Carnet de comptoir : amitié toxique

Conversation de café entre deux amies, une jeune l’autre moins.

Alors que jusqu’ici le ton était feutré, la jeune « On dirait que tu me juges parce que je n’aurais pas pris de tes nouvelles, alors qu’on est là, je t’ai appelée. »

La vieille : « Oui ben tu ne t’intéresses pas vraiment aux gens ».

« Attend, et le nombre de fois où je t’ai proposé de sortir? Ne dis pas que je n’ai jamais pris de nouvelles, c’est pas ma faute si tu refusais à chaque fois. »

« Eh ben peut-être que j’aurais préféré sortir! Mais je ne pouvais pas. » Suit une explication indistincte à base de dépression, dont apparemment elle vient seulement de parler à la Jeune ce jour.

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La Jeune : « Alors ne me reproche pas de ne jamais avoir appelé! Si à chaque fois que je te propose de sortir tu m’envoie balader, au bout d’un moment je me dis que tu n’as pas envie. Et tu ne m’as jamais appelé non plus, alors ne me dis pas que c’est moi qui m’en fiche. »

Vieille : « Tu aurais aimé que je t’appelle? » (d’un ton agressif comme si la réponse négative allait de soi)

Jeune (visiblement bouleversée, en rassemblant ses affaires) : « Oui, c’est ce qui se fait, entre amies! ».

Elle se lève et s’en va, les larmes aux yeux. Syndrome du « Si je reste, je vais balancer des trucs encore plus vaches et je veux ménager la personne ».

Vieille se lève à son tour, en prenant son temps. Aux quelques clients qui ont assisté à la scène, elle adresse un sourire narquois style « Oh la la y a des gens qui réagissent bizarrement » et dit à personne en particulier, d’un air satisfait : « Il y a des choses qui doivent être dites ».

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Oui. Il y a des choses que je t’aurais bien dit, en l’occurrence, bien qu’on ne se connaisse pas. Quand on n’a qu’un aperçu de 5 minutes d’une histoire, c’est dur de prendre parti.

Ceci étant dit, je vais le faire quand même, parce que ça me rappelle des choses.

Primo, et info : si quand on t’appelle, tu ne dis rien et tu ne veux voir personne, on ne va pas se pointer chez toi avec du sérum de vérité pour te faire parler. Il y a des gens qui ont besoin d’espace. Et les êtres humains ne sont pas télépathes.

Secundo, c’est vrai qu’avec la vie de tous les jours, le temps passe vite et il est compliqué de rester en contact. Mais si c’est toujours l’autre qui fait la démarche d’appeler, et qu’en plus quand elle le fait tu refuses de la voir, tu es très mal placée pour lui reprocher de ne pas se soucier de toi.

Tertio, des deux, il y en a une qui a l’air de prendre ça plus à coeur que l’autre, et ce n’est pas toi.

Quatro, j’espère pour la jeune qu’elle va arrêter de se fatiguer à essayer d’être ton amie, vu que tu sembles faire partie de cette catégorie de gens qui estiment que tout leur est dû et qu’il faut les entourer de mille attentions, alors qu’eux ne font jamais d’efforts. Casse-toi pauvre conne.

Je regrette un peu de ne pas avoir pu signifier ma compassion à la jeune.

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Elections, abstentionnisme et psychologie élémentaire

Hier, j’ai voté, fait mes courses, fait diverses corvées ménagères et joué à Pokemon Go et Sailor Moon. Je vous laisse deviner quelle activité m’a paru la plus dénuée de sens.

J’ai voté et je ne vois pas de quoi me vanter. Vu que j’ai aussi peu de foi en les électeurs que les candidats. Donc sauf si Klaatu débarque et réclame le gouvernement de la planète (quoique personnellement, je préfèrerais le Patricien)… le résultat devait forcément me décevoir.

J’ai voté, en traînant les pieds, pour quelqu’un en qui je ne crois pas vraiment mais ce n’est pas bien grave parce que je savais qu’il ne serait pas au second tour. C’est ce qu’on appelle un vote de protestation.

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Jeremy Irons incarnait le Patricien dans The Colour of Magic

Je n’ai quasiment pas suivi les médias hier, parce que je savais qu’ils allaient passer la journée à nous soûler de remplissage, n’ayant ni infos ni le droit de donner celles qu’ils ont. Palme du foutage de gueule à cette émission télé du matin où on nous a doctement expliqué que ça ne servait à rien d’essayer d’avoir des infos par les réseaux sociaux (le fameux hashtag #radioLondres de Twitter), parce que « non mais c’est impossible d’avoir des résultats avant la fermeture des bureaux de vote puisqu’aucun bulletin ne sera ouvert avant », et « les sociétés de sondage se sont engagés à ne réaliser aucun sondage de sortie des urnes ». Les sociétés de sondage opérant pour les médias français, non? Pas sûr que les médias étrangers se soucient des petites bizarreries du CSA.

