A propos fjva

Un blog pour parler des fans, en tant que sujet de société. Et puis des expositions, des concerts, des blagues débiles, des coups de gueule, bref, le quotidien d'une fan éclectique à Paris...

Ce bouquet est pour tou(te)s les autres

Ceux qui n’ont pas de mère.

Ceux qui n’en ont plus.

Ceux qui n’ont jamais connu la leur.

Ceux qui préféreraient ne pas en avoir.

Et aussi pour celles qui ne sont pas mères.

Parce que la vie en a décidé autrement.

Parce qu’elles ne peuvent pas.

Ou qu’elles ne veulent pas.

bouquet
Passez une bonne journée, tous et toutes.

Demain est un autre jour.

Portraits de fan : la liste complète

Au début je voulais faire du La Bruyère, mais finalement j’ai fait du Fan Actuel 😉

(P.S. : j’ai corrigé la mise en forme foireuse…)

Portrait de fan (1) : Le collectionneur

Portrait de fan (2) : l’analyste

Portrait de fan (3) : le militant

Portrait de fan (4) : le clone
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Portrait de fan (5) : le professionnel

Portrait de fan (6) : l’amoureux(se)

Portrait de fan (7) : la groupie

Portrait de fan (8) : la starfucker

Portrait de fan (9) : le stalker / harceleur
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Portrait de fan (10) : le narcissique

Portrait de fan (11) : Le BNF ou fan « famous » (célèbre)

Portrait de fan (12) : le coq de basse-cour

Portrait de fan (13) : L’aigri

Portrait de fan (14) : L’inspiré

Lecture : Collaboration Horizontale

Collaboration Horizontale. C’est l’expression employée après guerre pour désigner les liaisons entre soldats allemands et femmes françaises. Comme si entretenir une relation sentimentale ou charnelle avec l’ennemi équivalait à une trahison au même titre que travailler pour lui.
Pourtant, comme aurait dit Arletty à qui on demandait des comptes sur sa liaison avec un bel officier teuton, « Mon coeur est français mais mon cul est international ».
collaboration_horizontale
Le roman graphique du même nom, sorti chez Delcourt, raconte l’histoire des habitants d’un immeuble parisien pendant l’Occupation. Enfin, majoritairement des habitantes : la plupart des hommes français sont au front ou prisonniers, comme Raymond, le mari de Rose. Ne restent que les infirmes, comme Camille, ancien soldat qui a perdu la vue au combat, les enfants, comme Lucien le fils de Rose, et quelques privilégiés comme Léon, le mari de Judith, policier.
Pour les femmes, il faut continuer à subsister, à travailler, à vivre. Et parfois, l’amour survient alors qu’on ne l’attend pas. Pour Rose, l’infirmière, c’est en essayant de détourner l’attention de Mark de la famille juive qui se cache dans le grenier. Ce jeune officier allemand a choisi le renseignement pour éviter de tuer des gens, et a réussi, au moins, à éviter de se laisser gagner par la haine présente dans sa famille.
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On suit aussi les histoires des autres personnages féminins : Andrée la concierge aux idées d son époque, Henriette, la vieille dame qui voit tout, Joséphine, la jolie blonde qui chante dans un cabaret et fait des ménages pour Henriette, Simone, la fille d’Andrée à la coupe garçonne, Judith, la mère au foyer, Sarah la juive qui se cache avec son fils dans le grenier, avec la complicité de toutes les autres…
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C’est par le Facebook de la librairie La Dimension Fantastique que j’ai appris la sortie de cette BD, car ils organisaient une dédicace en présence des deux auteurs à cette occasion (oui je suis très en retard pour l’article…).
J’ai plusieurs fois parlé ici de mes lectures sur la période et cet aspect en particulier, les enfants de la guerre en particulier, et les couples, pour la plupart éphémères, de la guerre. J’ai donc sauté sur l’occasion.
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Navie, la scénariste, n’est pas que la co-présentatrice de L’Émifion (Madmoizelle.com sur Youtube) avec la déjantée Sophie-Marie Larrouy. Elle a un doctorat en Histoire, spécialisée sur le Fascisme. Son mémoire de dernière année portait sur la collaboration horizontale. C’est au détour d’une conversation avec son éditrice sur son parcours que celle-ci lui a suggéré d’écrire sur le sujet. Carole Maurel, la dessinatrice, faisait partie des illustrateurs qui lui ont été suggérés par la maison d’édition, et elle a tout de suite adhéré à son style, alors que le grand succès de Carole, L’Apocalypse selon Magda, n’était pas encore sorti.
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Bien que les dessins semblent faits à l’aquarelle, ils ont pour l’essentiel été réalisés sur ordinateur. Les textures créées par Carole Maurel permettent de restituer un « grain » qui nous renvoie bien à l’époque. En résumé, un roman graphique qui résume toute une époque et plusieurs portraits, de femmes surtout, d’hommes aussi.

