Combien pour ce chat dans la vitrine?

Il y a des gens qui plaisantent qu’ils ont plus de photos de leur chat que de leurs enfants sur leur téléphone. La mémoire du mien est pleine de photos de chats qui ne sont même pas à moi mes colocataires à charge. (bon, pas que des photos de chats, non plus, je photographie beaucoup de choses).

Combien pour ce chat dans la vitrine?
Ce joli petit chat gris et blanc
Combien pour ce chat dans la vitrine?
Et bien c’est d’accord je le prend.

Sur l’air d’une chanson que les moins de 20 ans ne doivent pas connaître. Moi non plus d’ailleurs, je me demande bien d’où je la sors…

 

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En général, les chats derrière les vitrines ont le comportement typique des chats qu’on essaie de photographier : le mépris et faire comme si on n’existait pas. Mais il y a des exceptions, comme le chat ci-dessous, qui semblait enfermé par erreur dans un restaurant dont, si ça se fait, le propriétaire n’avait rien à voir avec lui. En tout cas, il se faisait les griffes avec application sur les dossiers des fauteuils, et miaulait vers moi  et m’a suivi le long de la vitrine comme s’il voulait que j’ouvre. J’aurais bien voulu, mais… (pas d’inquiétude, c’était la fermeture hebdo du restaurant, au pire il est sorti le lendemain).

Autre cas de figure : le chat du café pourtant pas à chats. Ci-dessous, un exemplaire atypique : King, dormant d’un oeil sur une chaise du Sévigné, au 16 rue de Payenne. Ce café bistro parisien un peu cher (c’est le Marais) présente deux avantages : d’une part, il a une arène Pokemon Go à portée de connexion, et d’autre part, d’après le patron, il reçoit souvent la visite de King, qui est le chat d’un voisin mais qui aime bien squatter chez eux. Forcément, vu que le siège voisin était libre, c’est là que je me suis installée. Et si le chocolat chaud n’est pas donné, il a le mérite d’être fait avec du vrai chocolat, la preuve :

Oui je sais, mais ce n’est pas si inhabituel comme sujet de photographie, vu que Flammarion a carrément publié Chats Parisiens, un livre de photos de chats « célèbres » pour honorer de leur présence divers établissements parisiens (cafés, restaurants, librairies, boutiques), agrémenté de textes les présentant. (… non, je ne m’en suis pas servi pour repérer des adresses. Quasiment pas. En tout cas, le Sévigné n’est pas dans la liste).

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Où acheter des mangas d’occasion à Paris

J’ai suivi cet article pour trouver certaines adresses, ajoutées à celles que je connaissais déjà, mais comme je ne suis pas sûre de quand il date, le mien peut faire office de mise à jour. N’hésitez pas à partager vos adresses en commentaires!

Quartier Opéra

Bookoff

manga_bookoff

Depuis la fermeture du Bookoff dédié aux imports nippons (y compris les magazines et les romans), celui-ci est le seul qui continue à acheter et revendre mangas (VF et même VO) et artbooks – pour ne parler que des marchandises japonaises. Ils rachètent à des prix dérisoires, ce qui est peu intéressant pour vous débarrasser de vos vieux livres. Ca fait juste de la place en offrant une 2e vie à vos précieux. Mais du coup, ce sont aussi ceux qui ont les prix les plus bas à la revente : en mangas, il y a 2 catégories : ceux à 2 euros pièce et ceux entre 3 et 5 euros suivant l’état, la rareté etc…
Le plus intéressant, c’est si vous êtes saisi de nostalgie et recherchez un artbook qui était trop cher pour vous à l’époque où il est sorti, qui était introuvable depuis car « collectible »… Car on arrive, 15 ou 20 ans après, à la phase où pas mal de fans ont changé de goûts, ou doivent faire de la place pour un bébé ou un conjoint, ou gagner des sous pour acheter un appartement… donc les cotes se cassent la figure. Et on voit le gros artbook de RG Veda de Clamp.

