A propos fjva

Un blog pour parler des fans, en tant que sujet de société. Et puis des expositions, des concerts, des blagues débiles, des coups de gueule, bref, le quotidien d'une fan éclectique à Paris...

Vieux sketch (7) : « Les vacances / Koumac » de Patrick Timsit

Je vous ai déjà parlé des platitudes des vacances qui m’agacent, ou des modes en vacances que je ne comprends pas. Dans le genre, il y a les destinations lointaines et sauvages. Quand les gens commencent à parler trek dans le désert, sac à dos, « aventure humaine incroyable », ça me rappelle invariablement ce sketch du début de la carrière de Patrick Timsit (moins rythmé ici que dans mon souvenir : la version qu’il interprétait sur les scènes de télé devait être un peu raccourcie, et elle y gagnait en impact. Malheureusement, impossible de mettre la main dessus).

Et ça ne fait pas rêver. Par contre, ça me fait bien marrer.

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Vieux sketch (6) : « Morales » de Didier Benureau

On va rester dans les chansons à texte, avec cette chanson militaire au phrasé résolument typique de l’armée qu’ont connus les appelés (pas la plus brillante). Un hommage posthume, « chanson pour Morales, du 317e bataillon 42e RIMA, compagnon de combot ».

Un festival de liaisons mal-t-à-propos, de conjugaisons approximatives, d’humour plus que noir, qui trouve quand même le moyen de citer Aragon, bon ça ne plaît pas à tout le monde (mais ce ne sont pas les militaires qui détestent le plus).

Déchiqueté-é-euh! Pulvérisé-é-euh!

En prime, maintenant, depuis que je me suis souvenue de ce sketch, à chaque fois que je lirai des tweets en écriture inclusive à point bidulos, je les prononcerai sur cette musique.

Méchanceté-é-euh! Brutalité-é-euh!

Vieux sketch (6) : Vertiges (François Rollin)

Bien avant son rôle de roi Loth d’Orcanie dans Kaamelott, j’avais découvert François Rollin dans l’excellente émission comique à sketchs « Palace » (que les plus jeunes d’entre vous ne connaissent sans doute pas. Pour ceux-là, sachez que les spots de pub de la Maaf, avec ses chorégraphies et ses « Je l’aurais un jour », viennent de là. Vous pouvez vous « culturer » en regardant des épisodes sur Youtube). Il y incarnait le Professeur Rollin, qui dissertait doctement sur divers sujets dans les murs feutrés du Palace.

Les fans de Kaamelott reconnaîtront la verve inventive de Loth… et sa tendance à raconter n’importe quoi avec un bel aplomb (ce dont on est tous ravivis).

Sur ce, je vous laisse, il faut que j’aille au marché avec mon panier à prosions acheter un potiron…

Vieux sketch (5) : fausse pub Pale (les Nuls)

Dans la série « les sketchs qui pour moi sont des références de culture populaire mais que en fait pas tant que ça et je me prends des regards d’incompréhension voire d’appréhension de mes collègues quand je les cite de façon impromptue« , voici une fausse pub de Les Nuls, jouée par Domique Farrugia (dont vous admirerez au passage qu’il est parfaitement capable de bien jouer la comédie et pas seulement les gros ahuris).

A chaque fois que je dis « Mes chaises elles ont un beau poil, parce qu’elles en mangent plein du Pale », c’est le bide. Et ça me navre. Et quand j’explique d’où ça vient, on me répond (enfin on me répondait, j’ai arrêté de le citer. Si je m’y risquais maintenant, les gens ne connaîtraient peut-être même plus le groupe de comiques en question) « Houlà mais on n’avait pas Canal + nous ». Nous non plus, pas le décodeur, mais ça faisait partie des programmes en clair et on préférait ça au JT.

Ou que c’est parisianiste. Euh… A l’époque, je n’avais jamais mis les pieds dans la capitale, mes parents guère plus, et on vivait dans un patelin de moins de 20 000 habitants. Bon ok, je ne m’y sentais pas vraiment à ma place d’ailleurs… Mais la moitié des Nuls a commencé sa carrière sur les télés régionales en province, et, dans leurs sketchs, il y a une chose qui fait défaut à beaucoup de leurs successeurs canalplussiens : l’humanité. Tout le monde en prenait pour son grade, c’était très égalitaire…

En fait je pourrais vous mettre des liens vers une foultitude de sketchs des Nuls qui m’ont fait et me font encore rire. Et ils ont quand même fait des fausses pubs avec James Cameron, Dolph Lundgren et j’en passe. Et cet historique sketch sur les petits chanteurs à la croix de fer.

« 68, c’était hier!

On bouffait du riz cantonais

Et puis soudain ils ont chargé..