C’est drôle et pathétique, cette tentative des médias officiels français de tenter de décrédibiliser les réseaux sociaux et les médias étrangers qui auraient des infos avant eux. « Mais euh! C’est à nous de l’annoncer euh! Restez sur nos chaînes à écouter nos experts sortis de la naphtaline vous endormir pendant 3h de bouche-trou et de suppositions dignes du Café du Commerce ».

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Vetinari dessiné par Paul Kidby

Sinon aussi, sur les réseaux sociaux, donc, entre deux « a voté » avec photo de l’enveloppe, de la carte d’électeur, voire du bulletin, il y avait tous les appels morigénateurs à ne pas céder au premier tour à la sirène de l’abstentionnisme, qui est bien sûr faire le lit de la bête immonde machin bidule.

Je ne suis pas abstentionniste, mais je les comprends. Ce ne sont pas eux qui nous ont foutu dans la merde où on est. Ce sont les politiciens que vous voulez qu’on cautionne à nouveau en votant pour eux.

Alors le discours « Si vous ne votez pas, vous n’aurez pas le droit de vous plaindre »? Mais voter blanc, C’EST se plaindre. Le fait que le vote blanc ne soit compté que comme une abstention est uniquement une façon pour ces putains de couillons incompétents en col blanc qui tiennent les partis de nier le plus longtemps possible à quel point ils sont peu légitimes. Si vous votez pour eux, vous pouvez fermer vos mouilles, par contre, ça nous fera des vacances.

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J’ai voté presque à toutes les élections depuis que je suis en âge de le faire, mais il me semble qu’il y en a une où j’ai jeté l’éponge. Ca me faisait trop mal aux fesses de perdre une demi-heure de ma journée à faire la queue pour voter dans un scrutin joué d’avance, alors que même si « mon » candidat était élu, ça m’aurait fait suer presque autant que de voir gagner son concurrent, donné largement en tête.

Et à chaque fois, rétrospectivement, j’ai eu l’impression de l’avoir eu dans l’os. Ou autres chose.

Au deuxième tour ici, je vais forcément aller voter, mais croyez-moi : ça me fait mal aux fesses. Parce que le socialiste de droite, je le sens mal (ça me fait toujours bizarre quand ils parlent de lui en le présentant comme étant de gauche. Non mais sérieusement).

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Mais bon, déjà, si le parti qu’il ne faut pas nommer gagne, ce ne sera pas la faute des gens qui n’ont pas voulu choisir entre la peste brune et le choléra en costard. Ce sera dans l’ordre la faute :

  • des politiques traditionnels qui se sont totalement décrédibilisés à force d’être incapables d’empêcher la situation des classes moyennes et pauvres d’empirer année après année (non qu’ils essaient bien fort, remarquez), ET en piochant dans la caisse de façon tellement éhontée qu’ils sont tout étonnés quand des fois ils se font gauler la main dans la boîte à gâteaux.
  • des gens qui votent pour le dit parti, donc.
  • de ceux qui pourraient voter pour l’autre candidat.

Et méfiez-vous avec les discours moralisateurs : à force de gonfler les gens, vous pourriez motiver des abstentionnistes à aller voter pour le parti que vous conspuez… Ce serait ballot(age).

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J’ai 25 ans, je ne veux pas d’enfants et tout va bien, merci.

Puisque c’est le jour des oeufs… c’est comme si je l’avais écrit ! (Avec moins de grossièretés et un âge différent)

La sociophobe

J’ai 25 ans et je ne veux pas d’enfants. « Toujours pas ? », les gens me demandent avec un air interloqué. Puis, ils ajoutent : « ça viendra », pour me rassurer, mais aussi et surtout pour se rassurer. Rejeter la maternité, c’est violer la norme. Rejeter la maternité, c’est mépriser le bonheur supposé de ceux avec qui nous partageons notre vie quotidienne. Rejeter la maternité, ce n’est pas normal. Ne pas être mère, ne pas le vouloir, est considéré comme une transgression. Et toi, ça va sinon ? Moi ça va très bien, je vous assure. Et même si l’on suppose à celle qui ne veut pas enfanter un passif douloureux ou une défaillance physique, croyez-moi, ça va on ne peut mieux. Ne pas vouloir être mère ne relève pas nécessairement d’un traumatisme ou d’une soif de révolte.  Tout le monde peut s’octroyer le droit de ne pas rendre la vie…

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Technologie : trop de progrès tue le progrès 

