A propos fjva

Un blog pour parler des fans, en tant que sujet de société. Et puis des expositions, des concerts, des blagues débiles, des coups de gueule, bref, le quotidien d'une fan éclectique à Paris...

Le fan-art de la semaine : Dune redesign par Tom Kraky

J’aimerais faire ce genre d’article plus souvent, mais ça dépend vraiment de mes trouvailles faites plutôt par hasard… Par exemple, les fort intéressants et originaux character design de Tom Kraky pour Dune, ici présentés dans sa galerie ArtStation. Pas vraiment d’indication de pour quoi il les a conçus, était-ce pour un jeu vidéo ou juste du fan-art pour le fun et pour son portfolio d’artiste (car c’est un professionnel)? Mystère. En tout cas, c’est bien beau.

Je les ai ré-hébergés en petit, parce que sur ArtStation c’est un peu la galère, il y a d’autres choses qu’eux.

Le duc Leto, Paul Atreides et une révérende mère Bene Gesserit.

La princesse Irulan et Chani.

Les Fremen : Jamis, Stilgar et Liet-Kynes.

Le Docteur Yueh, Duncan Idaho, Thufir Hawat.

La maison Harkonnen : Piter de Vries, le Baron, Feyd-Rautha.

https://tomkraky.artstation.com/projects/G1gXd

 

 

 

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Capsules de Japon : (12) Les petits bobs jaunes et les uniformes d’écolier/écolière

Pour un pays aux gros problèmes de natalité, le Japon semble grouiller de bambins de tous âges. Je ne sais pas si cette impression provient réellement de leur nombre, de la densité de population, ou d’un facteur plus typiquement nippon : la grande autonomie dont ils semblent bénéficier, qui fait qu’ils se baladent partout et à toute heure. Alors certes, je faisais la même chose au même âge, mais j’étais dans un petit patelin. Cela semble être différent pour les enfants d’aujourd’hui, et pas qu’en région parisienne.

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Les petits bobs jaunes (et leurs sacs à dos) à la gare centrale de Kyoto

En effet, quelle surprise, pour moi la parisienne, de me retrouver dans un bus touristique en compagnie de collégiens et collégiennes en uniforme, par groupes de 3 ou 4, qui en débarquent comme moi au temple Kiyomizu Dera, un jour de semaine… Pas d’adulte accompagnateur, ils se débrouillent très bien. Parfois ils en retrouvent un sur place, certes, sans que je puisse dire s’il s’agit d’un prof, ou si pour un devoir, des petits groupes ont droit à des visites guidées.

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Kiyomizu-dera, magnifique ajout à ma collection de photos d’échafaudages de monuments…

Certains abordent en gloussant les gaijins (étrangers) pour leur demander de poser avec eux en photo, ou de les prendre en photo devant un site touristique, fiers de leurs quelques mots d’anglais (autant que moi de mon Aligato gozaimasu lancé à profusion de peur de paraître impolie). Les plus jeunes sont certes accompagnés de quelques encadrants, mais surtout arborent les emblématiques casquette pour les garçons, bob pour les filles, d’une couleur bien voyante dépendant de leur établissement, jaune ou rouge en général.

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Au fond, le Todai-Ji, temple de Bouddha à Nara. A droite, écoliers typiques.

Est-ce que je vous ai dit que le créateur français des Minions devait se faire des coucougnettes de la couleur de ses mascottes au Japon? Parce qu’ils adorent, il y en a du merchandising partout, presque autant que de Pikachu. Du coup, quand on voit du dessus (même de pas bien haut comme moi) ces petits bobs jaunes galoper avec enthousiasme partout, on se dit que ça rappelle des trucs. Et pas seulement les dessins animés de ma jeunesse figurant des enfants de cet âge. Un inconvénient de voyager dans un pays qu’on a beaucoup vu dans la fiction, c’est qu’on a la tête pleine de clichés, pas tous faux…

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Globalement, aussi, les plus jeunes ont un peu peur des gaijins. Dans un bus quasi plein, assise sur la banquette du fond, deux places se sont libérées à côté de moi. Des bambins debout lorgnaient dessus sans oser s’y asseoir. J’ai dû multiplier les « Dozo » (« je vous en prie » quand par exemple tu laisses passer quelqu’un devant toi) et les gestes d’invite pour qu’ils se décident à se tasser à 3 sur les places (l’union fait la force). Est-ce qu’on leur raconte que les gaijins mangent les nourrissons ? Ou juste qu’ils sont grossiers et qu’il vaut donc mieux rester loin? (je ne leur jetterai pas la pierre si c’est le cas)

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La photo de classe à Nara, ça a quand même une autre gueule!

