A propos fjva

Un blog pour parler des fans, en tant que sujet de société. Et puis des expositions, des concerts, des blagues débiles, des coups de gueule, bref, le quotidien d'une fan éclectique à Paris...

Love that portrait of 95′ Keanu Reeves by Jackie Sun

I’m currently KonMari-ing my computer of the 30 years of combined backups it holds. I had Internet early when I was at university, and at the time when it was still difficult for me to find good reads about my favorite celebrities (River Phoenix and Keanu Reeves), I saved articles about them. A lot of them went to the bin because they’re irrelevent so much later. But upon reading that one, unfortunately saved without the source, just the author’s name (Jackie Sun. If you read these lines, I hope you don’t mind me sharing your article. I loved it but I will remove it if you want), and since it doesn’t seem to be available online anywhere, I figured I should « save » it on this blog to share that insightul portrait of Keanu Reeves.


KEANU REEVES BELONGS IN THE CLOUDS
Keanu Reeves is a reactive actor. Keanu Reeves is a physical actor. Keanu
Reeves is a star. A Walk in the Clouds confirms that all three statements
are true.

Reeves is best in movie roles, where he mainly reacts to other characters or
events. He uneasily initiates action, but he exudes far more confidence as a
gorgeous, but modest object of desire. Gus Van Sant knew this in My Own
Private Idaho, when he made Reeves the callous object of River Phoenix’s
unrequited longing. Kathryn Bigelow knew this in Point Break, when she shot
the opening scene of Reeves expertly handling a rifle, in a black T-shirt,
tightened by the pouring rain. Jan De Bont knew this in Speed, when he
included that shot of intertwined Reeves and Sandra Bullock careening their
graceful way out from an exploding bus, onto the airport tarmac through a
tangle of gorgeous blood red ribbons. Alfonso Arau knows this in A Walk in
the Clouds.

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C’est classe les vieux, c’est vachement mystérieux

Une de mes voisines vient de déménager. Elle a plus de 80 ans, bon pied bon oeil, mais sans doute plus les moyens de payer le loyer de son 60m2 car elle déménage vers un studio. Je me souviens d’une fois où on avait discuté dans la cage d’escalier, il y a plus de 10 ans, elle se plaignait du bruit du café voisin qui l’empêchait de dormir les fenêtres ouvertes alors qu’elle travaillait à mi-temps, pour compléter sa retraite.

Enfin, en fait, moi je me souvenais qu’on avait discuté brièvement en quelques occasions, mais elle non, elle était même étonnée que je sache son nom. Il faut dire que je ne pense pas l’avoir époustouflé de mon éloquence à ces occasions. On a été voisines pas loin de 20 ans, mais comme souvent à Paris (et pour être honnête c’est une chose que j’apprécie en général), on se croise sans forcément se connaître.

Alors qu’elle procédait à un KonMari contraint et forcé pour vider son appartement de 60 m2 pour passer dans deux fois plus petit, j’ai vu défiler sous le porche (au cas où ça intéresserait quelqu’un) un assortiment de livres sur des sujets variés, mais avec quelques tendances récurrentes : l’Allemagne, la danse, la littérature et l’art.

D’habitude j’ai beau temps quand je vais en Allemagne… mais pas à Berlin.

Dans le dernier lot, je découvre aussi qu’apparemment elle s’était mis ou remis à l’apprentissage du Russe. Quand on s’est croisé, avant son départ, je lui en ai touché 2 mots, car j’avais récupéré (pour le feuilleter avant de le recycler moi aussi) un livre de photos sur Weimar (la ville, pas la République). Comme j’adore l’Allemagne mais que c’est une ville où je ne suis jamais allée, et que ça fait 1 an et demi que je n’ai guère pu bouger, ça m’a fait voyager en pensée. Elle m’a donc brièvement raconté qu’elle était professeur d’allemand, et qu’elle avait habité plusieurs années en Allemagne où elle enseignait le français, pour le coup. C’est ballot : si j’avais su, au lieu de me tartiner les cours de la mairie de Paris, j’aurais peut-être pu lui demander des cours particuliers. Dans ce qu’elle a jeté, j’ai aussi vu des Lagarde et Michard dont j’ai pensé que c’étaient les miens (enfin, ceux de ma mère dont je m’étais servie durant ma scolarité), mais non. Et même un petit livre des légendes du Rhin, qui est grosso modo une édition antérieure de celle que j’ai achetée à Cologne lors d’un séjour là-bas… A 40 ans d’écart.