Les flics! »

Vieux sketch (4) : Le Slow (Benabar)

 

Ce n’est pas réellement un sketch, en ce sens que c’est une chanson interprétée en concert par un vrai chanteur, même si un certain nombre de ses titres ne sont pas dénués d’humour. Mais vu que sur les 3 vidéos que j’ai déjà postées dans ma série, deux sont des démolitions en règle de chansons d’amour, cela m’a rappelé ce superbe exercice de style. D’ailleurs vous admirerez la transition : il mentionne « Ne Me Quitte Pas » dedans.

Cette petite perle m’a fait pleurer de rire au bureau où je l’ai découvert (à une époque où on partageait sur un serveur nos playlists entre collègues). Parce que, pour être honnête, moi et les grandes envolées violonesques, ça fait deux. Sauf quand c’est chanté par Minmei (ne cherchez pas à comprendre, c’est ironique. Ou bien je suis sensible à la protoculture).

Et mine de rien, pour les béotiens en musique comme moi, il y a une petite déconstruction de poncifs musicaux derrière dont on n’a pas forcément conscience sinon.

 

Post-scriptum : le Café des (moins en moins de) Chats

Le Café des Chats de Bastille, premier du nom en France, j’ai fait son ouverture en septembre 2014. J’y suis retournée régulièrement depuis, pour mon injection de Toxiplasma Gondrii (il paraît que ce serait à cause de ces mitochondries que certaines personnes sont accros aux chats. Aucun rapport avec Michel).

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Néanmoins, depuis que la propriétaire a dû fermer l’ancien, celui du Marais, qui était le premier ouvert, ce n’est plus ce que c’était.

Le café

Déjà, l’affluence a légèrement augmenté du fait du report de la clientèle du premier café. Tant mieux pour la pérennité du lieu (et des chats), mais je n’ai plus la patience d’attendre pour avoir la chance de consommer dans un endroit bondé. D’autant que le personnel gère parfois mal le roulement des tables (ça s’est un peu amélioré ça, depuis que je l’ai écrit. En fait ça dépend sur qui on tombe, comme partout. Dans l’ensemble ça se passe bien).

Niveau félins, pour préparer la fermeture, la patronne a testé pour chaque chat s’il s’accommodait bien en appartement, afin de ne conserver au Café restant que les plus adaptés à cet environnement. Les autres ont été adoptés. Il en restait donc toujours 15 au Café, mais plus les mêmes. Et j’avais toujours trouvé ceux du Marais plus blasés et moins affectueux que ceux de Bastille.

Depuis, en catimini, d’autres chats ont été adoptés sur « coup de coeur », alors qu’officiellement le seul adoptable est Kaineko, un mâle roux et blanc qui nécessite des soins quotidiens pour un problème d’anémie. Moralité : toutes les petites minettes câlines ont trouvé une maison. J’en suis contente pour elles, surtout que Bagheera m’avait eu l’air de ne pas trop apprécier la fusion des 2 cafés. Mais elle me manque, et avec elle Artémis (ma poupoune!) et Oréa (la seule transfuge du premier café qui aimait bien faire la sieste sur les genoux des clients).

Et ceux partis dans de nouvelles familles avant fusion (adieu Greffier, Ringa…). La seule femelle qui reste est Izmir, en apparence une peluche blanche toute mimi, câline avec les humains, mais une terreur avec les autres chats. Un nouveau est arrivé : Lucky, plus ou moins bleu russe (comme Ringa).

PS (en fait l’article s’est posté par erreur avant d’être fini / mis à jour) : depuis la première version de l’article, Kaineko a enfin trouvé une maison (youpi), et 5 nouveaux arrivants ont remplacé les chats adoptés : d’abord Savane et Athéna, une petite chatte à queue courte, et tout récemment, 3 petites soeurs marbrées toutes choupinettes.

La carte

J’ai mis tellement longtemps à poster cet article que je dois amender ce paragraphe initialement prévu :

Elle n’a pas bougé depuis le début, à part une légère inflation des prix. Au bout de 3 ans, c’est lassant, surtout que les cuistots ne sont pas géniaux. Les pommes de terre sont généralement hyper poivrées, les burgers cuits aléatoirement, et les desserts gourmands mais limite trop (le muffin surplombé de 2 cuillères de Nutella, par exemple, c’est bourratif). Ce serait moins gênant s’il y avait plus d’alternatives.

Alleluiah! Je ne devais pas être la seule à faire ce constat : la carte a un petit peu changé en début d’année, avec des thés de chez Lov, maintenant (pas forcément le meilleur changement à mon goût d’ailleurs, je trouve leurs thés un peu trop chimiques et tarabiscotés), le retour de quelques plats du jour / de saison, comme un velouté de potimarron en entrée, ou une pièce de boeuf, etc. De quoi changer un peu.