 

Et celle-là, je n’ai même pas eu à la flouter pour préserver l’anonymat des collégiens…

Transports en commun : on a retrouvé Dédale…

… il travaille pour la RATP/SNCF.

Correspondance des lignes 3/12/13/14/E à Haussmann Saint-Lazare.

Le couloir m’amène à un embranchement : à gauche, des escalators descendent vers les quais 31 et 33 du RER E. A droite, vers les quais 32 et 34. Au centre, un panneau indique les prochains départs. Mais pas l’heure qu’il est suivant la RATP/SNCF. Je tente le coup et descend rapidement les escalators vers le quai 31 dont doit partir le premier. Et le voit partir sous mon nez.

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Celui du quai 33 part dans 12mn, autant remonter prendre ceux des quais pairs, ils partent plus tôt. Je prends le premier escalator montant. Il m’amène à un autre étage que celui dont je venais. Pour desservir quoi? Mystère. Au lieu de déboucher directement sur des escaliers pour redescendre vers les quais 32 et 34, le trajet pour les rejoindre m’expédie fort loin, si j’en crois les panneaux.

Vu que je ne peux pas redescendre l’escalator, je les suis en pestant contre cet itinéraire qui me paraît bien loin alors que mon but se trouve, à vol de téléporteur, à 50m. En route, une volée de marches sans signalétique m’interpelle : si mon sens de l’orientation et la gueule de ce que ce que je vois du sol en bas de cet escalier ne me trompent pas, ils conduisent au quai que je cherche.

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Je descends : j’ai raison, et le prochain train part dans 2 minutes.

Si j’avais suivi les putains de panneaux du putain d’ingénieur de mes fesses qui a chié le plan de circulation officiel, qui me faisait faire un long détour, nul doute que je serais arrivée trop tard pour le prendre, et j’aurais été bonne soit pour attendre 18 mn le prochain, soit pour recommencer à chercher mon chemin dans ce dédale.

Message à l’attention de la RATP/SNCF

Vous voulez inciter les gens à moins prendre la voiture et à être moins agressifs ? Arrêtez donc de leur rendre les transports en commun encore plus insupportables et consommateurs de temps qu’ils ne le sont déjà.

Parce que si je mets la main sur le connard qui a pondu ces plans de circulation, en toute amitié, je le pousse sous la prochaine rame. Pour l’exemple.

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Le Petit Bonheur Hebdomadaire #17

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine.
J’aime bien dessiner, mais je n’ai plus guère le temps et l’occasion de le faire. Et faute de pratique, quand je le fais, c’est très approximatif.
Aussi le tutoriel de Sandrine Garage pour faire une « carte de désaveu » de Saint Valentin, posté sur son compte Twitter mercredi en parallèle de son atelier « en vrai », a été pour moi l’occasion de bidouiller un truc avec quelques feutres pas encore complètement secs et mon « talent » de dessinateur à peu près dans le même état.
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C’est pas du grand art mais ça fait plaisir de faire une activité manuelle créative.
Et puis j’ai attrapé 2 Leveinard pour mon petit compte Pokemon Go., puisqu’ils ont un peu augmenté le taux de pop de cette bestiole rare (et rose) pour la Saint Valentin. Et pour le Nouvel An Chinois, grand lâcher de chiens, donc outre les Snubbull bien rares… Des Evolis tout partout! ❤ Gouzi gouzi! (
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Bars et cafés à chats en province (et en Belgique): édition 2018

En octobre 2015, j’avais fait un article recensant les Cafés à Chats de France et de Belgique. Il m’est apparu utile de faire le point régulièrement, car la situation évolue beaucoup. Il semble que l’activité soit difficilement rentable, ou que les gérants se lassent (le service, c’est un métier, la restauration aussi). Des cafés ferment, d’autres ouvrent, certains changent de gérants.

Si vous en connaissez d’autres ou même que vous en gérez un, n’hésitez pas à laisser un commentaire. La plupart de ces lieux proposent des activités en plus de la simple présence des chats : « miaou-dating », massage, dédicaces, expositions…

Pour la localisation, sachez que je suis nulle en géographie et en régions, donc j’ai réparti les villes d’après Google Maps.

