Mode : en attendant la Saint Valentin

Esprit, je t’ai déjà dit ce que je pensais de toi, et ma foi, depuis, comme tu l’avais annoncé, tu sembles effectivement redresser un peu la barre dans l’esprit (justement). Foin des slogans pour pétasse bêtasse « Too pretty to work », on essaie de se détacher de la concurrence qui occupe déjà le créneau « Be stupid ».

Nonobstant, et bien que je soutienne à 100% l’idée de briser ce cliché qu’il faut absolument être la moitié d’un couple pour exister, en particulier à l’approche de la Saint Valentin, quand j’ai vu ce T-shirt :

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Je n’ai pas pu m’empêcher de compléter la phrase mentalement. Puis avec mes petits doigts dans pas-Photoshop. Pour ajouter deux lignes.

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C’était trop tentant.

Parce que les vêtements à message, c’est bien, mais à lectures multiples, c’est encore mieux.

Bill Kaulitz à Paris demain 29 septembre

Decode-LTD, qui s’occupe (mal) de la comm du chanteur de Tokio Hotel en tant qu’artiste solo, a annoncé hier en fin d’après-midi, heure française, que Bill Kaulitz serait demain à Paris.

Le chanteur, qui a sorti un EP en mai sous le pseudo de « Billy », dédicacera le livre photo accompagnant son clip éponyme « Love don’t break me » (hashtag #LDBM, non ils ne se sont pas trompés en écrivant BDSM). L’événement aura lieu à midi, en pleine fashion week, dans un lieu tenu secret qui sera annoncé ce soir (mais peut-être juste par mail aux heureux acheteurs).

Dans la foulée, il était possible d’acheter le livre en ligne pour la modique somme de 50 Eur, afin de se garantir une place à « l’exclusive event » sur le site Billyofficial.net. Mais pas très longtemps : 4 heures après l’annonce, il ne restait plus de place.

En même temps, à midi en semaine, à moins qu’ils n’organisent ça en bas de mon immeuble (de bureau), il y avait peu de chances que je puisse y assister.

Arrivé dans la journée, le chanteur a aussi combiné sa promotion avec le défilé FentyxPuma by Rihanna à l’hôtel Salomon de Rotschild ce soir. Donc gardez l’oeil ouvert si vous croisez une grande perche aux cheveux ras roses, avec une main tatouée façon squelette :

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Mode : l’Escapade Lancel pour ses 140 ans

La maison Lancel fête ses 140 ans avec une petite exposition itinérante, sous la forme d’un camion avec des extensions. Il est installé pour le week-end Quai de la Tournelle vers Saint-Michel à Paris.

A l’intérieur, le concepteur s’est inspiré de jeux de notre enfance pour rendre interactif ce voyage dans l’histoire de la marque, qui n’a pas fait que des sacs à main :
– taquin dont les pièces cachent des dates phares de l’histoire de la marque, pour recomposer l’image de l’emblématique sac Charlie.
– memory où on doit retrouver les paires de grands succès de la marque au fil du temps (pour la plupart exposés « en vrai » dans deux vitrines du milieu de l’expo, comme le sac-parapluie ou la radio portable).
– vieille TSF permettant d’écouter les tubes des années passées.
– panneau d’échantillon de matières (surtout des cuirs) servant à la fabrication des sacs.

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Plus de photos sur mon compte Facebook.

Une vidéo présente la fabrication accélérée d’un Charlie, d’autres écrans diffusent les publicités de la marque. En fin de parcours, des créateurs, graphistes etc., dont Marjane Satrapi, proposent leur réinterprétation de la marque. En laissant ses coordonnées (nom et email) sur un écran, on reçoit un jeton pour le « distributeur », qui permet de repartir avec une des cartes postales de l’exposition ou une carte surprise. Une jolie petite exposition, gratuite et ludique, dans la lignée d’autres initiatives de marques du luxe pour faire connaître leur patrimoine, comme le musée éphémère Chaumet, ou l’expo Vuitton de l’an dernier.

Le bus Lancel sera le week-end suivant place de la Bastille, et ira ensuite en balade :

  • Bruxelles du 21 au 24 septembre.
  • Nice du 28 septembre au 1er octobre.
  • Toulouse du 5 au 8 octobre,
  • enfin Lyon du 2 au 5 novembre.