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Marchés de Noël originaux à Paris (2017)

Je reprends le concept inauguré l’an dernier, en mettant à jour les dates et informations, et en complétant avec de nouvelles adresses. Je n’aime pas les marchés de Noël parisiens (et je suis bien contente que celui des Champs Elysées ait été annulé cette année, c’est un piège à pigeons), il y a quelques exceptions dans le lot : ceux spécialisés (dans des domaines que j’aime bien).

Marché(s) de Noël Japonais

MARCHE DE NOEL JAPONAIS
Expo-vente Idées cadeaux style japonais organisée par l’association Jipango – qui organise aussi les expos-vente Idées Japon, il me semble, que j’avais chroniqués ici.
Du mercredi 6 au samedi 9 décembre
11h30 à 19h30 Entrée libre.
Espace Cinko : 12 – 18 Passage Choiseul, Paris 2e.
(Métro : Pyramides / Quatre Septembre)

SALON WAFU
Du lundi 27 novembre au dimanche 3 décembre
du lundi au samedi 11h à 20h
dimanche 10h à 18h Entrée libre
la Galerie Sainte Opportune
1 Place Ste.Opportune 75001 Paris
(Métro : Châtelet / Sortie Ste. Opportune) 

Et pour des pays où la tradition de Noël est plus vivace et plus authentique :

Marché de l’Eglise Suédoise
Du 1er au 3 décembre 2016
Eglise Suédoise de Paris
9 Rue Médéric, 75017 (M) Courcelles
Ce marché a lieu tous les ans dans l’Eglise Suédoise de Paris, et est initialement destiné aux expatriés, afin qu’ils retrouvent les décorations traditionnelles (nettement plus évocatrices de Noël que celles du supermarché! Les matières naturelles dominent), il est ouvert à tous. On y trouve aussi des spécialités culinaires, et même de la coutellerie (j’y avais repéré une petite dague ouvragée la première année, jamais revue hélas). En prime, pendant ce week-end, il est possible de faire une petite pause café gourmande dans l’église, où des volontaires vendent gâteaux maison et boissons chaudes afin d’alimenter les caisses de la paroisse. Si vous avez toujours rêvé de piquer-niquer sur un banc de messe… c’est assez familial et pittoresque.
Vendredi 1er décembre de 11h à 20h (si ce sont les mêmes horaires que l’an dernier)
Samedi 2 décembre de 11h à 19h
Dimanche 3 décembre de 12h à 17h

Si vous n’y trouvez pas votre bonheur nordique, vous pourrez tenter votre chance à la boutique voisine Affären, au 3, bis rue Léon Jost. Ou à la boutique de bonbons suédois Karämell.

Marché de Noël à l’Église norvégienne
Oups, désolée, c’était le week-end dernier… je m’y suis prise trop tard pour l’article. Deuxième chance avec :

Marché de Noël du Cercle Norvégien de Paris
Samedi 2 et dimanche 3 décembre 2017
Deskopolitan, 48 Rue du Chateau d’Eau, 75010 Paris
Le Cercle Norvégien organise cette année à nouveau son marché de Noël, mais cette fois dans le 10e arrondissement. Si c’est comme le précédent, vous y trouverez des spécialités culinaires norvégiennes comme le saucisson d’élan et du Fenlår pour l’apéro, du saumon et du fromage pour le repas, de la bière et du Cognac pour le digestif, des produits artisaneaux de tradition : peaux de renne, peaux de mouton, des pulls et bonnets tricotés, des bijoux et des objets de design éco-responsables, des livres d’auteurs norvégiens, du chocolat… Et sur place, vous pourrez déguster des gâteaux fait maison, des roulés à la cannelle, des gaufres norvégiennes et du vin chaud.

 

Et si vous cherchez encore des décorations ou des victuailles originales pour Noël, il y a toujours :

Marché de Noël alsacien à la gare de l’Est
Du lundi au samedi de 9h à 20h et le dimanche de 10h à 19h, du 1er au 16 décembre.
Sur le parvis de la gare de l’Est, toutes les spécialités gastronomiques alsaciennes.