Je suis passée de OneNote (l’outil de saisie de notes synchronisé multi-plateforme de Windows) à Google Keep (son équivalent Google et j’espère qu’ils touchent des droits d’auteurs) parce que sur Android, le premier gérait mal le mode hors connexion (alors que sur mon Lumia, ça marchait nickel). Or j’écris surtout dans le métro.
Depuis la dernière mise à jour, Google Keep fait pareil. La plupart du temps, au lieu de me restituer mes textes, il m’affiche un écran blanc, incapable de récupérer les textes quand on est dans les tunnels, synchro aléatoire (cad qu’il perd des paragraphes parce qu’il recharge ce qu’il y a en ligne au lieu de conserver le plus récent saisi hors ligne).
GoogleKeepRien
Alors les développeurs à la con: mobilité, ça veut dire gérer aussi quand il n’y a pas de connexion, bordel de merde!
Oui je sais, ça n’arrange pas les Big Brother qui veulent que tout soit sur le Cloud de mes fesses à la merci du premier bidouilleur venu (coucou Apple), ni de ceux qui affichent des pubs pour rentabiliser leur appli. Mais une appli téléphone qui ne peut marcher QUE connectée ne me sert à rien! Vous vivez dans la pampa ou quoi?
fuck multiple
Idem pour les enregistreurs numériques. Sur les magnétoscopes (les jeunes, demandez à vos parents de vous expliquer le concept), on choisissait l’heure de début et de fin d’enregistrement. Les constructeurs ont ajouté de l’intelligence artificielle censée aider dans la programmation.
Donc déjà, il faut attendre que le bouzin se connecte à l’interweb cloudesque pour récupérer les infos des programmes. Ensuite vous sélectionnez celui que vous voulez. Et naïvement, vous vous dites que c’est bon, parce que bon, c’était déjà assez galère de trouver le menu d’enregistrement dans leur interface « intuitive ».
Je m’en sers rarement, mais je me suis souvenu pourquoi la dernière fois que j’ai essayé : avec son intelligence artificielle qui choisit à ta place les heures de début et de fin d’enregistrement, d’après les programmes communiqués par les chaînes, il s’arrête systématiquement avant la fin. Ben oui, l’ordinateur, ça ne prévoit pas de marge d’erreur. Alors que moi, connaissant l’âme humaine et la télé française, je le sais, qu’il ne faut pas se fier aux horaires…
Anna Wintour anim
A force de déléguer des tâches à l’intelligence artificielle, ils ont perdu la leur, on dirait.

Parisienne mais presque : les émissions de déco, j’aime ça (en général)

Je n’aime pas la télé-réalité du style Les Anges ou Secret Story, parce que la débilité humaine me donne assez d’envies de meurtres dans le métro pour que je ne veuille pas consacrer une seconde de plus à des neuneus en mal d’attention.

Par contre, j’aime bien celles de décoration ou d’immobilier (Enfin, j’évite le Tous Ensemble de la Une, trop copié sur le modèle américain larmoyant, il ne faut pas pousser). Déjà, ça éduque l’oeil au potentiel de logements mal décorés, ça donne une idée de ce qui est possible en travaux, des prix du marché et des marges de négociations. Enfin, ça reste de la télévision, donc du spectacle, donc à prendre avec des pincettes. Et puis c’est un des rares types de programme télé qui ne donne pas trop envie de se suicider. Sauf quand ils présentent un logement parisien format clapier nécessitant un emprunt sur 20 ans et qu’ils disent que c’est une super affaire.

immobilier

Mais parfois, les deux (débilité et immobilier) se rejoignent.

C’est la pensée qui m’est venue en regardant cet « épisode » de D&COValérie Damidot venait en aide à une famille qui avait acheté une ruine, pardon, une longère de 130m2 en pleine campagne, sous prétexte d’avoir de la place et un terrain pour leurs 4 enfants, sans avoir l’argent pour faire les travaux qui s’imposaient.

Alors certes, à la base, les amis devaient les aider à faire les travaux. Sauf que, ô surprise, au bout d’un moment, ils ont dû en avoir marre de passer leurs week-ends à faire des travaux pour quelqu’un d’autre. D’autant qu’il s’était avéré que la charpente du plancher médian était pourrie, et la refaire dépassait les compétences de Bob le bricoleur du dimanche. J’oubliais de préciser : les joyeux parents qui voulaient donner une belle vie près de la nature à leurs enfants, ils ont choisi un bled où il fait un froid sibérien. Du coup, ruine sans isolation qui prend l’humidité dans une région glaciale => factures de chauffage exorbitantes rien que pour avoir 17°C dans 1 ou 2 pièces => plus de sous pour payer des travaux. Ils s’entassaient donc dans deux pièces, parce que c’était tout ce qu’ils arrivaient à chauffer, vu qu’il manquait carrément des murs.

