Le Petit Bonheur Hebdomadaire #1

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine.

Le mien s’est déroulé à Sephora, 4e magasin en 3 semaines où je cherchais en vain un produit. Le commerce, c’est un métier, et ce n’est pas celui de tout le monde :

« Bonjour, je peux vous aider?

– Bonjour, je cherche la lotion pureté tonifiante de Dior, mais j’ai l’impression qu’ils ne la font plus.

– Ah oui, ils ont tout changé. Mais si vous voulez essayer une autre marque…

– Non merci, je vais regarder ce qu’ils ont d’autres. »

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5 minutes après, me revoilà devant le rayon après avoir fait tout le tour du rayon soins en réalisant que les lotions sont de moins en moins à la mode semble-t-il, remplacées par des eaux micellaires machin bidule. Une autre vendeuse, plus jeune, s’approche.

« Bonjour, je peux vous aider?

– Je suis toute dépitée parce que Dior ne fait plus le produit que je cherchais.

– Qu’est-ce que c’est ?

– La Lotion Pureté Tonifiante. »

La vendeuse ouvre le tiroir du bas, la réserve de produit, et me tend la boîte qui s’y ennuyait.

« Vous en voulez un seul ou plusieurs? Je peux aller voir à la réserve en bas s’il nous en reste. »

Ou l’art de faire une vente quand tu connais bien ton stock. Tu fais une cliente heureuse, et tu te débarrasses des trucs qui ne sont plus censés être en rayon pour changement de gamme. J’ai pris deux boîtes, du coup. Outre que ça nettoie bien la peau après le lait, ça sent trop bon. Le soir avant d’aller se coucher, c’est hyper apaisant. Oui, je sniffe du Dior.

hamster yeah!

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Post-scriptum : Kåramell, bonbons suédois et autres spécialités

La boutique suédoise de bonbons est toujours là, au 15 rue des Martyrs, qui s’est encore boboïsée depuis mon premier passage il y a 3 ans. Ils continuent d’apporter un échantillon gourmand de la Suède dans ce coin de Paris avec un étalage de confiseries au poids qui ravira les nostalgiques. Pour les nordiques tout particulièrement, diverses réglisses salées, peu courantes dans nos régions.

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La boutique propose aussi :

– des livres pour enfants d’auteurs suédois

– des sabots de la marque Moheda

– des trousses et cartables pour la rentrée

– des masques, tiares et tout un tas d’accessoires pour organiser des goûters d’anniversaire ludiques (dont des bougies « Reine des Neiges », si si)

– de la réglisse en sirop, en bâton et sous toutes ses formes pour les cuisiniers, notamment de la marque Lakritsfabriken.

– des objets de déco typiquement suédois (idéal aussi pour le cocooning hivernal)

– et toujours les confitures d’airelle et de mûre polaire.

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Informations pratiques :
Käramell 
15 rue des Martyrs 75009 Paris
Du mardi au samedi : 11h – 20h
Le dimanche : 10h30 – 19h
info@karamell.fr

Post-scriptum : Umami Matcha Café, 1 an après

Parler des lieux quand ils font le buzz, c’est bien, mais tout le monde le fait. En parler pour voir comment ils évoluent dans le temps, on n’y pense pas toujours.

J’ai fait un article sur ce restaurant – épicerie japonais (tenu par des français nippophiles) en juin 2016. Depuis, conquise par la carte, j’y suis retournée plusieurs fois. C’est une adresse qui ne démérite pas : pour éviter la lassitude (celle du chef et celle des clients), et pour suivre les saisons, ils changent régulièrement la carte – au grand dam des aficionados de leur Tiramisu macha.

Petit panorama en images au fil des mois…

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Ils ouvrent désormais également le dimanche de 11h30 jusqu’à 15h pour une offre de brunch d’un bon rapport qualité-prix et original, dont un végétarien et sans gluten. L’équipe s’est renforcée, le succès étant au rendez-vous. A l’occasion, ils font découvrir de nouveaux produits pour tester l’accueil du public français, et enrichissent ainsi l’offre de leur rayon épicerie.

Lisez aussi cet article de Divinithé pour en découvrir plus sur les fondateurs du lieu.

Carnet de comptoir : service non compris

A la base, ça devait être un article de ma catégorie « Gourmandise », sur les bonnes adresses parisiennes. Sauf que, au final, je ne divulguerai ni le nom ni l’adresse de ce restaurant-salon de thé, parce que d’une part, l’offre gastronomique n’est pas incontournable, et d’autre part, j’ai trouvé plus à dire à observer le service et surtout l’écouter.