Qu’est-ce que la rock’n’roll attitude pour moi?

Bonne question, que Bee Bop a posé sur son blog. J’y ai répondu là-bas, et comme ça m’a donné l’occasion d’aborder des sujets que je voulais évoquer ici, j’en fais un article – en plus étendu et en ayant corrigé mes fautes de frappe. N’hésitez pas à aller voir les définitions des autres blogueurs et de Bee Bop elle-même, ça vaut son pesant de cacahuètes!
Tout le monde semble avoir sa définition de ce qui est rock’n’roll, et je suis rarement d’accord avec. Par exemple, quand un critique musical parle d’un groupe qui fait du rock « bien sale comme on l’aime ». Parce que si par là il entend 3 accords joués très fort mais pas très bien avec une sono approximative qui délivre une bouillie assourdissante « mais c’est sincère », euh bof. Musicalement, pour moi, le rock c’est ce qui est à base de basse batterie guitare épicétou.
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Au niveau lifestyle, je ne suis pas sûre non plus de me sentir concernée. Si je m’habille de préférence en jean noir et t-shirt de groupe pour les concerts, c’est un peu pour faire couleur locale et un peu parce que si je ne mets pas mes t-shirts Babymetal à des concerts, ce n’est pas au travail que je pourrai le faire.
J’ai eu plus d’une fois des commentaires de gens me disant qu’à me voir, on n’imaginait pas que j’écoutais ce que j’écoute. Oui. Je n’ai ni piercing ni tatouage (cf mon article j’aime pas ça – pour moi, vous faites ce que voulez c’est pas mes oignons), je ne m’habille pas non plus gothique – même si une collègue me trouvait un air parce que, à l’époque, j’avais les cheveux teints en noir et je m’habillais souvent en noir. Mais c’est parce que je n’aime pas le criard en vêtements, j’ai la flemme de galérer pour assortir mes vêtements le matin, et le noir pour le boulot, ça fait tout de suite sérieux. Et ça va avec tout. (Maintenant je mets plus de gris, pour éviter le côté croque-mort. Et brouiller les pistes).
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Comets 2008 : prix de la plus belle meuf de la soirée (et la seule avec un pénis)

Je n’ai jamais considéré que le look devait forcément refléter tous mes goûts, musicaux ou autres. Pour diverses raisons :
– ce n’est pas parce que je trouve intéressant que Bill Kaulitz, par exemple (ci-dessus dans sa phase princesse), reprenne l’héritage des stars du glam rock et se soit créé des identités visuelles successives que j’ai envie de lui ressembler pour autant. Il faut différencier costumes de scène / look destiné à un métier d’image et habits de tous les jours.
– le look, c’est assez accessoire (ah ah) pour moi. J’étais normcore avant l’heure. Si je m’y suis mise un peu c’est dans la mesure où ça me facilite la vie, pas pour me la compliquer.
zuckerberg closet

Je n’en suis quand même pas à ce point (ni si riche)