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Vu tout le boulot qu’il y avait pour rendre ce tas de briques vivable, ils auraient eu presque aussi vite fait de faire une nouvelle maison. L’équipe de D&CO a d’ailleurs tout cassé pour faire un plan de sol qui soit celui d’une maison, pas d’une grange avec 2 pièces et un grenier. Ils ont percé le toit et les murs pour faire des fenêtres (ben oui, une longère, c’est un habitat paysan conçu avant le double-vitrage pour conserver la chaleur dans la mesure du possible avec de la pierre, donc avec le moins d’ouvertures possibles).

Mais surtout, on est censé être désolés pour la famille. Ils ont l’air gentils, mais il faut arrêter d’être bêtes, aussi. Pourquoi acheter un truc aussi énorme? Personnellement, j’aurais opté pour « plus petit et plus dans nos moyens », et habitable au moment de l’achat. Enfin déjà, ce n’était peut-être pas une bonne idée de faire 4 enfants avec un seul salaire insuffisant pour les élever dans de bonnes conditions.

Quant à l’après D&CO, je ne suis pas convaincue : quand la porte automatique de la salle de bain high tech tombera en panne, il faudra qu’ils prennent un crédit pour la remplacer. A moins qu’on ne leur coupe l’électricité d’ici là, parce que les factures vont être salées, avec 130m2 à chauffer (dont un salon-cathédrale sur 2 étages) et éclairer, le home cinéma de la salle de jeux des mioches, etc… Eh, vous auriez peut-être dû penser à leur aménager une partie séparée à louer histoire de payer les charges.

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Ca va être pratique à chauffer, ça…

 

A l’inverse sur le spectre immobilier, il y a la Maison France 5, plus bobo boubourge, vu qu’ils ne paient pas les travaux mais uniquement les architectes d’intérieur. Je ne critique pas : je regarde les deux. Mais comme ce sont donc des spectateurs qui ont un peu de moyens qui font appel à eux, ce sont parfois des clients avec des « first world problems«  (cherchez en donc des exemples sur Google si vous ne connaissez pas le principe). Par exemple « Roxana », qui vit dans un grand appartement récemment aménagé par un architecte d’intérieur. Elle a contacté l’émission pour que leurs architectes résolvent son problème : elle trouve « que son espace à vivre manque de chaleur ».

C’est vrai. Pourtant, l’architecte d’intérieur a suivi à la lettre tous les codes à la mode : tons taupe, chocolat et je ne sais quels autres termes pour dire « un genre de beige marron passe-partout », banquette qui fait rangement, séparation en verrière façon atelier avec la cuisine ouverte… Je n’ai pas retrouvé de photo de l’émission, imaginez ça en plus tassé.

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Le salon de Roxana était plus petit

Mon diagnostic (gratuit), c’est que tu as trop de place, pas assez de meubles, tous bas, et rien sur les murs, et c’est trop bien rangé et trop calqué sur les modes du moment. Du coup on dirait un showroom Roche-bobois. Laisse donc un peu de bazar s’installer, un magazine ou un livre traîner, un peu de personnalisation (si tant est que tu aies une personnalité, bien sûr…), tu verras, tout de suite, ton 5 pièces deviendra plus cosy et ressemblera plus à un endroit où on vit vraiment.

Oh tiens, en cherchant à illustrer cet article, je comprends maintenant pourquoi je trouvais toujours les décos de Mélanie Trinkwell dans l’émission laides et kitsch (je ne dois pas être la seule : elle n’a fait qu’une saison) : elle travaillait avec Maisons du Monde :

deco cloche

 

Parisienne mais presque : les sports d’hiver (j’aime pas ça)