Et ça ne m’a pas tellement donné envie d’y revenir. Ni de recommander l’endroit.

J’arrive en milieu d’après-midi, j’ai déjeuné copieusement, et pas tellement envie d’un gros gâteau. Je commande donc un café gourmand pour me donner bonne conscience et alléger la dépense en même temps. Premier couac :

« Ah désolé, on ne les sert qu’avec un repas.

– Ce n’est pas indiqué sur la carte.

– Non effectivement. »

Ni désolé, ni négociation possible. Ayant déjà éclusé les autres adresses du quartier, et comme je comptais refaire le plein de potions aux Pokestops voisins, je prends sur moi et commande un thé et une pâtisserie – dans l’idée d’au moins en faire un article. Cela nous amène quand même au-dessus de 10 Euros. La tarte aux pommes est faite maison, de ce côté pas de doute, mais pas exceptionnelle en dehors de ça. Petit rappel que « maison » n’est synonyme de « qualité » que si on a un cuisinier digne de ce nom. Et le thé n’est pas mauvais, mais à 5 euros la théière à peine suffisante pour se verser un demi-mug, il m’est un peu amer.

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Peu concentrée sur ma pause goûter, je prends des notes des commentaires du patron agité à son serveur. Le lieu n’est pas plein, mais le patron est speed. C’est plus un signe de mauvaise organisation que de manque de bras, en général. C’est dommage : l’endroit est pittoresque et se veut authentique. Je préférerais, je crois, un peu moins authentique et un peu plus professionnel – d’autant que ce n’est pas la première fois que je viens, et que ce n’est donc pas un défaut due à l’inexpérience : ça colle avec mon souvenir, de plat végétarien sec et fade, et de raté sur l’addition (on nous avait donné celle de la table voisine, à peu près le double…). A se demander pourquoi j’ai voulu leur donner une autre chance. Ah oui : le quartier est sympa, et le décor aussi. Là, ça vire au spectacle comique.

« Je ne sais pas ce qu’ils ont les jeunes, je leur dis de s’asseoir là, ils me disent Ah ben tant pis on voulait s’asseoir là, et ben allez vous faire foutre. »

Ca a peut-être un rapport avec le fait qu’il reste plein de tables libres dans ton restaurant, qu’il est sombre, qu’ils étaient 4 et que tu leur as refusé une des rares tables près de la fenêtre au motif que tu pouvais y mettre 5 personnes. Etant donné qu’on est dans un quartier touristique, ils voulaient sans doute aussi profiter de la vue. Donc la table au fond d’où on ne voit rien, ça ne les intéressait pas.

Un peu plus tard, une tablée du milieu s’en va, sans avoir commandé, et tu t’en étonnes également. Leur seul commentaire est un « Non, on ne va rien dire, ça vaut mieux » avec un demi-sourire. Et tu ronchonnes qu’ils auraient au moins pu te dire ce qui les avait piqués.

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Au choix, de mon point de vue, c’est soit parce que le service est débordé (ça arrive) et qu’ils n’ont pas encore pu commander. Soit parce qu’ils t’ont comme moi vu refuser les 4 clients pré-cités, et aussi que 5 mn après, tu as donné la fameuse table de 5 à une habituée qui n’avait rien demandé, et qui attendait 2 amis. 2 plus 1, pour autant que je sache, ça fait 3, pas 5. Donc tu as laissé partir une tablée de 4 nouveaux clients dans l’espoir d’y en caser 5, pour au final y installer 3 habitués – qui se fichent de la vue puisqu’ils viennent souvent. Je ne suis pas sûre que ce soit un bon calcul, commercialement parlant. D’ailleurs comme je n’ai pas tout suivi, peut-être bien qu’à ceux qui viennent de partir aussi, tu avais refusé la « bonne » table.

Eh bien figure-toi que vue l’offre pléthorique du quartier, il n’y a aucune raison de supporter d’être placé d’office à une table moins agréable que celles disponibles. Quand on sort, c’est pour passer un bon moment, pas jouer les bouches-trous à la gueule du client. Le client n’est peut-être pas roi, mais il n’est pas là non plus à ton service.

Allez hop, on oublie l’adresse… Ca aura quand même fait un article.

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J’apprends l’allemand (2) : le stage d’été des cours municipaux de Paris

(voici l’article qui se trouve chronologiquement entre :

J’apprends l’allemand (1)

et

J’apprends l’allemand (3)* : l’appli Duolingo )

Il n’y a pas si longtemps (mais pas cet été), j’ai suivi un stage intensif d’une semaine de cours d’allemand, dispensés par la Mairie de Paris dans le cadre de ses cours municipaux pour adultes. J’avais pris des notes. Pas que des cours, mais aussi de mes impressions au fil du temps, pour ce blog. Bienvenue dans Brazil. Pas Rio, le festival tout ça, hein. Non, plutôt le Brazil de Terry Gilliam, en tout cas pour la partie administrative.