Ca m’épate toujours quand je découvre que des gens âgés sont partis à l’aventure dans leur jeunesse à l’étranger comme ça, avant Internet, avant que le monde ne devienne tout petit, qu’on mette seulement 3h d’avion à rejoindre Vienne ou Berlin pour un tarif ridicule, quand on peut appeler ses proches à l’autre bout de la planète sans s’inquiéter de la note de téléphone, se renseigner à l’avance, remplir un tas de formalités administratives à distance… Certes, comme je ne suis pas non plus un perdreau de l’année, les gens âgés que je croise maintenant, ce n’est pas la même génération que les gens âgés que je fréquentais quand j’avais 20 ans. Le seul grand voyage qu’aient fait mes 2 grands-pères, ils s’en seraient passé : c’était celui vers l’Allemagne en tant que prisonniers de guerre. L’un des deux est revenu en piteux état, je ne l’ai pas vraiment connu, j’étais trop jeune pour me souvenir de lui.

Depuis qu’on est coincés ici et en distanciation physique, je me retrouve souvent à discuter avec des vieux. Tout le monde est en manque de contact social, on dirait, alors si dans un parc vous dites 3 mots à une personne, surtout âgée, vous êtes facilement partis pour une heure de conversation. Pour l’instant je suis tombée sur une dame qui avait vécu plusieurs années en Afrique, une (pas si âgée) qui avait bien roulé sa bosse après avoir failli mourir dans un accident de voiture, un monsieur venu de Tunisie qui habitait un temps rue de Rivoli (et m’a dit avoir rencontré Balkany), et j’ai dû en oublier… Que des gens avec des vies qu’on devine passionnantes. A moins que toute les vies ne soient passionnantes, et qu’on ne s’en rende compte que quand on commence à parler avec les gens (cf. ma rencontre avec Yvonne).

(ouais non j’ai aussi eu un collègue qui ne concevait pas d’autre hobby le week-end qu’amener sa famille au centre commercial pour les courses hebdomadaires, mais bon, c’est peut-être lui l’exception finalement…)

On n’est pas obligés de voyager pour avoir une vie intéressante, du reste. J’ai passé les 28 premières années de ma vie à ne voyager qu’en esprit, par la lecture. Les voyages m’ont surtout permis de développer un peu ma confiance en moi et mes capacités à communiquer avec les autres (un peu plus nécessaires quand tu es largué loin de chez toi et qu’il faut que tu trouves un bus / un hôtel / de l’aide). Dans les deux cas, ça revient à regarder ailleurs que son nombril pour découvrir d’autres lieux, d’autres perspectives, d’autres réalités, et se rendre compte que beaucoup de choses qu’on considère comme « universelles » sont en fait très relatives.

Financement participatif : Heinrich König, né en 1886 à Weimar en Allemagne

Une fois n’est pas coutume, je partage le financement participatif d’un projet historique :

HK Destins / Schicksale

Une enquête historico-photographique par Arno Gisinger et Pierre Rabardel

Je l’ai découvert via l’appel sur Facebook de la fille de Pierre Rabardel, lui-même petit-fils de Heinrich König, dont ce livre illustré de photos originales doit retracer le parcours atypique.

« Le destin de HK traverse les événements majeurs des relations franco-allemandes au siècle dernier. Mobilisé en aout 1914 dans l’infanterie du deuxième Reich, grièvement blessé dès l’automne 1914, HK devient militant syndical dans les mines de la Ruhr puis, dans les années 1920, élu socialiste à Weitmar, Bochum et Münster.

En mars 1933, alors que Hitler obtient les pleins pouvoirs et ouvre le camp de concentration de Dachau, Heinrich König fuit avec sa famille en Sarre d’où il devra de nouveau s’enfuir vers la France en janvier 1935 pour échapper à la réunification de ce territoire avec l’Allemagne nazie.

Déchu de sa nationalité allemande, résistant, HK est arrêté par la police de sûreté française en janvier 1943. Aussitôt livré à la Gestapo, il est déporté en Allemagne, où il trouve la mort sous la torture à Bochum, sa ville natale, en mai 1943.

