom du générique de la version de 4h remontée pour la télévision. Mais finalement, cette adaptation est loin d’être déshonorante

Quand on pense à ce que ça aurait pu être…

Depuis des années, j’entends parler de la version sur laquelle travaillait Alejandro Jodorowsky avant que, faute de trouver un complément de financement aux USA, le projet ne capote.

En général, c’est avec des tremolos en mode « Rah la la c’est tellement dommaaaaage ». Jodorowsky est culte, mais je n’ai jamais réussi à accrocher à ses récits, trop… mystiques pour moi. Un des aspects que j’ai préférés, dans Dune, c’est que si Paul, débarquant dans le désert, se retrouve propulsé au rôle du Messie qu’attendaient les Fremen, c’est parce depuis des siècles, les Bene Gesserit avaient implanté ces légendes chez eux pour le cas où ça pourrait leur servir.

Cette année, Arte a diffusé le documentaire Jodorowsky’s Dune, qui retrace le long travail de préparation de Jodorowsky et des artistes qu’il avait rassemblés pour adapter le roman. Sur le papier, ça fait rêver : Moebius qui fait un story board au fur et à mesure que Jodorowsky lui raconte sa version. H.R. Giger qui crée les visuels pour la planète des Harkonnen. Dan O’Bannon est responsable des effets spéciaux – il écrira Alien par la suite, en travaillant avec Giger et un autre transfuge du projet, l’illustrateur Chris Foss.

Même faire jouer Paul par son fils de 12 ans (au début des travaux), en le soumettant à un entraînement paramilitaire du même style 6 jours sur 7 pendant 2 ans… c’est complètement taré, mais ma foi, le fiston a de la gueule.

L’Empereur et sa cour débarquent sur Dune

Mais quand Jodorowsky explique ce qu’il voulait faire de l’histoire, ça se gâte. Un duc Leto castré qui conçoit Paul via une goutte de sang (why?). Son insistance à recruter un Salvador Dali aux exigences démesurées pour jouer Shaddam IV, au motif que lui seul aurait « l’excentrisme pour jouer l’Empereur fou ». Mais… IL N’EST PAS FOU, SHADDAM IV. Il est posé et stratège, il a juste voulu faire tuer le duc Leto parce qu’il devenait trop influent.

L’apothéose du wtf, c’est quand, hilare, il explique que pour faire un enfant à une mariée, il faut bien lui arracher sa robe et la violer, et qu’il a violé le Dune de Frank Herbert. Dégoût. Ouais, ben l’oeuvre ne s’est pas laissée faire et c’est tant mieux, finalement…

D’ailleurs, en voyant le documentaire arrivé au point où le producteur français va démarcher les studios US avec la « bible » monumentale du film sous le bras, je me demandais vraiment comment il avait espéré une seconde qu’on lui file les 15 millions qui manquaient. Pour tourner, dans le désert, un film au scénario mystico-barré, sur la base d’un roman déjà bien trop intelligent et complexe pour le public américain de base. Ça sentait le dépassement de budget astronomique à 15 parsecs, et le flop commercial aussi. On ne file pas 15 briques pour un projet qui a toutes les chances de se planter. C’est d’ailleurs à se demander si Jodorowski ne s’est pas sciemment saboté en empilant exigences dantesques sur délires irréalistes, histoire de ne jamais avoir l’occasion de réaliser le film.

En conclusion, le film de David Lynch aurait sans doute pu être mieux avec du budget supplémentaire pour les effets spéciaux, un montage plus long et plus clair (mais Dune ne sera jamais pour les mous du bulbe, sinon on perd la moitié de son intérêt), mais au moins, il ne trahit pas l’oeuvre de Frank Herbert.

On attend maintenant la version de Denis Villeneuve, qui a l’air aussi habité par l’oeuvre que Jodorowsky, mais de manière plus réaliste… et qui a eu les moyens de ses ambitions, apparemment.

Pour poursuivre la lecture, quelques articles :

https://www.ecranlarge.com/films/dossier/964724-le-mal-aime-dune-le-film-maudit-renie-par-david-lynch

https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Dune-Pourquoi-le-roman-culte-de-Frank-Herbert-est-il-si-dur-a-adapter-au-cinema-

La fin du début de la fin

Résumons. Après 2 mois de confinement :
– je n’ai pas fait de pain une seule fois
– je me suis habillée tous les jours
– mon appartement n’est que modérément plus propre et rangé qu’avant
– je rentre encore dans mes pantalons
– je n’ai rien commandé sur Amazon
– j’ai à peine entamé ma pile à lire
– je n’ai pas écrit de journal de confinement
– je n’ai pas fait de cours de sport Zoom parce que ça me soûle les conf call, j’en fais assez au boulot
– j’ai arrêté d’applaudir les soignants au bout d’une semaine parce que la proximité de mes voisins d’en face a commencé à me peser

Bref, j’ai l’impression d’être un peu passée à côté de l’événement de l’année…

Heureusement, je ne suis pas complètement hors norme :
– j’ai participé à un apero Zoom
– j’ai assisté à un pot de départ via Teams
– j’ai regardé 4 concerts en streaming (Bandmaid en live et 3 enregistrements de Babymetal)
– j’ai 2 « vrais » concerts qui ont été annulés / reportés
– j’ai cousu un masque en tissu
– j’ai envoyé des cookies à des soignants
– je continue le télétravail, comme pendant la grève. Same player, play again.

Vivement le vaccin…

Paris en commun sans transports

Vous avez passé de bonnes fêtes?

Parce que moi, pas vraiment.

