Nostalgeek : héroïnes de ma jeunesse: Cat’s Eyes

Teva rediffuse actuellement Signé Cat’s Eyes, série animée japonaise de la Toei, qui a bercé mes jeunes années. Et moins jeunes aussi, parce que je ne me lassais pas de les revoir lors des rediffusions successives.

Le pitch : les 3 soeurs ?? (Chamade en VF) tiennent le café Cat’s Eye le jour, et deviennent cambrioleuses la nuit. Pour la bonne cause: rassembler la collection d’art de leur père, dans l’espoir de retrouver celui-ci. Chacune des trois soeurs a ses talents et son style (son charme…) particulier. Cilya, l’aînée, a un look de femme fatale tout droit sortie d’un polar en noir et blanc, grain de beauté inclus. C’est la plus calme et la plus réfléchie des trois. Tam, la cadette, est la jolie acrobate qui réalise généralement la partie la plus physique des cambriolages. Alex (je crois qu’on ne l’appelle Alexia que dans le générique…), la benjamine, est un petit génie de la mécanique, un peu garçon manqué (nota bene : a-t-on une idée de l’origine de ce poncife? Car d’elle à Skuld dans Ah My Goddess, Kitty Pryde dans les X-Men, etc…).

Pour ajouter un peu de piment à l’histoire, le jeune inspecteur chargé de l’enquête n’est autre que ? (Quentin Chapuis en VF), le petit ami de Tam. D’une naïveté confondante, il ne fera jamais le rapprochement entre les trois voleuses qui passent leurs nuits à déjouer ses plans, et les trois soeurs chez qui il va prendre un café… Dans leur café nommé le Cat’s Eye (pour la discrétion, on repassera).

Histoire de garder un soupçon de crédibilité à l’histoire, une de ses collègues, Odile / Asaya , soupçonnera dès son arrivée la vérité. Mais elle ne parviendra jamais à le prouver, bien que ses stratagèmes causent de belles peurs aux 3 soeurs.

Ce que je redécouvre en retombant sur la série, c’est que le vocabulaire était plus évolué que je ne l’attendais d’un dessin animé pour enfants / ados. (retrouver sur FB?)

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« Tu manges tout(e) seul(e) ? »

Ca devait arriver, si vous déjeunez dans un restaurant près de votre travail : des collègues ont choisi le même lieu, et comme ce sont des gens qui trouvent que ohmondieu mais c’est trop triiiste de manger solo dehors, ils vous demandent « Tu manges tout(e) seul(e) ? », sur le ton de qui va vous inviter à rejoindre la tablée*. A vous la joie de parler boulot alors que vous vouliez faire un break…

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Cachez votre joie

Souriez, voici une petite liste de répliques pour sauvegarder votre pause dej :

1. J’aimerais bien, oui. // Sobre, bref, direct. SCUD.

2. Ben non, avec Berthold (en désignant une chaise vide). Berthold, je te présente [nom de l’intrus]. // De deux choses l’une : soit votre interlocuteur comprend que c’est une blague destinée à le faire partir, soit il vous croit fou/folle. Dans les deux cas, peu de chances qu’il s’incruste à votre table.

3. Oui, il faut absolument que je termine ce challenge Sailormoon Drops, c’est le dernier jour pour gagner le personnage de ChibiUsa avec les oreilles de lapin. // trop de détails dans la sincérité, c’est une option aussi, mais dangereuse pour votre réputation de sérieux et de maturité.

4. Non, j’attends mon amant. // Comme la solution 2 : si votre interlocuteur ne prend pas ça comme une blague, ça peut être dommageable à votre image professionnelle.

5. Si je veux garder mon appétit, oui. // Méchant. Pas forcément faux, mais méchant.

6. Oh ça devrait aller, ça fait longtemps que je sais me servir d’une fourchette et je ne suis pas encore grabataire. // Suivant l’effet voulu, dosez bien le sarcasme dégoulinant dans la voix.

Ah, et pas d’inquiétude : avec le temps, j’ai découvert que si, le reste du temps, on était enjoué et sympathique, le fait de vouloir par contre déjeuner seul en dehors de quelques occasions particulières passait crème. Les gens prennent note que bon ok vous n’êtes pas hyper sociable, ils trouvent ça un peu bizarre, mais la plupart l’acceptent une fois qu’ils ont compris qu’il n’y a rien de personnel là-dedans. Les seules personnes qui pourraient mal le prendre sont celles avec qui, probablement, vous auriez le moins envie de rééditer trop souvent la chose… Donc vous n’y perdez pas réellement.

