A propos fjva

Un blog pour parler des fans, en tant que sujet de société. Et puis des expositions, des concerts, des blagues débiles, des coups de gueule, bref, le quotidien d'une fan éclectique à Paris...

Lundi mon Tag : Autumn Tag

Oh ben tiens ça faisait longtemps dites donc! J’ai été taggée par ma copinaute June pour un petit tag de saison…

1) QUELLE EST VOTRE BOISSON CHAUDE PRÉFÉRÉE EN AUTOMNE?

Le chocolat chaud! Même s’il ne faut pas en abuser parce que ça tient chaud sur le long terme en s’accumulant de façon subreptice et sous-cutanée… >.<
Le chocolat chaud, pour moi, c’est une bonne cuillère de Van Houten en poudre dans un mug de lait bien chaud, avec un sucre. Enfin, quand je le fais moi-même. Je n’ai pas la patience de faire chauffer du chocolat noir pour faire la version luxe…

anim_chocolate_Frozen

2) QUEL EST LE VÊTEMENT QUE VOUS PRÉFÉREZ PORTER EN AUTOMNE ?

Les gros pulls. Les gros chaussons « père noël ». Le sol est trop froid chez moi, même les grosses chaussettes ça ne suffit pas…

3) QUELLE SENTEUR DE BOUGIE PRÉFÉREZ-VOUS EN AUTOMNE?

Ah, je ne suis pas franchement bougie… Ca m’oppresse assez vite en fait. Et encore pire si elles sont parfumées.

4) AVEZ-VOUS UN FILM FÉTICHE À REGARDER POUR HALLOWEEN ?

Non, je n’ai jamais trop regardé de film par tradition. Ou alors un film de River Phoenix histoire de marquer le coup et de profiter que la frontière entre le monde des morts et celui des vivants est plus ténue pour lui faire coucou.
Même si bon, fondamentalement, lui n’a pas besoin de voir ses propres films, hein. Il sait ce que ça raconte, il y était…

5) EN QUI/QUOI VOUS DÉGUISER(I)EZ-VOUS POUR HALLOWEEN CETTE ANNÉE?

En… moi. J’aurais bien sorti le « casual cosplay » de Leia version Hoth (et non hot), mais il faisait trop froid pour ça, et il est possible que j’aurais eu du mal à rentrer dans le jean blanc… (on mange bien au Japon).

Star wars old school

6) QUEL EST VOTRE PLAT PRÉFÉRÉ EN AUTOMNE?

La soupe de butternut, c’est pas mal. Ou la soupe de légumes, moins pénible à faire (non paske découper la butternut, ça fait mal aux bras…).

7) QUELLE EST VOTRE ACTIVITÉ PRÉFÉRÉE EN AUTOMNE ?

C’est la saison de tester les salons de thé avec les copines! Non parce qu’on aime bien marcher, chasser les Pokemons, faire des balades culturelles… mais quand il pleut, on a une bonne excuse pour papoter plutôt autour d’un combo thé/gâteau.

8) UN PAYSAGE QUE VOUS TROUVEZ MAGNIFIQUE EN AUTOMNE ?

L’automne à Paris, c’est pas terrible question paysages… Mais dans certains quartiers, avec un bon cadrage, on arrive à se souvenir que c’est l’automne.

automne-01.jpg

9) UN CHANTEUR/GROUPE QUE VOUS ÉCOUTEZ PLUS EN AUTOMNE ?

En fait je suis passablement hermétique au temps qui passe ^^ (sauf mon corps). Cad que quelle que soit la saison, j’écoute la même chose, je fais un peu les mêmes choses. Ce qui explique mes difficultés à remplir ce tag… Et j’ai horreur des chansons de Noël, ça m’exaspère. Etant donné qu’on y est exposés dans les magasins, je ne vais pas m’infliger ça chez moi, hein…

10) QU’AIMEZ-VOUS EN AUTOMNE ?

La fin des canicules qui font transpirer et assomment? ^^
Le fait qu’avec les températures qui descendent, les couillons arrêtent d’ouvrir les fenêtres dans le métro et le RER?

Bon allez, la lumière pour les photos, peut-être..

 

Et donc je tagge…

Akatsukinomanga – qui vous parle de l’actu mangas et aussi de jeux vidéos qui en sont tirés comme Sailormoon Drops.

LadyButterfly – qui vous parle de Nantes, de nature et poste de belles photos – vous pourrez même bientôt lui commander des calendriers.

