Carnet de comptoir : service non compris

A la base, ça devait être un article de ma catégorie « Gourmandise », sur les bonnes adresses parisiennes. Sauf que, au final, je ne divulguerai ni le nom ni l’adresse de ce restaurant-salon de thé, parce que d’une part, l’offre gastronomique n’est pas incontournable, et d’autre part, j’ai trouvé plus à dire à observer le service et surtout l’écouter.

Et ça ne m’a pas tellement donné envie d’y revenir. Ni de recommander l’endroit.

J’arrive en milieu d’après-midi, j’ai déjeuné copieusement, et pas tellement envie d’un gros gâteau. Je commande donc un café gourmand pour me donner bonne conscience et alléger la dépense en même temps. Premier couac :

« Ah désolé, on ne les sert qu’avec un repas.

– Ce n’est pas indiqué sur la carte.

– Non effectivement. »

Ni désolé, ni négociation possible. Ayant déjà éclusé les autres adresses du quartier, et comme je comptais refaire le plein de potions aux Pokestops voisins, je prends sur moi et commande un thé et une pâtisserie – dans l’idée d’au moins en faire un article. Cela nous amène quand même au-dessus de 10 Euros. La tarte aux pommes est faite maison, de ce côté pas de doute, mais pas exceptionnelle en dehors de ça. Petit rappel que « maison » n’est synonyme de « qualité » que si on a un cuisinier digne de ce nom. Et le thé n’est pas mauvais, mais à 5 euros la théière à peine suffisante pour se verser un demi-mug, il m’est un peu amer.

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Peu concentrée sur ma pause goûter, je prends des notes des commentaires du patron agité à son serveur. Le lieu n’est pas plein, mais le patron est speed. C’est plus un signe de mauvaise organisation que de manque de bras, en général. C’est dommage : l’endroit est pittoresque et se veut authentique. Je préférerais, je crois, un peu moins authentique et un peu plus professionnel – d’autant que ce n’est pas la première fois que je viens, et que ce n’est donc pas un défaut due à l’inexpérience : ça colle avec mon souvenir, de plat végétarien sec et fade, et de raté sur l’addition (on nous avait donné celle de la table voisine, à peu près le double…). A se demander pourquoi j’ai voulu leur donner une autre chance. Ah oui : le quartier est sympa, et le décor aussi. Là, ça vire au spectacle comique.

« Je ne sais pas ce qu’ils ont les jeunes, je leur dis de s’asseoir là, ils me disent Ah ben tant pis on voulait s’asseoir là, et ben allez vous faire foutre. »

Ca a peut-être un rapport avec le fait qu’il reste plein de tables libres dans ton restaurant, qu’il est sombre, qu’ils étaient 4 et que tu leur as refusé une des rares tables près de la fenêtre au motif que tu pouvais y mettre 5 personnes. Etant donné qu’on est dans un quartier touristique, ils voulaient sans doute aussi profiter de la vue. Donc la table au fond d’où on ne voit rien, ça ne les intéressait pas.

Un peu plus tard, une tablée du milieu s’en va, sans avoir commandé, et tu t’en étonnes également. Leur seul commentaire est un « Non, on ne va rien dire, ça vaut mieux » avec un demi-sourire. Et tu ronchonnes qu’ils auraient au moins pu te dire ce qui les avait piqués.

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Au choix, de mon point de vue, c’est soit parce que le service est débordé (ça arrive) et qu’ils n’ont pas encore pu commander. Soit parce qu’ils t’ont comme moi vu refuser les 4 clients pré-cités, et aussi que 5 mn après, tu as donné la fameuse table de 5 à une habituée qui n’avait rien demandé, et qui attendait 2 amis. 2 plus 1, pour autant que je sache, ça fait 3, pas 5. Donc tu as laissé partir une tablée de 4 nouveaux clients dans l’espoir d’y en caser 5, pour au final y installer 3 habitués – qui se fichent de la vue puisqu’ils viennent souvent. Je ne suis pas sûre que ce soit un bon calcul, commercialement parlant. D’ailleurs comme je n’ai pas tout suivi, peut-être bien qu’à ceux qui viennent de partir aussi, tu avais refusé la « bonne » table.

