A propos fjva

Un blog pour parler des fans, en tant que sujet de société. Et puis des expositions, des concerts, des blagues débiles, des coups de gueule, bref, le quotidien d'une fan éclectique à Paris...

Le blues du musicien arrivé

Vous avez peut-être remarqué que nombre d’artistes à succès connaissent des passages à vide, voire perdent carrément l’inspiration ou ce qui faisait leur charme indéfinissable auprès du public. L’une des raisons se trouve sans doute dans les effets secondaires du succès : gloire, argent et cour de cireurs de pompes. Non que j’accorde du crédit au cliché de l’artiste maudit, non on n’est pas forcément plus talentueux quand on est malheureux. Mais le succès, notamment en musique, c’est en partie une question de toucher son public, d’arriver à toucher à l’universel via ses paroles… Alors que si on les laissait faire sans filtre, une star qui écrirait sur son quotidien, ça donnerait ça (à imaginer sur une rythmique de blues très classique) :

(du dum du du dum, bo bom bo bom)
Le voiturier a rayé ma Porsche hier soir (du dum, du dum)
Alors j’ai dû sortir ma vieille Jaguar (du dum, du dum)
Son châssis surbaissé se mange les trottoirs (du dum, du dum)
Ritz et Carlton fermés, où je vais aller au bar? (du dum, du dum)
(Refrain : )
Seuuuûl dans ma chambre, loin de la foule en chaleur
Je pense aux orphelins de guerre dans leur malheur
Putain de conflit qui m’a pris ma place au 20 heures…
J’ai pas trouvé de groupie pour mon coup du soir
Il faut être prudent et choisir une bonne poire
Elles n’hésitent plus à te traîner à la barre
Si tu leur laisses un polichinelle dans le tiroir…

C’est nettement moins « relatable » pour le vulgum pecus, pas sûr qu’il en vende des millions…

Sinon on peut faire la version hôtelière de « J’aurais voulu être un artiste », dans le même genre de problème de riches.

J’aurais voulu être à l’Ibis
Au lieu de ça je suis au Carlton
Je suis emmerdé par le service
Toujours entouré de vingt personnes

(ayant grandi dans un milieu plutôt petit bourgeois de première génération à s’être extraite d’un milieu prolétaire, j’ai découvert sur le tard le monde du luxe. Et autant j’ai adoré le service aux petits oignons d’hôtels 5 étoiles comme le Sers ou le Park Hyatt, autant le serveur qui vient te remplir ta tasse de thé toutes les 5 minutes au Plaza Athénée, j’ai trouvé ça un poil envahissant. Je ne suis pas encore grabataire, je peux me servir moi-même, si je laisse du thé dans la théière c’est pour qu’il reste chaud pendant que je déguste ma religieuse à 14 Eur, et j’aimerais bien papoter avec ma copine tranquille sans être interrompue à tout bout de champ, merci!)

Je suis disponible comme parolière comique, j’adorerais toucher des sous de la SACEM.

3e vente aux enchères « Goldorak » (et autres) dimanche 25 avril

La maison de ventes Cornette de Saint Cyr organise dimanche 25 avril une 3e, je crois, vente de cellulos et autres originaux de dessins animés japonais « Génération Goldorak« . La vente se tiendra à Bruxelles et en ligne – vous pouvez déjà consulter le catalogue et même poser des enchères. Si vous avez un PEL à liquider… sur les 2 premières, les prix ont grimpé très haut d’après les gens qui ont leurs réseaux pour acheter directement au Japon ou entre collectionneurs. Quelques centaines d’euros en général, à quoi s’ajoutent les frais de ventes, et, dans ce cas, de transport, car la vente a lieu à Bruxelles.