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* Je sais que ça part parfois d’un bon sentiment. Mais parfois je pense que c’est aussi juste pour avoir des potins. Et puis, sachant qu’on passe déjà plus de temps avec ses collègues qu’avec ses proches, si on pouvait éviter d’y passer toutes ses pauses déjeuner, hein… Je n’aime pas mélanger privé et professionnel.

PMP : Les grandes fêtes populaires, j’aime pas ça sauf de loin 

Non, je ne vous jetterai pas la pierre si vous avez vibré devant votre écran aux exploits des Bleus, ou des autres. Je ne vous traiterai pas de moutons, parce que savoir se réjouir n’a aucune corrélation avec l’engagement ou la conscience du monde, quoiqu’en pensent ceux qui veulent se donner bonne conscience. Je suis bien placée pour savoir que plus on est conscient du monde où on vit et plus on a besoin d’échappatoires et de loisirs « futiles » pour ne pas se faire sauter le caisson.

J’ai d’ailleurs regardé le match (un peu distraitement), même si je crois que ce que j’ai préféré, c’est la joie des vainqueurs. C’est toujours communicatif, je trouve. Et le but de Pogba, ma foi bien joué. *

Je suis assez vieille pour me souvenir de 1998, qui avait plus estomaqué, parce que c’était la première fois que la France parvenait à vaincre au plus haut niveau dans son sport de prédilection. A vaincre la malédiction de l’éternel second voire quatrième du podium. A l’époque, il y avait un petit goût de « Maintenant que c’est fait, on pourra le refaire ». Bon, ça a pris 20 ans.

hamster yeah!

Quand je dis « on », ce n’est pas comme si j’avais contribué, hein. Moi à l’école, quand on m’obligeait à jouer au foot en cours de sport, je mettais toujours un joueur adverse entre moi et le collègue qui avait le ballon pour éviter qu’il me le passe. Parce que sinon, comme je ne jouais au foot que contrainte et forcée, je perdais forcément le ballon vu que mon contrôle de balle était nul et mon physique aussi – dans des matchs mixtes, je vous laisse imaginer le résultat. Et d’expérience, je me faisais ensuite engueuler par mes condisciples. Donc autant s’éviter tous ces efforts perdus en m’assurant qu’on ne me passe pas ce fichu ballon qui n’a jamais été mon ami. Ce qui, en soit, demandait une bonne lecture du jeu. Une seule prof de sport s’en est rendue compte durant toute ma scolarité, c’est dire si ça changeait quelque chose.

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Néanmoins, je ne suis pas non plus descendue dans la rue pour suivre les matchs en terrasse ou après la victoire, pour la célébrer à grand renfort de libations et d’exclamations.

Déjà, parce qu’en bonne introvertie, je déteste et je fuis :

– le bruit

– la foule

– la promiscuité non choisie

– les gens bourrés

Ce que la plupart des gens appellent « ambiance » avec enthousiasme, pour moi c’est plutôt un environnement désagréable.

Aussi, vous ne me verrez pas sur les Champs-Elysées un soir de liesse populaire, sauf si Babymetal y donne un concert. Ma seule tentative en ce sens m’a dissuadé de recommencer.

Réveillon, piège à c***

Le réveillon du 31 décembre 1999 est un de mes plus mauvais souvenirs de Paris. Arrivée peu avant dans la capitale, je suis allée avec quelques amis voir (en théorie) le superbe feu d’artifice annoncé à la Tour Eiffel, ainsi que les animations des Champs.

Las, arrivés péniblement au Trocadéro, j’avais devant moi une grande cruche arborant un de ces chapeaux festifs « du nord » de 30 cm. Avec mon format crevette, je ne voyais donc que le dernier étage de la Dame de Fer. Et on était trop serrés pour bouger beaucoup. Je lui ai demandé poliment si elle pouvait enlever son couvre-chef : pas question. J’ai donc vu 1/10e de feu d’artifice, tout en rêvant d’être fumeuse car alors j’aurais eu sur moi un briquet pour mettre le feu à son galure.