Eh bien figure-toi que vue l’offre pléthorique du quartier, il n’y a aucune raison de supporter d’être placé d’office à une table moins agréable que celles disponibles. Quand on sort, c’est pour passer un bon moment, pas jouer les bouches-trous à la gueule du client. Le client n’est peut-être pas roi, mais il n’est pas là non plus à ton service.

Allez hop, on oublie l’adresse… Ca aura quand même fait un article.

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J’apprends l’allemand (2) : le stage d’été des cours municipaux de Paris

(voici l’article qui se trouve chronologiquement entre :

J’apprends l’allemand (1)

et

J’apprends l’allemand (3)* : l’appli Duolingo )

Il n’y a pas si longtemps (mais pas cet été), j’ai suivi un stage intensif d’une semaine de cours d’allemand, dispensés par la Mairie de Paris dans le cadre de ses cours municipaux pour adultes. J’avais pris des notes. Pas que des cours, mais aussi de mes impressions au fil du temps, pour ce blog. Bienvenue dans Brazil. Pas Rio, le festival tout ça, hein. Non, plutôt le Brazil de Terry Gilliam, en tout cas pour la partie administrative.

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L’inscription

Après m’être inscrite sur le site de la mairie de Paris, je reçois une convocation pour les tests préliminaires aux cours d’allemand auxquels ils m’ont dit que j’étais seulement en liste d’attente. Le principe, c’est que tu es convoqué le lundi pour un test de niveau de 9h à 10h30, et à 11h ils te disent si tu restes pour la semaine de cours ou si tu restes chez toi (ou, dans mon cas, si je retourne au travail). Comment vous dire… Ca rejoint un peu les organisateurs de concerts, cette manie de considérer que les gens intéressés n’ont que ça à faire de leurs journées, pas de préavis à donner pour prendre congé une semaine, ou autre contrainte de temps.

Il y a des gens qui ont un boulot et une vie, figurez-vous! Et qui ont autre chose à faire que s’organiser au dernier moment parce que vous êtes des brèles en organisation!

Pour continuer dans l’inorganisation, ils envoient une convocation en disant de répondre par retour de mail… Mais le mail est envoyé par un robot, et quand on répond ça dit que les réponses ne sont pas traitées. Champions du Monde!

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Le jour dit : il y a presque autant de monde qui fait la queue que pour un concert de TH. Mais plus varié. (il n’y avait pas que des cours d’allemand).

Pour les tests de niveaux, c’est plus ou moins improvisé, car en fait les modalités de cette première année ont été imposées aux enseignants sans qu’on leur demande leur avis. Or vu le ratio prof / élèves potentiels, il est impossible de faire passer des tests écrits et de les corriger pour donner les réponses avant 11h. Au final, c’est donc à un exercice façon oral du bac qu’on est convié.

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L’important dans les rencontres, c’est les voyages

Il y a quelques années, j’expliquais à quel point je détestais cette platitude des vacances, « L’important dans les voyages, c’est les rencontres ». Mais je ne suis pas toujours asociale. Surtout quand ça permet de voyager.

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Il y a quelques temps, j’étais allée tester le salon de thé japonais Tomo. Comme c’était blindé, les clients faisaient la queue, debout, un certain temps avant qu’une table ne se libère. Quand son tour est arrivé, une cliente a proposé aux 2 jeunes filles qui attendaient derrière elle de partager la sienne. Les 2 filles hésitant, j’ai invité la dame à s’asseoir à la mienne, supposant d’une part les filles préféraient sans doute papoter seules, et d’autre part que vu son réflexe poli, la dame devait être d’une agréable compagnie. Ca ne me dérangeait pas de partager ma table avec quelqu’un de serviable.

En plus, elle était japonaise. Du coup, elle m’a remercié, et a engagé la conversation en me demandant si j’étais allée au Japon. J’ai répondu que non, mais j’aimerais bien. Elle m’a conseillé Kyoto, trouvant que Tokyo c’est « une grande ville, comme Paris » (cad, vue sa moue et ses explications à demi-mot, moche, bruyant et trop rapide). On a parlé gâteaux japonais, elle était ravie que je connaisse aussi les autres pâtisseries nippones de Paris, Toraya et Aki, et m’a donné son avis sur les spécialités respectives des uns et des autres.