Encore de très belles pièces notamment du film Black Jack d’Osamu Tezuka (jamais vu, mais les cellulos sont superbes), une grosse brouette de Dragon Ball et ses dérivés, des Saint Seiya (dont Asgard), du City Hunter (pas mal), 2 cellulos pas dégueulasses de Akira (Tetsuo en l’occurrence), un cellulo du Memories du même Otomo avec son certificat d’authenticité signé du maître, du Capitaine Flam, du Albator, du Goldorak donc, et noyés au milieu, quelques cellulos plus rares me semble de Gigi, un de Creamy, un de Lady Oscar (personnage secondaire mal labellé sur le catalogue), et même des Cités d’Or dites donc…

Flashback : Tokio Hotel à Paris Bercy – 14 avril 2010

Je ne sais pas vous, mais les concerts me manquent. Et chaque 14 avril, je repense à celui-là en particulier, il y a maintenant 11 ans. C’était le tout dernier concert de la tournée Humanoid City du groupe allemand Tokio Hotel. On ne le savait pas encore, eux non plus sans doute, mais c’était la dernière fois qu’on les voyait en tournée en Europe avant un long hiatus, le déménagement aux USA de la moitié du groupe (les jumeaux), le passage aux albums tout en anglais (hélas) et une grosse chute de notoriété qui fait qu’ils n’ont plus jamais rempli de salles aussi grandes.

Ce dont ils ne se plaignent pas forcément : durant le confinement, Bill Kaulitz s’est occupé en écrivant une autobiographie intitulée « Career Suicide », en allemand donc je ne sais pas trop ce qu’il y raconte, mais quelque chose me dit que leur long break qui a correspondu de facto à un suicide professionnel était le seul moyen qu’ils ont trouvé d’éviter le suicide tout court. Enfin, suicide professionnel, n’exagérons rien : ils tournent encore, mais à plus petite échelle, et ont changé de maison de disque, quittant Universal (je ne sais pas si c’était de leur fait… m’enfin bon débarras, vu le peu de promo que leur faisait la dite maison), pour revenir à Sony, qui avait eu la mauvaise idée de les virer avec d’autres groupes débutants avant qu’ils ne deviennent célèbres. D’après le compte Instagram de Georg Listing (le bassiste), ça doit mieux se passer : pour son anniversaire ils lui ont offert une PS5 et il a fait une story « à la meilleure maison de disque du monde ».

Tokio Hotel – Komm – Paris – la dernière fois qu’on voyait l’ouverture de concert avec l’Etoile Noire qui s’ouvre…

14 avril 2010, donc. J’étais à l’époque en plein milieu de ma fanitude Tokio Hotelesque, que j’ai déjà raconté sur ce blog. Commencée en blague devant ce groupe de mioches qui m’avait rapidement bluffé par son professionnalisme dépassant celui de pas mal de musiciens plus vieux, son enthousiasme de jeunes chiots, et la combinaison de pop rock péchu et de la langue allemande dont j’adore les sonorités. Ce concert à Paris, c’était le 5e pour moi de la tournée. A la base je n’en avais prévu « que » 3, en France, et puis j’en avais ajouté 2 sur un coup de tête à l’approche des dates. NO. REGRET. Quelques jours avant ce concert, j’avais dérapé sous la douche et je m’étais pété 2 côtes contre le rebord de la baignoire, mais heureusement, c’était des « petites » fractures, donc j’ai quand même pu aller dans la fosse. Mais j’ai évité la foule des premiers rangs (c’était le premier Bercy qu’ils n’avaient pas pu remplir, du reste), restant à côté de la console son au milieu, avec une copine. Ce qui m’a donné l’occasion de dire bonjour à leur ancien manager David. Avant qu’une furie ne lui gueule dessus et ne ruine le moment. *roll eyes* Heureusement, elle n’a soit pas reconnu, soit pas vu qu’avec David, à l’abri avec les techniciens, il y avait leur meilleur ami et leur beau-père. Donc ils ont pu mater le concert tranquilles (mais un peu sur leurs gardes quand même).