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De là, le spectacle terminé, on joue les saumons pour remonter le courant vers les Champs-Elysées. Ou plutôt les sardines, vue la compacité de la foule. Mais les portiques enflammés de Patrick Bouchain s’étaient éteints en même temps que le bouquet final de la Tour Eiffel. Il n’y avait donc plus rien à voir sur les Champs. Par contre, j’ai cru que j’allais mourir étouffée dans les mouvements de foule. Par moments mes pieds ne touchaient plus par terre, et je me disais qu’il ne fallait surtout pas tomber sinon je serais piétinée. C’était il y 18 ans et je m’en souviens encore bien.

Ainsi que des crétins qui jetaient des bouteilles vides et des pétards par terre au moindre trou dans la foule, sans trop se soucier de la sécurité des gens autour. Je suppose que plusieurs cette nuit là ont perdu un doigt ou un oeil, et si ce ne sont que les lanceurs eux-mêmes, on s’en tire bien.

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Il y avait des affiches partout en ville proclamant qu’il y aura des transports jusqu’au bout de la nuit pour l’occasion. Au final, j’ai été obligée de rentrer à pattes depuis les Champs Elysées, parce que ce que les affiches ne disaient pas, c’était que les transports en question, c’était juste les lignes de RER qui avaient quelques trains (1 par heure, de mémoire) desservant « la dernière station intra muros + la banlieue ». Et non la totalité ou même une partie du métro habituel… ni même le RER intra muros. RATP : rentre avec tes pieds.

En résumé : j’ai passé une soirée pourrie entourée d’une foule malpolie pour ne rien voir d’un show dont la pub ne donnait pas les infos essentielles. Les meilleures images du feu d’artifice, je les ai vues aux infos. Autant dire que j’ai entamé le nouveau millénaire en haïssant mon prochain, Paris et la RATP.

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Et encore, je m’en tire à bon compte, vu que lors de la fête de la 1e victoire en Coupe du Monde de foot, sur les Champs-Elysées, une nana qui avait oublié de prendre ses cachets a foncé dans la foule avec sa voiture. Et à un autre réveillon sur les Champs-Elysées, une copine à moi s’est fait piquer son appareil photo. Faites la fête qu’y disaient.

Depuis, quand je passe le réveillon à Paris, je le passe en compagnie choisie loin des lumières des Champs-Elysées et de ses fêtards casse-bonbons.

*Anecdote inutile : le lundi suivant la 2e victoire de l’Equipe de France de football, alors qu’ils étaient attendus sur les Champs, j’ai traversé le Périphérique à pied (sur un pont, bien sûr). Des gens en maillot et brandissant des drapeaux bleu-blanc-rouge étaient massés le long des parapets, et le temps de traverser à la recherche d’un point de vue, j’ai vu les gens se disperser. J’en déduis que le bus des Bleus est passé sous le pont pendant que je le traversais. Je suis passée sur toute l’Equipe de France, quoi.

Freaky Friday : Lucile, amour et rock’n’roll + bonus malus

« Lucile, amour et rock’n’roll » est l’une de ces nombreuses séries animées japonaises importées en Europe par Berlusconi sur la 5 de l’époque (à la fin des années 80) sous le titre « Embrasse-moi Lucile« , avant d’être rediffusée dans le club Dorothée en changeant de titre au passage. Lucile est une jeune fille presque banale, orpheline de mère, qui aide son père dans son petit restaurant. Fan d’un groupe de rock local, les Bee Hive, elle est amoureuse du compositeur, Tristan, genre « néo-romantique aux cheveux longs ». Ses premières rencontres avec Matthias, le chanteur à la choucroute bicolore aux costumes de scène parfois Bowie-esques, sont explosives, ce qui évidemment signifie qu’au final ils seront irrésistiblement attirés l’un par l’autre. Ce qui arrange bien le petit Benjamin, un petit garçon qui vient régulièrement attendre au restaurant que son grand frère (Matthias) le ramène à la maison. Violons, grands sentiments, bon clairement ce n’est pas Goldorak.