Semaine de l’allaitement : les vêtements Mo House

Pour la Semaine de l’allaitement, je ferai une brève incursion dans un domaine qui ne me concerne guère. Je n’ai jamais eu l’intention d’avoir des enfants, je suis donc la dernière personne qui irait essayer de culpabiliser mes consoeurs pour leur dire d’allaiter, ou leur interdire de le faire au nom de la liberté des femmes. Mais dans ce domaine comme dans d’autres, je me sens en revanche concernée par le choix. Je tiens à ce que tout le monde ait le choix, entre autres, de vouloir ou pas des enfants, et de vouloir ou pas les allaiter, et de pouvoir le faire dans de bonnes conditions dans ce cas.

Aussi, j’ai regardé avec intérêt un reportage récent sur Mo House, une nouvelle firme nippone de vêtements d’allaitement. C’était diffusé sur NHK World – la chaîne japonaise du câble, mon refuge zen quand la télévision française me soûle. Parfait en période post-attentat.

mo house allaitement

Les vêtements chez Mo House sont conçus pour permettre d’allaiter en public sans rien dévoiler (idéal pour les mères pudiques, ou celles qui vivent dans des endroits où trouver de l’intimité est difficile : le reportage parlait notamment des femmes déplacées en refuge après la catastrophe de Fukushima), et sans froisser les gens qui s’offusqueraient de voir un sein servir à autre chose qu’à vendre du gel douche dans les pubs.

Ils sont fluides et superposés, parfaitement couvrants en temps normal, mais dotés de fentes judicieusement placées pour que, quand bébé a faim, maman puisse dégager un téton du soutien-gorge conçu spécialement par la marque (de style « cache-coeur », dans un tissu assez souple qui permet de simplement repousser le bonnet . Bon, j’avoue que la démo était faite par des Japonaises aux poitrines plutôt menues, j’ignore si c’est aussi efficace au niveau du maintien pour des poitrines plus fortes). Une fois bébé « branché à la pompe »,* plus rien ne dépasse. Et en plus, les vêtements sont beaux. J’avais presque envie de les acheter.

mo house allaitement 2

Problème: la marque n’existe pour le moment qu’au Japon. Mais ce serait pas mal qu’elle se développe, et que d’autres marques suivent son exemple.

Site Web (un peu buggé… mais avec des explications en anglais pour commander, j’imagine donc qu’ils expédient hors du Japon)

Page Facebook

* Oui, l’une des raisons pour lesquelles je ne tiens pas à avoir d’enfants, c’est que je suis imperméable à la magie de l’enfantement. Comme je le disais précédemment, pour moi, les enfants deviennent intéressants quand ils parlent, vers 4 ans.

Mode : Sacs à main: on en a plein le dos!

Après avoir causé des générations de scoliosés et de lombalgiques avec leurs it-bag King size, les marques réagissent à la demande et se lancent les unes après les autres dans le sac à dos citadin, version femme. Des sacs en cuir ou en synthétique, coordonnés au reste des collections, mais qui pèseront sur votre dos d’une façon symétrique. D’autant que les marques proposent des modèles de taille réduite, pour vous encourager à alléger votre fardeau. Less is more.

Petite sélection partiale de marques : Esprit, Fossil, Lancaster, le Tanneur :


Pour éviter l’aspect trop sport et décontracté, la plupart optent pour la forme de bourse, fermée par un cordon ou pas, avec un rabat. Je suis un peu sceptique sur la sécurité dans les transports, vue la densité de pickpockets à Paris, ou alors il faudra le transférer à l’avant façon kangourou. Ce qui n’améliore guère l’allure générale.

Même Fendi s’y est mis :

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Mais entre nous soit dit, monsieur Lagerfeld, et en dépit de l’estime que je vous porte, si c’est pour porter un sac à dos en tête de monstre, je prendrai plutôt le sac Toothless (même si malheureusement, la créatrice n’en fait plus) :

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(sauf que oui mais non. Sauf pour aller à Japan Expo ou autre occasion festive, je me suis trop habituée à me « déguiser » en citadine normale. Alors débourser 2500 euros pour passer pour une fashionista auprès des 2% de la population qui reconnaîtront le modèle, et pour une ado attardée aux yeux des 98% autres, ça ne me dit rien. On en rediscutera si je gagne au loto).