Tokio Hotel – Humanoid – Paris – l’interlude acoustique de la tournée, toujours étonnant

Tokio Hotel a toujours eu mauvaise réputation en France (comme en Allemagne du reste), à cause de leur jeune âge et du look androgyne de leur chanteur. Pas assez snobs, mon fils. Pourtant, ils ont toujours assuré sur scène. A la mesure de leur âge, certes, ce ne sont peut-être pas des Mozart. Mais ce sont des pros, et qui ont toujours eu à coeur d’offrir de vrais spectacles à leurs fans. Même maintenant qu’ils tournent dans des salles plus petites, style Trianon ou Olympia, ils ont toujours une scène et des lumières chiadées, un thème directeur, une setlist variée et bien construite, Bill a des costumes… créatifs même si pas toujours à mon goût. Bref, on sait où passe l’argent. Ce n’est pas au goût de tout le monde, mais on peut a minima apprécier le travail bien fait. Et pendant 1h30 à 2h, on est ailleurs, avec eux. Entre aliens (le nom donné à leurs fans à l’époque où c’est devenu la mode pour les artistes de les distinguer ainsi. Remarquez bien qu’on m’appelait l’extra-terrestre à l’école, alors il y a comme une continuité qui m’a amusée…).

Tokio Hotel – thank you speech and Geisterfahrer – Paris – Ah, cette chanson, je l’aime d’amour… Je ne pensais pas l’entendre en acoustique, mais elle rend bien…

Le petit discours de remerciement ci-dessus, un classique en concert, était d’ailleurs plus long que sur les concerts précédents de la tournée (comme quoi ça peut servir à ça d’en faire plusieurs… On voit ce qui s’éloigne de la routine). Bill a même remercié l’équipe qui avait conçu et monté la scène, ce qui, pour le coup, est quelque chose que j’avais rarement entendu. En général ça se borne à citer les musiciens sur scène et éventuellement le producteur. Même Tom, son jumeau et guitariste, avait l’air ému.

… Rétrospectivement, je me demande s’il ne savait pas, lui, que c’était plus qu’une tournée qui se terminait, mais la page la plus spectaculaire de leur carrière qui se tournait. Allez savoir. C’était aussi leur dernier concert majoritairement en allemand avant un bon bout de temps (j’ai plus ou moins arrêté de suivre le groupe, mais il me semble que leur seul concert en allemand depuis, c’était lors d’un de leurs « camps d’été » hors de prix. Rien que ça m’avait presque donné envie d’y aller, mais le camping, moi…). Le public français leur avait fait un tel accueil glacial quand ils avaient essayé d’y chanter en anglais à la tournée précédente qu’ils avait pris l’habitude de nous faire la même setlist que dans les pays germanophones. Une exception. Les autres pays avaient droit aux versions anglaises dès qu’ils ont fait des albums en 2 versions (allemand et anglais). *soupir* C’était le bon temps.

Tokio Hotel – Traumer – Paris – il manque le umlaut sur le a, c’est Träumer (rêveur), mais je n’étais pas sûre que Youtube gère bien les accents.

J’allais écrire que j’adore cette chanson, mais en fait, si j’étais autant fan d’eux à l’époque, c’est que quasiment toutes les chansons de leurs 3 premiers albums me faisaient dire « Oh elle est géniale celle-ci! » et me file encore des frissons de joie quand je les entends maintenant. Et dire qu’il y a des andouilles qui pensent que les fans de ces groupes ne sont pas là pour la musique… Ca a TOUT à voir avec la musique et comment elle nous fait vibrer. Que les musiciens soient mignons ou pas. Même si 80% du public de l’époque c’était des filles entre 12 et 20 ans. Ca aide, d’expérience, d’avoir un truc pas trop moche à regarder sur scène. Mais s’il n’y a rien qui passe par les oreilles, on ne vient pas à un concert, on se contente de se palucher sur un magazine, si vous me passez l’expression.