Nostalgeek : héroïnes de ma jeunesse: Cat’s Eyes

Teva rediffuse actuellement Signé Cat’s Eyes, série animée japonaise de la Toei, qui a bercé mes jeunes années. Et moins jeunes aussi, parce que je ne me lassais pas de les revoir lors des rediffusions successives.

Le pitch : les 3 soeurs ?? (Chamade en VF) tiennent le café Cat’s Eye le jour, et deviennent cambrioleuses la nuit. Pour la bonne cause: rassembler la collection d’art de leur père, dans l’espoir de retrouver celui-ci. Chacune des trois soeurs a ses talents et son style (son charme…) particulier. Cilya, l’aînée, a un look de femme fatale tout droit sortie d’un polar en noir et blanc, grain de beauté inclus. C’est la plus calme et la plus réfléchie des trois. Tam, la cadette, est la jolie acrobate qui réalise généralement la partie la plus physique des cambriolages. Alex (je crois qu’on ne l’appelle Alexia que dans le générique…), la benjamine, est un petit génie de la mécanique, un peu garçon manqué (nota bene : a-t-on une idée de l’origine de ce poncife? Car d’elle à Skuld dans Ah My Goddess, Kitty Pryde dans les X-Men, etc…).

Pour ajouter un peu de piment à l’histoire, le jeune inspecteur chargé de l’enquête n’est autre que ? (Quentin Chapuis en VF), le petit ami de Tam. D’une naïveté confondante, il ne fera jamais le rapprochement entre les trois voleuses qui passent leurs nuits à déjouer ses plans, et les trois soeurs chez qui il va prendre un café… Dans leur café nommé le Cat’s Eye (pour la discrétion, on repassera).

Histoire de garder un soupçon de crédibilité à l’histoire, une de ses collègues, Odile / Asaya , soupçonnera dès son arrivée la vérité. Mais elle ne parviendra jamais à le prouver, bien que ses stratagèmes causent de belles peurs aux 3 soeurs.

Ce que je redécouvre en retombant sur la série, c’est que le vocabulaire était plus évolué que je ne l’attendais d’un dessin animé pour enfants / ados. (retrouver sur FB?)

Pause estivale : vieux sketch (3) J’ai encore rêvé d’elle (les Frères Taloche)

On revient au massacre de vieilles chansons romantiques, 2 semaines après le sketch de Muriel Robin, avec cette exécution (en règle) d’un tube que même moi je n’ai pas connu à sa sortie tellement il est vieux, « J’ai encore rêvé d’elle » par le groupe « Il était une fois ».

Mis en geste par les Frères Taloche, ci-dessous.

Parfois un poil de mauvais goût, juste un poil, mais bon le texte s’y prête en fait… Ecoutez attentivement : on est quand même sur une chanson qui dit « J’en ai rêvé si fort que les draps s’en souviennent » ou « Elle n’est pas vraiment belle, c’est mieux, elle est faite pour moi ». Bonjour le romantisme… L’amour est aveugle, le pragmatique sait qu’il a plus de chances de rentrer avec une pas jolie?

Pause estivale : vieux sketch (2) La chauve-souris (Jean-Marie Bigard)

Suite de mon best of de sketchs qui me font toujours rire 10 20 purin déjà?! longtemps après. Comme dirait l’autre, « On savait rire ».

chauve-souris

http://dai.ly/x5bduq

La chauve-souris, par Jean-Marie Bigard

On l’oublie un peu (faut dire qu’il ne fait pas grand-chose pour qu’on s’en souvienne), mais Jean-Marie Bigard n’a pas joué que des sketchs égrillards. Certes, celui-ci, bijou de loufoquerie, n’est pas entièrement de sa plume (co-écrit avec Pierre Palmade), mais son interprétation est à la hauteur.

Pause estivale : vieux sketch (1) La Lettre (Muriel Robin)

C’est l’été et je n’ai toujours ni le temps ni l’envie de rester des heures devant mon ordinateur-tour qui chauffe la pièce. Mais j’ai quand même envie de continuer à vous faire sourire, et je me suis rendue compte que certains vieux sketchs qui passaient en boucle à la télévision du temps de ma jeunesse sont tombés dans l’oubli de la nouvelle génération (ou de la mienne qui n’a pas forcément le même humour).

muriel robin

D’où une petite sélection personnelle de sketchs qui me font encore rire et que je cite à l’occasion.

Muriel Robin (enfin son personnage) lit et commente ce qu’elle croit être une lettre de son fiancé. Pour les 2 du fond qui seraient trop jeunes pour connaître la référence, il s’agit des paroles de la chanson de Jacques Brel, « Ne me quitte pas ». Texte, timing, diction, tout est parfait. Encore aujourd’hui, je clame à chaque occasion :

« Tu sais ce qu’il te dit le vieux pot?! »