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Je ne sais même pas pourquoi je la regardais vu que déjà à l’époque, je trouvais ça passablement niais, et dessiné dans un style assez laid, très shoujo avec des jambes et des bras de 2 km et des héros de type bellâtre aux cheveux longs. J’avais beaucoup de temps libre à l’époque. Ce qui était frappant dans Lucile, outre ce design bof, c’était une adaptation française surréaliste : en effet, en dépit des images assez éloquentes, ils n’avaient pas seulement donné aux personnages des prénoms français (quoique peu courants comme Tristan et Matthias) mais aussi transposé l’action en France. De sorte que malgré les ruelles typiquement nippones aux panneaux en idéogrammes, les personnages parlent de lieux français, le père de Lucile vend des « crèpes » dans son restaurant (en fait des okonomiyaki. Oui, ça ressemble, mais la préparation à la spatule et son costume traditionnel… pas du tout).

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Le personnage le plus intéressant de la série, à dire vrai, c’était le chat obèse, un genre de Garfield obsédé par la nourriture.

Et puis les musiques pas trop pourries de Joe Hisaishi essentiellement, sous les paroles françaises un peu… convenues de bluettes pour jeunes filles :

Et Tristan, vexé de ne pas avoir réussi à séduire Lucile, s’est tourné vers le côté obscur et est devenu un des 4 Généraux de la Reine Beryl sous le nom de Nephrite, dans Sailor Moon. Non? Ah bon?

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En fait, je dois avouer que ma principale raison de poster ceci, c’était de vous infliger partager la découverte que j’ai faite par hasard : les Italiens, rois du mauvais goût (ils ont beaucoup perdu depuis la Renaissance…) ont réalisé une version « live » (en prise de vues réelle quoi) de la série, avec un luxe de moyens dignes des séries AB Production.

Je ne résiste pas au plaisir (misery loves company) de vous montrer l’épisode 1 ci-dessous, très fidèle au dessin animé, jusques et y compris la choucroute bicolore du beau gosse de service.

Je vous laisse, je vais me passer les yeux et les oreilles à la Javel…

Hiatus : (n.m.) Coupure, discontinuité, interruption.

C’est amusant : j’ai appris ce terme sur les forums anglo-saxons que je lisais du temps de Buffy the Vampire Slayer, où il désigne en anglais une pause dans la diffusion d’une série régulière. En général, il y en a une entre Thanksgiving et Noël, et à d’autres occasions en fonction de l’actualité sportive.

J’en avais conservé l’idée qu’il décrivait donc une coupure ou une interruption au sens général.

Et puis j’apprends en écrivant cet article qu’il a deux autres sens :

  • Succession de deux voyelles appartenant à des syllabes différentes à l’intérieur du mot (ÉOlienne, rÉUssir), ou à la frontière de deux mots (il A OUblié).
  • Manque de continuité, interruption posant problème, contradiction dans une œuvre, un discours, une suite logique, une suite d’événements : Un hiatus entre les discours tenus et les réalisations concrètes.
  • Tout orifice anatomique de forme étroite et allongée.

….

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… no comment.

Mais on s’éloigne du sujet, qui était que ce blog va faire l’objet d’une courte pause, non que j’ai épuisé mes sujets d’inspiration (râleries, culture et confiture), mais au contraire parce que je passe tellement de temps à faire des choses que je n’ai plus celui de dépiler les photos et de rédiger des articles autrement qu’à l’arrache, ce qui me navre. Et comme les jours fériés et le pont ne m’ont pas permis de rattraper le dit retard (… notamment parce que j’y ai casé, à l’arrache, une petite excursion en pays Nantais), je préfère carrément prendre une semaine de « vacances » du blog histoire de repartir sur de bonnes bases.

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Vous pouvez en profiter pour aller lire mes anciens articles dont vous pourrez trouver la liste dans le calendrier à droite  =>

(vu la quantité de pavés que je sors, je ne m’attends pas à ce que vous ayez le temps de tout lire tout le temps)

Et / ou pour aller rendre visite aux amis blogueurs dont vous trouverez les liens également dans la barre de navigation de droite.=>

A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures.

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DHL : livraison pas express, service non compris

Résumons le processus de commande à l’étrange typique passant par un transporteur en France :

– tu commandes un truc sur un site étranger qui malheureusement ne propose que DHL comme expéditeur pour livrer dans ton pays sous-développé (la France).

– tu paies 35 balles de frais de port pour un phoquing T-shirt de 150 g quite en coûte 30. Si tu demandais des comptes à l’entreprise de livraison, on te répondrait sans doute : « Tu comprends, DHL c’est de la livraison premium express, la qualité de service ça se paie. » J’imagine que le site marchand utilise leurs services pour avoir un seul interlocuteur de par le monde et que le colis soit à peu près sûr d’arriver, ou du moins d’être garanti s’ils l’abîment.