Beaucoup de ces établissements proposent maintenant des chats à l’adoption et non en pension permanente, au contraire des premiers cafés, qui fonctionnaient avec des chats appartenant aux gérants. Je rajoute donc à chaque café la mention Permanents ou Adoptables, ainsi qu’un nouveau mode de fonctionnement intermédiaire. Ce n’est pas forcément un mal, car pour avoir longuement observé ceux du Café des chats de Paris / Bastille, si certains semblent bien s’habituer à la foule et aux papouilles (surtout ceux qui y étaient arrivés tout petits), ce n’est pas forcément le cas de tous, et puis même les chats changent…

Permanents : chats installés à demeure. Adoptables : chats disponibles à l’adoption et qui changent donc régulièrement au fil des adoptions. Mixte : certains chats sont là à demeure et d’autres sont proposés à l’adoption par une association sur place.

Nord :

– Lille Chat voir vivre, 158, rue Gambetta. Permanents .
Article sur le blog de l’EFAP.

Caen : Au Chat Perché. 19 place Saint-Sauveur. Adoptables. Page Facebook.

Reims : Ronron Café – Bar à Chats de Reims. 137 rue de Vesle. Adoptables. Page Facebook.

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Bannière de nouvel an de la Maison d’Elise

Ouest :

– Nantes : les Nantais avaient de la chance, deux cafés miaou les accueillaient. Mais le premier a fermé au début de cette année.
1) Le Chat L’Heureux, FERME 8 rue de l’Hôtel de Ville. Page Facebook. Ce café a ouvert mercredi 22 avril 2015 et a fermé le 27 janvier 2018, le bail ayant été résilié par le bailleur. Permanents.
2) La Maison d’Elise, 6 rue Jean de La Fontaine. Page Facebook. Spécificité : dédié aux Maine Coon! Ouvert depuis le 8 août avril 2015. Permanents .
Article sur le Blog de la Nantaise.

Est :

– Strasbourg : Cat & Cake, 24 rue Thomann. Page Facebook. J’y suis allée en août 2016, voici l’article que j’en ai tiré.  (Adoptables) , il est maintenant FERME (depuis septembre 2017). Officiellement : Cat & Cake va connaître un changement de structure et ne fonctionnera plus qu’en familles d’accueil. Ce choix est la suite logique de notre projet qui consistait à se faire connaître et par le biais du café afin de tisser un réseau pour promouvoir l’adoption en centre ville.

– Besançon : Café des Félins, 135 Grande Rue. Page Facebook.
Article sur le blog Juliette et Marie. Permanents.

Faites du sport avec votre chat

Sud-Ouest :

– Montpellier : Kafélin, 8 rue de l’Hôtel de Ville. Page FacebookPermanents. FERME en août 2017.

– Narbonne : L’univers de Kama, 3 Rue de Plaisance. Page FacebookPermanents. Animations régulières de massages relaxants, d’initiation à la langue des signes française.

Perpignan : le bar à chats. 5, rue des cardeurs. Page Facebook. En cours de financement participatif pour l’ouverture prochaine.

Centre : 

Clermont-Ferrand : Chat-lounge. 4 Place Sugny. 4 Place Sugny. Mixte. Page Facebook. Propose occasionnellement des chats à adopter en partenariat avec l’association ACMA.

Sud-Est :

– Lyon café Chamourai, 8 Rue Pailleron. Page FacebookPermanents. FERME en décembre 2017

– Lyon : Le GentleCat – Bar à Chats – 16 rue du Général Plessier. Page Facebook.  Permanents. Espace shop spécialisé dans le thé.

– Avignon : La Compagnie des Chats – 19 rue des Lices. Page FacebookAdoptables. Plus de 85 adoptions déjà réalisées, le café tient régulièrement au courant via leur page Facebook.

– Nice : Nice Cat’s Café, 1 bis rue Vernier. Page FacebookFERME DEPUIS FEVRIER 2016?

Grenoble : Charabica Café. 8 Cours Berriat. Adoptables. Page Facebook.

Grenoble : Neko Café. 14 rue Jean Jacques Rousseau. Permanents (dont 2 « chats sans poil »). Page Facebook.