L’épicerie allemande Tante Emma Laden

La librairie-épicerie anglaise WH Smith

COMPLEMENT :

Le blog Tu Paris Combien a fait sa propre liste des marchés de Noël parisiens, et on n’en a pas un seul en commun! Alors pour la suite de la visite, direction son article.

Le Petit Bonheur Hebdomadaire #1

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine.

Le mien s’est déroulé à Sephora, 4e magasin en 3 semaines où je cherchais en vain un produit. Le commerce, c’est un métier, et ce n’est pas celui de tout le monde :

« Bonjour, je peux vous aider?

– Bonjour, je cherche la lotion pureté tonifiante de Dior, mais j’ai l’impression qu’ils ne la font plus.

– Ah oui, ils ont tout changé. Mais si vous voulez essayer une autre marque…

– Non merci, je vais regarder ce qu’ils ont d’autres. »

dior-lotion-purete-tonifiante

5 minutes après, me revoilà devant le rayon après avoir fait tout le tour du rayon soins en réalisant que les lotions sont de moins en moins à la mode semble-t-il, remplacées par des eaux micellaires machin bidule. Une autre vendeuse, plus jeune, s’approche.

« Bonjour, je peux vous aider?

– Je suis toute dépitée parce que Dior ne fait plus le produit que je cherchais.

– Qu’est-ce que c’est ?

– La Lotion Pureté Tonifiante. »

La vendeuse ouvre le tiroir du bas, la réserve de produit, et me tend la boîte qui s’y ennuyait.

« Vous en voulez un seul ou plusieurs? Je peux aller voir à la réserve en bas s’il nous en reste. »

Ou l’art de faire une vente quand tu connais bien ton stock. Tu fais une cliente heureuse, et tu te débarrasses des trucs qui ne sont plus censés être en rayon pour changement de gamme. J’ai pris deux boîtes, du coup. Outre que ça nettoie bien la peau après le lait, ça sent trop bon. Le soir avant d’aller se coucher, c’est hyper apaisant. Oui, je sniffe du Dior.

hamster yeah!

Post-scriptum : Kåramell, bonbons suédois et autres spécialités

La boutique suédoise de bonbons est toujours là, au 15 rue des Martyrs, qui s’est encore boboïsée depuis mon premier passage il y a 3 ans. Ils continuent d’apporter un échantillon gourmand de la Suède dans ce coin de Paris avec un étalage de confiseries au poids qui ravira les nostalgiques. Pour les nordiques tout particulièrement, diverses réglisses salées, peu courantes dans nos régions.

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La boutique propose aussi :

– des livres pour enfants d’auteurs suédois

– des sabots de la marque Moheda

– des trousses et cartables pour la rentrée

– des masques, tiares et tout un tas d’accessoires pour organiser des goûters d’anniversaire ludiques (dont des bougies « Reine des Neiges », si si)

– de la réglisse en sirop, en bâton et sous toutes ses formes pour les cuisiniers, notamment de la marque Lakritsfabriken.

– des objets de déco typiquement suédois (idéal aussi pour le cocooning hivernal)

– et toujours les confitures d’airelle et de mûre polaire.

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Informations pratiques :
Käramell 
15 rue des Martyrs 75009 Paris
Du mardi au samedi : 11h – 20h
Le dimanche : 10h30 – 19h
info@karamell.fr

Post-scriptum : Umami Matcha Café, 1 an après

Parler des lieux quand ils font le buzz, c’est bien, mais tout le monde le fait. En parler pour voir comment ils évoluent dans le temps, on n’y pense pas toujours.

J’ai fait un article sur ce restaurant – épicerie japonais (tenu par des français nippophiles) en juin 2016. Depuis, conquise par la carte, j’y suis retournée plusieurs fois. C’est une adresse qui ne démérite pas : pour éviter la lassitude (celle du chef et celle des clients), et pour suivre les saisons, ils changent régulièrement la carte – au grand dam des aficionados de leur Tiramisu macha.