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L’inscription

Après m’être inscrite sur le site de la mairie de Paris, je reçois une convocation pour les tests préliminaires aux cours d’allemand auxquels ils m’ont dit que j’étais seulement en liste d’attente. Le principe, c’est que tu es convoqué le lundi pour un test de niveau de 9h à 10h30, et à 11h ils te disent si tu restes pour la semaine de cours ou si tu restes chez toi (ou, dans mon cas, si je retourne au travail). Comment vous dire… Ca rejoint un peu les organisateurs de concerts, cette manie de considérer que les gens intéressés n’ont que ça à faire de leurs journées, pas de préavis à donner pour prendre congé une semaine, ou autre contrainte de temps.

Il y a des gens qui ont un boulot et une vie, figurez-vous! Et qui ont autre chose à faire que s’organiser au dernier moment parce que vous êtes des brèles en organisation!

Pour continuer dans l’inorganisation, ils envoient une convocation en disant de répondre par retour de mail… Mais le mail est envoyé par un robot, et quand on répond ça dit que les réponses ne sont pas traitées. Champions du Monde!

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Le jour dit : il y a presque autant de monde qui fait la queue que pour un concert de TH. Mais plus varié. (il n’y avait pas que des cours d’allemand).

Pour les tests de niveaux, c’est plus ou moins improvisé, car en fait les modalités de cette première année ont été imposées aux enseignants sans qu’on leur demande leur avis. Or vu le ratio prof / élèves potentiels, il est impossible de faire passer des tests écrits et de les corriger pour donner les réponses avant 11h. Au final, c’est donc à un exercice façon oral du bac qu’on est convié.

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L’important dans les rencontres, c’est les voyages

Il y a quelques années, j’expliquais à quel point je détestais cette platitude des vacances, « L’important dans les voyages, c’est les rencontres ». Mais je ne suis pas toujours asociale. Surtout quand ça permet de voyager.

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Il y a quelques temps, j’étais allée tester le salon de thé japonais Tomo. Comme c’était blindé, les clients faisaient la queue, debout, un certain temps avant qu’une table ne se libère. Quand son tour est arrivé, une cliente a proposé aux 2 jeunes filles qui attendaient derrière elle de partager la sienne. Les 2 filles hésitant, j’ai invité la dame à s’asseoir à la mienne, supposant d’une part les filles préféraient sans doute papoter seules, et d’autre part que vu son réflexe poli, la dame devait être d’une agréable compagnie. Ca ne me dérangeait pas de partager ma table avec quelqu’un de serviable.

En plus, elle était japonaise. Du coup, elle m’a remercié, et a engagé la conversation en me demandant si j’étais allée au Japon. J’ai répondu que non, mais j’aimerais bien. Elle m’a conseillé Kyoto, trouvant que Tokyo c’est « une grande ville, comme Paris » (cad, vue sa moue et ses explications à demi-mot, moche, bruyant et trop rapide). On a parlé gâteaux japonais, elle était ravie que je connaisse aussi les autres pâtisseries nippones de Paris, Toraya et Aki, et m’a donné son avis sur les spécialités respectives des uns et des autres.

Elle m’a raconté sa vie, que c’était l’anniversaire de ses filles, qui vivent à l’étranger (l’étranger de France, et l’étranger du Japon aussi). J’ai casé un Arigato gozaimasu qui l’a surprise et faite rire, apparemment mon accent est bon (pour quelqu’un qui ne parle pas réellement japonais…). On a échangé quelques mots de japonais sur le peu que je connaissais. Nos consommations terminées, on est parties en même temps, et elle m’a lancé un Sayonara cordial. Ca faisait un peu bizarre, mais dans le bon sens.