Café des Chats Bastille

Paris : 

Pour rappel, les coordonnées des 2 cafés restants à Paris (le premier a fermé en 2016) et mes articles associés :
Café des Chats Bastille : 9 rue Sedaine. (même site web et page FB que le précédent) Permanents. Enfin, semi-permanents. Cad que ce n’est précisé nulle part, mais régulièrement des chats sont adoptés et d’autres arrivent. C’est en discutant avec le personnel humain que je l’ai appris. Donc si vous avez un coup de coeur pour un des matous, demandez s’il est possible de l’adopter. A savoir que Kaineko, arrivé adulte au café, est toujours à l’adoption, car il nécessite des soins quotidiens pour une maladie.
Article à l’ouvertureArticle le retour.

Chat Mallows Café : 30 rue des Volontaires. Page FacebookPermanents.
Article.

Jade et Alpha

Et ce n’est pas tout! Nos amis d’outre-Quiévrain aussi ont droit à papouiller des matous en sirotant un petit thé!

Belgique : 

– Bruxelles : MangaKat Café est un bar à chats au premier étage de l’Ultieme Hallucinatie. Page Facebook. FERME (depuis quand?)
– Saint-Gilles : Chat Touille, 11 Rue Tasson-Snel, 1060 Saint-Gilles (a changé de propriétaire? S’appelle maintenant le New Chatouille. Page Facebook.

MouscronLa Miaulerie, 135, rue de la Station, Mouscron, Belgique. La plupart des chats sont là à titre permanents, mais La Miaulerie travaille avec l’association Cat’s Cocoon, qui sauve des chats de la rue et leur donne les soins nécessaires. Pour faciliter leur adoption, l’association place les chats à la Miaulerie. NOUVEAU

Si vous en connaissez d’autres, merci de me les signaler!
Et si vous avez testé l’un ou l’autre, n’hésitez pas à laisser le lien en commentaire.

Si j’ai l’occasion de les visiter, j’ajouterai ici les liens vers les articles correspondants (il y en a déjà quelques uns au programme…).

* Neko Café : café à chat en japonais, le terme Café des Chats étant plus ou moins déposé par celui de Paris.

Célibataires, célébrez la Saint Valentin

Car oui, il y a de nombreuses raisons et façons de célébrer le 14 février, même si vous n’avez pas trouvé quelqu’un pour co-payer cet emprunt immobilier sur 20 ans l’âme soeur.

1) Vous n’avez pas à vous casser la tête pour éviter un drame

Fêter ou ne pas fêter la Saint-Valentin? Le dilemme pour les couples. Alors que vous, vous évitez la dispute quand l’un voudrait la fêter et l’autre pas. Et aussi les épineuses réflexions à la lumière d’une boule de cristal : quand l’autre a dit « Nan mais de toute façon c’est une fête commerciale, on n’a pas besoin de ça », est-ce que c’était un vrai rejet du concept, auquel cas tenter un petit cadeau vous vaudra une scène, ou est-ce que bon, quand même, un petit bouquet, une boîte de bons chocolats, ou une quelconque petite attention lui feraient plaisir quand même?

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2) Vous n’êtes pas soumis aux diktats du marché

Pas besoin de payer un bras pour un dîner à thème imposé moins bon et plus cher que la carte habituelle le soir du 14 février, ni d’acheter au prix fort des chocolats emballés dans des coeurs rouges. On dit merci qui?

3) Vous pourrez acheter les dits chocolats en solde dès le 15 février.

Qui dit fête commerciale, dit afflux de Valentineries dans les magasins, en particulier de chocolats, qui se retrouvent avec un stock énorme à brader après le jour dit. De quoi en profiter en toute tranquillité. Pas forcément seul, vu que…

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4) Importons le concept américain

Aux Etats-Unis, Valentine’s Day n’est pas réservé à l’amour romantique : on peut offrir cartes et petits cadeaux à tous les gens qu’on aime, de toutes les sortes d’amour : amis, famille, etc. Alors si le coeur vous en dit et si la vue des coeurs rouges et des couples obligés de sortir ce soir-là ne vous pèse pas, profitez de ce jour pour faire une sortie entre célibataires, ou bien passez un coup de fil à vos proches… (évitez de citer la Saint-Valentin, sauf en leur expliquant l’idée ci-dessus, de peur qu’ils ne se fassent une mauvaise idée de vos intentions…).

Personnellement, je suis d’avis que toute occasion, même créée à des fins mercantiles, est bonne à prendre si ça permet de se faire plaisir. Sans obligation, mais c’est pratique pour caler une date.