Après la guerre, HK est déclaré mort pour la France, reconnu résistant, et nommé sergent de l’armée française à titre posthume »

Un itinéraire engagé, et un projet familial qui tombe à un moment où mémoire et transmission me parlent. C’est toujours important de conserver ce type d’histoire qui permettent de revisiter la grande histoire à hauteur d’homme (ou de femme), et de le faire tant qu’il reste encore des traces.

Mais ce projet ne relevant pas de pop culture manque de relais, aussi je vous serais reconnaissante de le partager même si vous ne participez pas, afin qu’il trouve son public. Merci 🙂

PS : des participations importantes dans la dernière ligne droite ont permis d’atteindre l’objectif des 9000 Euros. Merci pour eux 🙂

Journaliste, c’est un métier (feat. Keanu Reeves)

Il y a quelques années, j’avais acheté Libération parce qu’ils consacraient leur Portrait à Keanu Reeves, à qui je voue un intérêt poli. (c’est crédible ?) Quand je l’ai lu, je me suis demandé s’il y avait vraiment des gens payés pour écrire ce genre de papier, ou s’ils avaient envoyé la stagiaire. De 3e, la stagiaire, hein.

Décomplexée, la journaliste de Libération, pour faire originale, n’hésite pas à révéler à quel point elle s’attend à un traitement de faveur du fait de son statut (« l’absence de flagornerie de celui qui n’a pas à séduire jusqu’à la stagiaire »), et qui se voit opposer un silence de taiseux. Etant donné que les x interviews et le Q&A que j’ai vues m’ont montré un Keanu, pas volubile mais très coopératif, force m’est de suggérer à cette dame qu’elle obtiendrait sans doute de meilleurs résultats si elle posait des questions moins crétines et convenues. Et en rapport avec le film, accessoirement.

D’autant plus que j’ai assisté au festival des Champs-Elysées aux deux séances de film + questions / réponses données par Keanu Reeves, notamment pour voir le Documentaire Side by Side, pour lequel Keanu est allé interviewer de grands noms du cinéma et de moins connus, de réalisateurs comme David Lynch et James Cameron, à des directeurs de la photographie et des monteurs, pour retracer quels changements l’arrivée du numérique amène au cinéma. Quand on s’intéresse un tant soit peu au 7e Art, c’est absolument passionnant. Que la « journaliste » ci-dessus le mentionne à peine dans l’interview, ça veut dire qu’elle s’en fiche complètement. Ce qui est étonnant, quand on se retrouve chargé d’aller interviewer un acteur. Franchement, même à Gala on doit faire des papiers plus pertinents…

DVD : Metallica S&M

Il y a un mois, j’ai commandé un DVD sur le site de Metallica (ils ont décidé de se passer d’intermédiaire, ils ont plus de stock que les marchands en ligne) pour accompagner mon télétravail. Mais le colis est bloqué au centre de tri d’USPS à l’aéroport de Chicago depuis un mois.

Heureusement, samedi j’ai trouvé ça à Bookoff, pour un prix dérisoire.

Metallica S&M, non, pas pour sadomaso, mais Symphony and Metallica. C’est un live de Metallica avec un orchestre symphonique, dites donc. Moi qui adore les orchestrations symphoniques mais qui m’ennuie un peu avec le vrai classique, ça tombait bien. Ça date de 1999, autrement dit Metallica jeune. Enfin quasiment. La dernière apparition de leur ancien batteur, déjà (avant Kirk Hammett).

Ils s’amusent bien tous (y compris les musiciens classiques pour qui c’est une récréation) : « Our parents are very proud ». Les arrangements symphoniques sont du chef d’orchestre, Michael Kamen, qui a le premier proposé l’idée au groupe, plusieurs années auparavant. Et l’orchestre est celui de San Francisco, qui, comme le dit le chanteur, « had the balls to come up here with us ». Ça dépote tout en étant plus… Calme ? Non, mais moins bruhtaaal que d’habitude.