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Nostalgeek : Captain Tsubasa (1)

Captain Tsubasa, c’est un peu un OVNI dans mes goûts. Je n’ai jamais aimé le sport, j’ai fait le désespoir de tous mes profs d’EPS par mon manque d’implication. Un prof de collège en 3e avait voulu me nommer arbitre de matchs de volley, pour la dernière journée, parce que mes camarades tenaient aussi peu à m’avoir dans leur équipe que moi à y jouer. Il n’en était pas revenu que je ne connaisse toujours pas les règles, d’autant qu’en dehors du sport, j’avais des facilités, comme on dit. Mais bon, moi, j’ai une bonne mémoire, certes, mais très sélective…

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Moi au collège

C’est donc probablement l’effet de ma perméabilité au zeitgeist qui fait que, d’un coup, je me sois passionnée pour Olive et Tom (qui passait alors sur la 5), peu avant ou après l’Olympique de Marseille époque Papin-Waddle-Boli. D’ailleurs ça m’a fait bien plaisir de revoir JPP dans un documentaire sur le sujet « le foot est-il un art? », récemment.

En quelques matchs (vrais et dessinés) assortis de questions à mon paternel et des explications de Roberto (le coach d’Olivier / Tsubasa dans la série), je suis devenue une pro des coups francs, penaltys, hors jeu et autres 4-4-2. Comme quoi, la motivation, y’a que ça de vrai pour stimuler les capacités cérébrales…

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Hyuga marquant un but à Wakabayashi dans les OAV Shin Captain Tsubasa

Alors oui, je sais. Avec le recul, Olive et Tom (Captain Tsubasa), ce sont des graphismes sommaires et irréguliers, des remontées de terrain qui durent un épisode (20mn – apparemment les terrains de foot de benjamins font 5 km de long au Japon), aussi long que la préparation d’un Kamehameha sur la planète Namek. Ce sont des joueurs de 15 ans qui arrivent à percer des filets depuis le milieu du terrain, des techniques interdites par la FIFA (la catapulte infernale des jumeaux Derrick). Des équipes de benjamins (11 ans) qui jouent devant des stades pleins de supporters en délire, que le Vélodrome à côté on dirait le stade communal de Jouy-en-Josas un jour de pluie, avec un chroniqueur au micro qui en remontrait à Thierry Roland question enthousiasme…

Mais justement, c’est cette démesure, cette débauche de spectaculaire qui rendait passionnant un sport qui, dans la vraie vie, est souvent ennuyeux. Surtout quand on le joue au collège (ma passion éphémère n’a en rien changé mon attitude vis-à-vis de la pratique du football par moi-même…).

captain tsubasa_vend du reve_s

L’OM de l’époque s’en rapprochait, au niveau du souffle épique. Gestes techniques improbables, Boli le défenseur qui vient marquer des buts, Waddle qui se prend un coup dans la tête, marque un but juste après, et rentré au vestiaire après le match dit à ses confrères « On va les battre! », ce qui leur a fait réaliser qu’il avait une commotion cérébrale et qu’il avait oublié le match… on se rapproche de Tarô Misaki (Ben Becker) se mangeant le poteau pour dégager un tir devant les cages.

C’est simple : les joueurs de la série terminaient chaque finale aussi éclopés que les Chevaliers du Zodiaque à la fin d’une opération de sauvetage de Saori « la quiche » Kido. A côté du tournoi européen, l’ultime-promis-c’est-la-dernière bataille du Sanctuaire, c’est une promenade de santé pour mémère à chienchien. Et ils avaient des « background stories » presque aussi tragiques (que je me ferai une joie de vous raconter dans un prochain épisode, parce que sinon cet article ferait 40 pages).

Depuis l’article que j’ai écrit sur le jeu pour smartphone où on peut les faire jouer, je me passe des épisodes trouvés sur Youtube, et j’alterne entre crises de rire et le même enthousiasme qu’à la première diffusion. Cette série, c’est trop. Trop de rivalités martiales entre hommes (enfin, garçons, mais à 14 ans ils sont dessinés comme des mecs de 20), trop de noblesse d’âme, trop de sacrifices héroïques pour l’équipe ou pour leurs rêves, trop de portnawak, trop de scènes impossibles. Trop de love sur eux.

anim_captain tsubasa_wakabayashi vs meiwa relance

Et sur toi en particulier, jeune bosquet.