Elle m’a raconté sa vie, que c’était l’anniversaire de ses filles, qui vivent à l’étranger (l’étranger de France, et l’étranger du Japon aussi). J’ai casé un Arigato gozaimasu qui l’a surprise et faite rire, apparemment mon accent est bon (pour quelqu’un qui ne parle pas réellement japonais…). On a échangé quelques mots de japonais sur le peu que je connaissais. Nos consommations terminées, on est parties en même temps, et elle m’a lancé un Sayonara cordial. Ca faisait un peu bizarre, mais dans le bon sens.

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Dans la même lignée, je travaille maintenant dans un quartier cossu. Un midi, j’achète un dessert dans une boulangerie. La vendeuse volubile et pakistanaise (ou proche) aborde joyeusement une habituée, en lui disant qu’elle est bronzée (lol ironie). La cliente répond dans un français fragmentaire qu’elle revient de vacances au ski dans son pays, en « norwaige ». La vendeuse lui demande c’est quoi déjà son pays, la cliente répète. Je souris à part moi, reconnaissant à la fois l’accent et le français « traduit de l’anglais » – je fais le même genre de raccourci quand je ne connais pas des mots en allemand, je tente une prononciation allemande d’un mot anglais…

La cliente est juste devant moi quand on sort de la boutique, et me tient la porte. Je lui dis « Tusen Tak », elle marque un temps d’arrêt puis rit et me parle en glut. Je l’arrête vite en disant en anglais que je ne connais que quelques mots en norvégien (cad en fait surtout le Tusen Tak, qui signifie merci beaucoup), mais que comme j’ai entendu sa conversation, ça m’a paru amusant de le sortir. Elle confirme que ça fait plaisir d’entendre quelque chose de familier, s’étonne quand même de pourquoi je connais ces mots. Et je lui dis donc que je l’avais appris par politesse avant un voyage à Oslo, dont je loue brièvement les mérites. Elle est repartie contente que sa patrie soit appréciée.

J’aime bien les gens qui viennent de pays que j’aime (Vous remarquerez que dans les deux cas, c’était des gens bien élevés. Ceci expliquant cela).

Et depuis que j’ai moi aussi voyagé, j’ai remarqué que même sans être un nationaliste convaincu, quand on est loin de chez soi (surtout pour du long terme), ça fait plaisir de retrouver des sons connus.

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Aventures animalières (1) : harcèlement de rue en 5 actes

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Toute ressemblance avec des personnes réelles existant ou ayant existé n’est hélas pas du tout une coïncidence. Enfin, quand je dis « personne »… la méthode étant à la portée du pigeon, je m’avance un peu.

A chaque fois que je vois que je vois un gars rouler des mécaniques, je pense à la parade du pigeon, qui gonfle le torse (et les plumes).

Gourmandise : Oni Coffee Shop (10e arrondissement)

Dans ce bout de boulevard Saint-Martin en cours de gentrification (en clair mais toujours pas français : ça se boboïse à vue d’oeil) mais dont la métamorphose n’est pas encore achevée, ce salon de thé au nom de démon japonais m’a tendu une chaise au milieu d’une chasse au pokemon un jour de cagnard (oui j’ai habité dans le Sud. Pour les septentrionaux, j’ai mis la traduction en lien – définition 6).
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J’ai bien fait. Bon, le service des boissons dans des bocaux, je sais que c’est tendance mais ça m’horripile. Le buvant n’est pas confortable (quand il existe) et j’ai l’impression de boire dans un bocal de cornichons. Mais passons sur ce désagrément : le iced latte est bien rafraîchissant. Pour l’accompagner, une tranche de chiffon cake citron vert saupoudré de noix de coco. Très léger, c’est fin, c’est très fin, ça se mange sans faim.
En dehors de ça, malgré le nom d’origine nippone, l’inspiration culinaire lorgne plutôt du côté des USA, avec carrot cake, banana bread et muffins, entre autres. Les sablés  « leopard » sont plus rigolos à regarder qu’intéressants à manger. Les muffins citron sont parsemés de citron confit.
La salle est sympathique avec une déco , le service aussi – bien qu’il vaille mieux ne pas être pressé -, et les prix doux (l’inflation bobo n’a point trop encore gagné le quartier). En plus, il y a une terrasse surélevée par rapport à la rue, ce qui atténue les nuisances de circulation.
Et si vous culpabilisez d’avoir craqué sur le brownie meringué, prenez donc rendez-vous « next door » au N°8 du boulevard : le Wild Pole Studio est un cours de pole dance tenu par deux nanas, Anna et Elodie. Je n’ai pas testé, je me fais déjà mal au dos en restant assise, mais avis aux amateurs!
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Informations pratiques
Oni Coffee Shop
10 Boulevard Saint-Martin
(M) République / Strasbourg Saint-Denis
Horaires :
du mardi au samedi : 8h00 – 20h00
dimanche : 9h00 – 20h00