Puisqu’on en est là, un autre des reproches faits à Tokio Hotel, c’était qu’ils soient un groupe fait par le marketing. C’est faux, ils ont juste réussi à se faire connaître très jeunes par un groupe de producteurs qui les a aidés à se professionnaliser avant de démarcher les maisons de disques (d’où le contrat avec Universal alors qu’ils n’avaient que 15 ans, après un 1er contrat avec Sony). Et ensuite, ce sont des monomaniaques : le bon vieux rock des familles avec des power songs, ce n’était pas vraiment la tendance de leur âge quand ils percé, mais c’était leurs références (80es), digérées et modernisées. Sans doute que leur maison de disque aurait préféré leur faire faire de la tectonik ou je ne sais quelle ânerie éphémère, mais eux ils ont grandi avec Metallica, David Bowie, et Rammstein, si j’en juge à leurs effets de scène. Maintenant avec l’âge, ils se sont mis à l’électro de boîte de nuit, c’est pas du tout mon style mais ma foi, je ne peux pas les forcer à faire la même musique 40 ans non plus.

Tokio Hotel – Sonnensystem – Paris – je sais pas où ils avaient péché l’inspiration spatiale de cet album par contre mais c’est pas graaaave…. ça change un peu

Et puis la sincérité, ça se ressent. Enfin non : c’est vrai qu’à moi ça m’a toujours paru évident parce que j’ai un bullshitometer redoutablement sensible, qui fait que je suis incapable de regarder un homme ou une femme politique en vidéo sans vouloir lui balancer des tomates. Mais j’ai aussi fini par comprendre que ce n’était pas le cas de tout le monde. Donc pour les gens dont l’empathie est défaillante : croyez-moi juste sur parole, la sincérité, quand on n’est pas handicapé de ce côté, ça se sent, surtout en musique. Et eux ils sont faits pour ce boulot. De toute façon, vu les cagettes de critiques qu’ils se sont pris pendant 5 ans, il fallait qu’ils soient convaincus pour continuer dans cette voie.

Et je leur en sais gré. L’abandon de l’allemand, ça m’a fait mal au coeur, mais je pense que ça ne correspond pas seulement à une nécessité économique, mais aussi à une rupture avec leur pays parce que c’est là que des fans (enfin si on peut appeler ça des fans… des tarées obsessionnelles) leur ont rendu la vie impossible en allant jusqu’à les cambrioler.

Le petit duo piano – voix des jumeaux, ci-dessous, c’est quand même pas le truc le plus évident qu’on attend… Et puis comme on dit, quand tu fais guitare-voix ou piano-voix, sans les fioritures de production, tu sais si la chanson tient la route ou pas.

Weit Weg von hier durch Raum und Zeit zoom dich zu mir

Tokio Hotel – Zoom – Paris

Petite vidéo non musicale de Tom, Georg et Gustav (le batteur) qui disent au revoir :

Tom, Georg and Gus say goodbye to Tokio Hotel Humanoid City Tour

Tokio Hotel – Für Immer Jetzt – Paris

Et on arrive à la dernière chanson, du dernier concert, de la dernière tournée en allemand avant le long hiatus et le changement complet du groupe… Ce ne serait plus jamais tout à fait pareil, mais c’était une magnifique soirée.

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Question de taille : Elle Déco

Tu lis une accroche d’article sur Elle Deco pour aménager un coin de jardin même en ville même sur une petite surface genre micro balcon, et comme tu manques de verdure en ce début de 2e année de confinement, tu cliques. Et là tu découvres que pour Elle, « micro balcon » c’est en fait une terrasse de 4x2m.