Michael Kamen, chef d’orchestre métal

Étonnamment, il y a zéro espace de sécurité entre la fosse et le bord de la scène, qui est haut d’1m20 à vue de nez. Les spectateurs pourraient cirer les pompes de James Hetfield tellement ils sont près. Ah, c’est parce que c’était assis à la base, mais ils se sont levés, et y a pas un mec de la sécu. Il est vrai que 1) si t’es là c’est que tu es fan et 2) vu le gabarit de Hetfield, il pourrait régler son compte lui-même à un éventuel nuisible.

Quatre des chansons sont en multi-angle, où on peut choisir la caméra qu’on veut regarder. Vu que l’option est tombée en désuétude (ce qui est fort dommage : pour un concert, c’est top, de pouvoir suivre un musicien au choix, ou le grand angle, plutôt qu’être tributaire des choix du monteur), c’est un peu galère à trouver sur un lecteur moderne. Mais bien cool.

En fait, la moitié du groupe est différente de la formation que j’ai vu à Bercy : le bassiste aussi a changé depuis. L’image n’est pas de très bonne qualité sur ma télé (meilleure quand même que les photos que j’en ai faites avec le portable, je n’ai pas de lecteur sur mon ordi…), bien que le concert ait fait l’objet d’une sortie en salles de cinéma à l’époque. Et en fait je soupçonne que je trouve le son en dessous de ce que j’attendais parce que ces temps ci, j’ai pas mal passé sur le même lecteur le DVD du concert symphonique de Sting à Berlin. Qui date de 11 ans après et était enregistré avec le Royal Philharmonic Orchestra (anglais donc).

Post-scriptum : concert de Matsuzaki Nao et son compte Twitter

Dans mon précédent article, je faisais l’éloge de la chanson qui clôt les documentaires 72 Heures de la chaîne NHK World (l’équivalent nippon de TV5, cad une chaîne représentant le pays à l’étranger. Les programmes sont diffusés en anglais et non en japonais), une ballade nostalgique de Matsuzaki Nao, intitulée « Kawaberi no ie », la maison près de la rivière.

En l’écoutant sur Youtube, le célèbre site m’a suggéré un petit concert accoustique de la dame de 2014. Sympa! Sur la chaîne Hakoniwamarking :

Et elle a un compte twitter : @naonks

Et un site web : https://matsuzakinao.com/

Ce qui permet de voir qu’elle est encore en activité. Elle y a récemment posté un lien vers une autre performance disponible sur YouTube, enregistrée en concert en janvier dernier, avec son groupe Shika no Ichizoku :

Cerise sur le petit cake, on peut même acheter un peu de sa musique en ligne (Amazon, Spotify…). Apparemment, Kawaberi no Ie est son tube, la chanson qui est reprise à chaque fois. Mais le reste est agréable à écouter aussi. Merci NHK World.

La jolie chanson de générique des documentaires 72 heures de NHK World

Je regarde beaucoup NHK World depuis que j’ai réalisé que ça faisait partie de mon package du câble. C’est souvent zen, sans doute sponsorisé par l’office du tourisme nippon vu le nombre de clichés débités au kilomètre, mais on découvre aussi, dans les divers programmes de reportages bienveillants et sans habillage tape à l’œil (… à part l’ancienne émission kawaii, mais ça fait longtemps que je ne l’ai pas vue), le quotidien de japonais lambda. The Professionals, en particulier, c’est 1h pour montrer tous les aspects du travail d’un professionnel. Parfois un éminent docteur ou un inventeur, un artisan héritier de 5 générations, mais pas toujours.

Le lac Ashi à Hakone

Je me souviens d’un numéro récent, tourné pendant la pandémie, sur un « simple » chauffeur de bus de la région de Hakone, Omori Toru, qui déplorait que la ligne soit désertée faute de touristes étrangers (le Japon a plus ou moins complètement fermé ses frontières aux étrangers depuis le début de la pandémie). Il avait passé une bonne partie de sa vie à assurer ce service essentiel de conduire des gens d’un endroit à un autre, des habitants du coin sans voiture aux touristes, et c’était touchant de voir à quel point ça lui manquait. D’autant plus touchant que si ça se fait, j’ai fait partie de ses passagers : j’ai passé 3 jours et 2 nuits à Hakone lors de mon 2e séjour au Japon, pour une pause au vert au milieu de mon séjour à Tokyo, dans l’espoir de voir le Mont Fuji (en vain. Mais c’était une chouette escapade quand même, ça change des grandes villes). Et ne conduisant pas, j’ai beaucoup utilisé les bus de ce coin (ainsi que le téléphérique, le bateau pirate, etc).