La série a marqué toute une génération de petits japonais, popularisant le football au pays du sumo et du baseball (faudra que je vous parle de Touch un jour, tiens). On lui doit certainement la position actuelle du Japon dans le foot mondial. A elle… et au footballeur réel qui a inspiré la série : la série va fêter ses 35 ans en 2018, lui a encore marqué un but en foot pro à… 50 ans cette année.

Certes, le Japon n’est pas le Brésil, mais ce n’est plus non plus la honte, ils sont régulièrement qualifiés. Et les seuls matchs de Coupe du Monde que je regarde, quand ça passe à un horaire décent, ce sont ceux des « Bleus » nippons (que jamais on ne prendra à faire la grève… jdcjdr). Par nostalgie, certes, et parce qu’ils aiment jouer avec du style.

captain tsubasa_screencap_wakabayashi vs hyuga

Le goal qui pique le ballon à l’attaquant adverse, narmol.

Curieusement, je crois que c’est la seule série se passant dans l’univers scolaire qui m’ait donné envie de me projeter dedans. Parce que sinon, l’école, sans en avoir la phobie, je m’y ennuyais plutôt, je préférais rester chez moi. D’ailleurs en fait, j’ai plus de nostalgie en parlant de ça qu’en revoyant pour de vrai les établissements (voire les villes) où j’ai grandi. Et je me souviens mieux des noms, mêmes nippons, des personnages, que de la plupart de mes camarades de classe. (remarquez, vu l’article qui a ouvert la semaine, ce n’est pas bien étonnant…)

J’ai aussi découvert, en rechutant dans ce fandom bien vivant et actif sur Facebook et Twitter grâce à ses fans, que même en dehors du Japon, de nombreux footballeurs de la génération actuelle et précédente (dont Zidane, tout de même) ont été inspirés par ce dessin animé. D’ailleurs sur Youtube, il peut être compliqué de trouver une version en français ou en anglais, puisque des fans ont aussi bien publié des versions en indonésien, en turc, en portugais, et j’en passe…

Que lors de la cérémonie de clôture des JO, la présentation de Tokyo 2020 a montré des images de Captain Tsubasa (à la 25e seconde et une seconde fois un peu plus tard) entre les images de vrais sportifs et celles d’icônes de la pop culture japonaise comme Hello Kitty ou Mario.

Et que toute la série animée des origines était disponible officiellement et gratuitement sur Youtube, sur la chaîne Olive et Tom | Officiel. Alors on dit quoi?

Olive et Tom
Ils sont toujours en forme
Tom Olivier
Sont super entraînés 
Olive et Tom
Ils sont venus pour gagneeeeeeeeeeer!

(c’est cadeau, c’est pour moi, pour vous pourrir votre week-end. Moi ça fait 2 semaines que j’ai ça en tête et que je mate de vieux épisodes et que je découvre les OAV et films que je n’avais jamais vus…)

 

Le fan-service du jour : Mark Hamill dans le Star Tours

Des fois, être fan, c’est décevant, parce que les stars ne sont que des êtres humains.

Et puis des fois, être fan, c’est du bonheur, parce que les êtres humains même célèbres peuvent faire des trucs sympas. (Même si parfois en service commandé. Et puis il y a la manière)

C’est le cas de Mark Hamill (si vous ne savez pas qui c’est => dehors), qui a fait hier une petite surprise aux passagers du Star Tours de Disneyland en Californie, à Anaheim (en banlieue de L.A.). Vidéo ici par un membre du personnel Disney :

<blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »en » dir= »ltr »>It took me long enough- but my childhood dream of working Disneyland finally came true! <a href= »https://twitter.com/hashtag/TheLastJedi?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#TheLastJedi</a&gt; <a href= »https://twitter.com/hashtag/StarTours?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw »>#StarTours</a&gt; <a href= »https://twitter.com/DisneyStudios?ref_src=twsrc%5Etfw »>@DisneyStudios</a&gt; <a href= »https://twitter.com/starwars?ref_src=twsrc%5Etfw »>@StarWars</a&gt; <a href= »https://t.co/mgDzgCjSRr »>pic.twitter.com/mgDzgCjSRr</a></p>&mdash; @HamillHimself (@HamillHimself) <a href= »https://twitter.com/HamillHimself/status/930649854069501952?ref_src=twsrc%5Etfw »>15 novembre 2017</a></blockquote>
https://platform.twitter.com/widgets.js