De ma fenêtre, les quelques voisins qui en ont, c’est plutôt du 2×1 m en Haussmannien « populaire » (dans les beaux quartiers, les immeubles Haussmanniens sont un peu plus grands, décorés etc. C’est un peu comme la différence entre les 3 classes en avion: de loin ça ressemble, à l’usage les cm font la différence…). Le style où tu cases juste une micro table pour 2 tasses ou 2 bières et 2 chaises de jardin pliables. Sinon c’est pas un micro balcon, c’est un balcon tout court, du moins dans mon monde.

Et il y a un seul exemple de ce genre dans l’article, les autres c’est plutôt comme ma capture ci-dessous, « un jardin de 100m2 », un toit d’immeuble (de même superficie, à vue d’œil), oh les pauuuuuuvres, sur leur toit avec vue panoramique sur Paris, y a une moche cheminée et un local de fonctionnement d’ascenseur, vite, masquons ça!

A Paris 16e en plus, au prix du m2 🤪

Prochain article dans Elle : « vie pratique : où garer sa Porsche à Paris alors que la plupart des parkings souterrains ont des pentes trop raides pour les bas de caisse des voitures de sport ».

Suis-je bête : ça ne risque pas d’arriver, il y a des voituriers pour ça !

Au revoir les pauvres !

Jeu mobile : Aggretsuko the short timer strikes back

La routine métro boulot dodo vous manque ?
L’open space vous manque ? (je n’aurais pas cru écrire ça un jour mais au bout d’un an de confinement, presque…)
Le Japon vous manque ?

Alors le jeu sur mobile Aggretsuko the Short Timer strikes back est ce qu’il vous faut.
Aggretsuko, si vous n’avez jamais vu la série de mini épisodes sur Netflix, c’est le dernier personnage en date issu de la firme Sanrio, spécialiste des bestioles kawaii anthropomorphiques depuis Hello Kitty. Ciblant un public plus moderne et peut être un poil plus âgé, Retsuko est une jeune panda roux de 25 ans qui travaille dans une grande firme où elle est brimée par des petits chefs de mauvaise foi. Au début, elle a peu de vie sociale et peu d’amis au bureau, et son seul exutoire est de chanter du karaoke… Du heavy metal! Et quand elle s’énerve ainsi, elle se transforme (mentalement, hein…) en Aggretsuko (aggressive Retsuko). J’ai craqué pour le personnage dès que je l’ai découvert, avec un fort soupçon qu’il était un peu inspiré des Babymetal.

Le pitch du jeu, c’est que le boss a décidé de procéder à des aménagements de l’immeuble pour améliorer l’environnement de travail des salariés, et faute d’embaucher quelqu’un pour le faire, il confie le boulot à Retsuko.

En réalité, il y a très peu de liberté dans l’aménagement en question : le jeu est un casse briques façon Candy Crush, avec son lot de combinaisons pour détruire plus de têtes/pions. En fonction de votre score, vous pouvez gagner de une à trois étoiles par niveau. Et ce sont ces étoiles qui permettent de monter les différentes parties de décoration d’un niveau, sans pouvoir les choisir ni même choisir leur ordre.

Vous n’avez guère que le choix des personnages (avec chacun sa capacité spéciale) à utiliser pour jouer, débloqués ou achetés au fur et à mesure des niveaux. Et de quels niveaux acheter pour monter votre immeuble, avec les pièces d’or gagnées elles aussi au fil des niveaux.

Un peu chère la barrière…

J’ai commencé classiquement, avec un lobby (hall d’entrée), un niveau de type cafétéria, parce que c’est la première chose que je cherche quand j’arrive dans une nouvelle boîte. Un niveau de bureaux paysagers (les maudits open space), un d’archives, un 2e espace détente avec le vestiaire et des distributeurs… un immeuble de bureaux type, en plutôt joli.