Gourmandise : Spaghettina, la glace allemande à Paris

Le nom de cette petite échoppe est trompeur : on n’y vend pas des pâtes, mais des Spaghetti Eis. Kezako, me direz-vous ? Was ist das?, devriez-vous plutôt demander, car c’est une spécialité allemande. Vous en aurez peut-être découvert l’existence et l’origine dans Karambolage, sur Arte. J’en avais vu à l’occasion de vacances à Cologne.
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Les Allemands sont de grands amateurs de glace, qu’ils consomment à longueur d’année. Il y a des Eis Kaffee un peu partout, qui proposent des coupes gargantuesques. Parmi les classiques, il y a donc ce Spaghetti Eis, qui est, comme son nom l’indique, une glace (à la vanille) servie en forme de spaghettis. Pour parachever la ressemblance, elle est nappée d’un coulis de fruits rouges imitant la sauce tomate, et parsemée de copeaux de chocolat blanc façon parmesan.
C’est conceptuel. Mais c’est bon, amusant, les Allemands en raffolent et ce ne sont pas les seuls. Spaghettina a donc importé ce concept dans ce quartier proche de la gare de l’Est, en passe de devenir un Little Berlin. Ils en proposent plusieurs variantes, toutes servies dans des coupelles faites en pâte à cornet, de préférence à emporter car la minuscule boutique n’a que 2 tabourets et un bout de bar pour la consommation sur place.
Le mono-thème n’étant pas forcément un bon calcul pour un commerce de nourriture, l’équipe allemande vend également des gaufres en bâtonnets (ch’est rigolo et bon *chomp chomp*) et diverses sortes d’Apfelschorle (une limonade à la pomme elle aussi « typisch Deutsch ») aromatisée à la rose ou autre parfums, très rafraîchissante.
Il y a aussi des bonbons et des babioles à l’effigie de l’Ampelmann, « l’homme ampoule » qui indique encore aux piétons s’ils peuvent traverser, dans certaines villes. Cet emblème de l’ex-Allemagne de l’Est est devenu un symbole de Berlin depuis la réunification (lien Karambolage).
Pour rester au courant des changements d’horaires, vous pouvez suivre le blog sur leur site.
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Informations pratiques :
Spaghettina
61 rue de Lancry, 75010 Paris
Horaires :
mardi-samedi : 12h-22h
dimanche et jour férié : 14h-20h