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– tu reçois un SMS de DHL le 12 pour t’avertir de la livraison et te proposer d’éventuellement reprogrammer la livraison.

– comme c’est une boîte conçue pour les entreprises, et pas du tout pour les particuliers qui ont un boulot hors de chez eux et autre chose à faire de leurs jours de congé que les poser pour recevoir un colis, tu sélectionnes un point retrait DHL en ville.

– tu reçois ensuite un SMS pour te dire que DHL pourra te livrer « une fois la douane réglée ». Ceci est un abus de langage pour dire « payer les 2,50 Eur de TVA à la douane ainsi que les 25 Eur de frais divers prélevés par DHL pour t’avoir dénoncé à la douane (qui sinon ne s’embête pas pour 2,50 eur de TVA, ça leur coûte plus à recouvrer que de laisser filer) ». Personnellement, j’appelle ça de l’escroquerie organisée.

(nota bene : quelqu’un a récemment posé la question à l’Assemblée Nationale : 

http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-7420QE.htm 

On n’aura sans doute pas de réponse, mais ce serait bien que pour une fois, l’assemblée se mêle de choses qui pénalisent le consommateur… M’enfin bon, certains ont sans doute des postes dans les entreprises en question).

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– tu vas sur le site pour payer, et pour une fois il fonctionne (traditionnellement, il bugge et tu dois payer sur place).

– tu obtiens confirmation de paiement.

– 3 phoquings jours plus tard, tu reçois un coup de fil essoufflé d’un livreur de DHL pour te demander si tu es chez toi pour la livraison.

– comme malheureusement tu n’es pas un seigneur Sith, tu ne peux pas étouffer à distance le pigiste, aussi tu lui dis « Mais non bon sang, j’ai demandé qu’il soit déposé au point retrait Bidule! ».

– il raccroche.

– le soir après 19h, tu reçois un SMS comme quoi ton colis est disponible au point relais en question.

– le lendemain en pleine journée, ils te re-envoient un SMS pour te rappeler que tu n’as toujours pas retiré ton colis. Genre les mecs ils te font perdre 4 jours en paperasserie à la con qu’ils ont inventé eux-mêmes alors que sinon jamais la douane n’aurait remarqué ton tisheurte, et parce qu’ils ne sont pas capables de suivre les directives saisies sur leur site, et en plus maintenant ils chouinent parce que tu ne viens pas le retirer assez vite de leur point retrait. Y EN A QUI BOSSENT, CONNARD!

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La prochaine fois, je me ferai livrer au Japon et j’irai chercher le colis moi-même là-bas. Ca prendra certainement moins longtemps, et ça coûtera à peine plus cher. SOIXANTE-CINQ EUROS DE FRAIS DE DHL POUR UN PHOQUING TSHIRT A TRENTE EUROS POUR UNE LIVRAISON EN 10 JOURS (dont 3 pour venir du Japon aux portes de Paris). Même les escrocs auraient honte là!

Chers (au sens premier du terme) gougnafiers de DHL : quand vous chercherez un nouveau nom pour redorer votre blason écorné par vos pratiques commerciales plus que douteuses (pratique habituelle de rebranding), votre nouveau nom est tout trouvé :

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Scène de la vie parisienne : et bon dimanche!

Un dimanche, 9h du matin, j’entends du bruit dans ma rue. Je regarde par la fenêtre : un petit vieux observe par une porte cochère ouverte, semblant hésiter à entrer. Il y a des gens derrière, qui de toute évidence s’engueulent. La plus audible est une voix féminine. « Tu peux le dire poliment! Toi tu vas appeler la police, toi? ».

Ce n’est pas inédit, mais la question se pose de l’argument du différend. Dispute conjugale? Squat? La querelle continue plusieurs minutes. On (plusieurs voisins sont maintenant à leurs fenêtres) entend finalement des bruits de gifle, puis des chouineries. Un type d’apparence banale sort, énervé, un sac à l’épaule, suivi d’un plus jeune (son fils?) qui a l’air désemparé et énervé. Lui aussi a un sac. Un voisin interpelle le type (au ton, sans doute pour lui reprocher d’avoir frappé une femme). Il répond « Ce qui se passe, y a des gens qui s’incrustent, on leur demande de partir et ils refusent! » et s’en va, sans doute prendre un train.

