Exposition : Parfums de Chine, la culture de l’encens au temps des empereurs – Musée Cernuschi

En ce moment, au musée Guimet, il y a une exposition événement sur les Daimyo, seigneurs de guerre japonais (tip : si vous y allez, il y a deux parties : une dizaine d’armures dans la Rotonde du bâtiment principal, et toute une partie dans l’hôtel d’Heidelbach au 19 avenue d’Iéna. Chose que le personnel du musée ne précise pas…). Et à l’autre musée de Paris spécialisé dans les arts et cultures asiatiques, le musée Cernuschi, il y a également une belle exposition sur un thème peut-être moins vendeur : Parfums de Chine, la culture de l’encens au temps des empereurs.

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Il s’agit d’une collaboration entre le musée Cernuschi (qui fait partie des musées de la ville de Paris), le musée de Shanghai qui a prêté des oeuvres de toute beauté, et les parfums Dior. Des bornes olfactives permettent de sentir des re-créations de formules chinoises anciennes traduites par le conseiller scientifique de l’exposition Frédéric Obringer, réinterprétées par le parfumeur-créateur de la maison Dior Parfums, François Demachy.

Le gros de l’exposition est évidemment composé de brûles parfums et de divers ustensiles pour préparer et diffuser divers encens. Cela n’a rien de répétitif, puisqu’au travers des époques, des régions et des usages, ils ont emprunté des formes et des matières très différentes. Il y a également des peintures représentant des lettrés utilisant ces encens (terme ici utilisé au sens générique de substances odorantes utilisées par combustion).  Les textes de présentation expliquent l’importance de l’encens dans la culture chinoise, en particulier dans la bonne société, où il est signe de raffinement.

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Informations pratiques :
Parfums de Chine, la culture de l’encens au temps des empereurs
Musée Cernuschi
Du 9 mars au 26 août 2018
7 avenue Vélasquez
75008 Paris
(M) Villiers ou Monceau
Horaires :
Du mardi au dimanche
De 10h à 18h
Tarif de l’exposition temporaire : 9 Eur
(les collections permanentes sont gratuites)

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Avez-vous vu cette glacure magnifique?

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Photographie : de l’importance du cadrage

En photo, il y a deux choses essentielles. La lumière et le cadrage.

Illustration de comment le cadrage peut changer drastiquement le message transmis par une photographie.

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A Paris, la disette est telle qu’on mange du rat

Des rats morts (et l’on s’aimera encore, lorsque l’amour ce rat mot… 🎶🎵) Voilà qui nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire. Peste, famine, guerre etc (et Ringo). A moins que…

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boutique de destruction de nuisibles

Ah ben oui, forcément, avec la photo entière, c’est pas pareil. Même si ça surprend toujours les touristes (et pas qu’eux) de trouver, à côté des Halles donc au coeur d’un quartier commerçant, une vitrine pleine de pièges à souris, poison et assortiment de muridés pendus, donc.

Plus léger, une photo datant du pic de la crue de la Seine cet hiver.

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Quelle ville moche et sale et où tout est interdit!

 

C’est encombré, peu lisible, avec une barrière de fortune pour interdire l’accès aux bords de la Seine en pleine crue – ce qui n’est pas très pratique pour les photos. Ca va, le niveau de l’eau ne monte pas si vite qu’on puisse se faire surprendre. Pff… faut toujours gâcher la liberté des uns pour préserver les autres contre leur propre idiotie.

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Quelles belles lumières sur cette rivière en crue!

 

 

 

Photographie : hasard et jeux en rouge et noir

Comme je le disais dans un article précédent, « Avant de nager contre le courant, assure-toi qu’il ne t’amène pas où tu veux, eh, patate! ». Or donc, dans la même rue que le café « Un Grain Décalé », et avant d’y arriver, j’avise un magasin de jeux. Cela m’intrigue : j’ai remarqué qu’il s’agissait d’une tendance qui revenait, alors qu’il y a 4 ou 5 ans encore, les jeux de société semblaient un loisir moribond. On trouve même des cafés de jeux!

Et donc, songeant à en faire un article, je m’arrête devant la vitrine, et m’apprête à la prendre en photo. Et là, c’est le drame : intrigués que je prenne une photo, les passants qui passaient prêtent attention à leur tour à la vitrine. Deux entrent dans le magasin pendant qu’une autre stationne devant, gâchant ma photo (crois-je). J’attends, j’attends, mais elle prend son temps. Et puis finalement, le déclic se fait dans ma tête, et je prends la photo telle quelle en souriant à part moi de la coïncidence…

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(alors oui, je sais : je ne suis pas photographe et je ne prétends pas l’être)

Idée cadeau (1) : les calendriers Nature et Nantes de LeyArts

On est en décembre, et qui dit décembre dit Noël, et qui dit Noël dit course pour trouver des cadeaux originaux.