D’après un sondage rapporté dans les journaux qui s’ennuient entre deux attentats, « Seulement 8% des Français partent aux sports d’hiver ». C’est vrai que c’est étonnant compte tenu de la couverture médiatique accordée au marronnier des départs au ski, des premières neiges, des dernières neiges, de la météo des neiges, des patrons de station de ski qui trouvent à occuper les touristes quand il n’y a que de l’herbe qui poudroie, et que la saison elle est pas terrible, mais qu’elle est pas si mauvaise comparée à il y a 2 ans, et autres lieux communs. A croire que les journalistes de télévision font tous partie des 8%, et s’étonnent donc quand un sondage leur remet sous le nez qu’ils sont une minorité dans ce cas.
Sans doute que les autres :
– n’ont pas assez de congés
et/ou
– n’ont pas assez d’argent
et/ou
– n’ont pas envie d’aller se geler les miches ni de manger de la raclette
anim_anna walks frozen
Du ski, je n’en ai fait qu’une fois : du ski de fond en classe de neige au primaire quand j’habitais dans le massif Central. Je me souviens d’avoir détesté me traîner des ski lourds alors qu’en marchant j’aurais avancé plus vite, et m’être retrouvée les fesses mouillées de neige fondue après une chute de trop. Parce que peut-être qu’Elsa, « the cold never bothered her anyway », mais moi, il me bother vachement beaucoup. J’en ai eu ma claque : j’ai déchaussé, mis les skis sur l’épaule et je suis retournée à la station en laissant mes camarades finir le circuit.
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C’est mon meilleur souvenir d’école : d’abord, me retrouver seule dans la forêt hivernale, à marcher sur de la neige encore intacte. Sentir craquer sous mes grosses bottes de ski les branchettes et la couche de neige givrée, seuls bruits dans le calme de la nature que ne troublaient plus les ordres des profs de gym, ni le blabla des autres élèves. Et une fois rentrée au gîte, les voir tous revenir trempés et fourbus, devant faire la queue pour rendre leur matos. Alors qu’étant arrivée 1h avant le groupe, je n’avais mis que 2mn à rendre mes skis honnis au stand de location… Moi, j’étais déjà en train de boire mon chocolat chaud, à y tremper mes Choco BN réglementaires de collectivité (vous savez, ceux en sachet « individuel » de deux), emmitouflée dans des vêtements secs  et chauds. Le bonheur. J’en souris encore. Ah les cons!
anim_chocolate_Frozen
Je crois que je me suis faite engueuler par le prof quand ils sont revenus (il n’avait pas vu que je partais), mais je ne m’en souviens pas, je ne regrettais pas DU TOUT. Ca a été instructif, notez  : j’ai appris à la fois que je détestais le ski de fond et que des fois, se rebeller et faire ce qu’on voulait, c’était la meilleure chose à faire. Notez bien que je n’ai de toute façon jamais considéré « faire comme les autres » comme une bonne raison de faire quelque chose.
anim_miley cyrus_who you are

Mais?! Je suis d’accord avec Miley Cyrus?! Oo

Depuis que je travaille à Paris, je suis environnée de collègues qui, pour beaucoup, attendent impatience l’hiver pour partir au ski. Et je comprends encore moins : à Paris, on passe son temps entassés à piétiner dans des files d’attente : pourquoi payer un SMIC pour aller faire la même chose dans le froid et la neige ? Oui ok il y a les descentes, mais c’est comme à Disneyland, 1h d’attente pour 5mn de ride. Sauf qu’en plus tu te gèles, la réverbération du soleil sur la neige fait mal aux yeux, et tu paies des prix exorbitants pour des services nuls. Autant rester à Paris. Et aller à Disneyland.
(et sinon, j’ai découvert en cherchant à illustrer cet article qu’il est sorti en 2006 un film d’horreur intitulé Black Sheep, sur un mouton tueur créé par manipulations génétiques.

Joe Dante à la Cinémathèque : Master Class et The Second Civil War

Le réalisateur américain Joe Dante (Gremlins, HurlementsL’Aventure intérieure, Small Soldiers…) était à Paris le premier week-end du mois de mars, pour une double actualité à la Cinémathèque de Paris : d’une part, une rétrospective qui lui est consacrée du 1er mars au 1er avril 2017, et d’autre part, en tant que parrain du 5e Festival International du Film Restauré (#FIFR2017), du premier au 5 mars.
J’avais raté la mise en vente des billets, et la master class du 4 mars était évidemment sold out quand je l’ai vue. J’avais donc prévu à la place un rallye pédestre matinal. A 12h28, alors que je terminais celui-ci sous une pluie battante, je vois que la Cinémathèque vient tout juste de poster sur son compte Twitter la remise en vente de 40 billets pour la master class. Le temps de calculer si j’avais le temps d’aller à la cinémathèque en métro, je commande sur mon smartphone (comment on faisait avant Internet?…), et donc à 14h, je me retrouve salle Henri Langlois, pas maquillée et trempée comme un chat qui a dérapé dans une baignoire. (non, ce n’est pas une photo de moi ci-dessous)
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Joe Dante avait choisi de montrer un téléfilm qu’il a réalisé en 1997 pour la chaîne HBO, The Second Civil War, en préambule à une master class animée par  Jean-François Rauger, avec la traduction simultanée de Pierre Hodgson.
Celle-ci a duré une bonne heure et demi, durant lesquelles on ne s’est pas ennuyé une seconde, Joe Dante étant aussi apte à faire rire et réfléchir son public en vrai que dans ses films.