– justement, j’ai souvent des goûts inhabituels et je connais les préjugés des gens. Je ne vois pas l’intérêt d’afficher tous mes goûts à la Terre entière, surtout si ça peut me pénaliser. Pour vivre heureux, vivons cachés.
– j’aime souvent en même temps beaucoup de choses différentes, alors si je devais porter une combinaison de tous mes goûts du moment, ce serait sans doute hideux. Et même si on s’habille pour soi et pas pour les autres, j’aime autant ne pas me faire saigner les yeux dans le miroir.
natalie franz_be someone
Si je peux revendiquer un aspect de rock’n’roll attitude, c’est de ne pas tenter de suivre une voie autre que la mienne. Ne pas se laisser enfermer dans des conventions, que ce soit celles des bcbg non rockeux ou celles du rock’n’roll, celles des « mundanes » ou celles des geeks.
La rock’n’roll attitude, c’est ça : sois qui tu veux être, quoi que les autres attendent de toi ou te disent. Que ce soit un rebelz en uniforme d’anticonformiste, un créatif en Vans, une jeune fille sage en jupe plissée ou une cougar en cuir, si ça t’amuse. Tant que c’est réellement ton choix, tes goûts, pas ce qui t’es dicté.
Bref, c’est faire comme cette vieille dame croisée dans la rue : respect madame!
mamie rock cheveux bleus

la vieillesse aux cheveux d’argent… oups?

Post-scriptum : documentaire sur les forteresses de l’Atlantique à voir en replay

RMC Découverte a diffusé récemment un passionnant documentaire sur les forteresses de l’Atlantique voulues par Hitler, qui sont restées des poches d’occupation Allemande durant plusieurs mois après le débarquement. Parmi elles, Royan, la Rochelle, Saint-Nazaire…

J’en avais parlé à l’occasion de la lecture du livre consacré à deux acteurs de cette occupation : le capitaine de frégate Hubert Meyer de la marine française et l’amiral Ernst Schirlitz, de la marine allemande, en charge de la poche de la Rochelle.

Vous pouvez voir ce documentaire jusqu’au samedi 27 mai en replay sur le site de la chaîne. Olivier Lebleu et Robert Kalbach, co-auteurs du livre, font d’ailleurs partie des spécialistes interrogés dans ce documentaire, qui donne aussi la parole à des témoins, membres des FFI ou « empochés » à l’époque.

meyer schirlitz

Portrait de fan (14) : L’inspiré

« Tu as, mon sourire au bout des lèvres

Et mon regard dans tes rêves

Et si ça ne suffit pas

Mon piano fait des chansons pour toi »

Chanson pour une fan – Michel Berger

Description

En ces temps où on ne croit plus en rien, les idoles reprennent parfois leur sens d’origine, en incarnant des modèles auxquels croire et à qui se raccrocher. Cela est d’autant plus vrai que le fan se sent une ressemblance avec elle : des origines communes (ethniques, géographiques, sociales…), une histoire familiale ou sentimentale similaire, ou des aspirations semblables. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, cela ne touche pas que les adolescents en quête d’exemples à suivre à un stade où ils se demandent quoi faire de leur vie.

Je citerai par exemple Evelyn McDonnell, une critique musicale qui a écrit la biographie « Björk ; la fée septentrion ». Elle y raconte qu’elle a réellement commencé à admirer et étudier la chanteuse Björk lors d’un voyage en Islande, suite à une brutale rupture d’avec son mari. Jusque là, elle connaissait son œuvre pour l’avoir chroniquée dans son métier, mais sans être fascinée. La rage et l’énergie cathartique de Björk l’ont particulièrement touchée à un moment où elle se trouvait elle-même dans une situation émotionnelle intense, nécessitant un exutoire.

L’idole est alors une béquille spirituelle, qui peut être passagère ou plus durable, et aide à traverser les aléas de la vie.

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Archétype

Fabrice dans le film Jean-Philippe.

Avantages

L’enthousiasme est toujours communicatif.

Dangerosité

Quasi-nulle, sauf si on essaie de lui retirer sa béquille sans compensation.

Phrase fétiche

« Je ne sais pas ce que serait ma vie sans [idole]! »


Ceci clôt ma série de portraits de fans. La semaine prochaine, je posterai un récapitulatif des 14 portraits.