Petit panorama en images au fil des mois…

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Ils ouvrent désormais également le dimanche de 11h30 jusqu’à 15h pour une offre de brunch d’un bon rapport qualité-prix et original, dont un végétarien et sans gluten. L’équipe s’est renforcée, le succès étant au rendez-vous. A l’occasion, ils font découvrir de nouveaux produits pour tester l’accueil du public français, et enrichissent ainsi l’offre de leur rayon épicerie.

Lisez aussi cet article de Divinithé pour en découvrir plus sur les fondateurs du lieu.

Carnet de comptoir : service non compris

A la base, ça devait être un article de ma catégorie « Gourmandise », sur les bonnes adresses parisiennes. Sauf que, au final, je ne divulguerai ni le nom ni l’adresse de ce restaurant-salon de thé, parce que d’une part, l’offre gastronomique n’est pas incontournable, et d’autre part, j’ai trouvé plus à dire à observer le service et surtout l’écouter.

Et ça ne m’a pas tellement donné envie d’y revenir. Ni de recommander l’endroit.

J’arrive en milieu d’après-midi, j’ai déjeuné copieusement, et pas tellement envie d’un gros gâteau. Je commande donc un café gourmand pour me donner bonne conscience et alléger la dépense en même temps. Premier couac :

« Ah désolé, on ne les sert qu’avec un repas.

– Ce n’est pas indiqué sur la carte.

– Non effectivement. »

Ni désolé, ni négociation possible. Ayant déjà éclusé les autres adresses du quartier, et comme je comptais refaire le plein de potions aux Pokestops voisins, je prends sur moi et commande un thé et une pâtisserie – dans l’idée d’au moins en faire un article. Cela nous amène quand même au-dessus de 10 Euros. La tarte aux pommes est faite maison, de ce côté pas de doute, mais pas exceptionnelle en dehors de ça. Petit rappel que « maison » n’est synonyme de « qualité » que si on a un cuisinier digne de ce nom. Et le thé n’est pas mauvais, mais à 5 euros la théière à peine suffisante pour se verser un demi-mug, il m’est un peu amer.

service non compris

Peu concentrée sur ma pause goûter, je prends des notes des commentaires du patron agité à son serveur. Le lieu n’est pas plein, mais le patron est speed. C’est plus un signe de mauvaise organisation que de manque de bras, en général. C’est dommage : l’endroit est pittoresque et se veut authentique. Je préférerais, je crois, un peu moins authentique et un peu plus professionnel – d’autant que ce n’est pas la première fois que je viens, et que ce n’est donc pas un défaut due à l’inexpérience : ça colle avec mon souvenir, de plat végétarien sec et fade, et de raté sur l’addition (on nous avait donné celle de la table voisine, à peu près le double…). A se demander pourquoi j’ai voulu leur donner une autre chance. Ah oui : le quartier est sympa, et le décor aussi. Là, ça vire au spectacle comique.

« Je ne sais pas ce qu’ils ont les jeunes, je leur dis de s’asseoir là, ils me disent Ah ben tant pis on voulait s’asseoir là, et ben allez vous faire foutre. »

Ca a peut-être un rapport avec le fait qu’il reste plein de tables libres dans ton restaurant, qu’il est sombre, qu’ils étaient 4 et que tu leur as refusé une des rares tables près de la fenêtre au motif que tu pouvais y mettre 5 personnes. Etant donné qu’on est dans un quartier touristique, ils voulaient sans doute aussi profiter de la vue. Donc la table au fond d’où on ne voit rien, ça ne les intéressait pas.

Un peu plus tard, une tablée du milieu s’en va, sans avoir commandé, et tu t’en étonnes également. Leur seul commentaire est un « Non, on ne va rien dire, ça vaut mieux » avec un demi-sourire. Et tu ronchonnes qu’ils auraient au moins pu te dire ce qui les avait piqués.