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Deux minutes après (une fois qu’il a le temps d’être loin), une nana, la vingtaine bloblotante en débardeur, touffe décolorée sur la tête, sort de l’immeuble en gueulant « Ta mère la pute, on attend le train, il nous tape pour rien », ouin ouin. Elle s’assied par terre en chouinant. Sa copine (brunette de type caucasien) ouvre la porte pour lui dire de revenir, que c’est un connard. La décolorée continue à prendre la rue à témoin « On est des filles, il nous frappe, on attend le train ». (Pour le contexte : on est à 5mn d’une gare, qui à cette heure est ouverte depuis longtemps, et où il y a des sièges pour y attendre. Et ce n’est pas dans une propriété privée). La décolorée retourne dans le hall de l’immeuble et referme la porte. Le petit vieux de tout à l’heure fait le code pour rentrer chez lui : elles repoussent la porte, l’empêchant de rentrer. Désemparé, il repart.

La décolorée ressort peu après pour recommencer à arpenter la rue de haut en bas en gueulant « Ta mère la pute », « la pute ta mère » en boucle, parfois entrecoupé pour la variété du refrain de « Je vais te niquer! La vie de ma mère, dans 2 jours si t’es pas mort, je te tue! ». Cette demoiselle m’a l’air civilisée et dans un état tout à fait normal, vraiment je ne comprends pas pourquoi le monsieur n’en voulait pas dans le hall de son immeuble… Comme 10 minutes à brailler ne suffisent pas à la calmer, elle tape à grands coups de pied dans la porte cochère (que sa copine n’a pas rouvert), puis dans les voitures voisines.

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Le résultat sur une des voitures…

Le bruit a décru peu à peu, j’ai supposé qu’elles s’en allaient sans se presser vers la gare. Des conversations m’ont ramené à ma fenêtre : des policiers venaient prendre le témoignage des voisins squattés pour savoir ce qui s’était passé. Ils ont noté les témoignages, pris des photos des dégâts, et emmené un des témoins au commissariat pour déposer plainte contre la petite conne défonçeuse de voiture.

(pour le contexte également : au fil des années, dans le quartier, on a eu droit à des junkies squattant le local à poubelles et nous empêchant d’y entrer, ou plus souvent, des SDF forçant les portes cochères et de l’immeuble pour dormir, ce qui 1) coûte cher en réparations de portes 2) diminue fortement la sécurité de l’immeuble 3) coûte également cher en réparations de l’ascenseur, puisque ces gens s’en servent comme toilettes et que l’urine fait mauvais ménage avec les équipements électriques…)

Parisienne mais presque : les tendances de la manche

Les questeurs en tout genre s’adaptent eux aussi à un marché en perpétuelle évolution. Y’a-t-il des écoles de marketing de la rue? En tout cas, comme dans les autres domaines, il semble se dégager des modes.

Sélectif :

Au lieu de faire son discours à tout le wagon, il s’adresse individuellement aux voyageuses. Oui, parce que bizarrement, ce genre d’individu, qu’il soit jeune et réservé, ou moins jeune et moins réservé (voire un peu bourré) vise quasi exclusivement les femmes avec son baratin. C’est bien connu, les femmes ont plus d’empathie, elles sont plus faciles à apitoyer. Et moins susceptibles d’envoyer bouler les importuns.

On en re-discute, de l’éducation qui tend à rendre les femmes moins assertives, plus dans la compassion, la compréhension, l’entraide et l’écoute? Parce que merde, en fait.

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Offensé :

Lassés de se voir opposer un non immédiat, certains ripostent.
– Mais vous ne savez même pas ce que je vais vous demander !
– Si, de l’argent. 
– Mais non, ça va pas, je voulais savoir où était la rue Bidule. Faut arrêter d’être parano, c’est grave! De l’argent, j’en ai. (il fait tinter ses poches)
… alors quand tu as de l’argent, vraiment, tu as plutôt un compte en banque et une carte bancaire, et ça ne fait pas bling-bling dans les poches.