C’est là, j’avoue, que j’ai un peu craqué. Pour les suivants, j’ai squeee-é en payant (enfin pas du vrai argent) pour des niveaux seulement présents de façon temporaire, mais qui me rappelaient le Japon (d’autant plus que l’immeuble en verre dans le fond, je le voyais depuis ma 1e chambre d’hôtel à Tokyo…) :

  • le konbini, ces supérettes ouvertes plus ou moins H24, qu’on trouve à tous les coins de rue et jusque DANS les hôtels parfois (ça m’a bien dépanné plus d’une fois, car ils vendent entre autres des snacks divers à un prix dérisoire. Parfait pour le touriste jetlaggé qui n’a pas assez faim pour se trouver un restau, ou quand ce n’est pas l’heure, mais qui veut quand même grignoter un morceau).
  • le fan meeting d’idols (car Retsuko intègre un de ces groupes musicaux), qui me rappelle les concerts de Babymetal avec leur fosse bien organisée et leur rayons de produits dérivés.
  • le onsen (source chaude), gros cliché nippon.
  • et dans un tout autre genre, celui que je viens de commencer, c’est… Winter Ball, le bal d’hiver, une patinoire à décor très… Reine des Neiges, forcément j’ai craqué.

Bref.

A noter si vous y jouez : samedi 27 février, on pourra exceptionnellement acquérir les anciens niveaux « à thème » temporaire.

Comme tous ces types de jeux, c’est facilement addictif, je trouve les niveaux pas mal fichus et de difficulté variable, il y a de la variété mais on reste rarement bloqué longtemps. Des challenges temporaires ajoutent constamment du piment. N’oubliez pas de tirer vos tickets de gacha au fur et à mesure (invocations de personnages), car sinon vous n’avez pas accès à l’option pour acheter des invocations avec des pièces d’or.

J’ai mis un moment à comprendre que combiner 4 têtes permettait de créer une bombe qui cible les objectifs, bien pratique. Et ça m’a changé les idées pendant une année quasi sans bureaux, sans collègues sauf par Zoom, sans voyage…

Parisienne mais presque : 14 février

La Saint-Valentin, comme toutes les dates de fêtes règlementaires, est autant un jour de joie pour certains qu’un jour de stress ou de tristesse pour d’autres.

Aussi, ce jour, je voudrais qu’avec moi vous ayez une pensée pour ces derniers:

  • pour les couples qui se sont engueulé hier soir lors de leur dîner qui devait être romantique parce que ils n’étaient pas d’accord sur le menu / madame a gueulé que les fleurs c’est sexiste / mais ça fait 3 ans qu’on sort ensemble et tu ne sais toujours pas que je déteste [le cadeau choisi] / ah ouais, ton ex faisait mieux la cuisine? Et ben t’as qu’à retourner avec, je te retiens pas!
  • pour les couples qui ne se sont pas engueulé parce qu’ils ne se sont pas parlé de la soirée à part pour choisir le programme de Netflix, ayant passé le repas sur leur téléphone respectif à scruter les comptes de leurs ex sur les réseaux sociaux, suivre les résultats du foot, ou mater des TikTok de chat qui danse.
Carte de désaveu "J'ai beaucoup à donner mais pas à toi".
Carte de désaveu made by me
  • pour ces couples qui ne se sont pas engueulé parce que l’un des deux est vexé que l’autre n’ait pas eu une petite attention pour la Saint-Valentin, mais : est encore trop amoureux pour le dire / a abandonné depuis longtemps l’espoir que ça change / croit encore au discours « Nan mais moi je fais rien pour la Saint Valentin parce que c’est une fête commerciale et il n’y a pas de date pour aimer, ça doit être spontané », alors que ceux qui le tiennent ne font généralement rien d’autre le reste de l’année non plus. Et l’autre va se demander toute la journée pourquoi le premier ne dit rien. Ah non, statistique, le 2e c’est plutôt un homme, alors il ne va rien remarquer.
  • à ceux qui sont encore en couple alors qu’ils ne peuvent plus se voir en peinture après un an de confinement, mais que, vu que la situation économique ne s’est pas arrangé non plus, ils n’ont pas réussi à trouver un plan B pour se casser.
  • à ceux à qui cette année de télétravail + plusieurs mois alternés de garde de leurs enfants pendant les cours à domicile a fait réaliser qu’en fait, la vie domestique, c’est une vie de domestique, et que s’ils avaient su, ils auraient pas venu.