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Dans la même lignée, je travaille maintenant dans un quartier cossu. Un midi, j’achète un dessert dans une boulangerie. La vendeuse volubile et pakistanaise (ou proche) aborde joyeusement une habituée, en lui disant qu’elle est bronzée (lol ironie). La cliente répond dans un français fragmentaire qu’elle revient de vacances au ski dans son pays, en « norwaige ». La vendeuse lui demande c’est quoi déjà son pays, la cliente répète. Je souris à part moi, reconnaissant à la fois l’accent et le français « traduit de l’anglais » – je fais le même genre de raccourci quand je ne connais pas des mots en allemand, je tente une prononciation allemande d’un mot anglais…

La cliente est juste devant moi quand on sort de la boutique, et me tient la porte. Je lui dis « Tusen Tak », elle marque un temps d’arrêt puis rit et me parle en glut. Je l’arrête vite en disant en anglais que je ne connais que quelques mots en norvégien (cad en fait surtout le Tusen Tak, qui signifie merci beaucoup), mais que comme j’ai entendu sa conversation, ça m’a paru amusant de le sortir. Elle confirme que ça fait plaisir d’entendre quelque chose de familier, s’étonne quand même de pourquoi je connais ces mots. Et je lui dis donc que je l’avais appris par politesse avant un voyage à Oslo, dont je loue brièvement les mérites. Elle est repartie contente que sa patrie soit appréciée.

J’aime bien les gens qui viennent de pays que j’aime (Vous remarquerez que dans les deux cas, c’était des gens bien élevés. Ceci expliquant cela).

Et depuis que j’ai moi aussi voyagé, j’ai remarqué que même sans être un nationaliste convaincu, quand on est loin de chez soi (surtout pour du long terme), ça fait plaisir de retrouver des sons connus.

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Aventures animalières (2) : harcèlement de rue en 5 actes

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Toute ressemblance avec des personnes réelles existant ou ayant existé n’est hélas pas du tout une coïncidence. Enfin, quand je dis « personne »… la méthode étant à la portée du pigeon, je m’avance un peu.

A chaque fois que je vois que je vois un gars rouler des mécaniques, je pense à la parade du pigeon, qui gonfle le torse (et les plumes).

Gourmandise : Oni Coffee Shop (10e arrondissement)

Dans ce bout de boulevard Saint-Martin en cours de gentrification (en clair mais toujours pas français : ça se boboïse à vue d’oeil) mais dont la métamorphose n’est pas encore achevée, ce salon de thé au nom de démon japonais m’a tendu une chaise au milieu d’une chasse au pokemon un jour de cagnard (oui j’ai habité dans le Sud. Pour les septentrionaux, j’ai mis la traduction en lien – définition 6).
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J’ai bien fait. Bon, le service des boissons dans des bocaux, je sais que c’est tendance mais ça m’horripile. Le buvant n’est pas confortable (quand il existe) et j’ai l’impression de boire dans un bocal de cornichons. Mais passons sur ce désagrément : le iced latte est bien rafraîchissant. Pour l’accompagner, une tranche de chiffon cake citron vert saupoudré de noix de coco. Très léger, c’est fin, c’est très fin, ça se mange sans faim.
En dehors de ça, malgré le nom d’origine nippone, l’inspiration culinaire lorgne plutôt du côté des USA, avec carrot cake, banana bread et muffins, entre autres. Les sablés  « leopard » sont plus rigolos à regarder qu’intéressants à manger. Les muffins citron sont parsemés de citron confit.
La salle est sympathique avec une déco , le service aussi – bien qu’il vaille mieux ne pas être pressé -, et les prix doux (l’inflation bobo n’a point trop encore gagné le quartier). En plus, il y a une terrasse surélevée par rapport à la rue, ce qui atténue les nuisances de circulation.
Et si vous culpabilisez d’avoir craqué sur le brownie meringué, prenez donc rendez-vous « next door » au N°8 du boulevard : le Wild Pole Studio est un cours de pole dance tenu par deux nanas, Anna et Elodie. Je n’ai pas testé, je me fais déjà mal au dos en restant assise, mais avis aux amateurs!
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Informations pratiques
Oni Coffee Shop
10 Boulevard Saint-Martin
(M) République / Strasbourg Saint-Denis
Horaires :
du mardi au samedi : 8h00 – 20h00
dimanche : 9h00 – 20h00