Première proposition parmi mes talentueuses copinautes : les calendriers photos de LeyArts Photo, deux thèmes, deux univers, qu’elle nous fait feuilleter en vidéo.

Un premier sur Nantes (la ville où elle habite et qu’elle aime à nous faire découvrir sur son blog) :

Un deuxième sur la Nature (autre thème de prédilection) :

https://leyarts.wordpress.com/2017/11/29/calendriers-nature/

Tous les renseignements sur le blog de LeyArts.

Exposition : Architecture Japonaise, Gare de l’Est

Depuis plusieurs années, le service Gares et Connexion de la SNCF tente d’égayer les espaces de transport avec des activités culturelles.

Après les concerts de midi de la Gare Montparnasse jusqu’à 2015, l’extension de l’expo Gus Van Sant à la Gare de Lyon l’an dernier, et les diverses expositions de la gare de l’Est sur l’Allemagne ou la Grande Guerre, c’est encore cette même Gare de l’Est qui orne ses grilles de belles photos d’architecture.

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Le prétexte en est la Saison Japonaise au centre Pompidou de Metz (desservi depuis cette gare). Et en particulier l’exposition sur l’architecture japonaise, qui, si vous m’excusez ce cliché, dégage le zen et le dépouillement souvent associé à cette culture.

Ça repose agréablement les yeux, dans ce quartier pas particulièrement photogénique.

L’exposition, gratuite, est visible du 9 septembre 2017 au  janvier 2018, à peu près aux mêmes dates donc que l’exposition de Metz sur l’architecture japonaise (qui sera suivie par une sur la création contemporaine au Japon).

Concert : Metallica à Bercy, 8 septembre 2017 – photos, vidéos

On peut se demander parfois comment certains groupes, comme Metallica, parviennent à rester au sommet et continuer de remplir des salles comme Bercy (2 dates d’affilée, hier et demain), après 36 ans de carrière et malgré des critiques pas toujours élogieuses sur leurs albums plus récents.

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A ceux-là, Metallica a apporté la réponse hier :

– une setlist alternant les standards du groupe (Master of Puppets, Enter Sandman, Nothing Else Matters…) et des chansons du nouvel album « Hardwired for Self-destruct » (fort appréciés des habitués d’après les commentaires) afin de contenter tout le monde.

– une scène centrale, bien conçue pour que tout le monde voie, et sur laquelle les musiciens prennent grand soin de circuler pour échanger avec chaque coin de la salle.

– une énergie débordante et positive dans le partage avec la « Metallica Family« , comme l’appelle à plusieurs reprises James Hetfield, le chanteur, avec le batteur Lars Ulrich qui passe presque plus de temps debout qu’assis.

– un show très professionnel dont les trouvailles visuelles (écrans suspendus projetant vidéos et effets lumineux, plus un peu de pyrotechnie et des mini-drones sur Moth Into Flame pour représenter le ballet des lucioles) n’empiètent pas sur le côté rough de « 4 mecs sur scènes qui bourrinent leurs instruments » – un peu le coeur de métier de ce type de musique, avouons-le.

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Une des nombreuses variations du mur d’écrans

– un public debout dès les premières notes de l’intro emblématique d’Enio Morricone (Ecstasy of Gold), et qui ne s’est plus rassis. Il faisait très chaud dans la salle pleine comme un oeuf…

– un petit clin d’oeil au public français quand Kirk Hammett (guitariste) et Robert Trujillo (bassiste) se font un petit interlude seuls en scène en duo, pour jouer quelques riffs de ‘Antisocial‘ de Trust – aussitôt reconnu et entonné par une partie du public.

– distribution de mediators par gobelets entiers à la fin du spectacle, pendant le long au revoir au public. Lars a choisi les fans à qui il a tendu ses baguettes, attendant patiemment que ce soit les bons qui tendent le bras (sans doute des jeunes, je n’ai pas vu). C’est anecdotique, mais c’est représentatif pour moi de la générosité du show et du groupe envers leur public.

– une « drum battle » où chacun des 4 membre a tapé sur son cube, je ne dirais pas quels concerts ça m’a rappelé pour ne pas donner de crise cardiaque aux metalleux qui liraient ces mots.