Lundi mon tag : je suis une fangirl

Il y a des tags, rien qu’à voir le titre, on sait d’avance qu’il va se trouver quelqu’un pour vous le lancer telle une patate chaude, en se marrant comme une baleine. Enfin, mi-dragon mi-baleine, et encore mi-dragon par derrière, j’ai nommé June. En fait, je l’ai vu ailleurs, sur un blog d’une copinaute commune, et j’ai presque commencé à préparer mes réponses tellement j’étais sûre qu’il allait vite me retomber sur la poire. Mais j’avais déjà le précédent à finir. Vivement la fin du printemps, parce que les tags tombent encore plus dru que la pluie et les élections…
Mais bon, celui-là, hein, je ne pouvais pas l’esquiver. C’est parti, donc :

Si tu avais la possibilité de correspondre avec un personnage de roman, lequel choisirais-tu ?

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Vetinari dessiné par Paul Kidby

Le Patricien d’Ankh-Morpork, Havelock Veterini. Même si je pense qu’il se désintéresserait de mes réponses au bout de 3 mots. Mais un bonhomme que Pratchett décrit par « à côté de lui, Machiavel est tout juste bon à tenir une baraque à frites », et qui le démontre tome après tome de son magistral gouvernement d’Ankh-Morpork, archétype à la fois du panier de crabes et de la poubelle sous forme de ville médiévale fantastique…

Tu peux inviter un auteur à l’apéro, de qui s’agit-il ?

JK Rowling. Pas tant pour Harry Potter que parce c’est un des rares auteurs dont je vois parfois des échanges sur réseaux sociaux, et que j’aime bien ce qu’elle dit.
Et parce que Terry Pratchett c’est trop tard.
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Si tu devais écrire une fanfiction (une histoire imaginée par un fan, tirée d’un livre déjà existant), de quelle œuvre serait-elle tirée ?

C’est déjà fait (sur les Vampires d’Anne Rice notamment), mais ça date alors ce n’est plus guère d’actualité.
Mais pour une que j’aimerais bien écrire si j’avais le temps et le talent pour être à la hauteur de l’original, j’ai une idée de fanfiction autour d’Ankh-Morpork et de ce qui arriverait à la mort du Patricien. Parce que, comme Sire Terry hélas ne peut pas le faire, ce serait un bon événement pour boucler quelques boucles de divers personnages (Carotte, notamment).

Un de tes livres préféré va être adapté au cinéma (imaginons !), on te propose d’y jouer un rôle, quel personnage choisirais-tu d’interpréter ?

… on va attendre un peu pour que je puisse jouer Mémé Ciredutemps, hein. D’autant qu’elle est censée être grande.
Sinon… je ne vois pas trop.
Il y a bien des personnages que j’aime, ou dont j’aimerais la place (Mara Jade?…), mais je n’ai pas la plastique du rôle.
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Mara Jade par Carlos Ezquerra

Un de tes livres préféré a été adapté au cinéma (réellement), néanmoins tu n’es pas d’accord avec le choix de l’acteur/actrice pour jouer un des personnages, de quel personnage s’agit-il et quel(le) acteur/actrice verrais-tu à la place ?

Armand dans les deux adaptations des chroniques des vampires d’Anne Rice où il apparaît. Interprété dans l’une par Antonio Banderas (sans doute le seul acteur latin auquel ils ont pensé, alors qu’Armand, même s’il a beaucoup vécu en Italie, est d’origine russe. Et il a les cheveux auburn. Encore eut-il fallu lire plus loin que le tome 1 pour le savoir, ce que de toute évidence le réalisateur n’avait pas fait…) et un type que j’ai oublié. Trop vieux pour incarner un vampire transformé à 17 ans, et trop laid aussi. J’imaginais le River Phoenix période Running on Empty, plutôt. Là au moins, je comprendrais pourquoi il arrive à ne pas se faire trucider 20 fois pour sa façon très particulière de gérer les problèmes de relations séduire tout le monde, même Louis, même Lestat. Enfin non, pas Lestat, vu que Lestat est une midinette qui s’amourache de tout ce qui passe.
armand fail

Une de tes séries préférées est terminée mais tu souhaiterais voire une suite publiée. De quelle série s’agit-il ?