J’adore les geeks en hyperventilation XD

J’en profite pour vous recommander le compte Twitter de Mark, @HamillHimself  , qui a un sens de l’humour fort divertissant. Et en plus il aime les chiens. Pour le nom du compte, il a pris celui-ci parce que le nom MarkHamill était déjà pris par un fan…

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Capsules de Japon : (1) les Gatchapon

Je me suis demandé comment partager ma visite au Japon… Un compte-rendu linéaire serait parti dans tous les sens de toute façon. Alors je ferais des articles plus détaillés sur certains points forts de mon séjour, quand j’aurais plus de temps pour trier et traiter les photos… mais en attendant, j’ai préféré vous parler de petits aspects anodins, parfois connus voire clichés (après tout, c’est mon premier voyage au pays de Soleil Levant, c’est donc le temps de la confrontation entre ce que j’en savais ou croyais en savoir et de la réalité…), parfois moins. Aperçus mono-thématiques et light d’une première visite au Japon.

1) les Gatchapon

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Ce sont les gadgets qu’on trouve un peu partout dans des distributeurs, en aussi grand nombre que les distributeurs de boissons. Oui, je sais, on en trouve aussi un peu en France, dans les allées des centres commerciaux et les aires d’autoroutes. Bizarrement, ceux du Japon sont plus tentants. Et surtout plus variés, allant comme souvent du kawaii cromignon au wtf complet.

Il y en a même quelques uns à l’aéroport pour se débarrasser de ses pièces avant de quitter le Japon – mais j’ai préféré les utiliser dans le fauteuil massant.

Aperçu…

Harcèlement scolaire et syndrome Dexter

Post-scriptum tardif sur mon article d’il y a 2 ans sur le harcèlement à l’école.

Quand j’étais gamine, environ tous les deux ans quand les classes étaient renouvelées et que donc les groupes changeaient, un ou plusieurs garçons tentaient d’établir leur force en… s’en prenant à la crevette de service d’apparence timide qui n’était pas dans un groupe, à savoir moi.

Parce qu’avec une régularité de métronome, à chaque fois que je me faisais une amie, ses parents déménageaient hors du département au bout de deux ans, voire un an (non, pas à cause de moi, mauvaises langues. Sans doute que je me liais d’amitié avec les filles issues des familles avec un peu de curiosité intellectuelle, qui du coup au bout de quelques années de vie de petite commune préféraient retrouver la civilisation).

Et comme je n’ai pas trop la mentalité de meute, une fois que j’avais une amie, je ne m’en faisais pas forcément d’autres dans la classe. Donc quand ma meilleure amie partait, je me retrouvais seule quelques jours / semaines en début d’année.

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Cad entrée en CE1, entrée en CM1, entrée en 6e, entrée en 4e, entrée en seconde…
Et à chaque fois, tentative d’intimidation / brimade (oui parce que EN PLUS d’être débiles, lâches, bourrins et violents, ils ne sont pas originaux…).

Manque de bol pour eux, je suis réservée, certes, j’ai horreur de la violence et du sport, certes, mais j’ai encore plus horreur qu’on essaie de m’intimider ou de m’emmerder. Et à partir du moment où quelqu’un essaie, il passe pour moi dans la catégorie « déchet ». Cad que si l’occasion se présentait, je pourrais le pousser sous un train sans remords.
Ca n’en arrivait pas là, mais avant même que ça dégénère passé le « je te chope par le col pour te pousser contre un mur » ou « je te pique tes affaires parce que c’est rigolo », je passais en mode berserk : je balançais coups de pied, de poing, et je mordais des doigts.

anim__dexter-I need to stab something

Coup de bol pour moi, ce n’était pas de « vrais » caïds. Juste des petits cons. Ils n’étaient pas armés, ils n’étaient pas très nombreux, et ils étaient cons mais à peu près civilisés. Donc au lieu d’insister, ou d’attendre d’être loin des profs pour me tendre une embuscade à 12 à la sortie et me casser la gueule, ils battaient en retraite, en rigolant nerveusement « Ah ah, c’est trop drôle, la petite elle est nerveuse hein! » devant tout le monde ou entre eux, et ensuite ils me foutaient une paix royale. Je les ignorais, ils m’ignoraient, et on finissait l’année comme ça.

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Le Petit Bonheur Hebdomadaire #5

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine.