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5) N’importons pas le concept japonais

Au Japon, la tradition occidentale a été un peu modifiée. Seules les femmes offrent des cadeaux, ce ne sont que des chocolats (pas de cartes), et il y a deux sortes de destinataires : l’élu de son coeur, à qui on offre des « honmei-choco » (chocolats des sentiments vrais). Et les femmes qui travaillent peuvent être incitées à donner des « giri-choco » (chocolats d’obligation) à tous leurs collègues, chefs etc. Heureusement, ce n’est pas le cas partout (d’après un petit sondage de cet article, environ une femme sur quatre le fait), et certaines firmes l’interdisent même pour éviter que les femmes n’y dépensent trop d’argent et de temps (à déterminer quelle quantité offrir à qui).

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Et là, moi je dis NON. On connaît déjà tous le collègue pique-assiette qui dit bonjour que s’il y a quelque chose à manger sur ton bureau, et j’ai déjà dit à quel point la « bise obligatoire » me soûle. Alors le chocolat de bureau obligatoire, hein…

De façon amusante, au Japon, les hommes qui ont reçu des chocolats le 14 février ont l’obligation de répondre en faisant un cadeau un mois après, le White Day (14 mars)… à l’instigation des fabricants de chocolats qui ont ainsi trouvé un bon moyen de doubler leur mise.

Il paraît que les collégiennes pratiquent aussi le « tomo-choco » (chocolats pour les amis), voir le « jibun-choco » (chocolats pour soi-même. Eh oui on finit tous par avoir l’idée de se faire plaisir!).

Convention : Paris Manga (Scifi) Show

Il fallait bien tout mon regain de nostalgie pour me pousser vers la Porte de Versailles en ce dimanche gelé. Pas tant pour les mangas proéminents dans le nom de l’événement : Paris Manga & Sci-fi* Show, mais pour la rubrique en encarté sur le côté annonçant la venue de Bob McLeod.

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Qui n’est pas un Immortel cousin de Connor McLeod, non non. Il fut le premier dessinateur et, avec Chris Claremont, co-créateur des Nouveaux Mutants. Une équipe d’adolescents mutants que le professeur Xavier accepte de prendre dans son école alors qu’il est en plein deuil des X-Men portés disparus. Cette série série de X (aucun rapport avec le porno, à l’époque les comics Marcel étaient soumis au rigoureux Comics Code) a bercé mes jeunes années.

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Voyant son nom, je suis allée consulter les autres invités comics, et je découvre le nom d’Alan Davis, dessinateur et co-concepteur d’une autre série spin-off des X-Men, Excalibur, avec ma chouchoute Rachel.

Bon ben on y va alors…

Débouchant du métro, l’absence de signalisation pour le salon me perd, jusqu’à ce que je voie une fille en kimono rose. Un indice… En la suivant, je tombe sur la longue file d’attente (avec et sans billets mélangés) pour le salon. Ca avance vite néanmoins, et en 20mn on est entrés. Une photo des plans à l’entrée et je pars en repérage vers le stand de Central Comics (la boutique près du parc de Bercy qui avait déjà organisé la dédicace pour Kirby & Me).

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Ca m’évoque plus le Parrain que le merveilleux, perso…

Je me perds en route et je tombe sur des têtes familières : celles de Maliki, ses chats et ses potes. Et derrière le stand étrangement délaissé, Souillon (le créateur de Maliki) et Becky (sa coloriste-community manager-gestion des relations publiques-intendante des goodies) : ah ben oui, les dédicaces sont finies pour le matin, ils allaient partir en pause déjeuner. Pas grave : en tant que tippeuse, j’ai déjà moult objets signés et les 2 tomes du blog avec les goodies du crowdfunding, ainsi que le tableau d’Electrocute. Donc je n’avais pas prévu de leur demander une autre signature, vu qu’il y a toujours la queue à leur stand. Là, je peux sans piétiner dire bonjour et acheter les nouvelles figurines de Fëanor et Fleya.

 

Je retrouve mon chemin. Alan Davis est en pause déjeuner, d’après le panneau à sa table. Je vais donc voir Bob McLeod, qui a quelques clients mais pas la foule. Joie : il a des mini-artbooks couleur, « Art of Bob McLeod vol 2 », qui contiennent divers croquis et dessins commentés, dont la couverture variante du numéro de lancement des Nouveaux Mutants dont la version print me faisait de l’oeil (mais je n’ai plus guère de place sur les murs). Va pour le portfolio, qu’il me signe cordialement. Je lui glisse que j’ai de très bons souvenirs des Nouveaux Mutants, on se serre la main. Il vend aussi quelques prints, mais c’est volumineux, et fait des croquis à la demande, mais je n’avais pas prévu assez de liquidités. Et il n’y a pas de distributeur de billets dans le pavillon 7, damned.