J’ai fait le réveillon par Skype parce que les grèves de train, bus, métro ont empêché la famille de se réunir.

Les congés que j’avais posés pour profiter de leur présence pendant les fêtes, et que je ne pouvais pas repousser sans les perdre, je les ai passés à circuler à pied dans mon quartier pourri et à m’épuiser quand j’en sortais, car même aux heures de circulation annoncée, les transports étaient trop pleins pour monter dedans.

Le reste du temps, j’ai dû faire du télétravail, ce qui sur le long terme, me rend neurasthénique.

Un pickpocket a essayé de me faire les poches et une semaine plus tard, un autre a tenté de me piquer mon téléphone alors que je m’étais arrêtée 5 minutes pour jouer à Pokemon Go (heureusement, ils sont aussi incompétents que malhonnêtes, et je suis paranoïaque).

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J’ai pris une photo d’un énième connard en train de pisser dans la rue, littéralement à 2m de sanisettes gratuites (et en état de marche, j’ai vérifié).

Je n’ai pas eu de courrier pendant 3 semaines parce que mon propriétaire a mis dans l’immeuble des boîtes aux lettres aux normes (!) et que la Poste ne voulait pas les desservir tant que les serrures des façades n’auraient pas été installées (par la Poste).

Cerise sur le petit cake, la même Poste m’a perdu un courrier recommandé.

Et toutes ces contrariétés et le fait de ne guère pouvoir les contrebalancer par les quelques bons points de la capitale sans faire une randonnée ont réveillé mes symptômes de burn-out (insomnies, tensions etc).

 

Alors quand je vois que la mère Hidalgo nous sort un slogan « Paris en commun » (qui n’a pour seul mérite que de souligner que les transports en ont déjà disparu…), je me sens obligée de rectifier que la réalité de Paris, c’est ça (oui, je dessine les voitures comme des patates), significativement aggravé par les grèves et les actions d’allumés comme Extinction Rebellion (qui me donnent envie de mettre une cape et un seau noir sur la tête pour parler comme un asthmatique, pour leur montrer ma toute nouvelle station de combat) :

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Et encore, faute de web 7.0, vous n’avez ni le bruit des klaxons et des gueulards, ni les effluves de « Eau Jaune » de Mimile, de bouffe des rues et de poubelles sauvages.

Avis aux infortunés touristes que les événements des 20 dernières années n’auraient pas définitivement découragé de venir en France : fuyez, il est encore temps, allez dépenser votre argent dans des pays qui sont encore civilisés!

 

Quant à moi, si je dois voter, ce sera pour le candidat qui promet d’utiliser les salles de shoot pour effectivement tirer sur tous les résidus de capotes trouées qui contribuent chaque jour à faire de cette ville un cauchemar de pays du Tiers Monde (je ne parle pas des rats, qui ont le mérite de diminuer le volume d’ordures ménagères et de ne pas venir se servir dans nos poches).

ET SURTOUT BONNE ANNEE ! (finalement j’étais en avance de 3 ans pour mon « mot pour l’année à venir »).

Et on était contents !

En cette dernière ligne droite du marathon d’endurance du foie, et alors que l’année prochaine s’annonce résolument sous le signe des conflits (de classe, de religion, de régime alimentaire, de génération…) et de la décroissance, je dédie cette photo amoureusement concoctée par mes soins à mes contemporains, cad aux enfants d’enfants de la guerre, qui ont grandi en entendant à chaque période de Noël : « Moi de mon temps, pour Noël, on avait une orange et deux papillotes. Et on était contents ! » 

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Le télétravail, c’est grâce à SudRail !

10e jour d’affilée de télétravail à cause des grèves (RATP/SNCF).

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NKM est demandée sur la ligne…

L’occasion de me rendre compte que, si je suis sans doute plus productive qu’au bureau, en revanche rester cloîtrée chez moi me tape assez vite sur les nerfs si je ne peux pas faire ce que je veux de ce temps… Et si en plus, je ne peux guère sortir de mon quartier à cause de l’absence de transports. De l’inconvénient d’avoir choisi une location dans mes moyens à mon arrivée à Paris et d’avoir toujours eu la flemme d’en déménager pour aller dans plus cher, que ce soit mieux situé (cad dans un quartier qui présente un autre intérêt que sa desserte par les transports -en temps normal) ou plus grand, ou les deux.

Tout ça aussi pour pouvoir mettre de l’argent de côté pour ma retraite à laquelle je n’ai jamais compté, vu qu’on nous disait déjà que le système courait à sa ruine quand j’ai commencé à travailler (vous la sentez, la délicieuse ironie de la situation ?…).

C’est une bonne chose à savoir, cela dit : ça conforte ma non-envie d’aller habiter en banlieue, car il s’avère que, si en temps normal je supporte mon chez moi, c’est que je n’y passe pas tant de temps, ou alors à y buller en faisant l’impasse sur mon environnement.  

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Ca me fait aussi sérieusement remettre en question mes faibles velléités de changer de boulot pour passer indep ou faire du freelancing en quoi que ce soit. Autant j’arrive à bosser là parce qu’on se connecte en même temps avec les collègues et on est en équipe (et on est sans doute fliqués…), autant sur mes projets persos j’ai toujours du mal. 

Autre révélation : je m’étais toujours demandé pourquoi les free-lance et autres auto-entrepreneurs/artistes etc se regroupaient en ateliers, en espaces de co-working et autres, alors que personnellement je considère l’open space comme la plus grande calamité du monde du travail moderne. (bon OK y en a plein d’autres : la Uberisation, les écoles de commerce, le management à l’américaine…). Là je comprends. Même moi je déprime et j’angoisse là.