Mon petit bonheur de la semaine, c’est d’avoir replongé à mon corps pas très défendant mais non sans surprise dans le fandom de Captain Tsubasa / Olive & Tom. C’est bizarre, parce que je crois même avoir fini par balancer récemment mes quelques tomes du manga VO, persuadée que je ne replongerai pas dans les matchs de 12h, mais… en fait, c’est un bon feel good fandom.

Sérieusement, comment peut-on ne pas avoir la banane en regardant un joueur de 14 ans faire ça?

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Alors par contre, c’est plutôt une mauvaise nouvelle pour vous, parce que je suis d’humeur à en parler en long, en large et en travers. J’ai déjà écrit 1500 mots et je n’ai pas fini.

Fan-fiction Dragonlance : L’appel des ténèbres (4/4)

Chapitre 4

Quelques mois à peine après son arrivée, les couloirs bruissaient d’agitation. En ce jour, une Epreuve aurait lieu. Habituellement, tous les apprentis, et sauf exception les Mages eux-mêmes, se souvenant de leur propre examen de passage, priaient chacun la lune de leur ordre de protéger celui qui risquait sa vie pour obtenir plus de pouvoir. Cette fois les paris circulaient à voix basse entre apprentis, et la plupart espéraient la défaite -la mort- du candidat. Cela n’étonnait plus Dalamar. Non plus que la présence insolite d’un étranger dans la Tour en un jour si spécial, où d’ordinaire l’accès en était plus protégé encore.

Le candidat de l’Epreuve du jour était le jeune homme en Robe Rouge qui avait accueilli, plutôt mal, Dalamar à son arrivée. L’elfe noir avait fini par comprendre d’une part que c’était Galathus qui aurait dû s’en charger, d’autre part que celui-ci s’était déchargé de sa tâche sur un apprenti en noir, Jalenth. Lequel, à son tour, peu enthousiaste à l’idée d’écarter les esprits gardiens du Bois de Wayreth, avait confié la corvée de ramener le nouveau au jeune homme en Robe Rouge. Il n’était pas étonnant dans ces conditions que celui-ci n’ait pas été aimable. Non qu’il le soit beaucoup plus au naturel, comme Dalamar avait ensuite eu l’occasion de le constater.

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Bandmaid rencontre Pokemon

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Vous connaissiez Miku, la chanteuse de Bandmaid? (si ce n’est pas le cas, je vous renvoie à l’article de lundi sur le concert de ce groupe japonais).

Voici Mimikyu Miku! (la même avec le chapeau Mimikyu, le pokemon qui imite Pikachu).

Bon, je n’ai toujours pas eu le temps de finir de trier mes photos, mais pour les traiter, il me fallait un nouvel éditeur de photo, et il fallait bien que je teste la version d’essai pour voir si elle faisait ce que je voulais… (la réponse est : pas tout à fait, il y a des options qui manquent par rapport à la vieille version)

 

Concert : Bandmaid à la Boule Noire, 4 novembre 2017

C’est curieux : la dernière fois que je suis venue à la Boule Noire, pour voir French Tobacco, je suis arrivée après le boulot, les portes étaient ouvertes, mais les gens présents, pour la grande majorité, glandaient au bar ou discutaient vers le fond de la salle. Je n’avais eu aucun mal à me retrouver au premier rang.

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Miku (chant et guitare) et Misa (floue)

Ici, arrivant 20mn avant l’ouverture des portes, je me suis retrouvée derrière 8 rangs de fans, dont pas mal de types de grande taille. Donc adieu les vidéos, les photos sont réduites au strict minimum. Et question performances scéniques, je m’estime heureuse d’avoir pu voir assez souvent Saiki, la chanteuse, et Miku, la guitariste et seconde voix. MISA, la bassiste, était plus loin, et Kanami la seconde guitariste m’était le plus souvent cachée par des têtes, mais j’ai quand même vu cette dernière s’animer et enjoyer sa life quand il est devenu évident que le public répondait bien. Quant à la batteuse, Akane, je ne l’ai vu que 2 fois, dont une quand elle a quitté la scène à la fin.