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Je reviens après un tour des stands divers : accessoires de cosplay, dessinateurs, youtubeurs (mon moment « mais qui c’est ça?), la DeLorean de Retour vers le Futur et des voitures de Transformers, acteurs (contente que ça m’ait passé : il y avait beaucoup de files d’attente et ça coûte toujours un bras).

Petite liste de noms notés :
– les spécialistes du latex moulé pour les cosplay, Pandorarts – ils organisent aussi des ateliers pour partager leur savoir-faire.
– ‎les macarons de Mon Macaron d’Amour en forme de Sailor Moon, Pikachu ou Harry Potter – bientôt disponibles dans le Marais?
– ‎les magnifiques grimoires antiques (enfin presque mais on s’y croirait) de Grimoires et Légendes – de quoi décorer vos bibliothèques ou accessoiriser un jeu de rôle.
– ‎les bestioles mignonnes dessinées par Lorene Barioz au stand Dragibuz.

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Enfin je reviens au stand d’Alan Davis, en train de dessiner pour un petit veinard une Rachel / Phoenix. Je ne suis pas la seule à la demander, bien qu’il ait dessiné à peu près tous les personnages de Marvel et même certains de D.C. Comics. Pas grave, la prochaine, ce sera « ma mienne ». Il me demande si je la veux avec ou sans ses tatouages. Je ne m’étais pas posée la question, j’opte pour sans : certes elle est moins reconnaissable ainsi, mais historiquement, ces marques sont celles qui lui ont été faites quand, dans le futur dystopique dont elle vient, elle était « chien de chasse » (Hellhound) et traquait les autres mutants pour le compte du gouvernement qui les exterminait. Je la préfère libre (oui je suis un poil trop investie dans un personnage dont je ne lis plus les aventures depuis 20 ans…).

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… En fait c’est la première fois que je demande une commission à un auteur de comics. Je me demande si John Byrne fait des conventions? Et dire que j’ai raté les Pini la semaine d’avant ;__;

Je refais un petit tour en ne reconnaissant pas la moitié des personnages, mais en ayant bien profité de mon petit tour au pays du wtf, celui où les fans rencontrent les artistes et où parfois les artistes eux-mêmes s’avèrent fans, où la créativité n’est pas bridée par le quotidien morose, où on se demande si Blanche-Neige a perdu une pantoufle de vair sur un escalator (en panne), bref, là où les doux dingues semblent plutôt plus sains d’esprit que le monde au dehors.

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Blanche-Neige a perdu sa pantoufle de vair?

*Sci-fi c’est le diminutif de Science-fiction.

Dommage qu’il y ait quelques ratés mercantiles de récupération au niveau de la restauration (non parce que le samoussa et les nems, comme spécialités japonaises, hein…) :

paris manga_6_samoussa japonais

Freaky Friday / Nostalgeek : mélodies de ma jeunesse 

Nouvelle participation au concept de Freaky Friday de ma copinaute June.
Aujourd’hui, on ne chante pas, on siffle et on meumeume. Il y a des airs sans paroles qui, à force de répétition et / ou d’intérêt, vous restent dans la tête à perpétuité.
Au détour de la rédaction d’un peu palpitant compte rendu de comité de pilotage, vous vous surprenez à le fredonner, et vous vous demandez « Mais d’où ça sort cette vieillerie, pourquoi j’ai ça en tête? ».
Allez savoir : envie d’évasion, neurones qui s’ennuient, cerveau qui a décidé de vous auto-pourrir (et de vous coller la honte), ou, très couramment dans mon cas, association de sons.
Par ordre d’apparition sur l’écran noir de vos pauses goûters :
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Wattoo Wattoo
Sifflotez ces petites notes à n’importe qui ayant grandi en France dans les années 80, et il vous regardera comme si vous étiez dérangé ou en plein burn-out cela lui évoquera sans doute cet étrange dessin animé sans paroles où un oiseau sans pattes appelait par ce biais ses confrères. On ne se souvient plus trop du reste – il s’agissait de résoudre divers problèmes écologiques. Mais le petit air nous hante encore (rassurez-moi et dites moi que je ne suis pas la seule…).
L’ocarina de Stellie dans Albator
Bizarrement, j’ai dû recourir à Google pour retrouver le nom du personnage qui jouait cet air dans la série animée nippone du pirate de l’espace, alors que je me souvenais de l’air. Mais d’elle, guère. J’avais un très vague souvenir d’une petite fille triste, mais impossible de me rappeler son lien avec Albator (c’est la fille de son meilleur ami et de la femme pirate Esmeralda, dont les deux parents sont morts en demandant qu’elle soit élevée sur Terre. Du coup elle grandit dans un orphelinat, seule, avec des visites occasionnelles d’Albator qui ne veut pas l’emmener de peur qu’elle ne soit en danger. Alors qu’elle est régulièrement la cible de ses ennemis. Tu m’étonnes qu’elle soit triste). Par contre, c’est là que j’avais appris le mot ocarina, que je n’aurais peut-être jamais entendu sinon.
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Thémis et Noumaïos.