Le lac vu à travers le grand Torii

Une autre émission proche des gens est 72 Hours, qui comme son nom l’indique, passe 3 jours entiers à un endroit pour documenter les gens qui y passent (résumé en 1h). Un petit konbini (supérette) dans une petite ville en bordure de route. Un bateau faisant la liaison entre les 2 grandes îles de Honshû et Hokkaido. Un bassin de pêche aux poissons rouges. L’itinéraire d’une bibliothèque ambulante dans une région rurale. Tout un tas de petites rencontres touchantes.

Le volcan d’Owakudani, à voir si vous passez dans la région de Hakone

On sait qu’il est temps de quitter cette parenthèse de Japon si banalement humain, pourtant si différent de la France, quand retentissent les premières notes d’une douce chanson, toujours la même, qui évoque la mélancolie, la fin de l’été peut-être. Seul le nom de la chanteuse, Matsuzaki Nao, est indiqué dans les crédits de fin d’émission. J’ai fini par trouver également le titre : Kawaberi no ie. Sans googler, je dirais que ça veut dire la maison au bord de la rivière, mais je peux me tromper. Je comprends juste un mot par ci par là, larme, souvenir… Mais à chaque fois, ça me serre un peu le cœur. Retournons au bord du lac Ashi… (le gars qui a fait la vidéo ci dessous l’a illustré avec des images de Manchester et Salford, rien à voir, mais au moins c’est la bonne chanson).

Cinéma : Une affaire de famille, de Hirokazu Kore-Eda

Vu sur Arte « Une affaire de famille » de Hirokazu Kore-Eda, palme d’or à Cannes 2018. Ken Loach était absent sans doute alors ils ont trouvé un autre pays pour parler de la misère, et le Japon on n’a pas l’habitude. Il paraît d’ailleurs que le film a été assez mal accueilli là bas par le gouvernement et une partie de population car perçu comme encourageant le vol et autres comportements déviants- au passage, la traduction du titre japonais est « La famille des vols à l’étalage ».

Une famille idéale ou presque

Le pitch: une petite famille (en apparence) survit de petits boulots et de la pension de la grand-mère Hatsue dans la vieille maison traditionnelle de celle-ci : Osamu le « père » travaille sur des chantiers et apprend le vol à la tire au jeune Shota. Nobuyo la « mère » perd son boulot à la blanchisserie en cours de film. La jeune Aki fait des strip tease dans un peep show. Un soir d’hiver, Osamu et Shota découvrent la petite Yuri, 5 ans, bloquée dehors sur un balcon. Ils la ramènent chez eux pour qu’elle dîne au chaud, et découvrent des marques de coup sur ses bras. Ils essaient de la ramener chez elle en pleine nuit, mais les bruits de dispute musclée entre les parents les dissuadent (« Moi non plus j’en voulais pas de cette gosse ! »). Ils gardent donc l’enfant, qui ne semble pas pressée non plus de retrouver ses parents biologiques.

Au fil du film, dont l’action s’étend sur une année, on apprend que tous ces gens ont pour seul point commun un itinéraire cabossé et manquant d’amour, et qu’ils se sont adoptés les uns les autres.

Spoilers ci-dessous.

Parenthèse à la mer

Mais la réalité finit par les rattraper et la société japonaise, qui ne reconnaît que les liens du sang, sera intraitable avec leur famille de cœur.

Film moins déprimant que ne le suggère le résumé, sauf vers la fin, parce qu’on s’attache à ces cœurs cassés sans les juger, en dépit de leurs petits et gros travers- l’immaturité d’Osamu, ses manœuvres avec Nobuyo pour profiter de la pension de la mamie, elle-même allant soutirer de l’argent au fils de la 2e femme de son ex-mari…. Les acteurs sont tous géniaux, y compris la toute petite Yuri/Shuri/Rin.

Le documentaire qui suit le film, sur Arte, met en lumière à quel point les liens du sang et la famille « normale » sont encore considérés comme incontournable et la seule norme là bas. Rien que dire que les liens du sang ne sont pas toujours top, c’est tabou. A croire que l’adoption ils ne connaissent pas. (pourtant ils pratiquent depuis très longtemps même et surtout dans les lignées nobles pour assurer la continuité de la maison, et dans les commerces également, pour la transmission qui est très importante. Donc famille « choisie » au lieu de génétique).