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Seule photo potable d’Akane (batterie)

Comment présenter Bandmaid? Déjà, évacuons la comparaison avec Babymetal, autre groupe de filles japonais souvent évoqué sur ce blog. Les deux groupes n’ont en commun que d’être des filles en jupes venant du Japon et faisant de la musique qui envoie du lourd. Dans Bandmaid, les filles ne dansent pas – enfin, elles bougent, mais pas des chorés codifiées -. Vu le rythme très rapide des paroles sur la plupart des chansons, Saiki ne pourrait de toute façon pas conjuguer chant et danse. Par contre, elles jouent de leurs instruments. La principale comparaison qui me vient, ce serait à des groupes de rock féminin comme les Bangles (qui n’ont pas toujours été pop), les Four Non Blondes et autres.

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Kanami (guitare)

Spécificité japonaise : l’imagerie et la com’ inspirée des hôtesses de « maid café », Miku, la fondatrice du groupe, ayant eu cette idée après avoir travaillé dans un établissement de ce genre. De fait, c’est celle qui semble le plus adhérer à cet esprit, les autres n’en conservant que quelques éléments vestimentaires, mais dans un style plus « lolita gothique » que maid. C’est particulièrement apparent les quelques fois où Miku prend la parole (essentiellement en japonais), demandant aux « master and princess » de la salle de reprendre en choeur « moe moe » et « cune cune » d’une voix kawaii typique des maids. Le public obéit volontiers même si, je pense, la plupart comme moi ne pannent pas un broc de ce qu’elle raconte – sauf ses bribes en anglais. Comme quoi, les masters ne sont pas là où ils semblent être.

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Saiki au chant

Et de fait, à l’inverse total de leur look de soubrettes, sur scène, ce sont les Bandmaid qui font la loi. Leur musique est puissante, rapide, et mène au côté obscur pardon, automatismes… pleine d’énergie. Saiki commande régulièrement les « call and response » de la foule, qui scande alors des Ho! Ho! Ho en brandissant des cornas. Le reste de la communication est assuré par Miku. Le light show est présent mais discret. L’étroitesse de la scène limite les mouvements, et en guise de pause, les filles ne peuvent guère que se contenter de tourner le dos au public – un membre du staff fendra même la foule sur le côté en plein concert. La Boule Noire, c’est intime comme salle…

Bandmaid

Misa (basse) et Miku (floue)

Le groupe assurait ici son 2e concert en France (leur premier était déjà à la Boule Noire il y a un an presque jour pour jour), dans le cadre de leur 2e tournée européenne. Elles ont encore 2 concerts prévus en Allemagne (décidément toujours plus friand de ce type de mélange que la France).

bandmaid tour 2017

Certains des concerts proposaient une formule VIP, à 55 eur au lieu des 20 du billet normal. La formule VIP incluait une entrée en priorité (à 18h), un meet&greet, une photo exclusive et l’accès au merchandising avant la foule. Pas exorbitant, parce qu’à 20 eur l’entrée pour une salle de 200 personnes, j’aurais un doute sur la rentabilité du voyage depuis le pays du Soleil Levant. Mais à Paris, la salle était pleine de fans qui ont dévalisé le stand de merchandising – qui proposait 2 styles de T-shirt et un hoodie, ainsi que les deux CD du groupe.

Fan-fiction Dragonlance : L’appel des ténèbres (3/4)

Chapitre 3

Dalamar se tordit sur le sol en essayant de se redresser. Le paysage changeait autour de lui. Malgré sa douleur et les phosphènes qui dansaient devant ses yeux, il était sûr que ces sapins n’étaient pas là quand il avait perdu conscience, mi-dormant mi-assommé par le sang qu’il avait perdu. Et encore moins les yeux fantômatiques qui apparaissaient entre eux, flottant sinistrement dans la pénombre. Au moins il avait réussi à se débarasser de ceux qui l’avaient laissé en si piteux état. Ces Qualinesti ne se risqueraient plus à s’en prendre à un elfe noir sans prévoir de sort à la hauteur.

Une silhouette en robe rouge apparut à la limite de son champ de vision et Dalamar tourna brusquement la tête vers elle, pour le regretter immédiatement quand un haut-le-coeur menaça de terrasser. Son malaise s’apaisant, il releva les yeux vers le mage. Non, se reprit-il, l’apprenti. Il portait à son cou l’insigne que Talikath avait décrit comme étant celui des mages attendant de passer l’Epreuve. Ce n’était qu’un jeune homme mince, aux cheveux bruns, au visage creusé par la fatigue de longues heures d’études, qui l’observait sans aménité. Sa voix n’était guère plus qu’un murmure où pointait l’agacement.

 » Tu cherchais la Tour de Wayreth? Elle t’a trouvé. Suis-moi. »

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