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Au choix, de mon point de vue, c’est soit parce que le service est débordé (ça arrive) et qu’ils n’ont pas encore pu commander. Soit parce qu’ils t’ont comme moi vu refuser les 4 clients pré-cités, et aussi que 5 mn après, tu as donné la fameuse table de 5 à une habituée qui n’avait rien demandé, et qui attendait 2 amis. 2 plus 1, pour autant que je sache, ça fait 3, pas 5. Donc tu as laissé partir une tablée de 4 nouveaux clients dans l’espoir d’y en caser 5, pour au final y installer 3 habitués – qui se fichent de la vue puisqu’ils viennent souvent. Je ne suis pas sûre que ce soit un bon calcul, commercialement parlant. D’ailleurs comme je n’ai pas tout suivi, peut-être bien qu’à ceux qui viennent de partir aussi, tu avais refusé la « bonne » table.

Eh bien figure-toi que vue l’offre pléthorique du quartier, il n’y a aucune raison de supporter d’être placé d’office à une table moins agréable que celles disponibles. Quand on sort, c’est pour passer un bon moment, pas jouer les bouches-trous à la gueule du client. Le client n’est peut-être pas roi, mais il n’est pas là non plus à ton service.

Allez hop, on oublie l’adresse… Ca aura quand même fait un article.

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J’apprends l’allemand (2) : le stage d’été des cours municipaux de Paris

(voici l’article qui se trouve chronologiquement entre :

J’apprends l’allemand (1)

et

J’apprends l’allemand (3)* : l’appli Duolingo )

Il n’y a pas si longtemps (mais pas cet été), j’ai suivi un stage intensif d’une semaine de cours d’allemand, dispensés par la Mairie de Paris dans le cadre de ses cours municipaux pour adultes. J’avais pris des notes. Pas que des cours, mais aussi de mes impressions au fil du temps, pour ce blog. Bienvenue dans Brazil. Pas Rio, le festival tout ça, hein. Non, plutôt le Brazil de Terry Gilliam, en tout cas pour la partie administrative.

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L’inscription

Après m’être inscrite sur le site de la mairie de Paris, je reçois une convocation pour les tests préliminaires aux cours d’allemand auxquels ils m’ont dit que j’étais seulement en liste d’attente. Le principe, c’est que tu es convoqué le lundi pour un test de niveau de 9h à 10h30, et à 11h ils te disent si tu restes pour la semaine de cours ou si tu restes chez toi (ou, dans mon cas, si je retourne au travail). Comment vous dire… Ca rejoint un peu les organisateurs de concerts, cette manie de considérer que les gens intéressés n’ont que ça à faire de leurs journées, pas de préavis à donner pour prendre congé une semaine, ou autre contrainte de temps.

Il y a des gens qui ont un boulot et une vie, figurez-vous! Et qui ont autre chose à faire que s’organiser au dernier moment parce que vous êtes des brèles en organisation!

Pour continuer dans l’inorganisation, ils envoient une convocation en disant de répondre par retour de mail… Mais le mail est envoyé par un robot, et quand on répond ça dit que les réponses ne sont pas traitées. Champions du Monde!

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Le jour dit : il y a presque autant de monde qui fait la queue que pour un concert de TH. Mais plus varié. (il n’y avait pas que des cours d’allemand).

Pour les tests de niveaux, c’est plus ou moins improvisé, car en fait les modalités de cette première année ont été imposées aux enseignants sans qu’on leur demande leur avis. Or vu le ratio prof / élèves potentiels, il est impossible de faire passer des tests écrits et de les corriger pour donner les réponses avant 11h. Au final, c’est donc à un exercice façon oral du bac qu’on est convié.

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L’important dans les rencontres, c’est les voyages

Il y a quelques années, j’expliquais à quel point je détestais cette platitude des vacances, « L’important dans les voyages, c’est les rencontres ». Mais je ne suis pas toujours asociale. Surtout quand ça permet de voyager.