Les Princes d’Ambre. Epopée en 10 tomes sur les conflits shakespeariens et multi-dimensionnels entre les 9 princes d’Ambre, la Ville qui inspire toutes les autres. Ca date énormément, je ne les ai pas relus depuis 10 ou 15 ans, mais je me souviens que j’aurais voulu que Roger Zelazny ait le temps d’écrire sa 3e quinqualogie pour en savoir plus sur la Roue Spectrale de Merlin, trop chou (Spectre, pas Merlin, qui est plutôt casse-pieds. J’aimais bien son père Corwin, par contre, dans le genre anti-héros cynique mais pas tant que ça au fond). Il l’avait planifiée, malheureusement il n’avait pas prévu de partir si tôt… Pour en savoir plus, je vous renvoie à l’article de Papy Blues sur le sujet (c’est là que j’ai trouvé le collage des 10 couvertures de Florence Magnin, qui ne sont pas pour rien dans l’attrait initial exercé par la série à sa parution dans Présence du Futur – parenthèse d’ancêtre).
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Voudrais-tu réécrire la fin d’un livre que tu as lu ? Si oui, de quel livre s’agit-il ?

Plein. Mais notamment L’Elégance du Hérisson de Muriel Barbery, qui déjà ne m’a pas plu autant que je l’espérais.
Et je me sens obligée d’y ajouter la même chose en film, avec In the Mood For Love. Ceux qui l’ont vu sauront pourquoi. Rogntudjuu!

Constitue ta famille « livresque » idéale : père, mère, frère et sœur. Choisis bien !

Si je dois en refaire une maintenant, ça risque d’être très Pratchettien encore…
Le père : le commissaire Vimaire post-rencontre avec Dame Sybil. Des principes,  boulot prenant, mais prêt à traverser les mines des nains en pleine crise hallucinogène pour lire à son fils son histoire de 6h du soir. En vrai, j’ai d’ailleurs un peu le même (les tendances alcooliques en moins).
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Le Capitaine (ou commandant?) Vimaire d’Ankh-Morpork

La mère : je dirais bien Esmé Ciredutemps, mais on a en commun l’inaptitude et le manque d’intérêt pour s’occuper d’enfants (et si ça ne vous intéresse pas, franchement, ayez la bonté pour eux de ne pas en faire au lieu d’écouter les couillons qui vous disent que c’est égoïste de ne pas en faire). Hmm… Oh ben pour rester cohérente, je vais choisir Dame Sybil Ramkin, la femme de Vimaire. Son opposé en origines, complètementaire sur bien des points. Mais son égale en caractère, en principe, en justesse de jugement sur les gens.
Le frère : Armand le vampire, mon petit bouchon psychopathe. Sa crise d’adolescence a duré 500 ans, mais il va mieux depuis que je lui ai trouvé un petit ami digne de ce nom (dans les romans il a un goût en hommes déplorable. Nous avons d’ailleurs ça aussi en commun, mais on est plus lucide quand il s’agit des affaires des autres).
La soeur : Elsa, la reine des Neiges. C’est pas une héroïne de film mais OSEF. Sinon je serais tentée de dire Angua, la louve-garou du Guet d’Ankh-Morpork (oui, aussi le Disque-Monde de Terry Pratchett). Badass, sexy sans jouer dessus, avec le côté obscur de rigueur de la famille.
Frozen-Elsa

Pour quelle édition collector dépenserais-tu sans hésiter la moitié de ton salaire ?

? C’est une colle. Je ne fais pas trop attention, j’avoue préférer les livres pour leur contenu, et en général je ne suis pas mécontente du boulot des éditeurs. Et je ne crois pas qu’il existe d’édition collector du Disque-Monde. Ah si tiens. Mais elles ne m’emballent pas. J’aime bien les versions de l’Atalante avec les illustrations originelles de Josh Kirby puis de Paul Kidby.

Nominations :

Par souci de m’économiser des nominations futures à des tags auxquels je mets 6 mois à répondre, je fais l’impasse.

Néanmoins si vous voulez y répondre, je me ferai une joie de lire vos réponses et d’ajouter votre nom ci-dessous.