L’air de flûte de Thémis dans Ulysse 31
Aaah, Ulysse 31, mélange parfait de mythologie et de space opéra. Une fois n’est pas coutume, j’aimais bien Thémis, le personnage de petite fille ajouté pour l’identification des tites gnenfants. Parce qu’elle avait la peau bleue, des yeux de chat, des oreilles pointues, des pouvoirs psychiques et un grand frère canon. Et qu’elle roxxait du poney, sauvant Télémaque, Ulysse et toute la troupe régulièrement par sa sagesse (elle porte le nom de la déesse grecque de la justice), sa débrouillardise et ses pouvoirs. Et donc, elle jouait aussi de la flûte, rien de spectaculaire mais un petit air entêtant que j’ai bien des fois reproduit sur la flûte réglementaire de l’éducation nationale.
J’en profite pour vous infliger partager avec vous ce monument que, pour le coup, j’avais oublié : la chanson sur Thémis qui se trouvait sur le 33 Tours de la bande originale.
Le chant du Mogwaï dans Gremlins
J’aime bien chanter des trucs d’une voix bizarre, alors le petit vibrato aigu de Gizmo, le Mogwaï, dans Gremlins*, je l’ai fredonné plus d’une fois. Il eût d’ailleurs été préférable pour mon entourage qu’il soit plus long, pour éviter la lassitude.
*Rappel de vocabulaire : le Gremlin, c’est le nom de la forme « maléfique » du Mogwaï, après qu’il ait mangé après minuit.

Capsules de Japon : (11) les vieux

Terry Pratchett plaisante plusieurs fois dans ses chroniques du Disque-Monde sur l’étonnante résistance des personnes âgées en milieu rural. « L’économie de pays entiers repose sur la puissance de levage de petites vieilles en fichus » (à peu près dixit).

Au Japon, pays connu pour son nombre élevé de centenaires, je me suis faite doubler par moult petits vieux et petites vieilles, sur les pentes du mont Inari (celui du sanctuaire du Renard, Fushimi Inari aux plus de mille portails (portaux?) rouges en bois, les torii). Parfois même des petites vieilles en costume traditionnel et geta, dans lesquelles j’aurais bien du mal à faire 3 pas sur ces chemins caillouteux, rogntudju!

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Dans le bus, un petit vieux bien sympathique et souriant s’est levé pour que je m’assoie, à mon grand embarras (j’ai l’air si mal en point que ça? Ou enceinte?). On a « dozoté »* à qui mieux mieux et fait assaut de courbettes, et j’ai cédé : il avait l’air tellement content de me laisser sa place. Je hasarde qu’il était fier que des gens traversent la moitié de la planète pour visiter son beau pays, tout comme certains anciens de ma famille sont fiers de leur région.

En fait j’ai eu du mal à illustrer cet article, parce que j’évite de prendre des gens en photo de manière reconnaissable (vous aurez peut-être remarqué que je floute les clients dans les photos de cafés et salons de thé que je chronique). Au point qu’on m’a déjà fait la remarque qu’il y avait peu de gens sur mes photos de vacances. Question de droit à l’image, de respect, et je n’aime pas qu’on me photographie sans mon accord. Donc j’ai trouvé des photos prises de loin avec des gens plus ou moins correspondant à l’article.

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Ici, en l’occurrence, si j’ai pris la photo (recadrée ici), c’était parce que ces gens avaient près d’eux ou à leurs poignets des rapaces : hibou, aigle, et un petit faucon tenu par la dame. Je n’ai trouvé nulle part d’explication à leur présence au pied des murailles du château d’Osaka, en bordure des douves. Ils n’avaient pas l’air de vouloir commerce de leur activité, c’était semble-t-il juste un rassemblement de passionnés. Autant dire des esprits frères.