Le film

the second civil war joe dante

The Second Civil War est, comme beaucoup de films de Joe Dante, un objet étrange qui oscille entre farce et drame. L’histoire se passe dans un futur proche. Les USA font face à plusieurs vagues d’immigration suite à diverses catastrophes écologiques et sanitaires en Chine, au Salvador. Le gouverneur de l’Idaho, Jim Farley (Beau Bridges), élu sur le vote populaire, décide de fermer les frontières de son état pour empêcher une association humanitaire d’y amener des orphelins du Pakistan. Le gouvernement réagit, mené par un président falot qui se laisse guider par un lobbyiste communicant pas toujours de bon conseil (James Coburn). On suit la couverture médiatique qui en est faite (voire aggravée) depuis les studios de NewsNet, une chaîne de télévision. En coulisses, le gouverneur est bien moins intéressé par la seconde guerre de Sécession qu’il est en train de déclencher que par son histoire extra-conjugale qui bat de l’aile : sa maîtresse, Cristina Fernandez, qui représente NewsNet en Idaho, refuse de le revoir, écoeurée par son discours anti-immigrant alors qu’elle-même est mexicaine. Tous les personnages apportent un éclairage différent aux événements. On rit beaucoup, mais de plus en plus jaune, alors que la catastrophe qui se déroule fait écho à ce qui se passe aux USA et en Europe actuellement.
 THE SECOND CIVIL WAR gets a standing ovation at the @cinemathequefr
Le film (et son réalisateur) ont eu droit à une standing ovation, que Joe Dante s’est empressé d’immortaliser pour poster la photo sur son compte Twitter :

Citation du film :

« Americans vote for the sizzle, not the steak » – Les Américains votent pour le grésillement, pas pour le steak.

La master class

joe dante_2

Petit assemblage de mes notes sur cette fort divertissante master class :

Il est issu d’une génération qui a vu beaucoup de films avant d’en faire. Quand il était petit, les vieux films étaient le programme télé le moins cher.

« I loved anything that didn’t have a lot of grown-ups talking ».
J’aimais tout ce qui n’avait pas trop d’adultes en train de parler.

Il aime les dessins animés : quand il était jeune, Disney ressortait ses dessins animés tous les 7 ans pour une nouvelle génération (avant que la télé ne fasse ce travail. Ca et les VHS, Mr Dante).

« I always wanted to be a cartoonist. Then I went to an art school and they got that idea out of me. I was surprised I became a filmmaker ».

Fan de Mad Magazine, il s’est inspiré de leur style de dessins où il se passe plein de choses différentes dans tous les coins.

« A lot of things I loved as a kid that were considered as junk are now mainstream. »
En grandissant, lui et les autres enfants qui aimaient la même chose sont devenus le public principal et les réalisateurs, et ils ont reproduit ce qu’ils aimaient voir : comme les films de super-héros, ou Indiana Jones.

Quand il était à la fac, il vendait des pin’s de Roger Corman et Jean-Luc Godard (avec une guéguerre pour savoir lequel des deux avait fait le plus de films ). Roger Corman est le pape du cinéma de genre à petit budget. Ayant épuisé tous les talents de la côte Ouest, il a recruté sur la côte Est. Des amis de Dant étaient partis de New York pour travailler pour Corman, et Dante les a suivis. Il aimait le cinéma mais ne connaissait rien à la technique, n’avait jamais vu une caméra en vrai.

Il a réalisé pour Corman son premier film, Piranhas. Comme d’autres, il a appris à l’école Corman que la seule chose qui compte, c’est ce qui se passe entre « Action! » et « Coupez! ». Personne ne verra jamais le reste, donc il faut le réduire au minimum.

Est-ce que Corman était aussi radin que le veut sa légende ?

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8 avantages de m’être mise au Pilates

1. J’ai effectivement (bien que progressivement) moins mal au dos, ainsi que me l’avaient prescrit et prédit médecin et ostéopathe.
hamster yeah!

Ca marche!

2. J’ai une bonne excuse pour partir du bureau à heure fixe les jours de cours. « Ah désolée faut que j’y aille, j’ai mon cours de gym! »
3. Ca m’épargne les regards navrés de mes collègues sportifs quand je répondais par la négative quand ils me demandaient si je faisais du sport.
4. Je sais quoi faire pendant les stand-up meetings de la méthode Agile (je révise les exercices de respiration et posture Pilates).
Schtroumpf-grognon_original_backup

mon animal totem

5. J’ai enfin trouvé une utilisation pour la sacoche rigolote achetée en solde sur un coup de tête il y a 2 ans : sac de sport.

6. J’ai pu utiliser la carte cadeau offerte à mon dernier pot de départ (pour acheter des affaires de sport sans avoir trop l’impression d’être un pigeon).
7. Et aussi utiliser le gilet en polaire acheté essentiellement pour me tenir chaud pendant l’attente du concert de TH à Utrecht
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8. Je me sens tendance. Un peu en retard sur les tendances, certes, le Pilates a déjà quelquels années, mais JMEF (variante personnelle de OSEF), je fais ce dont j’ai besoin pour moi, pas pour les autres.