Allez, bon courage. N’oubliez pas de quand même poster une photo de votre dîner aux chandelles histoire de faire croire à vos ex que vous passez un super week-end. Et rappelez-vous : le couple, c’est affronter seul des problèmes qu’on n’aurait pas eu tout seul. Bisous.

Blocage de mon blog par Facebook : suite

En essayant de poster le lien sur un autre compte, j’ai eu ce message là, un peu plus précis.

FB n’aime pas la concurrence dans l’arnaque?

Donc si ça se fait, mon blog est bloqué à cause de son nom, soit à cause de l’homophonie avec Femme Actuelle, soit parce que c’est proche de Fan Actu (dont j’ignorais l’existence ou n’y prêtait pas grand cas quand j’ai commencé à écrire le bouquin pour la publicité duquel j’avais lancé le blog – bouquin jamais publié, vu que le blog devait aussi me permettre de jauger s’il y avait un public suffisant pour ça, et la question elle est vite répondue… je n’ai pas un diplôme de marketing pour arriver à vendre un truc qui ne se vend pas tout seul).

Malgré la totale différence de thème, ils sont bien assez cons à Femme Actuelle pour m’avoir taggé comme plagiat si l’un d’eux a croisé un de mes posts : je sais qu’un journal du même style, ou le même, avait envoyé des menaces d’avocat à des gens il y a quelques années pour des motifs similaires. A priori, FB ne fait pas la différence entre jeu de mots qui ne rapporte rien » et « tentative d’escroquerie ».

Du coup, si pour que le blog redevienne autorisé, il faut que je change son nom (cad « la marque », malgré son manque de notoriété ), alors qu’elle est partout sur Twitter, sur les images du blog etc… on va continuer à se passer de FB.

De toute façon ils sont tellement en train de purger leur réseau de tous les contenus qualitatifs tout en autorisant les pubs de merle, que je ne sais pas si ça changerait grand chose à la diffusion… C’est pas compliqué : maintenant même les grands comptes qui les utilisent les qualifient de « ransomware »…

En plus, si ça se fait, la raison ce n’est pas l’homonymie mais la tendance de WordPress elle même à devenir un site de pub plutôt qu’un site de contenu…

Aventures animalières : le moineau (bis)

Ça glisse sur les trottoirs (la neige fond sur les balcons, ça goutte et ça regèle par terre), alors le seul espace vert accessible, c’est un buisson étique au coin d’un immeuble et d’un escalier sur le côté de la gare de l’Est. Protégé du squat par une grille antique, il abritait une colonie de rats que je ne vois plus guère (c’est un scandale, d’ailleurs), et une de moineaux, que j’entends souvent quand je passe. Aujourd’hui je me suis arrêtée devant pour observer le ballet des oiseaux, parce que, ben, j’en éprouvais le besoin, après 2 semaines de mauvais temps qui m’ont empêché de voir de la verdure.

Piou.

Et alors que j’essayais de leur expliquer que s’ils voulaient j’avais suspendu une boule de graines à ma fenêtre (oui je sais qu’ils ne comprennent pas. C’est pas une raison, je passe bien mon temps au bureau à écrire des mails qui ne sont pas lus…), il y en a un qui est venu se poser en face de moi un peu comme ça. (c’est la même grille mais la photo date d’une météo plus clémente et d’un arbuste moins abîmé par l’hiver). Comme s’il venait voir ce que je voulais et pourquoi je restais plantée là à les regarder. Un début d’ébauche de communication. C’est déjà nettement plus de capacité de concentration que je ne m’attendais à voir de leur part.