C’est quand même curieux: l’image de l’élégance, ce sont les talons vertigineux et le sac à l’épaule (ou au creux du coude à la parisienne fashionista – pour bien montrer la marque), et c’est exactement la combinaison optimale pour se bousiller la colonne vertébrale…

Victime de la mode : le blousull

Jamais à court d’imagination, les créatifs et les designers du prêt-à-porter ont inventé un nouveau concept pour tenir chaud dans les frimas de l’hiver (dernier, oui j’ai traîné à poster cet article), sans ébouriffer ta coupe de hipster à effet soigneusement coiffé-décoiffé (1 pot de gel et 1 heure chaque matin) : le pull cousu SUR le blouson en doudoune, avec capuche.

blousull

Le blousull.

Un blousull, quoi.
(et la geek en moi de rebondir « Parle-moi de ton monde natal, Blousull »).

Si par hasard vous avez compris la référence sans cliquer sur le lien, merci de le signaler en commentaires, je me sentirai moins seule sur ma planète désertique, à écouter les voix dans ma tête.

« Irulan, ta gueule! »

 

 

Post-scriptum Esprit (bis)

Le moins qu’on puisse dire, c’est que quand Esprit a répondu à ma lettre ouverte qu’ils essayaient de reconquérir la confiance des client(e)s français(es), ils ne plaisantaient pas.

Suite à l’article, j’ai reçu ceci (mug ajouté pour l’échelle).

C’est un jour à marquer d’une pierre blanche pour le blog : mon premier cadeau! Je n’ose pas appeler ça un partenariat: ils ne m’ont rien demandé, je n’ai rien demandé. Mais je suis bien élevée. Et cynique. Alors je suis partisane de signaler les bonnes surprises.

A l’intérieur, un grand sac cabas, qui pourra servir de sac de plage, c’est de saison. Il a l’air assez solide, en plus. Et avec un zip pour le fermer entièrement. C’est ce qui s’appelle prendre quelqu’un par les sentiments…

Merci Esprit!

PS du PS du PS (edit du 18 juin) : vous allez rire : je viens de me rendre compte, deux jours après, en voulant ranger le sac dans son sac de protection en attendant l’occasion de m’en servir… que le sac noir en toile pesait étonnamment lourd pour la matière. Et qu’il n’avait pas l’air vide. En fait, il restait des articles dedans, que je n’avais pas vus ^^ …

Donc en plus du sac, il y avait une écharpe en coton dans la même collection « Tropique » que le sac, des petits bracelets fantaisie, et un gentil mot. Ahem. Désolée de le voir seulement maintenant (l’écharpe est bien douce, pour une frileuse comme moi c’est l’idéal).

Post-scriptum : Esprit

Je ne m’y attendais pas – en tout cas pas à plus qu’un message standard du community manager « Nous sommes désolés que vous ayez eu une mauvaise expérience avec nous et espérons vous revoir bientôt en boutique », mais Esprit a répondu à ma lettre ouverte dont j’avais posté le lien sur leur page Facebook.

Esprit a répondu

Je suppose que je suis représentative de la clientèle qu’ils ont perdu, et qu’ils essaient de reconquérir. En tout cas j’apprécie le soin apporté à la réponse.

J’espère qu’ils ont conservé leurs créateurs, et qu’on donnera à ceux-ci les moyens de bien travailler pour recommencer à faire de la qualité.

 

Lettre ouverte à Esprit (la marque)

Cher Esprit,

avant toi, je n’ai jamais été accro aux marques. Un jour, il y a de ça 7 ou 8 ans, mon oeil a été attiré par un motif d’ailes blanches perlées sur un petit top noir tout mignon. Outre qu’il me rappelait quelqu’un, une fois essayé, il s’est avéré très bien coupé, avec de jolies finitions, chose qui devient rare.