Sociologie du drama sur les réseaux sociaux 

C’est curieux : quand quelqu’un fait ou dit un truc qui t’agace sur un forum ou un rézosocial, si tu exprimes un avis publiquement sur le forum, c’est vache (enfin, tu reçois aussi souvent des soutiens en MP de gens qui sont d’accord avec toi, mais qui n’osent rien dire).
Si tu ne l’exprimes que sur ton propre FB / blog, c’est considéré comme lâche.
Mais d’expérience, le dire à la personne directement, que ce soit par PM ou en personne, ça ne change rien, si ce n’est que la personne se braque encore plus et que ça pourrit généralement le forum.
En gros donc, tu as surtout le droit de fermer ta gueule. Droit que n’applique hélas pas la personne qui t’a gonflé.
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Au final, comme je suis pour l’égalité des droits, et que je n’ai pas l’intention de choper un ulcère à me retenir de râler (je somatise nettement moins depuis que je râle plus, au boulot), je commente là où ça causera le moins de drama. Surtout quand je n’ai pas l’intention d’épiloguer 3h avec la moitié de la planète sur le sujet. Ni avec le sujet. Se battre contre des moulins à vent, hein…
Et dans la mesure du possible, j’évite, je « mute » (sur Twitter) ou je bloque les gens dont les déblatérations me tapent systématiquement sur les nerfs. J’en supporte assez dans la vie de tous les jours, je n’ai aucune raison de m’infliger ça sur les réseaux sociaux. La liberté d’expression, ça n’a jamais signifié qu’on était obligé de t’écouter, eh, dugland. Ni qu’on n’a pas le droit de pointer du doigt que tu racontes des âneries, du reste.
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Je comprends donc que les autres fassent de même. Et je m’étonne qu’un tiers leur fasse un procès d’intention dans ce cas. En général des tiers mal placés pour cela. Si si j’assume, je n’ai juste pas du tout envie de perdre davantage de temps sauf pour en rire ou me détendre en taillant des costards.
Et dans le cas de spécimens comme celui-ci (ce n’est même pas moi qui l’ait bloqué, mais il écrivait tellement de conneries que je suis allée voir sur son profil si c’était un vrai débile ou un troll… j’y ai trouvé ce post, et la conviction que c’était la première solution. Ca fait peur quand même), on perd des neurones rien qu’à essayer de discuter avec. Donc…
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Parisienne mais presque : je me mets au sport

Enfin, sport, c’est un bien grand mot : aux activités physiques à but de renforcement musculaire et relaxation, parce que je suis devenue un paquet de nerfs ambulant. Et les randonnées Pokemon de 5h ne suffisent pas à dénouer tout ça. Donc ce ne sont ni la recherche de performance, ni l’amour de la transpiration qui m’ont motivée, mais l’âge et la douleur.
Kiné et ostéo m’ayant conseillé le Pilates (oui, avec un S, ça vient du nom du fondateur de la discipline) et / ou le Yoga et autres activités zen, je me suis mise en quête de cours.

Première étape : trouver des cours

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Non sans mal : dans le quartier d’affaires où je travaille, les salles de sport sont plutôt axées sur le cardio-body-combat-pump-danstagueule sur musique boumboum de merde pour jeune cadre kinenveu (enfin, pour femme cadre kinenveu, plutôt. Les cours collectifs n’attirent guère les hommes). Pas vraiment ce qu’il me faut… Surtout qu’à la base, j’ai horreur du sport, et horreur en particulier des sports collectifs. Avec l’âge, l’horreur du sport s’est atténué en « pas envie », mais les sports collectifs et les vestiaires me rebutent toujours.
Miracle, néanmoins, j’ai trouvé une petite salle sur mon trajet qui propose différentes activités pile dans ma cible, dont certains dans mes horaires. Après un cours d’essai à prix réduit pour jauger les locaux et les profs, je me suis inscrite. C’est propre, sans prétention mais fonctionnel, certes un peu bobo mais pas non plus un repaire de secte, et dans mes moyens (cad que la qualité se paye pour ne pas être à des cours collectifs à 50 donnés par des touristes, mais ça va). De toute façon, une heure de Pilates ou de Feldenkrais à 5 ou 10 personnes revient moins cher qu’une séance d’une demi-heure chez le kiné. Certes, non remboursé par la Sécu.