Bilan 2020

Apparemment tout le monde le fait et à la réflexion, ça me tente.

On va essayer de se concentrer sur le positif même si ce n’est sans doute pas ce qu’on est tenté de retenir rétrospectivement…

L’année avait mal commencé avec la suite de la grève RATP / SNCF.
Dès qu’elle s’est achevée, je me suis empressée de faire une petite visite familiale dont ces gougnafiers m’avaient privé pour les fêtes, célébrées via Zoom, ce qui n’est pas pareil du tout. Ce n’est pas qu’on fête ça en énorme comité, mais justement…

Et j’ai bien fait vu qu’ensuite, je n’ai pas pu le refaire pour diverses raisons suite aux « événements ».

En février, même si ça paraît plus lointain que l’an dernier tellement cette année a paru interminable, j’ai quand même pu assister à deux concerts, dont un à l’étranger (à Bruxelles) : les deux, de Babymetal, alias mes metalleuses japonaises en jupette, afin de célébrer ensemble le culte du Dieu Renard. Loué soit-il.

Babymetal à l’Elysée Montmartre. Vous aussi ça vous manque?

En mars, évidemment, ça s’est gâté, je ne vous dis pas pourquoi…

Point positif : ma société (dans le domaine de l’informatique) était 1) équipée pour nous envoyer tous en télétravail dès l’annonce de notre incapable président (celui de la République, j’entends) et 2) a appliqué un principe de précaution bien supérieur à celui de nos politiques en carton. Ce qui, j’ai été navrée de l’apprendre, n’a pas été le cas de toutes les boîtes, publiques ou privées, même quand elles étaient équipées pour. La culture du management version petit chef, en France, c’est quand même terrible… Si tu n’es pas capable de voir si ton équipe bosse en télétravail, c’est que tu es incompétent comme manager, le télétravail ne changera rien à l’affaire.

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Les boules de lavage, le greenwashing qui ne lave rien

Je suis actuellement spammée sur FB par les pubs pour les « boules de lessive » d’une marque française, les Gargouilles. Etant de formation scientifique, leur baratin marketing à base de « la lessive c’est chimique c’est pas bien, sauvez la planète avec nos boules de lavage en plastique pleine de billes de céramique machin qui au contact de l’eau la transforment magiquement en truc qui lave » me hérissait le poil.

En creusant un peu, effectivement, cette société n’est qu’une parmi d’autres qui revend très cher un produit chinois à 2 balles, qui quand on fait des tests comparatifs, lave « presque aussi bien que de la lessive », mais surtout lave aussi bien que si tu ne mets rien d’autre que ton linge dans la machine…

Oh ben quelle surprise les anti science : si l’homme a développé des agents lavants, c’est parce que pour dissoudre les graisses l’eau seule ne suffit pas. Ça transparaît d’ailleurs dans les commentaires pourtant positifs sur les publications sponsorisées (on suppose que les négatifs sont supprimés), qui ont tendance à dire « Je l’utilise depuis x temps et ça marche très bien. Pour le linge très sale ou les odeurs j’ajoute du vinaigre blanc / du bicarbonate / des huiles essentielles ». Oui donc tout seul ça lave seulement le linge pas vraiment sale. Moi mon geste écologique, c’est d’attendre que mes vêtements soient sales pour les laver. Chacun sa méthode. (c’est mon côté masculin : si ça ne pue pas et que ce n’est pas tâché, ce n’est pas sale, ça peut se remettre).

En résumé : si une marque fait de jolies pubs sur FB, il y a 99% de chances que ce soit une arnaque. (parce que bon, là, tu reçois tes boules, mais à 35 balles l’unité pour un machin avantageusement remplacé par la boule dosette vide de lessive pour l’effet mécanique… C’est quand même une arnaque).

Sauvez la planète : développez votre esprit critique.

Boules de lavage Les Gargouilles : arnaque ou pas ?