Gourmandise : Spaghettina, la glace allemande à Paris

Le nom de cette petite échoppe est trompeur : on n’y vend pas des pâtes, mais des Spaghetti Eis. Kezako, me direz-vous ? Was ist das?, devriez-vous plutôt demander, car c’est une spécialité allemande. Vous en aurez peut-être découvert l’existence et l’origine dans Karambolage, sur Arte. J’en avais vu à l’occasion de vacances à Cologne.
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Les Allemands sont de grands amateurs de glace, qu’ils consomment à longueur d’année. Il y a des Eis Kaffee un peu partout, qui proposent des coupes gargantuesques. Parmi les classiques, il y a donc ce Spaghetti Eis, qui est, comme son nom l’indique, une glace (à la vanille) servie en forme de spaghettis. Pour parachever la ressemblance, elle est nappée d’un coulis de fruits rouges imitant la sauce tomate, et parsemée de copeaux de chocolat blanc façon parmesan.
C’est conceptuel. Mais c’est bon, amusant, les Allemands en raffolent et ce ne sont pas les seuls. Spaghettina a donc importé ce concept dans ce quartier proche de la gare de l’Est, en passe de devenir un Little Berlin. Ils en proposent plusieurs variantes, toutes servies dans des coupelles faites en pâte à cornet, de préférence à emporter car la minuscule boutique n’a que 2 tabourets et un bout de bar pour la consommation sur place.
Le mono-thème n’étant pas forcément un bon calcul pour un commerce de nourriture, l’équipe allemande vend également des gaufres en bâtonnets (ch’est rigolo et bon *chomp chomp*) et diverses sortes d’Apfelschorle (une limonade à la pomme elle aussi « typisch Deutsch ») aromatisée à la rose ou autre parfums, très rafraîchissante.
Il y a aussi des bonbons et des babioles à l’effigie de l’Ampelmann, « l’homme ampoule » qui indique encore aux piétons s’ils peuvent traverser, dans certaines villes. Cet emblème de l’ex-Allemagne de l’Est est devenu un symbole de Berlin depuis la réunification (lien Karambolage).
Pour rester au courant des changements d’horaires, vous pouvez suivre le blog sur leur site.
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Informations pratiques :
Spaghettina
61 rue de Lancry, 75010 Paris
Horaires :
mardi-samedi : 12h-22h
dimanche et jour férié : 14h-20h

L’instant Thé / Gourmandise : Twinings Tea Room chez WH Smith

Depuis quelques semaines, la célèbre librairie anglaise WH Smith a rouvert un salon de thé en ces murs, à l’étage, en partenariat avec Twinings – fournisseur officiel de Buckingham. La carte offre donc un grand choix de thés, à 7 euros pour les standards et 9 Euros pour les thés d’exception. Côté restauration, un choix conséquent de sandwichs typiques (vive le cresson), quelques salades et options chaudes, et un bon choix de desserts.
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Ici, on ne plaisante pas avec le thé : on vous le sert en tournant le sablier correspondant au type de thé : 3 minutes pour mon thé vert, Summer Berry Green Tea. Et avec la coupelle pour y poser le filtre métallique une fois ce temps écoulé.
La couleur est jaune dorée, onctueuse. Au fumet, des notes de vanilles prennent le pas sur les fruits rouges. Au goût, c’est un peu pareil, agréable, même s’il semble faire partie de ces thés qui ont un parfum plus fort que leur goût. (Je ne suis pas très douée pour décrypter les goûts) A ne pas laisser refroidir trop longtemps, néanmoins, au risque de sentir une légère oxydation.
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Etant donné que je n’avais pas déjeuné, j’ai accompagné le thé d’une des propositions de « petit déjeuner », à savoir l’oeuf poché sur toast et saumon fumé, accompagné de sa salade. Il y a une option moins chère végétarienne, où le saumon est remplacé par de l’écrasé d’avocat avec graines de citrouille. Un peu léger à mon goût (et pour le prix, 13 euros), mais pour un oeuf poché minute, je suppose que ça s’explique.

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En dessert, mon coeur balançait entre divers choix terriblement British, dont l’Eaton Mess et la tarte aux framboises meringuée. Le Pudding, lui, était « sold out ». Mais la température fraîche au dehors aidant, j’ai opté pour l’apple crumble, servi chaud (brûlant, même) dans sa cocotte avec une coupelle de crème anglaise (of course).
Au final, une addition assez corsée, certes, et les gros appétits ne seront pas rassasiés. Mais le tout est de qualité, et le cadre, tout neuf et bien situé, font qu’on passe un bon moment.
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Les 3 petites salles, où les habitués reconnaîtront les anciennes sections des essais et livres de sciences humaines, font que le lieu reste assez calme. Le public aussi, il faut dire.
Cerise sur le pudding, qui m’a fait suggérer une participation à l’Instant Thé de ma copinaute June : ce visage familier reconnu au mur de la salle du milieu.
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Dédicace à June 😉
Informations pratiques :
WH Smith – Salon de thé Twinings
248 Rue de Rivoli
(M) 1 – Concorde (sortie rue Cambon)
Horaires :
librairie : Du lundi au samedi de 9h30 à 19h30. Les dimanches et jours fériés de 12h30 à 19h.
salon de thé : Du lundi au samedi de 9h30 à 19h. Les dimanches et jours fériés de 12h30 à 18h30.