Portrait de fan (13) : L’aigri

« I guess this is our last goodbye

And you don’t care so I won’t cry

But you’ll be sorry when I’m dead

And all this guilt will be on your head »

Can’t stand losing you – Police

Description

L’aigri ne devrait déjà plus être fan. Mais comme une histoire d’amour qui finit mal et sur laquelle on n’arrive pas à tirer un trait, il ne parvient pas à quitter le fandom. Pourtant, à l’entendre, il n’aime plus rien de ce que fait l’artiste ou de ce qui se passe dans la série, ou si peu.

L’artiste est accusé de négliger ses fans s’il ne fait pas un concert dans l’arrière-cour de chaque fan (quand bien même il n’a pas vendu un album dans le pays en question depuis dix ans). Il trahit ses fans s’il fait une chanson trop rock, ou pas assez, ou si le clip n’est pas rose, ou blanc, ou bleu. S’il tourne dans des salles trop grandes (pas assez intimes) ou trop petites (ça manque de spectacle, et tous les fans ne peuvent pas en profiter). Il devrait organiser (à ses frais bien sûr) des séances de dédicaces, ou plus de séances de dédicaces parce que celles qu’il fait sont trop loin ou que tout le monde n’a pas pu y assister. Il devrait aussi sortir une version française de ses chansons, tiens, puisque tout le monde ne parle pas anglais. Et s’il fait quelque chose pour les fans, c’est forcément démagogique.

Les hyènes

Le fan aigri trouve également à redire à tous les aspects extérieurs à la simple création artistique : la tactique marketing, le design de la pochette… Le choix des acteurs ou des dates de sortie des DVD. La vie privée est également un terrain de discorde, à commencer par ses frontières : les artistes n’ont pas le droit de prendre des vacances loin des caméras, ils devraient toujours en révéler plus, puisqu’ils doivent la vérité à leurs fans. Le compagnon ou la compagne de l’artiste, s’il avoue en avoir un, n’est jamais bon pour lui.

C’est bien simple : tout ce que fait l’artiste est mal et va lui faire perdre encore des fans. D’ailleurs, le fan aigri est lui-même est très déçu par ce comportement et ne peut plus se considérer comme fan de quelqu’un d’aussi [insérer l’adjectif adéquat]. Il menace de quitter le forum, d’arrêter d’aller aux concerts et d’acheter des disques, ou de regarder la série. Pourtant, la semaine d’après, il est encore là, à haranguer les autres fans qu’il accuse d’avaler bêtement ce qu’on leur dit. Six mois plus tard, également. Un an après, on le retrouvera encore au premier rang du concert, et dès le soir même, il retournera sur le forum ou sur son blog pour dire à quel point c’était mauvais.

monkey trap

Le fait qu’il insiste relève du phénomène psychologique bien connu d’engagement[1] : plus on a investi de temps et d’énergie (voire d’argent) dans un projet, plus on a du mal à l’abandonner, même s’il paraît évident qu’il est voué à l’échec ou qu’on n’a plus rien à en tirer. Cf toutes les mauvaises décisions dans lesquelles persistent nombre de dirigeants.

Pour s’en sortir, l’aigri devra passer par un stade de sevrage. Ceci arrive souvent après la goutte d’eau qui a fait déborder le vase (concert ou épisode raté, faux-pas majeur dans une interview…) et qui le poussera à s’éloigner à la fois de l’objet de son intérêt et des forums et cercles de fans qui occupaient une partie de son temps. Là, suivant les cas, l’aigri replongera si son environnement immédiat ne se prête pas à l’arrêt (stress extérieur, familial, travail, ou simplement ennui…). Ou bien, si les conditions sont plus favorables, ou s’il trouve un nouveau terrain de jeu (un nouveau fandom), il parviendra à tourner la page.

Oui, c’est exactement le même type de processus que lors d’un sevrage de produits addictifs (tabac ou autre), ou de relations toxiques. Le fandom est une drogue à sa façon, tout l’art consiste à le maintenir au stade de drogue douce, comme du chocolat.

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Archétype

Syndrome dans les Indestructibles.