« S’ils t’ont dit qu’ils te frappaient parce qu’ils t’aimaient, ils mentaient »

A ce titre, les paroles de l’enquêtrice à Nobuyo « On ne peut pas être mère sans avoir accouché » sont extrêmement violents pour tous les parents adoptifs de la planète. Alors que je suis bien d’accord avec la phrase de Nobuyo à laquelle elle répondait « Vous croyez qu’il suffit d’accoucher pour devenir mère ». Pour moi il y a les géniteurs et les parents, dans la plupart des cas ce sont les mêmes, mais pas toujours.

Autre différence culturelle expliquée par la spécialiste française : le concept de charité n’existe pas vraiment dans la société japonaise. Ceux qui ne réussissent pas, c’est forcément qu’ils n’ont pas assez « ganbaru », persévérer. Et une grosse tendance à mettre un couvercle sur les problèmes (de maltraitance, de pauvreté…). Une étude a montré de plus que les enfants maltraités chez eux étaient aussi plus souvent victimes de harcèlement à l’école- comme s’ils portaient sur eux une étiquette de souffre-douleur.

Bref, il n’y a effectivement pas beaucoup de films japonais qui montrent ces gens là. Mais ce film montre une période de répit pour cette petite bande hétéroclite.

Où acheter de beaux prints de style comics?

Je ne vais pas vous mentir, la principale raison pour laquelle je commence cet article que j’essaierai de compléter au fur et à mesure de mes trouvailles, c’est parce que ça fait quelques années que je cherche, quand j’y pense, des prints (impressions d’art cad en gros du poster un peu qualitatif qui résiste dans le temps) de divers personnages, afin de tenir compagnie au portrait de Rachel Summers qu’Alan Davis m’a dessiné au Paris Manga Sci-fi Show.

Hélas, je suis restée brocouille jusqu’ici, car il n’y a pas, à ma connaissance, de site centralisé pour ce genre de chose.

Tout au plus quelques sites regroupant plusieurs artistes, comme :

https://www.kirbyscomicart.com/

Ou des sites généralistes de « collectible » geek :

https://art.sideshow.com/

(une vingtaine d’artistes dont David Mack, Olivier Vatine. Ils vendent des prints mais aussi des œuvres originales et des commissions-dessin sur commande).

Mais sinon, il faut chercher artiste par artiste, sur leur compte Twitter ou Instagram, s’ils ont un lien vers une boutique en ligne. Groumf. Petite liste ci-dessous :

https://russelldauterman.square.site/

http://cmcguire.com/

http://travischarestart.com/

https://billsienkiewiczart.com/

N’hésitez pas à ajouter vos adresses en commentaire !

Si tu es métaleux et élitiste, tu as raté ta vie

Désolée, c’est le premier titre qui m’est venu pour présenter cette petite vidéo qui devrait égayer votre week-end :

Pour les deux du fond qui auraient hiberné pendant 10 ans ou ne seraient pas très mélomanes, les vieux tatoués dans la voiture, c’est Metallica, un des Big Four, les 4 groupes de metal les plus grands/connus/fondateurs du genre (que j’ai eu l’insigne honneur de voir à Bercy il y a quelques années quand on organisait de grands événements publics où les musiciens jouent en vrai devant vous. Des concerts, ça s’appelait. C’était vachement bien). Au volant, James Hetfield, le chanteur. A la place du mort, Billy Eichner, comédien, qui anime ici une séquence pour l’émission de David Letterman.

Et, au grand dam de James Hetfield, il passe une chanson de Rihanna sur l’autoradio, et les 3 rockers du fond la chantent en chœur (la fin va vous surprendre).

Voilà. C’est un des nombreux trucs que j’ai découvert au sujet de la scène metal en me retrouvant en périphérie à cause de Babymetal : le public est parfois snob, bêtement élitiste, mais pas les musiciens. Si tu es métaleux et que tu fais plus ta bécheuse sur la pureté du genre ou les autres styles que James Hetfield ou Rob Halford, tu es un blaireau. Have fun.

Encore un peu de Metallica en voiture :