Ce fut mon premier achat chez toi. Encouragée par cette bonne expérience, j’ai récidivé. J’ai découvert, petit miracle, que tu faisais des pantalons à ma taille. Cad que je n’avais pas besoin d’y faire d’ourlet, ils tombaient bien, et ils étaient même flatteurs à tous niveaux. Surtout, il faut bien l’avouer, au niveau médian. En clair, des pantalons qui faisaient de belles fesses.

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J’ai aussi acheté moults petits hauts qui, sur cintre, semblaient avoir une coupe improbable, mais qui, essayés en vertu de leur beau tissu, se révélaient canons et originaux une fois portés. Enfin des vêtements dont les concepteurs dessinaient pour de la 3D, et non pour habiller des cintres, justement. De cette époque, donc, je ressortais rarement de tes boutiques sans avoir acheté quelque chose ou repéré quelques pièces. J’en ai même acquis le statut Platinum de la carte de fidélité, chose rare chez moi qui suis à la fois raisonnable et infidèle.

Quand j’avais besoin de quelque chose en particulier (manteau, pull bien chaud, tailleur pour le bureau), je trouvais toujours un modèle qui me plaisait chez toi. On m’a complimenté pour mon nouveau style. Et moi, j’arborais fièrement ton petit sac rouge, même si la marque n’avait pas une grande notoriété. Je voyais de plus en plus de femmes en porter (la ligne hommes a été implantée plus tardivement en France, et sortait moins du lot, les pauvres ayant moins de choix que les femmes en matière d’habillement).

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Un de mes derniers achats de la marque, l’an dernier – non c’est pas moi sur la photo.

Et puis, il y a 3 ou 4 ans, tu as changé. Au visuel et au toucher, les matières n’étaient plus attrayantes, quand elles n’étaient pas carrément moches. Les finitions se sont faites approximatives. Les pantalons d’hiver par exemple n’étaient plus doublés sur toute la longueur, ou seulement sur le devant. Le prix de tes articles de maroquinerie était exagéré surtout pour ceux qui n’étaient même pas en cuir. Les collections ont adopté les mêmes tendances « n’importe quoi qui ne va à personne » que les autres marques – coupes essentiellement dictées par la recherche du profit, vu que les coutures et assemblages diminuent d’année en année. Mais bon, on nous fait croire que si la tendance de l’hiver dernier, c’était les pulls sans bouton ni ceinture, c’est parce que c’est tendance et épuré.

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DIY : Le kitsune du Tanuki

Grande procrastinatrice devant l’Eternel, j’ai enfin réussi à me faire mon T-shirt Kitsune. Non, pas la marque branchouille qui fait aussi de la musique, mais kitsune-le-renard, d’après un motif vu chez le Tanuki.

Il existait en décalcomanie pour ordinateur, et à ma demande, le Tanuki a pu en faire un transfert pour T-shirt. J’ai choisi des couleurs bien pétantes histoire que ça ressorte sur le noir: rouge et jaune holographique EasyFlex Spotlight.

Et après un peu de tirage de langue pour appliquer les différents morceaux de papier transfert (j’ai fait ça en 3 fois : le renard, 2 nuages x 2), voici le résultat (désolée, je n’ai pas réussi à prendre une photo bien nette) :

kitsune tanuki tshirt

J’en suis très contente, il claque bien! L’aspect plastifié / miroitant est bien lumineux. Je n’ai jamais utilisé ce genre de matière pour des transferts, donc j’ignore la durabilité. Je n’ai pas voulu risquer de le passer à la machine à laver avant usage.

Infime bémol : comme le motif n’était pas conçu pour ça au départ mais pour être posés en sticker sur un ordi portable, un des touts petits morceaux est resté collé sur la feuille, et un autre (le sourcil du renard) que j’ai pu décoller manuellement pour le remettre au bon endroit avant de passer le fer à repasser. Ca ne se voit pas parce que c’est vraiment un tout petit bout, mais il faut vraiment faire attention aux deux étapes de décollage, et bien suivre les instructions fournies.

PS : à l’usage, les parties très fines (comme le trait du haut de la queue) ont du mal à rester collées au T-shirt. Privilégier donc pour cet usage des motifs plus épais ou pleins!

Merci encore au Tanuki! 🙂