Ou moi avec James Marsters, A-ha, et j’en passe (enfin, pour James, je m’étais sevrée en passant à d’autres drogues – Tokio Hotel en l’occurence -, je ne suis replongée dedans que parce que ça alimente le blog avec mes vieilleries. Et A-ha c’est récent, j’ai déjà fait une croix dessus à titre personnel, et j’aurais plus de facilité à ne plus en entendre parler si je n’avais pas encore tant d’amis et connaissances qui sont encore dans le fandom. Mais je ne regarde plus ça qu’avec du popcorn en souhaitant au groupe de couler. Kaaarma).

Avantages

On se dit qu’il y a toujours pire ailleurs et qu’on est donc soi-même encore un fan « raisonnable ».

Dangerosité

Les fans déséquilibrés qui s’en prennent à leurs anciennes idoles sont tous passés par là. Heureusement, la plupart se contenteront de pourrir l’ambiance des forums et des concerts de leurs remarques désagréables. Ce qui certes déplaisant en soi, et pousse les fans plus modérés à aller chercher ailleurs des interlocuteurs moins investis et moins critiques.

Phrase fétiche

« Puisque c’est ça, je m’en vais! » *envolée de cape*

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[1] Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois, Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens, Presses universitaires de France, 1987

Crowdfunding : Love U Hiroshima, un court-métrage avec Alban Lenoir – derniers jours!

Pour les fans d’Alban Lenoir (Kaamelott, Hero Corp, Lazy Company), ce court métrage  de Jules-César Bréchet dont il sera la vedette vient d’atteindre son objectif sur Ulule. Il a même été désigné ce 11 mai projet du jour par le site de financement participatif! Joli petit coup

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Mais il a besoin de tous les coups de pouce dans le sprint final pour se donner un peu de marge pour le tournage. Fin du crowdfunding après demain!

Avec à signaler, outre les contreparties classiques (remerciements, téléchargement du film…), d’autres plus originales voire déjantées : écrire une réplique dans le film pour le perroquet Kikko, ou repartir avec une Nissan Almera 5 portes.

Tous les détails sur le site du projet sur Ulule. Vous pouvez notamment y visionner les 6 épisodes de « En attendant Hiroshima », la mini-série tournée pour animer le projet, où Alban, le réalisateur, Christophe Fluder, le perroquet et d’autres vous en diront plus.

Exposition : Kimono, au bonheur des dames, au Musée Guimet

Il ne vous reste plus que quelques jours, jusqu’au 22 mai, pour aller voir l’exposition Kimono, au bonheur des dames au Musée Guimet. Elle bénéficie d’un prêt exceptionnel de la collection Matsuzakaya, l’équivalent japonais du Bon Marché, fabrique de kimonos depuis 1611, qui a rassemblé et conservé depuis 1913 nombre de kimonos anciens, catalogues de motifs et designs.

L’exposition explique la fabrication d’un kimono (à base de 7 bandes de tissu de même largeur, non redécoupés ensuite), et les façons de réaliser les motifs : teinture à la cire, broderie. On évolue à travers les différents styles au fil des années et suivant les catégories sociales – femmes de guerrier, de marchand, de la noblesse.

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En fin d’exposition, une salle expose des réinterprétations modernes de kimonos par de grands couturiers occidentaux (Jean-Paul Gaultier, Franck Sorbier, John Galliano…) ou japonais (Junko KoshinoKenzo Takada, Yohji Yamamoto…). Et revient aussi sur le Japonisme, courant de la fin du 19e siècle qui a vu le kimono, comme d’autres pans de la culture japonaise, inspirer la communauté artistique française – au moment où le Japon, lui, se détournait de ce vêtement traditionnel ressenti comme un vestige du passé.

Plus de photos sur la page Facebook du blog. Sans descriptions parce que ce fichu bouzin les a perdues, et bugge quand j’essaie de les remettre.

Informations pratiques :
Musée Guimet : Kimono, au bonheur des dames
Du 22 février au 22 mai 2017
Horaires :
Du mercredi au lundi, de 10h à 18h.
Tarif plein : 9,50 Eur pour le billet jumelé collections permanentes + expositions temporaires