L’instant Thé / Gourmandise : Twinings Tea Room chez WH Smith

Depuis quelques semaines, la célèbre librairie anglaise WH Smith a rouvert un salon de thé en ces murs, à l’étage, en partenariat avec Twinings – fournisseur officiel de Buckingham. La carte offre donc un grand choix de thés, à 7 euros pour les standards et 9 Euros pour les thés d’exception. Côté restauration, un choix conséquent de sandwichs typiques (vive le cresson), quelques salades et options chaudes, et un bon choix de desserts.
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Ici, on ne plaisante pas avec le thé : on vous le sert en tournant le sablier correspondant au type de thé : 3 minutes pour mon thé vert, Summer Berry Green Tea. Et avec la coupelle pour y poser le filtre métallique une fois ce temps écoulé.
La couleur est jaune dorée, onctueuse. Au fumet, des notes de vanilles prennent le pas sur les fruits rouges. Au goût, c’est un peu pareil, agréable, même s’il semble faire partie de ces thés qui ont un parfum plus fort que leur goût. (Je ne suis pas très douée pour décrypter les goûts) A ne pas laisser refroidir trop longtemps, néanmoins, au risque de sentir une légère oxydation.
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Etant donné que je n’avais pas déjeuné, j’ai accompagné le thé d’une des propositions de « petit déjeuner », à savoir l’oeuf poché sur toast et saumon fumé, accompagné de sa salade. Il y a une option moins chère végétarienne, où le saumon est remplacé par de l’écrasé d’avocat avec graines de citrouille. Un peu léger à mon goût (et pour le prix, 13 euros), mais pour un oeuf poché minute, je suppose que ça s’explique.

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En dessert, mon coeur balançait entre divers choix terriblement British, dont l’Eaton Mess et la tarte aux framboises meringuée. Le Pudding, lui, était « sold out ». Mais la température fraîche au dehors aidant, j’ai opté pour l’apple crumble, servi chaud (brûlant, même) dans sa cocotte avec une coupelle de crème anglaise (of course).
Au final, une addition assez corsée, certes, et les gros appétits ne seront pas rassasiés. Mais le tout est de qualité, et le cadre, tout neuf et bien situé, font qu’on passe un bon moment.
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Les 3 petites salles, où les habitués reconnaîtront les anciennes sections des essais et livres de sciences humaines, font que le lieu reste assez calme. Le public aussi, il faut dire.
Cerise sur le pudding, qui m’a fait suggérer une participation à l’Instant Thé de ma copinaute June : ce visage familier reconnu au mur de la salle du milieu.
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Dédicace à June 😉
Informations pratiques :
WH Smith – Salon de thé Twinings
248 Rue de Rivoli
(M) 1 – Concorde (sortie rue Cambon)
Horaires :
librairie : Du lundi au samedi de 9h30 à 19h30. Les dimanches et jours fériés de 12h30 à 19h.
salon de thé : Du lundi au samedi de 9h30 à 19h. Les dimanches et jours fériés de 12h30 à 18h30.

Marchés de Noël originaux à Paris

Oui, parce que je suis un esprit de contradiction ambulant. Donc même si je vous ai dit que j’ai horreur des marchés de Noël parisiens, il y a quelques exceptions dans le lot : ceux spécialisés (dans des domaines que j’aime bien).

Marché(s) de Noël Japonais

Expo-Vente Idées Cadeaux style japonais
Du mercredi 14 au samedi 17 décembre de 11h à 19h30 Entrée libre
Espace Cinko : 8-10 et 12-18 passage Choiseul, Paris 2e. (M) Pyramides / Quatre-Septembre
Organisé par l’association Jipango – qui organise aussi les expos-vente Idées Japon, il me semble, que j’avais chroniqués ici.

Expo-vente de créations autour du Japon
Du 5 au 11 décembre 2016
Galerie Sainte Opportune, (M) Châtelet
Organisé par l’association Wafu

Et pour des pays où la tradition de Noël est plus vivace et plus authentique :

Marché de l’Eglise Suédoise
Du 2 au 4 décembre 2016
Eglise Suédoise de Paris
9 Rue Médéric, 75017 (M) Courcelles
Ce marché a lieu tous les ans dans l’Eglise Suédoise de Paris, et est initialement destiné aux expatriés, afin qu’ils retrouvent les décorations traditionnelles (nettement plus évocatrices de Noël que celles du supermarché! Les matières naturelles dominent), il est ouvert à tous. On y trouve aussi des spécialités culinaires, et même de la coutellerie (j’y avais repéré une petite dague ouvragée la première année, jamais revue hélas). En prime, pendant ce week-end, il est possible de faire une petite pause café gourmande dans l’église, où des volontaires vendent gâteaux maison et boissons chaudes afin d’alimenter les caisses de la paroisse. Si vous avez toujours rêvé de piquer-niquer sur un banc de messe… c’est assez familial et pittoresque.
Vendredi 2 décembre de 11h à 20h
Samedi 3 décembre de 11h à 19h
Dimanche 4 décembre de 12h à 17h

Si vous n’y trouvez pas votre bonheur nordique, vous pourrez tenter votre chance à la boutique voisine Affären, au 3, bis rue Léon Jost. Ou à la boutique de bonbons suédois Karämell.