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Il y a quelques temps, j’étais allée tester le salon de thé japonais Tomo. Comme c’était blindé, les clients faisaient la queue, debout, un certain temps avant qu’une table ne se libère. Quand son tour est arrivé, une cliente a proposé aux 2 jeunes filles qui attendaient derrière elle de partager la sienne. Les 2 filles hésitant, j’ai invité la dame à s’asseoir à la mienne, supposant d’une part les filles préféraient sans doute papoter seules, et d’autre part que vu son réflexe poli, la dame devait être d’une agréable compagnie. Ca ne me dérangeait pas de partager ma table avec quelqu’un de serviable.

En plus, elle était japonaise. Du coup, elle m’a remercié, et a engagé la conversation en me demandant si j’étais allée au Japon. J’ai répondu que non, mais j’aimerais bien. Elle m’a conseillé Kyoto, trouvant que Tokyo c’est « une grande ville, comme Paris » (cad, vue sa moue et ses explications à demi-mot, moche, bruyant et trop rapide). On a parlé gâteaux japonais, elle était ravie que je connaisse aussi les autres pâtisseries nippones de Paris, Toraya et Aki, et m’a donné son avis sur les spécialités respectives des uns et des autres.

Elle m’a raconté sa vie, que c’était l’anniversaire de ses filles, qui vivent à l’étranger (l’étranger de France, et l’étranger du Japon aussi). J’ai casé un Arigato gozaimasu qui l’a surprise et faite rire, apparemment mon accent est bon (pour quelqu’un qui ne parle pas réellement japonais…). On a échangé quelques mots de japonais sur le peu que je connaissais. Nos consommations terminées, on est parties en même temps, et elle m’a lancé un Sayonara cordial. Ca faisait un peu bizarre, mais dans le bon sens.

norvege_bateau

Dans la même lignée, je travaille maintenant dans un quartier cossu. Un midi, j’achète un dessert dans une boulangerie. La vendeuse volubile et pakistanaise (ou proche) aborde joyeusement une habituée, en lui disant qu’elle est bronzée (lol ironie). La cliente répond dans un français fragmentaire qu’elle revient de vacances au ski dans son pays, en « norwaige ». La vendeuse lui demande c’est quoi déjà son pays, la cliente répète. Je souris à part moi, reconnaissant à la fois l’accent et le français « traduit de l’anglais » – je fais le même genre de raccourci quand je ne connais pas des mots en allemand, je tente une prononciation allemande d’un mot anglais…

La cliente est juste devant moi quand on sort de la boutique, et me tient la porte. Je lui dis « Tusen Tak », elle marque un temps d’arrêt puis rit et me parle en glut. Je l’arrête vite en disant en anglais que je ne connais que quelques mots en norvégien (cad en fait surtout le Tusen Tak, qui signifie merci beaucoup), mais que comme j’ai entendu sa conversation, ça m’a paru amusant de le sortir. Elle confirme que ça fait plaisir d’entendre quelque chose de familier, s’étonne quand même de pourquoi je connais ces mots. Et je lui dis donc que je l’avais appris par politesse avant un voyage à Oslo, dont je loue brièvement les mérites. Elle est repartie contente que sa patrie soit appréciée.

J’aime bien les gens qui viennent de pays que j’aime (Vous remarquerez que dans les deux cas, c’était des gens bien élevés. Ceci expliquant cela).

Et depuis que j’ai moi aussi voyagé, j’ai remarqué que même sans être un nationaliste convaincu, quand on est loin de chez soi (surtout pour du long terme), ça fait plaisir de retrouver des sons connus.

Kaffeehaus Berlin

Aventures animalières (2) : harcèlement de rue en 5 actes

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Toute ressemblance avec des personnes réelles existant ou ayant existé n’est hélas pas du tout une coïncidence. Enfin, quand je dis « personne »… la méthode étant à la portée du pigeon, je m’avance un peu.

A chaque fois que je vois que je vois un gars rouler des mécaniques, je pense à la parade du pigeon, qui gonfle le torse (et les plumes).