Nonobstant, comme je dis non d’emblée pour épargner mon temps et mon énergie et pas seulement mon argent, je ne réponds pas plus. Je me remet sur mon téléphone, et faute d’interlocuteur pour son passionnant débat, l’outragé repart. 2mn après, un autre gars descendu du square-à-migrant voisin vient lui aussi m’accoster pour me demander de la thune. Parce que je vis dans un quartier où stationner dans la rue plus de 3mn se traduit invariablement par un démarchage de ce type. D’où ma réaction sus-citée. Ce n’est pas du préjugé, c’est de la statistique. Du post-jugé.
Je grommelle et m’en vais, et croise 50m plus bas le casse-pieds précédent, en train de discuter avec 3 potes, stationnaires. Sans téléphone à la main, ce ne sont donc pas des dresseurs Pokemon en goguette. Et pas dans la rue Bidule, ce qui me confirme que l’autre a juste voulu me donner mauvaise conscience.

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Humanitaire :

A la rubrique de la manche, je classe aussi les démarcheurs des diverses organisations caritatives : Croix Rouge, Samu Social,  etc.
Qui vous demandent hypocritement si vous avez une minute, alors que ce qu’ils veulent réellement, c’est non seulement vos sous, mais aussi toutes vos informations personnelles pour les revendre à d’autres organisations, ainsi que vous engager à des dons mensuels.

D’une manière générale, il faut se poser des questions sur le business model d’un organisme caritatif qui paie des gens pour demander des dons. Plus exactement, il faut se rendre compte que C’EST un business model…

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Agressif :

Celui qui t’interpelle dans un quartier touristique « Ah ben pour faire du shopping, on a de l’argent, mais quand il s’agit d’aider son prochain, c’est non! »

Mais ouate de phoque?
Ah oui je te confirme : si je vais au boulot, c’est pour gagner ma vie et le dépenser pour la rendre plus agréable, pas pour entretenir tous les miséreux de la planète. Vu que 1) je le fais déjà avec mes impôts, si ceux-ci sont mal répartis c’est pas mon problème 2) si je donnais 2 balles à chaque mendiant que je croise, j’aurais dépensé tout mon salaire en une semaine et enfin 3) fondamentalement, je n’en ai pas envie. Surtout mon prochain qui m’interpelle agressivement.

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Ambitieux :

Drame de l’inflation: une dame de 60 balais parlant bien a passé 5mn à m’expliquer qu’étant à la rue, elle doit 12 nuits à l’hôtel « pas cher » où elle loge, et que d’habitude elle trouve des gens pour lui payer une nuit ou deux par carte bancaire (60 eur). Mais que le directeur lui a dit que si elle payait en espèces il lui faisait cadeau de 2 nuits (40 eur). Et donc elle me demandait si je ne pouvais pas lui filer 700 eur en liquide. Quand j’ai dit non parce que c’est une grosse somme, elle m’a demandé si je ne pouvais pas demander autour de moi pour rassembler l’argent.

Bon déjà, à une époque les SDF demandaient 1 euro ou 2 pour rester propre. Même les plus abîmés et énervés, quand ils parlent de se payer une chambre d’hôtel, disent qu’il leur manque 10 ou 15 eur pour une nuit. Et c’est curieux comme dans ses explications, le prix de la chambre semble varier d’une phrase à l’autre. Mais demander la moitié d’un SMIC en liquide? The fuck? Et y a des gens qui te paient des nuitées? Des gens trouvés comme ça dans la rue? …. (quelques jours plus tard, je l’ai recroisé, elle convaincait un type de venir lui payer une nuitée).

Leçon de vie : ne te fais pas chier à demander petit. Pourquoi quémander 1 eur pour une baguette quand tu peux te faire payer un 2 étoiles?

Filou :

Depuis quelques années, on assiste aux très vieilles méthodes d’extorsion de fonds des rues. Parmi elles, l’arnaque à la bague. Devant vous, un badaud se baisse  pour ramasser une bague avec ostentation. Il vous la montre, un gros anneau bien lourd, et vous indique le poinçon censé indiquer que c’est de l’or. Et il vous indique qu’il ne peut pas le garder, vous l’offre, et demande de l’argent en échange. Ils tablent évidemment sur la cupidité de la victime, et le fait qu’une fois la supercherie dévoilée, celle-ci ne pourra pas se plaindre puisqu’elle avait compté escroquer le badaud en lui échangeant un bijou en or contre de la monnaie…

Comprachicos :

Encore une méthode qui ne date pas d’hier : j’en avais découvert l’existence au collège dans une note de bas de page de Lagarde & Michard d’une lettre d’Arthur Rimbaud. Je croyais la technique reléguée au passé, à la Cour des Miracles. Mais elle est revenue par l’Est. Elle consiste à faire mendier des éclopés, grands brûlés etc. Et vrais ou faux sourds.