De même, sur la photo ci-dessous, prise au parc Maruyama dans le quartier de Gion à Kyoto, je photographiais les corbeaux locaux (énormes, dodus, et dont les cris sont très différents de ceux des corneilles ici). Au grand étonnement semble-t-il de ce gentleman, qui nourrissait les pigeons (mais discrètement parce que ça ne doit pas être tout à fait autorisé). Je ne pouvais pas lui demander de se barrer de la photo, non plus.

capsule_vieux_corbeau gion parc

Bref. J’espère être aussi en forme au même âge que tous ces sémillants vieillards, mais en attendant, ils m’ont bien collé la honte (involontairement).

*Verbe inventé d’après le terme « dôzo«  qui en japonais s’utilise pour dire « Je vous en prie », par exemple donc, quand on veut laisser quelqu’un passer devant soi.

Fail de pub : comment foirer son mailing « personnalisé »

Depuis quelques temps, Outlook classe de lui-même les mails en « Prioritaire » et « autres », suivant des critères àlacon incompréhensibles et non paramétrables, comme c’est actuellement la mode pour les changements qu’on nous impose pour notre bien dans notre utilisation des outils informatiques…

Bref.
Pour une fois, c’est à juste titre que sur ma boîte perso, Outlook avait rangé dans la catégorie « Rien à carrer » deux mails intitulés « Demande de rendez-vous – «  suivi de mon prénom. Je suis un peu intriguée par cette formulation professionnelle, et je clique.

anim coffee cynicism

Je lis en premier un mail tenant à peu près ce langage (ignorez la mise en forme, ajoutée par moi pour la suite de l’article) :

Bonjour [mon prénom],

Après avoir consulté votre profil sur LinkedIn, je me permets de vous contacter directement par mail.

Je voudrais vous parler personnellement puisque nous avons [blabla sur le business de la boîte que représente le commercial].

J’aimerais voir avec vous comment nous pouvons collaborer.

Auriez-vous 15 minutes à m’accorder cette semaine pour un échange téléphonique?

*Je précise qu’il y a bien mon vrai prénom à la place de [mon prénom].

Décryptons les techniques de comm’ : les mots mis en gras par mes soins visent à faire sentir au prospect (c’est comme ça qu’on appelle les clients potentiels qui n’ont rien demandé…) qu’on lui porte une attention particulière, et aussi que le commercial considère qu’il y a adéquation entre leur offre et notre profil.

La phrase en italique est le genre de formulation commune qu’on m’a recommandé de mettre dans des lettres de motivation il y a 15 ans. Il faut donner l’impression non pas qu’on sollicite un service, mais qu’on propose une collaboration donnant-donnant.

Le tout me donne déjà envie de jeter le mail dans la même poubelle que le marketing-à-papa d’Yves Rocher ou de la Redoute dont il est le digne successeur.

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Puis je lis le suivant :

Bonjour [mon prénom],

J’imagine que vous n’êtes pas disponible, je voulais simplement savoir si vous avez eu l’occasion de lire mon précédent mail.
Ma proposition d’un échange par téléphone tient toujours.

Auriez-vous prochainement, un créneau de 15 minutes à m’accorder ?

Merci d’avance pour votre retour,

Ce qui est drôle, c’est que les mails « personnalisés » ont en fait été envoyés dans le désordre. J’ai reçu le lundi le deuxième, celui qui demande « si j’ai eu l’occasion de lire leur précédent mail ». Et le mail « précédent » en question est arrivé 2 jours après, le mercredi.

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J’hésite à envoyer une réponse bien méprisante aux boulets qui ont pondu cette formidable technique commerciale. Mais je préfère consacrer ce temps à me moquer d’eux sur mon blog, plutôt que leur faire la grâce de leur expliquer qu’ils sont en train de foirer complètement leur plan de comm’ en passant pour des incapables en plus d’être malhonnêtes (quoique malhonnête dans la démarche, c’est apparemment la description du boulot de commercial, donc ils ne comprendraient sans doute pas que la fausse personnalisation me hérisse plus que d’admettre « Salut, j’envoie un mailing à tous les contacts que LinkedIn a bien voulu me vendre, ma société fait […], est-ce que nos services peuvent intéresser votre société? »).