Deuxième étape : s’équiper

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Pour le Pilates comme pour le Feldenkrais, vous pouvez limite y aller en jogging ou legging / chaussettes et t-shirt, tant que ça vous laisse votre liberté de mouvement. Il existe des tas d’accessoires, mais ma salle fournit tout l’équipement, y compris les tapis (que chacun nettoie après usage, à la fin du cours).
Pour procrastiner et se décourager, parcourir les magasins de sport est un bon moyen. De toute évidence, les industriels n’ont pas raté l’occasion de vendre plus cher des leggings et T-shirts moches en synthétique, sous l’argument qu’ils sont faits pour la pratique sportive. C’est vrai que le plastique cramé à la transpiration, c’est top… et puis ce n’est pas parce qu’on se met au sport qu’on veut être moulé façon saucisson, hein. Signer le formulaire d’inscription ne suffit pas à avoir illico la plastique de Jennifer Lopez.
Après m’être arraché les cheveux entre les yoga pants « one size fits none » de Décathlon et les vêtements de sport de compétition au prix d’un jean branchouille chez Go Sport, j’ai opté pour un pantalon de danse/yoga de la marque Danskin. Qui me fait rire parce que si je disais à mon moi de 15 ans qu’un jour j’achèterais ça…
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Pour marcher voire courir un peu (après les Pokemon. Il me faut une motivation) le week-end, j’ai aussi, après avoir essayé diverses marques, adopté les Reebok Sublite à semelle à mémoire de forme. De vrais chaussons. Quand le temps a fraîchi, néanmoins, je me suis rendue compte que la résille « transpirante » de dessus qui, en mode running, doit permettre au pied de respirer et à l’humidité de s’évacuer, se traduit en hiver et en mode « je marche vite en trottinant à l’occasion » par « putain j’ai froid aux pieds », voire en « raaah j’ai les pieds trempés, bordel! » quand on se prend une flaque par mégarde.
C’est toujours mieux que les bottes de neige achetées il y a une dizaine d’années chez Décathlon, je crois, qui avaient des trous d’aération du même genre… sous le pied. Parfois, je me demande si les concepteurs de chaussures ne sont pas tous des cul-de-jattes sadiques.

Troisième étape : les premiers cours

Parfois, l’un des profs a des commentaires qui me font me sentir décalée (ça faisait longtemps). Notamment tous ceux où il explique le type de mouvements qui font le ventre plat. Non mais je m’en fous de ne pas avoir le ventre plat si je n’ai plus mal aux dos et aux « espaces intercostaux », hein…

« On a tous plus ou moins fait du fitness, et… » – ah non, pas moi. Du coup le jargon des mouvements, hein… déjà, même quand ils expliquent le mouvement en détail, j’ai du mal à situer certaines zones. « L’os iliaque », je ne suis pas sûre d’où il est précisément. J’ai fini par regarder des planches anatomiques en ligne. Alors pour info : ci-dessous, l’os iliaque, c’est l’énorme machin qui comprend les parties 2, 3 et 4.
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Les ischions, c’est le 3

La population

Ceci dit il a raison : la moitié des participants me semblent être des nanas un minimum sportives, qui viennent ici en recherche d’une activité sportive plus ou moins intensive. Il y a aussi quelques hommes, sans doute guidés, comme moi, par des problèmes de dos et assimilés. Et des femmes non sportives idem. Claque m’en cinq, sédentaire !
Au Feldenkrais, il y a plus de la deuxième catégorie. Je ne connaissais pas cette discipline avant de mettre le pied ici, c’est assez proche du Pilates : une méthode basée sur les interactions entre muscles et squelette, destinées à rééduquer le corps à faire les bons mouvements, quand il travaille depuis trop longtemps dans de mauvaises positions. Comme au Pilates, et encore plus, même, on recherche des mouvements lents et contrôlés de faible intensité, plutôt qu’en forçant en vitesse pour se faire mal. Cerise sur le gâteau pour moi : l’une des profs a l’accent allemand, ce que je trouve hyper relaxant (Oui je sais, je suis bizarre).
On m’avait parlé de l’ASMR, Autonomous Sensory Meridian Response, que l’on peut traduire par « réponse automatique des méridiens sensoriels ». Les quelques vidéos que j’ai essayé ne fonctionnent pas vraiment sur moi, mais les « symptômes » décrits de « picotements/frissons dans la tête / le cerveau / la colonne vertébrale » correspondent à l’effet que me fait la langue allemande

Le bilan

Après plusieurs mois de cours suivis avec une régularité variable (cad qu’au début j’y allais trois fois par semaine, mais entre les gastro, vacances, imprévus de boulot etc, ça s’est un peu espacé…), ça va mieux. Quand je rate trop de cours et que les douleurs reviennent, je peux faire quelques exercices chez moi pour compenser. Il me semble aussi que je dors mieux, même si ce n’est pas systématique. L’idée étant plus celle d’une rééducation progressive du corps et des postures, ça fonctionne pas mal. Mens sana in corpore sano, un corps sain dans un sauna.

 

Et pour rester fidèle à l’esprit de ce blog, une devinette débile :

quel est le muscle préféré de Jean Gabin?

Réponse dans le prochain article si vous n’avez pas trouvé d’ici là.