Marché de Noël à l’Église norvégienne
Du samedi 19 novembre 2016 au dimanche 20 novembre 2016 de 12h00 à 17h00
La même chose mais du voisin scandinave de la Suède, et au Vésinet : Décorations de Noël – Objets et pulls artisanaux et traditionnels – saumons fumés et marinés – Nombreuses spécialités culinaires – Buffet traditionnel norvégien – Loterie
Église et Centre culturel norvégiens
74, route de Montesson
Le Vésinet (RER A)

Et si vous cherchez encore des décorations ou des victuailles originales pour Noël, il y a toujours :

L’épicerie allemande Tante Emma Laden

La librairie-épicerie anglaise WH Smith

Gourmandise asiatique : Crazy Mango

Oui, j’ai décidé de tester toutes les adresses parisiennes où on peut boire du thé Genmaicha. Enfin non. Mais j’avais repéré la devanture de cet espace gourmand il y a quelques mois, qui était fermé car il était tard. J’attendais l’occasion d’y venir. C’est chose faite. (la carte en photo est celle de février)

Au menu, comme son descriptif « Asian dessert café » l’indique, des desserts japonais, hongkongais et taiwanais, dont le désormais fameux mille-crêpes. Également du cheesecake japonais, des dorayaki (pancakes japonais, servis par deux avec une garniture), et divers desserts à base de mangue, de lait de coco, d’azuki (le haricot rouge légèrement sucré souvent utilisé pour les desserts nippons) et de matcha.

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Le thé Genmaicha est servi en sachet de la marque Yamamoto Yama, et non ce n’est pas une erreur : il y a deux fois yama dans le nom. Alors oui du coup, ça veut dire la montagne de la base de la montagne, mais c’est une marque US fondée par Mr Yamamoto. Il n’est pas mauvais, au demeurant, mais je pense que je l’ai laissé infuser trop longtemps.

Le cake aux fruits était heureusement moins lourd qu’il n’en avait l’air: à base de génoise très légère, et même le glaçage et la crème intérieure sont moins sucrés et lourds que ce à quoi nous habitue la pâtisserie française, ou pire, les pâtisseries américaines.

Le service est sympathique, et le décor sobre mais avec de jolis détails comme ces suspensions très originales. Ce n’est pas très grand, donc ne prévoyez pas d’y emmener votre équipe de rugby à 15, mais il y a quand même une vingtaine de couverts environ.

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L’une des spécialités est le bubble tea, ce thé sucré froid ou chaud, généralement servi avec du lait, et surtout agrémenté de billes de tapioca. Une boisson originaire de Taïwan, qui est devenue assez à la mode à Paris depuis son importation il y a quelques années. De mémoire, les premiers spots que j’ai vus qui en vendent, vers la rue Sainte-Anne, y sont installés depuis environ 2013.

Je n’ai jamais testé, pour être honnête, parce que d’une part j’ai horreur du thé avec du lait, et d’autre part, les billes de tapioca qui flottent au fond des gobelets en plastique me rappellent les têtards que je « pêchais » pour rire au fond des bras d’eau stagnante durant ma folle jeunesse dans une région plus sauvage que Paris. C’est mignon, les têtards, surtout quand c’est tout jeune et qu’ils n’ont pas encore les pattes qui poussent : ça ressemble à des gros spermatozoïdes noirs (ou marron foncé suivant les espèces) : une chtite boule molle rigolote avec une longue queue. Et ça gigote dans la main quand on les « cueille », ça fait des chatouilles. Mais ce n’est pas très appétissant… (rassurez-vous : je les relâchais avant de partir).

Informations pratiques:
Crazy Mango
53 rue des Petits Champs 75001 Paris
Horaires :
Du dimanche au jeudi : 13h à 22h
Vendredi et samedi : 13h à 23h