Moralité : quand on sort à Paris, il vaut mieux s’isoler dans sa bulle

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Le Petit Bonheur Hebdomadaire #24

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine. Retrouvez le sien et les autres ici.

Un compte Instagram dont le nom m’a fait rire

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« Cagouilletour » . Dédié au tourisme à la Rochelle, oeuvre de deux étudiants Rochelais, Emma et Nicolas, qui ont aussi un blog et un Facebook.

« Cagouille » est un terme charentais pour désigner les petits escargots communs de la région, que j’avais déjà exhumé de mes souvenirs dans le 18e épisode des Petits Bonheurs.

Mon plus gros succès sur Twitter cette semaine

… était une réponse parfaitement débile à une excellente @nanofiction (compte de Axolotl dédié aux histoires qui tiennent en un seul tweet) :

2018-04-11_mycose art fresque

Une journée qui commence mal et finit bien

Vendredi je voulais finir ma journée tôt parce que la semaine de boulot avait été particulièrement longue. Du coup évidemment, le vendredi a été pire, et j’ai fini à 19h. Mais en sortant, j’ai vu un raid Pokemon pas loin sur mon chemin, j’y ai rejoint des dresseurs. Une fois le raid fini, l’un avait un bon plan pour le jeu (tip : y’a une quête pour choper un Leveinard rue d’Armaillé près des Ternes / Champs Elysées). On y va, on le chope, on se sépare pour rentrer chacun chez soi, je remonte vers Etoile pour choper le métro… Et que vois-je sur mon radar? La silhouette dodue d’un Ronflex sauvage! Je n’en ai vu que 2 ou 3 fois en sauvage depuis le début du jeu, pour vous dire. Donc je fonce jusqu’à l’endroit indiqué, et plop, après y avoir passé la moitié de mon stock de baies Framby dorées et d’hyperball, dans le pokesac le gros Ronron! Belle bête en plus (IV dans les 70%, c’est peut-être un détail pour vous et un tocard pour les amateurs de 100%, mais pour moi ça me va, surtout qu’il est déjà plus ou moins au max. Prêt à être déposé en arène).

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Le Petit Bonheur Hebdomadaire #23

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine. Retrouvez le sien et les autres ici.

Mon petit bonheur de la semaine a été de pouvoir ENFIN (2 jours avant la fin) voir l’exposition « l’Art du Pastel de Degas à Redon«  au Petit Palais, dont l’affiche me faisait de l’oeil depuis le début. Avec un peu de bol, j’arriverai à faire un article dessus histoire que vous puissiez en profiter un peu si vous n’êtes pas sur Paris ou n’avez pas le temps de braver la file d’attente du dernier week-end…

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Genzo superstar

Et puis le reboot d’Olive et Tom, Captain Tsubasa 2018, a commencé sa diffusion au Japon le 1er avril (ça ne s’invente pas et ce n’est pas un poisson). Le site de streaming legal Anime Digital Network va diffuser les épisodes 1h après la diffusion au Japon (en VO non sous-titrée), et pour les brêles en nihongo comme moi, en VO sous-titrée le lendemain de chaque épisode. Les 4 premiers épisodes sont visibles sans abonnement à Anime Digital Network.

J’ai donc pu voir le premier épisode, et en gros c’est tout pareil au manga, mais ça se passe maintenant au lieu des années 80, les graphismes sont plus colorés et l’animation de meilleure qualité, et… ils ont changé quelques détails. Comme par exemple, ce qui a fait le tour du fandom : lors du défi de Genzo Wakabayashi aux capitaines des différents sports du collège Nankatsu (défi dont l’enjeu est l’utilisation du terrain de foot municipal, que Genzo réclame pour l’équipe seconde de son école…), en sus des lanceurs de base-ball, de rugby etc, il s’offre le luxe de dévier… un javelot!

On n’a pas encore vu de match, donc difficile de dire s’ils ont gardé les terrains de 10 km de long, mais en tout cas, au niveau du réalisme, on a d’ores et déjà dépassé les bornes du WTF pour se diriger vers la frontière du WTFLOLILOL à la vitesse d’un tir de Mark Landers.