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Le salut final de Metallica au 5th Member (le public)

A un moment, James Hetfield a demandé de lever la main, d’abord aux gens qui assistaient à un de leurs concerts pour la première fois (j’en fus), et ensuite aux autres (une large majorité, à 90% au moins je dirais à vue de nez). Aux premiers, il a dit bienvenue dans la Metallica Family (appelée aussi le 5th Member dans la communication du groupe). Aux seconds, il a exprimé la gratitude du groupe : « We appreciate that ».

J’ai envie de dire que les actes parlent autant que les mots, et que ça se voit qu’ils ne tiennent pas leur public pour acquis. Plus de 2h de show par soir, en variant les setlists pour éviter la lassitude des musiciens, sans doute, mais aussi des spectateurs qui font plusieurs dates. Respect, chapeau bas, en tant que spectatrice je peux répondre que « we appreciate that, too ».

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Bonsoir, James!

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Photographie : Strasbourg entre street art et histoire

Lors de ma balade « culture et pokemon » à Strasbourg cet été, j’ai été étonnée de découvrir qu’outre ses atouts historiques architecturaux bien connus, elle semblait également être le terrain de jeux de divers artistes de street art. Petit panorama :

La ville est aussi parsemée de statues d’Alsaciennes, mises en couleurs différemment suivant les artistes auxquelles elles ont été confiées.strasbourg_streetart_07

Et quelques photos plus traditionnelles de la Petite France et du bord du canal des Faux Remparts, qui cache une agréable promenade à fleur d’eau :

Dont un essai de la fonction « panoramique » de mon Sony, qui ne se débrouille pas mal. Dommage que le ciel n’y ait pas mis du sien, on se croirait en hiver alors que c’était fin août… Enfin ça ne dépare pas avec le jour où je poste enfin ces photos…

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Strasbourg la petite France depuis le barrage Vauban

Mon appli photo sur Android : Photo Editor d’Aviary

J’essaie de passer moins de temps sur l’ordinateur (à force, ça me bousille le dos) tout en continuant d’alimenter le blog et les réseaux sociaux associés, dans l’espoir non dissimulé d’un jour en tirer un revenu qui me permettrait d’arrêter le travail qui me fait passer la journée devant un ordinateur. Ca ou gagner au loto… Et aussi parce que j’ai 3 idées débiles à la minute, dont pas mal qui sont des idées visuelles nécessitant un minimum d’édition graphique. Les journées n’ont que 24h, mais j’en passe une partie substantielle dans les transports ou à attendre les dits transports, téléphone à la main. Ca me tentait donc de trouver comment utiliser ce temps pour m’avancer dans la mise en forme de mes idées débiles.

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La vie quotidienne est une source continuelle d’inspiration pour mes conneries…

Evidemment, les téléphones ne se prêtent pas du tout à ça. Sans souris ni clavier, au doigt, pas facile de faire du dessin. Mais pour écrire des mèmes ou commenter une photo trouvée lors d’une de mes explorations urbaines, c’est suffisant, à condition d’avoir une application idoine. Après avoir cherché des recommandations en ligne, j’ai téléchargé Photo Editor de l’éditeur Aviary (attention : il y a plusieurs applications portant ce nom, c’est bien celle d’Aviary qu’il faut prendre, je ne sais pas ce que valent les autres).

L’application contient des effets et des filtres, mais OSEF : Instagram fait la même chose et personnellement je n’y vois pas d’intérêt sauf quand il s’avère que le filtre permet de mettre en valeur / mieux voir ce qu’on veut montrer dans la photo par l’effet des contrastes accrus ou de floutage des bords.

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Fond réalisé en photographiant mon manteau noir dans le métro

Par contre, et là c’est plus intéressant, l’application a des menus pour choisir soi-même d’augmenter ou diminuer contraste, luminosité, chaleur, netteté, « vibrance » de la photo. Le mode « vignette » permet de flouter et masquer les contours de la photo si vous voulez un effet de focus sur ce qui est au centre.
Et surtout, les fonctions que j’utilise le plus même si elles sont très basiques :
– la fonction Meme, qui permet de créer un Lolcat ou équivalent juste en saisissant son texte idiot dans les deux champs (haut et bas).
– la fonction Texte, que j’utilise surtout pour ajouter mon tag, mais qui, contrairement à la fonction Meme, permet de modifier la taille, la couleur et la position du texte. On peut aussi changer la police, mais seulement en téléchargeant le pack supplémentaire.
L’application est gratuite, avec des packs payants pour des extensions de fonctionnalités, et aussi des packs gratuits qui ne sont pas installés d’office. Mais je n’ai parlé ici que de la version de base, bien suffisante pour un usage basique.

En résumé : grâce à Aviary, vous n’avez pas fini de me voir publier des mèmes débiles (pléonasme redondant, 10 francs dans le nourrain).

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